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29 octobre 2026

Marc Amblard
20/10/2026

PETITE MISE AU POINT SUR LA RETRAITE PAR CAPITALISATION

Les commentaires que je lis parfois sous mes posts relatifs à la retraite révèlent malheureusement une vaste incompréhension du sujet. C’est un peu comme si des décennies de socialisme avait fait de la capitalisation un objet de dégoût et de défiance. Notre système éducatif y est probablement pour beaucoup. Remettons alors les choses à leur place.

1. NE PAS CONFONDRE CAPITALISATION ET BOURSE
Capitalisation n’est pas un gros mot. Capitaliser pour sa retraite, c’est économiser et placer pour subvenir à ses vieux jours. Je peux investir peu à peu cette réserve sur divers actifs : studios, chambres d’étudiant, chambres d’hôtel, terres agricoles, parkings, forêts, pièces d’or, d’argent, livrets d’épargne… Il n’y a pas que la bourse dans la vie.

2. NE PAS CONFONDRE FONDS DE RETRAITE ET FONDS DE PENSION D’ENTREPRISE
Les fonds de retraite par capitalisation mutualisés représentent plus de 95% des fonds actuels. Vos cotisations sont alors majoritairement placés sur des ETF (réservoirs d’actions recouvrant des centaines, voire des milliers des meilleures entreprises du monde), des obligations d’état, des métaux précieux...
N.B. les fonds de retraite US affichent historiquement des rendements annualisés de l'ordre de 7 à 8 % sur longue période.
Ce type de fonds n’a rien à voir avec celui consistant à accumuler des actions de l’entreprise à ses propres salariés. Il va sans dire que si l’entreprise en question dépose son bilan, les salariés perdent tout (voir le cas Enron). C’est très imprudent et plus aucun employé n’accepte de jouer à la roulette russe.
 
3. LA BOURSE EST TENDANCIELLEMENT HAUSSIÈRE. LES KRACHS SONT TOUJOURS RÉSORBÉS
L'histoire financière nous enseigne une réalité fondamentale : sur le long terme, les grands marchés boursiers ont une tendance haussière, portée par la croissance économique, les gains de productivité, l'innovation et les bénéfices des entreprises. Voir schéma.
Le krach de 1929, celui de 1987, l'éclatement de la bulle Internet en 2000, la crise financière de 2008 ou encore l'effondrement provoqué par la grippe de Wuan en 2020 ont tous été suivis d'un retour des indices à leurs précédents sommets, puis de nouveaux records.
Ce n'est qu'une question de temps et c'est précisément sur cette logique de long terme que repose la retraite par capitalisation : transformer une épargne régulière en patrimoine productif, puis laisser les années et les intérêts composés accomplir leur œuvre.

CONCLUSION
Le système français par répartition est confronté à un déséquilibre démographique structurel : toujours moins de cotisants pour financer toujours plus de retraités. Il est mécaniquement voué à l’échec. Le développement de la retraite par capitalisation apparaît donc comme une réponse complémentaire pour diversifier et sécuriser le financement des retraites.

