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25 septembre 2026

CharbActu
25/9/2026

Glucksmann vous ment sur les 210 milliards d’avoirs russes gelés !

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Gastel Etzwane
25/9/2026

Le pèlerinage à Notre-Dame de Kiev, et Beyrouth à l’abandon


Depuis un an, les prétendants à l’Élysée ont inventé un rituel. Ils vont à Kiev. Ils s’y rendent comme on allait jadis à Canossa, ou plutôt, pour reprendre la formule de François Asselineau dans une vidéo du 28 mai 2026, comme on ferait un « pèlerinage à Notre-Dame de Kiev ». On pose, on serre la main, on promet l’Alliance, des troupes, de l’argent, la protection du ciel. On rentre. On a « fait présidentiel ».

Le Liban, lui, n’a droit à rien.

Gabriel Attal est allé plusieurs fois en Ukraine. Édouard Philippe s’y trouvait le 26 mai. Bruno Retailleau, le 20 mai. Raphaël Glucksmann en est un habitué. Marine Le Pen n’a pas fait le voyage en personne ; son porte-parole, Laurent Jacobelli, député du Rassemblement national, était à Kiev les 21 et 22 septembre, première visite d’un élu RN de ce rang depuis l’invasion de 2022. Qu’il ne soit pas candidat n’y change rien. Le signe est le même. Le parti peut discuter de réduire l’aide financière ; le corps, lui, a déjà plié. On va là où le narratif otanien ordonne d’aller. On ne va pas à Beyrouth.

La halte d’Attal à Metoula, côté israélien de la frontière, n’est pas une visite au Liban. C’est une visite à Israël. On ne la compte pas.

Une visite de candidat à la présidentielle française n’est pas un détail de protocole. C’est un acte. Les Libanais le savent mieux que quiconque, parce qu’entre la France et le Liban il n’y a pas une conjoncture : il y a une histoire. Une histoire longue, dense, presque familiale. Le mandat français. La langue. L’Université Saint-Joseph. Les lycées. Le droit. La médecine. Les congrégations. La protection revendiquée des chrétiens d’Orient. Une diaspora qui vit dans les deux pays comme dans une seule maison. Le 4 août 2020, quand le port de Beyrouth a sauté, ce n’était pas « une capitale du Moyen-Orient » qui saignait : c’était un pays auquel la France s’est liée pendant un siècle, et davantage encore si l’on remonte aux capucins, aux jésuites, aux consulats, à cette vieille présence française au Levant qui n’a pas d’équivalent à l’est de l’Europe.

Avec l’Ukraine, nous n’avons strictement rien de comparable. Ni mandat. Ni langue commune. Ni université jumelle. Ni destin politique entrelacé. Ni peuple vivant à cheval sur les deux rives. Une princesse kiévienne devenue reine des Francs au XIe siècle n’est pas une amitié des nations. C’est une note de bas de page. On ne bâtit pas une politique étrangère sur une note de bas de page. On la bâtit sur des liens. Or les liens, les vrais, sont au Liban. Ils ne sont pas à Kiev.

C’est pourquoi le comparaison est si cruelle. Asselineau a nommé le rite. « Notre-Dame de Kiev » n’est pas une église. C’est un autel. On s’y recueille pour prouver qu’on appartient au camp, qu’on a appris la liturgie du moment, qu’on ne sera pas taxé de tiédeur. On abandonne l’ami pour servir le mot d’ordre. On délaisse le pays où le mot France signifie encore quelque chose, pour un théâtre où la France n’est qu’une puissance parmi d’autres, alignée, prévisible, soumise au calendrier de l’OTAN.

Aller s’agenouiller à Notre-Dame de Kiev tout en dédaignant Beyrouth n’est pas de la solidarité. C’est un abandon d’un côté, une soumission de l’autre. C’est dire aux Libanais, après l’explosion, après l’effondrement de la monnaie, après la vacance du pouvoir, après les guerres et les déplacés : votre malheur n’est plus rentable. Le malheur qui compte est celui que l’Alliance a mis à l’agenda.

On peut soutenir qui l’on veut. On ne peut pas se prétendre fidèle à la France du Levant et refuser le geste le plus simple : y aller. Un candidat qui a le temps pour Zelensky, un porte-parole qui a le temps pour les fabricants de drones de Kiev, et personne pour Joseph Aoun, pour les familles du port, pour le Sud, a déjà choisi. Il a choisi le camp contre l’ami. L’alignement contre la mémoire.

