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7 janvier 2026

Une histoire de crèches en carton

H16
7/1/2026

Le tournant de l’année avec notamment Noël et l’Épiphanie est souvent l’occasion de parler de crèches.

Cependant, cette année, il ne s’agit pas d’évoquer ces crèches dans certaines mairies fricotant honteusement avec les heures les moins laïques de notre histoire – et donc non, nous n’évoquerons pas ici les batailles épiques des véritables chevaliers de la laïcité combattant âprement, avec leur sueur et leur sang, ces crèches dans des endroits républicains.


Non, décidément, il s’agit plutôt de parler ici de crèches américaines ou disons des « daycare centers », c’est-à-dire les garderies et crèches publiques (payées par les impôts des contribuables américains) qui se répartissent sur tout le territoire pour offrir (moyennant impôts) une place aux petites têtes blondes et autres : de nos jours, la société est ainsi faite qu’il faut bien que quelqu’un s’occupe des enfants lorsque les deux parents travaillent… Mais que se passe-t-il quand ces crèches n’existent que sur le papier, et que les enfants ne sont que des lignes comptables fantômes ?

Or, ces derniers jours, une enquête d’un certain Nick Shirley, un influenceur sur Youtube et sur X, a levé une série de lièvres assez monumentaux au sujet de ces crèches. Dans une vidéo de 42 minutes, il documente une fraude massive au Minnesota (évaluée à plus de 110 millions de dollars au moment de la sortie de son documentaire) qui permet à des Somaliens, fraîchement immigrés dans l’État américain, de détourner l’argent des contribuables américains. Ces sommes sont notamment soupçonnées de financer Isis & Al Chabab, en plus de politiciens et de partis locaux et nationaux américains. Comme quoi, l’argent public irrigue l’économie (sans préciser laquelle).


Cette vidéo a déjà réalisé des dizaines de millions de vues, l’énormité de ce qui est révélé permettant une viralité rapide… En dépit d’un silence compact des médias traditionnels, au moins dans les premiers jours. Et lorsque ces médias se sont emparés de l’affaire, après plus de 100 millions de vues, ce fut, dans un premier temps, pour l’étouffer puis en tentant de montrer que toute l’affaire était une désinformation ou un reportage bidon monté par un influenceur rapidement présenté comme un suprémaciste blanc.

Pour ces médias (peu nombreux mais tous à l’unisson), l’affaire est entendue : il ne s’agit que de racisme (les fraudeurs étant tous Somalis dans les cas présentés) d’autant plus facile à prétendre que l’enquête a été menée par des hommes blancs (pouah !), et les faits reprochés n’existent pas, les crèches étant soit naturellement fermées en cette période de fin d’année, soit en réfection, soit visitées en dehors des heures d’ouvertures. Mais toujours financées, n’est-ce pas.

Cependant, les arguments présentés peinent à convaincre et le nombre de vues de la vidéo continue d’augmenter rapidement, que ce soit sur X ou sur Youtube. Manifestement, les Américains s’intéressent à la question de façon un peu moins superficielle que leurs médias traditionnels, et commencent à demander des comptes.

Petit-à-petit, ils comprennent que ces médias traditionnels sont en train d’essayer de les endormir alors que, depuis on vogue de découvertes en découvertes. Ainsi, on découvre des mécanismes frauduleux équivalents à Boston, où certains internautes découvrent plus de 4000 crèches dans un rayon de 20 km (belle densité !). Dans l’Ohio, à Columbus comme ailleurs, des millions de dollars ont été versés dans ces crèches dont l’existence peine à être prouvée. C’est la même chose à Seattle, où 20 crèches se retrouvent toutes dans un triplet de blocs d’une zone d’appartements subventionnés, où aucun enfant n’est visible et où les rares responsables refusent de répondre à toute question (ce qui est pour le moins inhabituel pour des centres publics chargés de recevoir des enfants)…

Au passage, la portée virale de la vidéo – portée qui signifie rémunération – attire des centaines d’individus, intéressés aussi bien par l’étendue de la fraude que par l’éventuelle célébrité que peut apporter les enquêtes et les lièvres découverts. À côté d’un DOGE centralisé et facile à stopper, cette armée d’enquêteurs individuels constitue plus qu’une épine dans le pied des corrupteurs et des corrompus : Internet fait le travail que les journalistes ne font plus.