Radu Portocala
29/10/2026


Pendant toute la période d’installation du « régime de démocratie populaire » en Roumanie – c’est-à-dire pendant une bonne dizaine d’années – des gens étaient envoyés en prison ou dans les camps de travaux forcés sur la base de listes émises par le ministère de l’Intérieur. Ils appelaient cela des « propositions d’arrestation » comme s’il s’était agi de leur accorder quelques gratifications.
Je donne ici en exemple la première page d’une de ces listes. La durée de détention proposée était généralement de 24 mois (ils calculaient toujours en mois, peut-être parce que c’était plus impressionnant), mais, pendant la détention, un simple avis ministériel pouvait augmenter indéfiniment la peine.
Sur cette page, les motifs d’arrestation sont : « Impliqué dans une organisation subversive » (c’est-à-dire un groupe qui critiquait la politique du gouvernement), « Liaisons avec le service d’espionnage français » (ce qui voulait dire qu’il fréquentait l’Institut français), « Propagande anti-démocratique et instigation contre la collectivisation de l’agriculture » (c’est-à-dire critiquer la confiscation des terres des paysans), etc. À noter que tous sont déjà arrêtés au moment où cette liste décide pourquoi il faut les arrêter.
Tout cela était possible parce qu’un décret avait institué la « peine administrative ». Le nom d’un malheureux se trouvait sur une de ces listes (le plus souvent à la suite d’une dénonciation) et la police politique (la Securitate) procédait à son arrestation. Il n’y avait ni enquête, ni procès, ni possibilité de se défendre, ni même un mandat d’arrestation.
J’écris ces choses parce que c’est exactement de la même manière que l’Union européenne punit le colonel suisse Jacques Baud, le Français Xavier Moreau et bien d’autres, coupables de ne pas penser comme le veut Bruxelles. L’Union européenne, dont on nous explique que c’est à la fois le temple de la démocratie et le bouclier qui défend notre liberté, réprime la parole libre par les mêmes moyens que ceux employés dans le monde soviétique. Sans procès, sans débat contradictoire, sans défense, des hommes et des femmes sont condamnés pour ce qu’ils pensent, pour ce qu’ils disent. La peine administrative d’inspiration soviétique a été ramenée à la vie par les bureaucrates répressifs de Bruxelles. C’est un exploit.
(Et j’ajoute que c’est également un exploit de vouloir, comme presque tous les candidats à l’élection présidentielle française, réformer cette Union européenne qui, manifestement, est irréformable.)

28 octobre 2026

Monique Plaza
28/10/2026

Professeur de philosophie à Trappes (Yvelines), Didier Lemaire est devenu lanceur d'alertes quand ses avertissements sur la montée de l'islamisme à l'école lui ont valu des menaces de mort.


Le maire de Trappes, Ali Rabeh, l’a accusé de diffamation après un entretien qu’il avait accordé au journal Le Point il y a trois ans.
Didier Lemaire y évoquait en quelques mots l’édile de la ville qui aurait interprété les positions de Didier Lemaire en faveur de la laïcité comme de «l’islamophobie». À ce moment-là, l'enseignant se rendait au lycée sous protection policière, quelques semaines à peine après l'assassinat de Samuel Paty.
Par jugement du 18 septembre, la 17ème chambre du Tribunal judiciaire de Paris a prononcé sa relaxe.
Didier Lemaire revient sur la défense portée par Me Alain Jakubowicz.
« Mon avocat a démontré que mes propos ne relevaient pas de la diffamation et a apporté des éléments de contexte qui attestaient de la bonne foi de mes propos. Car, tout de même, au-delà du maire de Trappes, il y a eu des journaux qui ont relayé des accusations assez graves, sur ma santé mentale par exemple, mettant en cause ma probité, mon honneur », déplore celui qui avait dû suspendre sa carrière d’enseignant en février 2021 en raison de menaces prises très au sérieux.
Sur le fond de l’affaire, Didier Lemaire maintient son constat et considère qu’il s’agissait dans ce procès de le faire passer pour un mythomane et de ne pas reconnaître qu’au fond, Trappes est un territoire conquis par l’islamisme... « ce que j'ai observé pendant vingt ans de vie professionnelle ».
Julien Vergès
28/10/2026


Chef d'œuvre de propagande :
le "quotidien de référence", dont la lecture est obligatoire dans les écoles de journalisme, fabrique de toutes pièces l’énorme fake des tracts du RN prétendument retrouvés dans la voiture du meurtrier de Trappes, sans mentionner aucune source vérifiable. Puis, après que l’intox a été débunkée par les réseaux sociaux, au lieu de reconnaître son erreur et de publier un erratum comme veut la procédure déontologique habituelle du journalisme, la Pravda vespérale a insidieusement modifié a posteriori l'article mensonger qui présentait le criminel comme un militant du RN, pour effacer les traces de sa manipulation visant à polluer la campagne de Marine Le Pen, et à servir la soupe au pouvoir macroniste, lequel s'est empressé de récupérer cette affaire en dénonçant immédiatement un crime raciste et islamophobe. Cette fois nulle mention du fait que l'individu en question est un déséquilibré dont les troubles psychiatriques sont avérés. Et pour tenter de dissimuler sa tentative grossière d'intoxiquer l'opinion publique en achevant toute éthique professionnelle, L’Immonde fidèle à sa réputation, se dit maintenant victime d'une campagne de haine de l'extrême droite. Mieux, il se drape dans la vertu et se fait procureur en condamnant les critiques, comme s'il était en position d'arbitrer le débat public. Comme si les propagandistes de cet organe de désinformation n'étaient eux animés que par des ondes d'amour et de vivre-ensemble.
Sarah Knafo
28/10/2026