Les Libanais n’attendaient pas un miracle. Ils attendaient le signe que cent ans d’amitié n’ont pas été effacés par le conformisme politique. Le signe n’est pas venu. Les pèlerins étaient occupés ailleurs, à Notre-Dame de Kiev.

24 septembre 2026

CharbActu
24/9/2026

Annulation de la présidentielle : je l'avais dit en août, 20 Minutes confirme mais oublie un détail.

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Marc Amblard
24/9/2026

LE LABEL "EXTRÊME DROITE" EST UNE DIVERSION. UN PIÈGE SÉMANTIQUE

L'ignorance conduit malheureusement aux pires contresens et par conséquent aux plus cyniques manipulations de l'esprit. L'extrême droite n'est qu'un attrape-couillons. Cette image qui circule sur les RS en est la parfaite illustration.

Lenine, Mussolini, Hitler, Mao, Castro... étaient tous des socialo-communistes dont Mussolini a résumé la doctrine : « Tout pour l'État, tout avec l'État et tout par l'État ». Ils étaient les plus ardents défenseurs du tout-public et de la centralisation des pouvoirs. Ils ne s'en sont jamais cachés. Staline, Pol Pot, Chavez, Mussolini, Castro, Che Gevara, Mao, tuaient pour imposer des idées de gauche.

Hitler lui-même a toujours admis que le concept de national-socialisme puisait ses racines dans le marxisme. Souvenons-nous de sa déclaration le 21 mai 1930 à Berlin en s'adressant à Otto Strasser : « Je suis socialiste, et un socialiste plus authentique que votre riche ami, le Comte Reventlow » (je cite).

22 septembre 2026

Nicolas Dupont-Aignan
22/9/2026

Retrouvez mon passage dans la grande interview de Sonia Mabrouk sur BFMTV où je suis le seul à défendre la paix en Ukraine.

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Gastel Etzwane
22/9/2026

C’est exactement ainsi que se fabrique l’« ennemi intérieur ». On ne parle plus seulement d’espions ou de saboteurs, mais de citoyens dont le tort est de contester la politique du pouvoir et de refuser la guerre. Le désaccord devient suspect, puis la dissidence devient une menace qu’il faudrait faire taire.
Et tout cela au nom de la défense de la démocratie. C’est précisément là que la contradiction devient vertigineuse : prétendre défendre nos libertés contre l’autoritarisme russe tout en envisageant de les retirer à ceux qui refusent de suivre.

Natalia Routkevitch
21/9/2026


"Pourquoi je n'irai pas voter"

Je partage ce post du politiste Gleb Kuznetsov, car il est assez révélateur de la vision désabusée – plus ou moins articulée – qu'ont les Russes de l'artefact nommé "démocratie".
Dans cette vision, le droit électoral n'est ni un pouvoir ni un droit au pouvoir, mais uniquement la capacité de valider les choix faits par une minorité. Quant aux élections, elles ne seraient qu'un procédé symbolique et thérapeutique.
On aura tendance, en Occident, à s'insurger contre cette vision en disant que, pour des malheureux qui n'ont pas de "vraie démocratie", ce regard ne constitue finalement qu'une maigre consolation.
En effet, "vivre en démocratie" est une croyance fondamentale de l'homme occidental, une raison de fierté et du sentiment de supériorité, et la remettre en question relève du sacrilège.