Et donc, rapidement, des centaines d’internautes se sont emparés de la question et se sont chargés de trouver toutes les traces de possibles malversations. Et à mesure que progressent leurs enquêtes, il apparaît de surcroît que l’ensemble des mécanismes de paiement fédéraux et locaux mobilisés pour financer ces crèches sert essentiellement – outre à payer des Somaliens pour faire semblant de les gérer, et leur permettre de rapatrier des montagnes de dollars en Somalie – à arroser les campagnes électorales des politiciens locaux (très essentiellement, des Démocrates) – ici par exemple. La boucle est bouclée : les impôts financent les partis qui augmenteront les impôts.

Parallèlement à ces enquêtes ressortent à présent différentes statistiques qui tendent à prouver que le niveau général de fraude fiscale aux États-Unis est devenu particulièrement important, avec certains chiffres qui évoquent que jusqu’à 60% de la collecte arroserait des mécanismes frauduleux divers et variés (dont les crèches somaliennes).


La fraude ainsi levée par Nick Shirley est en train de se transformer en véritable déclencheur d’une prise de conscience auprès des contribuables américains qu’une partie croissante de la richesse qu’ils créent est détournée sans vergogne par différents mécanismes, mais – et c’est encore pire – qu’une partie de ce détournement sert assez activement à saboter les fondements même de leur société.

Petit-à-petit, les constats libertariens s’imposent à eux : les impôts sur le revenu sont une forme d’exploitation humaine, et les contribuables deviennent du bétail, le gouvernement se contentant alors de gérer une ferme taxicole frauduleuse à grande échelle, élevant ces contribuables en batteries et les taxant pour financer des fraudes massives.

Sans surprise, cela déclenche des mouvements d’humeurs largement relayés sur TikTok, X ou Instagram où certains contribuables envisagent de plus en plus fermement de faire la grève des impôts. Pourquoi continuer à payer si cela ne se traduit pas par des services publics mais le simple enrichissement de gangs ?


Devant l’ampleur de la fraude ainsi découverte, la réaction de ces contribuables américains impose de se poser la question : qu’en est-il de la France ?

Comment imaginer que des mécanismes sinon similaires mais au moins équivalents n’ont pas été mis en place pour exactement les mêmes objectifs, à savoir financer des partis et des politiques spécifiques par d’habiles tubulures financières, en dehors de tout contrôle démocratique ? Comment croire que l’Hexagone échapperait à ce genre de pratiques ?

Derrière la question des fraudes aux crèches américaines se trouve en réalité celle de la corruption du monde occidental, et du détournement de plus en plus flagrant d’une masse considérable des contributions fiscales pour des objectifs diamétralement opposés à ceux des peuples. La panique de toute une classe politique et médiatique américaine et le silence gêné des médias (notamment français) en dit très long sur le pillage et le véritable sabotage qui ont été mis en place.

Le sabotage est occidental, et nous en sommes tous les financeurs involontaires.