Pendant 23 minutes, deux journalistes de franceinfo pleins de rage se sont efforcés de prouver, par A + B, que tout ce que je dis du service public est vrai.
Regardez jusqu’au bout : même les plus à gauche d’entre vous finiront par se demander pourquoi ils payent 4 milliards chaque année pour ça...

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Gastel Etzwane
28/10/2026

Nord Stream : la justice allemande désigne désormais les autorités ukrainiennes

Ce n’est plus une simple hypothèse évoquée dans la presse. Dans son acte d’accusation contre Serhii K., ancien militaire ukrainien poursuivi dans l’affaire du sabotage des gazoducs Nord Stream, le parquet fédéral allemand affirme que l’opération a été préparée par des militaires ukrainiens à la demande d’autorités de leur pays.
La portée de cette accusation est considérable. Les enquêteurs allemands ne se contentent plus d’identifier des ressortissants ukrainiens parmi les auteurs présumés du sabotage. Ils mettent désormais en cause des organismes étatiques ukrainiens dans la préparation de l’opération. Kiev, de son côté, continue de nier toute implication officielle.
Il faut mesurer ce que cela signifie. En septembre 2022, les explosions de Nord Stream ont frappé des infrastructures énergétiques essentielles pour l’Allemagne, alors déjà confrontée à une grave crise d’approvisionnement en gaz. Les conséquences économiques et industrielles ont dépassé ses frontières et touché une grande partie de l’Europe, notamment la France.
Ce qui mérite également d’être souligné, c’est le contraste entre la précision des accusations formulées par le parquet fédéral allemand et la prudence persistante du discours politique. La justice allemande poursuit ses investigations jusque dans les responsabilités éventuelles d’un État soutenu militairement et financièrement par Berlin.
Une question demeure désormais incontournable : si les accusations du parquet sont établies, comment les dirigeants européens pourront-ils expliquer à leurs populations qu’un pays qu’ils soutiennent a participé à la destruction d’infrastructures énergétiques stratégiques européennes ?
Car au-delà de l’identité des exécutants, c’est bien la question des commanditaires, de leurs motivations et des conséquences politiques de cette opération qui se trouve posée.

26 octobre 2026

François Ruffin
23/10/2026

Il est au-delà de la honte : Macron a ruiné la France, et pourtant, il se prend 2,3 millions d’euros d’argent public pour un bel appartement quand il quittera l’Élysée !
Incroyable mais vrai : c’est dans le budget 2027 du gouvernement. Des bureaux meublés, tout équipés. Tout payé avec votre argent. En plus du chauffeur, des collaborateurs, de la protection policière. À vie...
Ils demandent des efforts aux soignants, aux retraités, aux Français. Mais eux, ils font quels sacrifices ?
Stop. On a déposé un amendement.
"Plus un rond pour Macron !" Ni pour Sarkozy le multi condamné, ni pour Hollande le député.
La pétition à signer en masse pour arrêter tout ça : debout.fr/plus-un-rond-pour-macron