Pourquoi je n'irai pas voter

La démocratie, en tant que système, part du principe que l'individu est en quelque sorte le cofondateur et le "co-acteur" de l'État. Il doit donc voter et, par là même, "participer". Et l'on entre alors dans l'interminable spirale des discussions : où les élections sont-elles "vraies" et où ne le sont-elles pas ? Quel "parlement" est bon, lequel est mauvais ?
Foutaises.
Car c'est partout la même chose. Un sénateur américain, un député de la Douma russe et un eurodéputé se ressemblent comme des frères jumeaux. Le mécanisme de substitution est partout le même.
Tout commence dès la première ligne. Chaque constitution désigne le peuple comme son auteur : "We the People", "Nous, peuple multinational". Le préambule de la Loi fondamentale allemande affirme que le peuple allemand, en vertu de son pouvoir constituant, s'est donné cette Loi fondamentale. Pourtant, après la guerre, on n'a jamais jugé bon de laisser les Allemands voter eux-mêmes sur leur constitution. Au XVIIIe siècle, Hume faisait remarquer que considérer qu'un homme consent au pouvoir au seul motif qu'il n'émigre pas revient à dire qu'un passager embarqué sur un bateau alors qu'il dormait a expressément reconnu l'autorité du capitaine. Après tout, il aurait pu sauter par-dessus bord.
Les élections parlementaires, dans n'importe quel État, reviennent finalement à ceci : une fois tous les cinq ans, on demande au citoyen de transmettre au pouvoir quelques bits d'information en cochant une case. Or le pouvoir reçoit chaque jour de chacun des citoyens des gigaoctets de données – transactions, requêtes, déplacements – sans qu'il soit besoin d'élections.
Les lois ne sont pas écrites par les parlements. En Russie, la majorité des textes adoptés sont déposés par le gouvernement. Au Parlement européen, le droit d'initiative législative appartient formellement à la Commission, et non au Parlement. Aux États-Unis, les textes sont élaborés par les équipes des commissions et par les lobbyistes ; puis les élus votent sur des milliers de pages qu'ils n'ont non seulement pas lues, mais qu'ils ne sont même pas en mesure de lire et d'assimiler. Quant aux électeurs, les députés ne les représentent pas davantage : la plupart des gens seraient incapables de donner le nom de leur représentant dans le Tennessee, pas plus que dans la région de Tver.
La dernière fois qu'un parlement a réellement exercé le pouvoir, c'était dans les années 1640 : le Parlement anglais a refusé à Charles Ier les fonds qu'il demandait, a défait son armée et a fini par lui trancher la tête. Après cela, les systèmes politiques se sont dotés de garde-fous. Aujourd'hui, les parlements dits démocratiques sont, partout, pratiquement incapables de changer quoi que ce soit, si ce n'est le montant des salaires de leurs membres.
La situation la plus cocasse est celle des Allemands. L'article 79, paragraphe 3, interdit à toute majorité – parlementaire comme populaire – de toucher aux "principes fondamentaux". L'article 146, lui, considère l'ensemble du texte comme provisoire : il reste en vigueur jusqu'au jour où le peuple allemand adoptera librement une constitution. En 1990, la réunification s'est faite en contournant cette disposition : la RFA a tout simplement absorbé la RDA. Les Allemands n'ont donc, formellement, jamais constitué leur État commun. "L' article éternel" 79 protège ainsi un texte qui se définit lui-même comme provisoire. (...)
Les Anglais sont plus élégants. Leur opposition porte officiellement le nom d' "Opposition loyale de Sa Majesté", et son chef reçoit un traitement payé par le Trésor pour s'opposer au gouvernement tout en restant fidèle à la Couronne. Un genre bien connu : "Votre Majesté, permettez-moi de vous le dire sans détour : vous êtes un génie."
Dans le préambule de chaque constitution, on présente l'individu comme l'un des fondateurs de l'État ; les articles qui suivent veillent ensuite à ce qu'il ne le devienne surtout pas. Schmitt l'a formulé avec plus de clarté que quiconque : dans une démocratie, le peuple ne peut que répondre "oui" à une question posée par quelqu'un d'autre.
L'expression de sa volonté est nécessaire au système pour se légitimer. Mais, pour fonder quoi que ce soit ou pour remettre le système en question, le peuple n'est pas seulement inutile : il est carrément encombrant. Le bulletin de vote fonctionne comme une signature en bas d'un registre attestant qu'on a reçu les consignes de sécurité : désormais vous ne pourrez pas prétendre que vous ne connaissiez pas les règles.
Pour autant, ne pas participer à la procédure ne doit pas devenir un acte de protestation. Bulletin nul, vote "pour n'importe qui sauf…", observateurs dans les bureaux de vote : tout cela ne fait qu'animer le rituel et transformer la visite au cimetière en champ de bataille. C'est inutile. Le vote aux élections relève aujourd'hui du domaine des loisirs, quelque part entre le théâtre et la pêche. Venir en famille, croiser ses voisins, mettre une croix dans une case : que les adultes se divertissent comme ils l'entendent.
Le vrai enjeu est ailleurs : à qui appartient la machine qui transforme les désirs de millions de personnes en décisions ? Aux données, aux plateformes, aux algorithmes de distribution. Là, personne ne proposera aux gens ordinaires de devenir "cofondateurs" et "co-décisionnaires". Là, c'est l'argent qui décide.
Gleb Kuznetsov, TG, 19/9/2026
Gabriel Nerciat
21/9/2026