https://h16free.com/2026/01/07/83042-une-histoire-de-creches-en-carton

6 janvier 2026

Marc Amblard
3/1/2026

MOINS D’ÉTAT ET PLUS DE LIBERTÉ : ÇA MARCHE !
L’EXEMPLE DE L’ARGENTINE



Après deux ans de présidence de l’économiste Javier Milei, quels sont les effets de sa fameuse tronçonneuse ?
- Croissance supérieure à 5% en 2025
- 12 millions d’argentins peuvent à nouveau se nourrir et se loger correctement
- Le taux de pauvreté a baissé de 21 points (!)
- L’inflation est passée de 211% à 30%
- La dette publique a chuté de 157% du PIB en 2023 à 75% fin 2025…
Eh oui, on ne le répètera jamais assez : les pays les plus avancés (croissance, emploi, liberté, indice de bonheur, système médical…) sont les moins interventionnistes (les moins réglementés si vous préférez). Il suffit d’observer les grands classements annuels.
Autrement dit, c’est la liberté des hommes qui engendre la prospérité, l’emploi, le progrès et leur épanouissement. Certainement pas les taxes, la règlementation, la contrainte et l'égalité pour tous.
Si les électeurs français pouvaient en tirer quelques leçons... (on peut toujours rêver).

CLARIFICATION BIENVENUE ET GROTESQUE DROITARD

Gabriel Nerciat

- 6/1/2026 - Comme je l'avais annoncé dans mon avant-dernier statut, il n'y aura pas de changement de régime sous la botte américaine au Venezuela.
Ce que la plupart des médias à la page ont présenté, en reprenant les mots mêmes de Trump, comme "la plus grande opération militaire menée par les États-Unis depuis 1945" (sic) n'était au mieux qu'un rutilant show hollywoodien – comme l'était déjà sans doute le bombardement de la centrale de Fardo en Iran l'été dernier –, lequel n'a tué que quelques militaires cubains positionnés à la protection du ministère de l'Intérieur, et qui s'avère être le fruit d'une conspiration de couloir, aussi banale en Amérique latine qu'en Afrique post-coloniale, ourdie par Marco Rubio et la vice-présidente bolivarienne, Delcy Rodriguez, depuis trois mois.
C'est elle qui récupère aujourd'hui, avec l'assentiment de la Maison-Blanche, le pouvoir laissé vaquant par la capture du chef d'État déchu.
La pétulante Maria Corina Machado attendra des jours meilleurs, en se consolant avec son hochet scandinave. Emmanuel Macron, qui s'est couvert de honte devant le monde entier avant de rétropédaler précipitamment comme il fait toujours, pourra peut-être l'inviter à prendre le thé à l'Élysée, en compagnie de George Clooney et de Sean Penn. Cela fera passer le temps, et fournira de jolies photos pour Le Point et Paris-Match.
Tous les imbéciles droitards du genre Pascal Praud qui ont embrayé pendant 24 heures la fable risible du narco-État "allié aux islamistes du Hamas et du Hezbollah" défait en quelques heures par la super-puissance américaine superbement affranchie du droit international attendront eux aussi.
Il est vrai que chez eux, le ridicule ne tue pas ; c'est leur état normal.
La grande différence entre la bêtise de gauche et la bêtise de droite est que le droitard croit réellement aux âneries manichéennes qu'il profère (en vantant un ordre démocratique qu'en réalité il méprise profondément), alors que, huit fois sur dix, le crétin gauchiste, tout crétin qu'il soit, sait très bien à quoi s'en tenir sur la réalité du combat qu'il met en scène. Je l'ai déjà dit, mais c'est parce que Mélenchon est à la fois plus cynique et plus intelligent que Glucksmann ou Tondelier qu'il va les coiffer au poteau.
Un certain nombre de faux réalistes, droitards ou simplement et apolitiquement idiots, croient pertinent aujourd'hui de saluer le retour du règne de la force brute au détriment du droit international.
Mais ces demi-habiles oublient deux choses :
1) Ce n'est pas parce que le cadre multilatéral hérité du XXe siècle est désormais totalement pulvérisé que le droit international va disparaître avec lui ; simplement il devra se reconstituer en intégrant la réalité changeante des rapports de force étatiques au lieu de reposer sur des dogmes abstraits et abusifs dans lesquels aussi bien les nationaux-populistes américains (remarquable analyse de Stephen Miller, le plus proche collaborateur de Trump, sur cette question) que les nouvelles élites du Sud global ne voyaient qu'un discours hypocrite servant à dissimuler la réalité de l'hégémonie américaine sur le monde.
2) Ceux qui en France font l'apologie de la force devraient se rappeler que la force – par la volonté de nos élites européistes et libérales – nous a durablement quitté. Lorsque demain Trump s'emparera du Groenland ou lorsque la Chine décidera d'expulser la France de la Nouvelle-Calédonie, nous verrons si ces farauds feront toujours les malins.
En attendant, la guerre continue en Ukraine, et au siège new-yorkais de l'ONU, les diplomates français et britanniques, lorsque leur homologue russe se rit ouvertement de leur couardise et de leurs contradictions, regardent leurs chaussures.