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Dessin de Mehdi

François Asselineau
26/10/2026

L'UE RUINÉE, COCUE et HORS-JEU

Contraint par la réalité du terrain où les forces otano-ukrainiennes sont plus que jamais au bord de la débandade, et contraint par le lâchage de Trump, Zelensky consent enfin à ouvrir des négociations avec la Russie, dont il sait qu'elles se termineront pour l'essentiel aux conditions de Poutine.
Selon toute probabilité, l'Ukraine modifiera sa Constitution pour préciser qu'elle n'intégrera jamais l'OTAN et reconnaîtra la cession à la Russie de la Crimée et de l'ensemble du Donbass.
Moyennant quoi, une opération de maquillage de la réalité sera probablement lancée, afin de tenter de sauver un peu la face auprès des populations européennes. Un narratif ad hoc se contorsionnera pour chanter la résilience ukrainienne et présenter cela comme une victoire des soldats ukrainiens de langue russe.
Quels que soient ces habillages, l'UE apparaît pour ce qu'elle est :
• ruinée par les dizaines de milliards d'euros qu'elle a versés en pure perte au régime de Zelensky, et au détriment du bien-être des peuples de l'UE
• cocufiée par les États-Unis, à un point tel qu'il en devient comique
• chargée de payer l'achat du matériel militaire américain par le régime Zelensky
• contrainte de fermer les yeux sur les détournements de fonds massifs opérés par la mafia ukrainienne néo-nazie
• forcée à l'autodestruction de tous ses liens avec la Russie, et à l'acceptation des conséquences colossales que cela entraîne en matière industrielle et énergétique au détriment de l'Europe
• enfin, privée de tout mot à dire sur le plan de paix qui s'ébauche entre Trump et Poutine, et sur la reconstruction de l'Ukraine qui bénéficiera principalement à des fonds d'investissement et des entreprises américaines.

CONCLUSION
De mémoire d'historien, il est difficile de trouver un désastre stratégique plus complet que celui auquel nous ont conduits les européistes sur le drame ukrainien.
Au premier rang desquels Macron et tous les partisans français de Zelensky. C'est-à-dire la quasi-totalité des candidats à l'élection présidentielle...
H16
26/10/2026

En France, tout va bien : le précipice est stable

Certes, Sébastien Lecornu est un gros nul, mais dans l’océan de ses lacunes surnage une rare compétence : transformer les non-événements en triomphes.


Vendredi soir, Moody’s a décidé de ne pas abaisser la note souveraine française, qui reste à Aa3 avec une perspective négative, ce qui a aussitôt permis au Premier ministre de se féliciter chaleureusement d’une décision qui « déjoue les pronostics », à l’instar d’un cancre médiocre rendu tout fier d’avoir échappé au redoublement grâce à l’indulgence du conseil de classe, alors que son bulletin s’aggrave de trimestre en trimestre.

Ces généreuses autocongratulations semblent cependant occulter le fait que, la veille, la France empruntait à dix ans à plus de 5,1 %, un sommet depuis 2002 faisant avec le Bund allemand un grand écart jamais vu depuis 2011. La France paie désormais plus cher que l’Italie, l’Espagne… et la Grèce.

En réalité, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser : si Moody’s attribue cette note, c’est surtout car l’agence parie sur l’adoption d’un budget réduisant le déficit et sur un retour au calme social. Au moins, certaines agences de notation ont développé un sens de l’humour particulièrement caustique.


En effet, ce même vendredi, l’Assemblée rejetait violemment la partie recettes du budget de la Sécurité sociale avec un vote quasi soviétique par 115 voix contre… une. Quant au budget de l’État, son examen a été suspendu après que les députés l’ont si consciencieusement amendé que le ministre des Comptes publics a dû constater une dégradation du déficit de 10 milliards d’euros. Le texte revient du diable vauvert mardi, avec quelque 2 600 amendements en souffrance, ce qui laisse heureusement toute latitude pour faire pire.

Bref, on sent que cette « Iperspective négative » n’est qu’un sursis. D’ailleurs, ça tombe bien, S&P, qui avait déjà dégradé la France l’an passé, rendra sa copie le 27 novembre.


On rigole, on s’amuse, mais il est vrai que les marges de manœuvre du gouvernement sont un peu étroites. Nulles, en fait.