L'ALLEMAGNE REND HOMMAGE AUX RITA MITSOUKO


Mais c'est la mort qui t'a assassiné, Friedrich.
C'est la mort, tu t'es consumé.
Tu t'es consumé, Friedrich.
C'est le peuple à qui tu voulais refiler un barda
Qui est en train de te tuer.
Maintenant tu es en cendres ;
La mort c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui te croyais aussi fort que le Führer
Même à toi qui n'es que l'avorton d'un SA,
C'est la mort qui va t'emmener, Friedrich,
Loin de Berlin, très loin, et loin de Kiev aussi.

21 septembre 2026

CharbActu
13/8/2026

Asselineau 2027 : j’ai analysé le programme. Voici ce qui est applicable !

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Gastel Etzwane
24/9/2026

Sanctions sur sanctions. Puis l’étonnement feint.

Paquet après paquet, l’Union européenne a accumulé les sanctions économiques contre la Russie, avec le soutien enthousiaste de la France. On a asphyxié les échanges, poussé des entreprises françaises qui se portaient très bien sur ce marché à tout abandonner. Renault cède AvtoVAZ pour un rouble. La Société Générale quitte Rosbank au prix de milliards. Leur place est prise instantanément par des acteurs locaux.
Celles qui restaient – Auchan, l’ex-Leroy Merlin, FM Logistic – passent maintenant sous « administration temporaire ». Paris s’indigne, parle de saisie « sans justification » et demande à Moscou de reculer.
Après avoir nous-mêmes organisé l’étouffement, il ne faut pas s’étonner des conséquences. La Russie, encore une fois, a été d’une patience infinie. Et sa réponse n’est même pas violente : une mise sous tutelle. On prend vraiment les gens pour des imbéciles.

Gabriel Nerciat
21/9/2026

L'AFFAIRE CHARLES SAPIN, UN SUICIDE COLLÉGIAL


Comment expliquer calmement à tous ces ratés gratte-papiers fonctionnarisés que l'éviction forcée de Charles Sapin (un journaliste sérieux mais très modéré et parfaitement orthodoxe d'un point de vue libéral, qui a été récemment embauché à VA plutôt pour normaliser la ligne du magazine que le contraire) est pour eux une victoire à la Pyrrhus dont ils ne se relèveront pas.
Ce que démontre cet épisode de sectarisme picrocholin, c'est surtout à quel point l'intelligentsia progressiste et cultureuse contemporaine (de Bourmeau à Balasko ou Masiero en passant par Podalydès, Ernaux et Arthus-Bertrand) a adopté tous les traits de l'aristocratie finissante : morgue de privilégiés, autisme intellectuel et politique radical, impunité de caste, aveuglement définitif sur le péril qui les guette et dont ils deviennent ridiculement, sous les sarcasmes légitimes de la plèbe, le principal aliment (en 1789, lors de la convocation des États généraux à Versailles par le roi, ce sont les députés de la noblesse et du clergé qui ont allumé la flamme révolutionnaire appelée quelques années plus tard à tous les consumer).
La gauche, aujourd'hui, toutes tendances confondues, si l'on prend les chiffres des deux dernières législatives, ne dépasse pas 26 ou 28% des suffrages dans les urnes ; mais ses représentants auto-proclamés semblent croire qu'elle fait encore au moins 45 ou 50% voire plus, comme à l'époque de François Mitterrand et de Lionel Jospin.
En obtenant de la direction de France Inter la tête de Sapin, les journalistes de la radio d'État ont en réalité décidé de précipiter la leur dans le panier à son.
Ce n'est même plus la privatisation qui pointe (même Mathieu Pigasse dédaignerait de racheter les stations et chaînes incriminées) ; c'est la fermeture et le démantèlement définitif.
Ou la mise à la retraite d'office, ce qui serait encore mieux. Les aristocraties sans légitimité et sans panache ont vocation à disparaître sans laisser de traces.