5 janvier 2026

Gabriel Nerciat
5/1/2026

SUPPLIQUE À DIMITRI
 
Pourquoi le servile petit-fils du nazi, et pas l'arrogant mari de Brigitte ?
Ce n'est pas juste.
Il ne faut pas hésiter, cher Dimitri.
Le gros Larcher est trop volumineux pour atteindre le bouton de la dissuasion nucléaire. C'est sans risque aucun, et tous les Français seraient éternellement reconnaissants envers la Russie.

Maduro arrêté : pétrole, drogue... et fraude électorale ?

H16
5/1/2026

L’année 2026 n’est pas vieille mais promet déjà des rebondissements croustillants et offre, dès son troisième jour, un bouleversement géopolitique rapide et inattendu qui a laissé beaucoup d’observateurs dans une grande confusion.

En effet, les petites heures du 3 janvier étaient à peine entamées qu’un ancien travailleur de McDonald lançait une audacieuse opération visant à capturer Nicolas Maduro, le dictateur à la tête du Venezuela, en vue de le traduire devant la justice américaine. Opération qui fut couronnée de succès quelques dizaines de minutes plus tard, l’action ayant duré un peu moins d’une heure…


La confirmation de la capture de Maduro aura plongé beaucoup de gens dans la confusion mentale la plus totale, au premier rang desquels les indécrottables gauchistes qui n’ont pu analyser ce qui venait de se passer qu’en termes d’impérialisme américain : ils sont donc immédiatement montés au créneau pour dénoncer l’insupportable ingérence militaire américaine, venant ainsi au secours d’un authentique dictateur totalitaire qui a consciencieusement pillé son pays, affamé sa population et tué, torturé et enfermé ses opposants politiques.

Une part importante de la classe politique – notamment européenne – s’est retrouvée dans la position inconfortable de devoir en même temps concéder que Maduro était une belle crevure tout en condamnant l’intervention américaine.

Eh oui, pour nos gérontocrates, rien ne semble pouvoir dépasser le Droit International.

Comme le notait un précédent billet de 2024, l’actuelle brochette de mollassons occidentaux persiste à voir le monde au travers d’institutions et de droit positif aussi artificiels que partiaux, pendant que le reste du monde, pragmatique, utilise une diplomatie et une stratégie géopolitique plus aptes à appréhender le monde tel qu’il est. De ce point de vue, Trump se classe plutôt dans les réalistes qui utilise l’idéalisme et l’idéologisme exacerbé des nigauds européens pour mener à bien sa politique.


Du reste, l’intervention américaine est loin d’être dépourvue de toute base légale. Au contraire, même, comme l’explique en détail cet article : Maduro n’est pas considéré comme un chef d’État légitime par les États-Unis depuis l’élection frauduleuse de 2018 au Venezuela et les Américains sont suivis dans cette vision par plus de 50 pays qui ont reconnu Juan Guaidó comme président intérimaire, ce qui prive Maduro de l’immunité liée à la reconnaissance diplomatique ; dès lors, la capture de Nicolás Maduro est une simple application de la loi, et non un acte de guerre, car elle exécute sur un individu spécifique (et non sur un État) une inculpation personnelle datant de mars 2020 pour narco-terrorisme, trafic de cocaïne, infractions aux armes et conspiration pour importer des drogues aux États-Unis, en plaçant Maduro comme leader du Cartel de Los Soles.