L’impôt ? Le taux de prélèvements obligatoires doit encore grimper de 43,9 % à 44,2 % du PIB en 2027. Le pays truste déjà les podiums mondiaux en la matière, chaque nouvelle taxe rapporte un peu moins que la précédente, et les contribuables les plus mobiles ont depuis longtemps repéré la sortie. Les autres, qui ne rapportent plus ou pas encore, mais qui contribuaient quand même à la vie économique du pays, vont bientôt les rejoindre. Youpi.


La croissance ? Le budget table sur 1 % en 2027 – avec une crédibilité nulle – quand 2026 devrait péniblement finir vers 0,4 % au mieux. Seb et ses ministres appellent cela une « hypothèse » mais partout ailleurs, on parlerait plutôt d’une hallucination collective. Youpi.


Ah, et les taux ? Ils ne se décident plus à Paris mais à Francfort et sur les marchés, et avec une inflation à 3,1 % en septembre, personne n’attend la moindre détente.

Bon et que dire des dépenses, alors ?

Rien justement : alors qu’il y a tout à faire en la matière, « rien » semble être le leitmotiv gouvernemental : envisager des retouches sur les pensions déclenche immédiatement des salamalecs poisseux de tout le banc gouvernemental, le plus petit coup de rabot sur une aide sociale provoque des atermoiements sans fin, et face à la colère sociale qui monte, le gouvernement n’a trouvé qu’une réponse ridicule : avancer de quelques semaines la revalorisation automatique du SMIC, soit une quinzaine d’euros nets par mois, maquillant un changement de date en geste social.


Pendant ce temps, la dette s’auto-alimente avec un bel appétit : la charge d’intérêts atteindra 91 milliards d’euros en 2027, loin devant l’Éducation et la Défense, avant de dépasser les 100 milliards dès 2028. On augmentera gaillardement ces intérêts de 12 milliards tous les ans, soit ce que les députés viennent d’ajouter au déficit en quelques séances venteuses. Les prétendus efforts ne compensent même pas. On rame de plus en plus fort pour rester sur place, et on y échoue.

L’ironie de la situation est de surcroît visible jusque dans les rues. Ces intérêts pèsent près de sept fois le budget de la Justice et plus de quatre fois celui de la police, de la gendarmerie et des secours, alors que le 17 octobre dernier, des pillages et des violences d’une ampleur inédite ont frappé une vingtaine de villes. L’État qui se mêle de tout, du prix de l’électricité au taux de sucre des sodas, ne fait plus rien de bien et n’arrive même plus à garantir la seule chose pour laquelle on l’a inventé : la sécurité des personnes et des biens.

En pratique, le seul vrai levier est celui qu’aucun de ces clowns ne veut toucher : recentrer l’État sur le régalien et rendre le reste aux Français. Et manque de pot, incompétence, désir d’avenir d’emmerder les Français ou simplement sabotage, ceci ne figure dans aucun programme.


Pendant ce temps, la suite s’écrit quasiment sans tenir compte des gesticulations de nos dirigeants. Les mouvements sociaux se multiplient : le 17 a fait place au 24 puis au 31 octobre ; le 5 novembre, cinq syndicats appellent à la grève interprofessionnelle. Le 17 novembre, l’Assemblée votera (ou pas) un budget frankensteinesque que le Sénat recoudra en vrac avant un compromis de façade. Le 27, S&P mettra son grain de sel et le 17 décembre, le délai constitutionnel de 70 jours expirera, ce qui pourrait bien nous valoir une loi spéciale comme l’an dernier.

Avec une campagne présidentielle qui sent déjà le moisi et qui va pourtant entrer dans sa dernière ligne gauche, les promesses vont pleuvoir dru, et aucune ne parlera d’économies : retraites, SMIC, blocage des prix, chèques en tout genre, demandez et vous serez exaucé… Ou presque, car dans le même temps, l’État devra trouver près de 340 milliards d’euros sur les marchés qui verront probablement les choses autrement.