20 septembre 2026

Patrick Mbeko
18/9/2026

Paix mondiale : pourquoi il faut dire merci à Poutine


Face aux gesticulations et à la posture ouvertement belliqueuse de plusieurs dirigeants européens, les responsables russes, Vladimir Poutine en tête, répètent qu’une guerre contre l’Europe, à la différence de celle menée en Ukraine, serait expédiée en peu de temps. Sergueï Lavrov l’a encore affirmé lors d’une allocution récente. « Si l’Europe attaque la Russie, la guerre sera très courte », a-t-il souligné. Une déclaration qui peut surprendre au regard de la situation en Ukraine, où "l’opération militaire spéciale" russe dure depuis maintenant quatre ans. D’ailleurs, le ministre polonais des Affaires étrangères a récemment soutenu que l’Europe, si elle décidait d’en découdre, pourrait rapidement» vaincre la Fédération de Russie dans un conflit conventionnel.
Le problème est que l’on se trompe de conflit en comparant une éventuelle guerre Russie–Europe au conflit ukrainien. Dans la vision des dirigeants russes, l’ "opération militaire spéciale" oppose en réalité deux peuples issus d’une même matrice historique, séparés et instrumentalisés par l’Occident. C’est précisément pour cette raison que Moscou s’abstient de déployer sa pleine capacité de frappe en Ukraine. Les opérations menées par l’armée russe sont volontairement "mesurées", non pour anéantir l’Ukraine, mais pour la rendre militairement inoffensive. D’où la notion de "démilitarisation". L’objectif russe est de neutraliser une "sœur" devenue, par la volonté de l’OTAN, un outil de projection militaire aux portes de la Russie.
Dans un conflit direct avec l’Europe, cette retenue disparaîtrait instantanément. Au regard de la superficie, de la démographie et des capacités militaires de certains États européens, l’issue pourrait prendre la forme d’une véritable extermination. Mais les dirigeants européens, hypnotisés par le parapluie américain, semblent incapables de mesurer cette réalité. Rien ne garantit d’ailleurs que les États-Unis accepteraient de risquer une confrontation nucléaire avec la première puissance atomique mondiale pour défendre un groupe de petits pays européens surexcités. L’article 5 de l’OTAN, brandi comme un talisman, est pourtant explicite : il n’impose pas une riposte militaire automatique.
Quant à la France, qui laisse entendre qu’elle pourrait étendre sa couverture nucléaire à d’autres États européens, prendra‑t‑elle réellement le risque d’affronter la Russie ? Malgré son arsenal nucléaire, elle demeure une puissance militaire moyenne pour risquer un duel stratégique avec Moscou.
On ne le dit pas assez, mais si le monde n’a pas encore basculé dans un conflit nucléaire, c’est en grande partie grâce au sang‑froid de Vladimir Poutine, qui refuse de céder aux provocations européennes et aux pressions des faucons russes. Le président russe sait qu’il a affaire à des dirigeants européens immatures, incapables d’appréhender la gravité de leurs actes. Mais la patience face à la connerie a des limites. À bon entendeur...
Je bois mon lait nsambarisé...
Gabriel Nerciat
20/9/2026