On s’étonnera au passage que les Démocrates refusent d’accepter l’entrée sur le sol américain d’un étranger avec un tel passif alors qu’ils ont précédemment accueilli à bras ouverts des milliers de membres de gangs sous l’administration Biden.

D’autre part, la récente publication de la doctrine géopolitique américaine et un retour, très officiel, de l’administration Trump vers la doctrine Monroe ne permettait pas que dure l’actuelle situation vénézuélienne : la présence en Amérique du Sud d’un tel « État voyou » (cette dénomination ayant servi, pour rappel, à envahir l’Irak ou l’Afghanistan) constituait très officiellement une menace pour les États-Unis. Il est d’ailleurs difficile de ne pas voir dans l’intervention américaine un message clair de ce qui attend tout potentat un peu trop remuant dans la sphère d’influence des États-Unis. À ce titre, on pourra sans doute mesurer prochainement l’impact de ce message sur les mollahs iraniens.

Beaucoup – surtout chez les crasseux de gauche et les fervents admirateurs de la poigne maduresque – insisteront pour expliquer que les Américains n’ont agi de la sorte que pour mettre main basse sur le pétrole vénézuélien, oubliant commodément que, jusqu’à présent, le pays était littéralement vendu à la découpe à la Chine et à la Russie par son leader communiste totalitaire. On peut raisonnablement douter du fait que le changement (rapide) impulsé par Trump soit au strict détriment du peuple vénézuélien : peut-être (hypothèse hardie) s’en tirera-t-il mieux avec les Américains qu’avec les Chinois, les Russes ou qu’avec Maduro ?


En réalité et concernant l’exploitation de ce pétrole, l’écrasante majorité du peuple vénézuélien, qui crève de faim, n’attend que ça : l’incompétence de Chavez puis Maduro a durablement fusillé son exploitation locale, et les richesses qu’aurait pu amener ce pétrole n’ont plus bénéficié aux Vénézuéliens depuis 26 ans.

Mais au-delà des raisons très officielles (à classer dans le volet « drogues & trafics ») et des raisons géopolitiques (volet « pétrole & message musclé aux autres dictateurs »), il existe une autre motivation beaucoup moins discutée mais néanmoins bien documentée de l’intervention de l’administration Trump au Venezuela : la récolte de preuves tangibles et de témoins directs (Maduro en étant un crucial) des malversations dans les élections américaines de 2020.

Un petit rappel s’impose. En effet, à part les quelques conspiplotistes qui ont, dès 2020, épluché et correctement suivi les affaires de fraude électorale massive pour la présidentielle américaine, beaucoup ont oublié (volontairement ou non) le lien bizarre mais étroit entre le Venezuela et ces fraudes au moyen de machines à voter Smartmatic et Dominion. Ainsi, le 19 novembre 2020, Rudy Giuliani et Sidney Powell (alors supporters de Trump et décidés à prouver la fraude) tenaient une conférence de presse dans laquelle ils affirmaient que les machines de la marque Dominion utilisaient le logiciel Smartmatic et que ce logiciel avait été développé au Venezuela pour le dictateur Hugo Chavez. S’en suivait d’ailleurs des douzaines d’affidavits par des experts en sécurité informatique (comme celui-ci) qui, ayant enquêté, corroboraient ces allégations stupéfiantes.

Par la suite, les preuves d’ingérences étrangères (vénézuéliennes mais aussi, notablement, chinoises) se sont accumulées sans que la presse s’en fasse l’écho – peut-on, en 2026, encore s’en étonner ? – mais les preuves étaient suffisamment solides et nombreuses pour que le 6 janvier 2021, près d’une centaine de républicains de la Chambre des représentants et plus de douze sénateurs républicains soient prêts à contester les résultats des élections au Congrès.


On sait pourquoi ils n’en eurent pas l’occasion.

Et deux jours plus tard, Powell et Giuliani furent bannis de Twitter et poursuivis par Smartmatic et Dominion. On pourra consulter ce fil sur X pour l’historique documenté de cette étonnante période américaine et comment les mêmes opérations de fraude massive ont été empêchées en 2024, interdisant à Kamala Harris de faire la même « performance » électorale que Biden en 2020.

Petit à petit, à la faveur de nouveaux témoignages, le public américain se rend compte que les élections de 2020 leur furent volées par un État profond confortablement installé dans différentes institutions américaines, CIA en tête, et au sein même de la dictature de Maduro au Venezuela.

Il ne fait pas de doute que l’opération menée ce 3 janvier dernier a rappelé quelques évidences géopolitiques et permis d’appliquer concrètement la « doctrine Monroe » qu’entend mener l’administration Trump. Mais les éléments fournis dans ces derniers paragraphes autorisent à penser que ces éléments géopolitiques n’étaient pas seuls dans le choix d’aller extrader Maduro manu militari.

Vraisemblablement, les prochaines semaines promettent d’être particulièrement informatives. En attendant, réjouissons-nous : cela fait une pourriture communiste de moins à affamer un peuple.


https://h16free.com/2026/01/05/83085-maduro-arrete-petrole-drogue-et-fraude-electorale

4 janvier 2026

Le réveil de l’empire de l’Ouest

Radu Portocala
4/1/2026

En 1944, les troupes américaines qui avaient débarqué sur les plages normandes portaient dans leurs bagages un étrange cadeau pour la France : le Allied Military Government of Occupied Territories (AMGOT). Prévoyants, les gouvernants de Washington avaient même imprimé des billets de banque et avaient cherché à les mettre en circulation. La France était un territoire occupé et il ne pouvait être gouverné que par les États-Unis. « Nous userons du droit de l’occupant » avait dit Roosevelt, et il avait ajouté : « Je parlerai au peuple français à la radio et il fera ce que je voudrai. » La France était, donc, censée devenir une colonie américaine, le même sort étant réservé à l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas.


Quelques heures seulement après l’enlèvement de Nicolas Maduro, des propos tenus par Donald Trump n’étaient pas autre chose que l’écho tardif du projet de Roosevelt pour la France. « Les Américains resteront en France jusqu’à ce que des élections libres y soient organisées » disait ce dernier. Et Trump de répéter : « Nous allons diriger le pays [le Venezuela] jusqu’à ce que nous puissions assurer une transition sûre. » Cela, que l’on applaudisse ou non au renversement de Maduro, s’appelle occupation. Il suffit de changer un seul mot au vieux projet : American Military Government of Occupied Territories.

Les menaces d’intervention formulées par Trump à l’égard du Mexique, de Cuba et de la Colombie ainsi que son affirmation – « La domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais mise en question » – laissent entrevoir un avenir mouvementé. La volonté de coloniser le Groenland et de faire du Canada le 51e État américain complètent le tableau d’une Amérique qui se lance (ou re-lance) dans la politique coloniale. Parce qu’il ne faut pas oublier que, pendant des décennies, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud ont été dirigées par des régimes installés par Washington et inféodés à Washington. On comprend donc qu’il ne s’agit pas d’un appétit nouveau et que Trump se contente de suivre la trace de ses prédécesseurs.

Certes, la rapidité avec laquelle il a annoncé que les sociétés pétrolières des États-Unis vont prendre position au Venezuela semble indiquer que le sous-sol du pays le préoccupe davantage que le sort de ses habitants. Il sera, d’ailleurs, intéressant de voir, durant les mois à venir, dans quelle mesure ce sort sera meilleur et dans quelle mesure les actuelles structures du pouvoir – ce qui implique les institutions répressives – vont se transformer. Vu la manière dont se sont achevées les diverses interventions américaines à travers le monde, il est logique de craindre que l’enthousiasme d’aujourd’hui devienne la désillusion de demain.