L'ARME DE LA DETTE, UN CRIME PAR PRÉMÉDITATION


Il est curieux que personne ne s'interroge vraiment sérieusement sur l'origine et les causes de l'explosion de la dette publique en France depuis 2017 (même si le grand dérapage commence en fait dès l'époque de Sarkozy, dix ans plus tôt, dissimulé à l'époque par la crise des subprimes, comme il le sera plus tard par l'épidémie de covid et les contraintes du despotisme sanitaire qu'elle permettra impunément de mettre en place).
Je veux dire : autrement qu'à l'aide d'une banale vision analytique adossée à une vague expertise comptable, comme à peu près tous les commentateurs libéraux, de ce vieux charlatan de François de Closets dans les années 1970 jusqu'au minable FOG aujourd'hui, en passant par tous les Bouzou et les Fiorentino de la Terre, nous en servent régulièrement depuis des lustres.
Il est quand même frappant que le premier acte politique d'Emmanuel Macron ait été le bradage d'Alstom au profit de General Electric et le dernier, si l'on peut dire, le refus obstiné de baisser la TVA sur le prix de l'essence en raison de l'augmentation des taux d'intérêts sur les titres à dix ans de la dette obligataire française.
À croire que cet homme improbable, pure création des réseaux Attali et ancien associé de la banque Rothschild, n'a jamais eu d'autre dessein depuis son arrivée au cœur des pouvoirs exécutifs de la République que celui de conforter le bilan comptable de quelques entreprises multinationales anglo-saxonnes ou des grandes banques d'affaires institutionnelles et des fonds privés qui sont les principaux détenteurs des obligations d'État (le versement de leur tribut annuel – ce qu'on appelle le service de la dette – deviendra, quand il quittera l'Élysée, le premier poste budgétaire de l'État, ce qui ne s'est jamais produit en France depuis la fin de la seconde guerre mondiale).
Non seulement, à suivre les cours de bourse, ces créanciers privés, français et internationaux, se sont enrichis aussi éhontément que la moyenne des Français eux se sont plutôt appauvris (surtout en termes de parité de pouvoir d'achat), mais – plus grave encore – les marges de manœuvre de l'État se réduisent désormais d'autant plus que son incapacité pathétique à assumer les fonctions régaliennes les plus basiques devient flagrante.
Or l'exemple de l'Italie devrait nous faire réfléchir : c'est l'importance de la dette publique italienne, jointe aux dotations exceptionnelles de la Commission von der Leyen, qui a contraint Giorgia Meloni à abandonner l'essentiel de ses promesses électorales après son entrée au palais Chigi, il y a quatre ans.
Il n'est pas impossible que le calcul de Macron et des oligarques qui le manoeuvrent soit de rendre l'État tellement paralysé par son surendettement que ses futurs dirigeants ne soient plus en mesure de refuser à Bruxelles aucun nouveau transfert de souveraineté (c'est la question de la fusion des marchés de capitaux, et celle du passage au vote à la majorité qualifiée pour les questions de diplomatie et de défense, qui sont désormais assumées publiquement par Ursula von der Leyen, si l'on en croit son dernier discours solennel prononcé mercredi à l'assemblée de Strasbourg).
Dès lors, Emmanuel Macron ne serait pas l'énarque hautain et incompétent que décrit tous les jours Pascal Praud sur C-News.
Ce serait bien plutôt un dirigeant matois, pervers, cynique et résolu qui aura accompli une oeuvre de destruction parfaitement préméditée de la souveraineté française, en parfaite continuité avec celle qu'entreprit l'ancien maréchaliste François Mitterrand au début de son second septennat.
Gastel Etzwane
20/9/2026

Le ruissellement à l’envers


On nous a longtemps expliqué que la prospérité finirait par ruisseler du sommet vers la base. Les Français l’attendent encore. En revanche, un autre ruissellement fonctionne à merveille : celui des coûts. Il commence aujourd’hui à la pompe et finira demain dans le caddie.

Le gazole vient de franchir en France un seuil que l’on aurait encore jugé extravagant il y a quelques mois : plus de 2,40 euros le litre en moyenne, nouveau record national. Mais cette moyenne dit encore mal ce que voient certains automobilistes. À Neuilly-sur-Seine, le litre a atteint 2,85 euros. Et à Ostwald, dans l’agglomération strasbourgeoise, une station Shell de la M35 affichait cette semaine le gazole ordinaire autour de 2,89 euros et le diesel premium à 2,999 euros le litre. Les trois euros, naguère chiffre presque inimaginable, sont donc désormais à un millième d’euro de la réalité.

À ce tarif, un plein de 50 litres dépasse 120 euros au prix moyen national et peut approcher 150 euros dans les stations les plus chères. Ce n’est plus une poussée passagère : c’est un changement d’échelle.

Et cette flambée tombe sur un pays qui, depuis des décennies, a méthodiquement réduit sa capacité de raffinage. La France comptait une vingtaine de raffineries dans les années 1970 ; il n’en reste plus que six en métropole. Surtout, notre outil de raffinage produit structurellement trop d’essence et pas assez de gazole. Nous avons donc organisé notre dépendance : une part considérable du diesel consommé en France doit être achetée à l’étranger.