Depuis deux siècles, les États-Unis sont travaillés par une tentation impériale qui ne peut aboutir. L’actuelle administration, soupçonnée un moment d’isolationnisme, n’a pas pu résister aux attraits d’une tradition qu’elle espère probablement corriger. À tort, le « Make America Great Again » n’a pas été interprété comme une incitation géographique, tout comme, à tort également, la très rapidement exprimée volonté de Trump de changer le nom du Golfe du Mexique en Golfe d’Amérique n’a été prise que pour un signe de mégalomanie. La réalité est autre : une fois de plus, les États-Unis cherchent à se constituer un empire colonial. Ils réussiront peut-être, mais la question est autre : seront-ils en mesure de le conserver, alors que le noyau même est de plus en plus fragile, de plus en plus sujet aux déchirements ?

LA JOURNÉE DES DUPES

Gabriel Nerciat
4/1/2026

C'est fou comme on s'amuse depuis 24 heures.
À peine Macron et les porcelets européistes ont-ils tous (Sanchez excepté) félicité Trump pour l'excellence de sa razzia vénézuélienne, jetant ainsi aux orties en quelques heures tous les grands discours qu'ils ont pondus sur l'Ukraine et le droit multilatéral depuis 2022, que leur seigneur et maître d'outre-Atlantique leur fait aussitôt savoir qu'il n'est pas question de rappeler à Caracas la bouillante pasionaria libérale Maria Corina Machado, qui a eu l'impudence de lui ravir le prix Nobel de la Paix l'an dernier, ni même le malheureux Edmundo Gonzalez Urrutia, qui avait concouru contre Maduro lors des élections présidentielles de 2024.
C'est une seconde douche froide, encore plus glaciale que la première.
Non seulement lécher le cul du président américain ne sert à rien, sinon entretenir sa propre honte, mais en plus ce dernier ne tarde pas à vous faire savoir qu'il a son propre papier hygiénique, et nullement besoin de langues bien trop prostituées pour lui être encore agréables.
En réalité, je crois qu'il ne faut pas se tromper sur le sens de ce qui vient de se passer : Donald n'est pas devenu un nouveau dirigeant néo-con désireux de justifier par des changements de régime des guerres impérialistes coûteuses et prédatrices.
Il suffisait d'écouter ce qu'il a dit hier, devant la presse : le seul mot qui revenait sans cesse dans sa bouche, outre la référence attendue au président Monroe et à sa doctrine, était "oil".
Pour l'Amérique, deux choses essentielles sont en jeu : maintenir le statut impérial du dollar, lié depuis 1976 à sa fonction de pétrodollar, et avoir la main sur une part suffisamment conséquente des réserves d'or noir pour endiguer la montée de la puissance chinoise, avide d'hydrocarbures, sans pour autant continuer à dépendre des complexes et dangereux conflits du Moyen-Orient arabe (les éternels idiots pro-israéliens qui spéculent sur une agression contre l'Iran risquent d'attendre longtemps, d'autant plus que la Chine, désormais privée de son second fournisseur de pétrole, ne la regarderait pas sans réagir).
À cela, Trump ajoute un troisième objectif : non pas tant la lutte contre les narco-trafics que celle contre l'immigration clandestine, venue pour l'essentiel de l'ancienne zone bolivarienne.
Ceux qui pensent que l'action d'éclat d'hier signifie le retour de la puissance mondiale américaine, leader de l'Occident, se trompent : elle acte au contraire un repli significatif sur le théâtre continental américain (je ne suis même pas persuadé que Cuba soit dans le viseur de la Maison-Blanche), et constitue un encouragement pour Xi comme pour Poutine de consolider leurs propres zones d'influence régionales sans plus s'embarrasser des reliquats du droit international.
Après Maduro, le satrape pétomane de Kiev est le grand perdant de la journée d'hier. En attendant sans doute le dérisoire Premier ministre de Taïwan, Cho Jung-tai, qui a pu vérifier de quelle manière la Chine est en mesure d'imposer à son île un embargo total.
Reste qu'il est beaucoup plus facile d'enlever un potentat semi-mafieux et son épouse sans trop de casse que de renverser un système politique, aussi népotique et criminel soit-il.
Rappelons qu'à l'heure qu'il est, le régime bolivarien, même privé de Maduro, est toujours en place à Caracas, et que nulle foule révolutionnaire en liesse n'est descendue dans la rue pour applaudir l'intervention de la République impériale.
À mon avis, il est assez probable que l'administration Trump (à l'inverse de celle de Bush en Irak) va tenter de maintenir en place une partie notable des dignitaires bolivariens (à commencer par ceux qui ont trahi Maduro) en échange d'un protectorat tacite qui consistera essentiellement à sécuriser le retour des grandes compagnies pétrolières américaines au Venezuela.
Rien ne dit d'ailleurs que l'opération est d'ores et déjà en voie de réussir : il se peut très bien qu'une partie des anciens partisans de Chavez, ainsi que l'opposition libérale flouée, refusent de jouer le jeu, et que le pays sombre assez vite dans un début de guerre civile que les Américains n'auront nullement les moyens d'endiguer.
Mais on sait que semer le chaos avant de partir est, au moins depuis le Vietnam, leur grande spécialité.
Tout reste à faire, donc.
Sauf pour ce qui regarde le déclassement et l'humiliation de l'Europe, quant à eux déjà totalement consommés.vene
Gabriel Nerciat
3/1/2026