Pendant longtemps, cela ne posait guère de problème. On achetait là où le produit était disponible. Puis est venue la guerre d’Ukraine et, avec elle, le choix européen de rompre progressivement avec les hydrocarbures russes. Les circuits se sont allongés, déplacés, compliqués. Le pétrole russe n’a d’ailleurs pas disparu du marché mondial : il a changé de route. L’Inde en a acheté massivement, l’a raffiné et a revendu des produits pétroliers vers l’Europe. L’Union européenne a fini par fermer à son tour cette voie : depuis le 21 janvier 2026, les produits raffinés dans un pays tiers à partir de brut russe sont interdits à l’importation dans l’Union.

Nous avons donc remplacé un approvisionnement relativement proche par un système plus long, plus complexe et plus vulnérable. Et lorsque plusieurs maillons cassent simultanément, la facture arrive.

C’est exactement ce qui se produit aujourd’hui. L’Ukraine a considérablement intensifié ses attaques contre les raffineries russes : selon l’Agence internationale de l’énergie, une raffinerie russe a été touchée en moyenne tous les trois jours pendant les huit premiers mois de 2026. En juin, le raffinage russe était tombé à son plus bas niveau depuis plus de vingt ans et la production de diesel avait reculé de près de 30 %. Moscou a réagi en limitant ses exportations pour préserver son marché intérieur. Or la disparition de ces volumes intervient au moment même où les exportations de diesel du Moyen-Orient s’effondrent. En août, les exportations combinées de la Russie et du Moyen-Orient étaient inférieures de 75 % à celles d’un an auparavant.

Autrement dit, les deux conflits que l’Europe regarde depuis des années comme des questions de stratégie internationale sont désormais présents dans chaque station-service française. La guerre d’Ukraine a raréfié une première source d’approvisionnement ; la guerre au Moyen-Orient en frappe une seconde. Et la France, qui ne dispose plus de l’appareil industriel lui permettant d’amortir suffisamment le choc, achète son gazole sur un marché mondial brutalement tendu.

2022, la bifurcation oubliée

C’est ici qu’il faut revenir au printemps 2022, parce que l’histoire énergétique actuelle ne commence pas en septembre 2026.

On présente souvent la poursuite de la guerre comme si elle avait été, dès les premières semaines, la seule issue imaginable. Ce n’est pas exact. Des négociations sérieuses ont eu lieu entre Russes et Ukrainiens au printemps 2022, notamment à Istanbul. Neutralité de l’Ukraine, renoncement à l’OTAN, garanties internationales de sécurité : les discussions étaient suffisamment avancées pour qu’un règlement soit alors sérieusement envisagé, même si nul ne peut savoir aujourd’hui si un accord définitif aurait finalement été signé.

C’est à ce moment que Boris Johnson se rend à Kiev et défend une ligne très différente : Poutine n’est pas un interlocuteur auquel on peut faire confiance et la guerre doit se poursuivre. Il serait impossible d’attribuer à Johnson seul l’échec de ces négociations. Mais il serait tout aussi faux de réécrire l’histoire comme si aucune alternative n’avait existé. Une voie diplomatique existait en 2022. Le choix occidental fut de ne pas construire sa politique autour d’elle et de poursuivre le soutien militaire à l’Ukraine. Quatre ans plus tard, les conséquences de cette décision ne se mesurent plus seulement en kilomètres de front, en armes livrées ou en milliards dépensés. Elles entrent désormais dans l’économie quotidienne des Européens.

Et maintenant, la facture

Car le gazole n’est pas un produit comme les autres. Il fait circuler les marchandises. Il fait rouler les camions, travailler les engins, fonctionner une partie de l’agriculture et transporter des millions de tonnes de produits alimentaires. Lorsqu’il augmente de quelques centimes, les entreprises peuvent encore absorber une partie du choc. Lorsqu’il dépasse 2,40 euros, le coût remonte nécessairement toute la chaîne.

Le transporteur répercute sur son client. L’industriel répercute sur le distributeur. Le distributeur négocie quelque temps, puis répercute à son tour. Et le consommateur finit par payer. Mais cette transmission n’est pas instantanée. Elle prend quelques semaines, parfois plusieurs mois, au rythme des contrats de transport, des commandes, des stocks et des renégociations commerciales. Ce que les Français voient aujourd’hui à la pompe n’est donc que le commencement.

Le gazole à plus de 2,40 euros est le premier étage visible du choc. Les suivants apparaîtront progressivement dans les prix des marchandises transportées, des produits agricoles, de l’alimentation et, plus largement, de tous les biens dont la fabrication ou l’acheminement dépend de l’énergie. Les produits lourds, frais ou fréquemment livrés seront particulièrement exposés : eau, lait, fruits, légumes, produits alimentaires courants. Dans quelques semaines, puis dans les mois qui viennent, une partie de la hausse aujourd’hui concentrée sur la pompe se retrouvera sur les étiquettes.

C’est précisément ce qui rend la situation actuelle trompeuse. On pourrait regarder les 2,40 euros du litre comme un problème concernant essentiellement les automobilistes. La véritable facture n’est pourtant pas encore arrivée. Lorsqu’elle aura parcouru toute la chaîne économique, elle concernera aussi celui qui roule peu, celui qui n’a pas de voiture et celui qui pense aujourd’hui pouvoir échapper à la hausse du carburant. Tous paieront, d’une manière ou d’une autre, le renchérissement du transport et de l’énergie.

C’est ici que la comparaison européenne devient particulièrement éclairante. L’Allemagne et l’Espagne ont choisi d’intervenir directement sur le prix payé par l’ensemble des automobilistes, plutôt que de réserver l’essentiel de l’effort à certaines catégories. En Allemagne, le gouvernement a décidé une baisse temporaire de la fiscalité représentant 17 centimes par litre, essence comme gazole, du 1er octobre à la fin de l’année, au bénéfice des particuliers comme des entreprises. En Espagne, le gouvernement a également choisi une réduction générale de la fiscalité sur l’essence et le gazole, avec un dispositif modulé en fonction de l’évolution des prix, tandis que les professionnels bénéficient d’aides complémentaires.

La France a fait un autre choix. Pas de ristourne générale à la pompe, mais une multiplication d’aides ciblées. Les travailleurs modestes considérés comme « grands rouleurs » peuvent recevoir 100 euros sous conditions de revenus et de kilométrage ; près de trois millions de personnes sont potentiellement concernées. Les aides destinées à plusieurs secteurs professionnels particulièrement exposés ont également été prolongées.

La différence est très concrète. En Allemagne et en Espagne, l’automobiliste voit la décision publique sur le prix du litre qu’il achète. En France, celui qui n’entre dans aucune des catégories aidées continue simplement de regarder défiler les chiffres sur la pompe : plus de 2,40 euros le litre en moyenne, et jusqu’aux portes des 3 euros dans certaines stations.

C’est une manière de traiter certaines conséquences sans toucher, pour l’ensemble de la population, au prix qui les produit. Et cette différence de choix politique devient d’autant plus sensible que le carburant irrigue toute l’économie.

Voilà finalement le seul ruissellement dont on puisse constater quotidiennement l’efficacité. Ce n’est pas celui de la richesse promise, descendant des plus prospères vers ceux qui le sont moins. C’est celui de la facture. Elle part des choix énergétiques, industriels, diplomatiques et militaires effectués depuis plusieurs années, traverse les marchés pétroliers, les raffineries, les transporteurs et les distributeurs, avant d’achever sa course là où toutes les factures finissent par arriver : dans le portefeuille des Français.

18 septembre 2026

Natalia Routkevitch


- 18/9/2026 - Lockheed Martin a annoncé pour aujourd’hui le premier vol d’un F-35 acquis par la Luftwaffe, dans une vidéo qui dure 13 secondes mais qui est tout à fait saisissante (voir ci-dessous avec l’accompagnement musical). Je ne sais pas si la pub a été créée par l'IA, dans le cas contraire ses concepteurs sont sans doute très jeunes, très disruptifs, et très américains.
Comment il disait, le Donny, le jour des élections dans la Saxe-Anhalt ? Make Germany great again ?
Eh bien, il n’y a sans doute que les dinosaures qui sont saisis, en visionnant ce spot, par le sentiment exprimé par une créature légendaire :
The world is changed. I feel it in the water. I feel it in the earth. I smell it in the air...

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