VIENS POUPOULE VIENS


Qui l'eût cru ?
Ce jeune et fringant arriviste banquier et technocrate, qui a volé la tête du pouvoir exécutif en 2017 en promettant d'être le Mozart de la finance et le rival triomphant de tous les nationaux-populismes du monde, termine son règne, neuf ans plus tard, sans majorité parlementaire, sans héritier désigné, sans allié politique dans le vaste monde, légataire de finances publiques exsangues, auteur d'une dette souveraine colossale, tributaire d'un bilan économique piteux, qui n'a plus d'autre expédient que d'aller servilement féliciter le président populiste des États-Unis de sa dernière razzia impérialiste en Amérique latine.
Je crois que pour la première fois, même ses électeurs ce soir ont honte de lui.
Mais la honte, ce n'est pas grave. Le pire, c'est le degré atteint dans l'abjection qui la suscite.
Eric Vial

Le droit international c’est la justice


-4/1/2026- Quand le droit protège des salopards, des dealers, des tueurs de femmes ou d’adolescents, des dictateurs illégitimes qui se sont arrogés les richesses d’une nation, ce n’est plus du droit.
Quand des peuples ne sont plus souverains ni de leur liberté, ni de leur avenir.
Quand des femmes et des hommes sont agressés, arrêtés, tués, torturés parce qu’ils revendiquent des droits.
Quand des populations meurent de faim et de pauvreté pendant que leur oppresseur se pavanent dans la luxure.
Alors, il n’y a plus de droit international qui vaille, hormis celui de la solidarité entre les Hommes, de vouloir aider son prochain, même s’il n’a pas la même nationalité que moi.
Se cacher derrière le droit international pour excuser sa carence de courage est l’apanage des pleutres et de ceux qui manquent de convictions, des complices des autocrates.
Être un homme libre, faire partie du monde libre, c’est aussi savoir prendre ses responsabilités ; ne pas avoir peur face à l’obscurantisme et à ceux qui veulent briser le monde.
Quand je constate une flagrante injustice, j’interviens : c’est cela, le droit international.
De tout cœur avec les peuples du Venezuela et d’Iran pour leur indépendance et leur libération.
Pierre Duriot
4/1/2026