Sur le papier, on sait comment cette histoire se termine. La Grèce l’a vécue avec Athènes sous la tutelle de la troïka (Commission européenne, BCE et FMI) de 2010 à 2018 : trois plans d’aide, des pensions et des salaires largement amputés, des privatisations à marche forcée, un quart du PIB évaporé et un chômage au-delà de 25 %.

Ces réformes que les Grecs ne voulaient pas se sont imposées pour rembourser un train de vie en décalage complet de leur richesse réelle.

Et sur le papier, la France devrait en passer aussi par là… Avec la différence de taille : en 2010, la dette grecque tournait autour de 330 milliards d’euros ; la française dépasse aujourd’hui les 3 400 milliards, soit dix fois plus. La Grèce a pu être « sauvée » parce qu’elle était petite. Pour la France, ni le Mécanisme européen de stabilité ni le FMI n’ont les poches assez profondes, et les effets de bord seraient d’une tout autre violence : banques gavées d’OAT, assurances-vie des épargnants en première ligne, contagion immédiate à l’Italie et, pour finir, l’euro puis, possiblement, l’Union européenne elle-même sur la table.

Ce qu’aucun gouvernement français n’a eu le courage de proposer, un technocrate étranger pourrait bien l’imposer en quelques semaines. Et ce pourrait n’être même pas suffisant.

Forcément, cela va très bien se terminer.


https://h16free.com/2026/10/26/85551-en-france-tout-va-bien-le-precipice-est-stable
Julien Vergès
26/10/2026


J'ai toujours eu le sentiment que cette souverainiste mondaine du dimanche était une imposture de plus : on en a maintenant la démonstration, puisqu'elle reprend exactement la même rhétorique russophobe et complotiste que Macron, Merz, von der Lahyène.
En même temps elle vient de cette petite bourgeoisie socialiste diplômée de Science Po, il y avait donc toutes les raisons de s’en méfier.
Polony à la poubelle des cuistres nuisibles.
Gastel Etzwane
26/10/2026

L’Europe perd ses usines, l’Amérique récupère ses emplois

Le 24 octobre, le patron d’Audi, Gernot Döllner, est monté sur scène aux côtés de Donald Trump, en Géorgie, pour annoncer un investissement de 4,2 milliards de dollars dans une première usine américaine. À terme, 200 000 SUV haut de gamme produits chaque année et 4 500 emplois créés aux États-Unis.
Pendant que les dirigeants européens multiplient les discours sur la « souveraineté industrielle » et l’« autonomie stratégique », les entreprises allemandes investissent ailleurs. Confronté aux droits de douane américains, à une énergie devenue trop coûteuse et à une réglementation européenne toujours plus contraignante, Audi fait ses comptes et choisit les États-Unis.
Dans le même temps, Volkswagen, sa maison mère, prépare de nouvelles suppressions d’emplois en Europe. L’industrie automobile allemande, longtemps pilier de la première économie européenne, s’enfonce dans une crise que la concurrence chinoise ne fait qu’aggraver.
L’Europe paie aujourd’hui ses choix énergétiques, ses contraintes réglementaires et une politique industrielle qui semble avoir oublié la question essentielle : comment produire à des coûts compétitifs ? Quant à la France, sa désindustrialisation est déjà si avancée qu’il ne reste plus grand-chose à délocaliser.
Donald Trump peut se féliciter du résultat. Les Européens parlent de souveraineté, tandis que leurs industriels transfèrent leurs investissements outre-Atlantique.
Les discours sonnent dans le vide en Europe. Les usines, les capitaux et les emplois partent en Amérique.

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25 octobre 2026

Gastel Etzwane
25/10/2026

Extrême droite à l’horizon, extrême gauche dans les rues : le vrai décalage

Pendant que Le Monde publie, presque en boucle, des pages sur « la montée de l’extrême droite qui inquiète l’UE » et sur « Giorgia Meloni et l’internationale réactionnaire », les citoyens voient surtout ce qui se passe dans les rues.
Le 17 octobre 2026, en marge d’une mobilisation « contre la vie chère », l’hôtel de ville de Limoges, un monument du XIXe siècle (1883), inscrit aux monuments historiques, qui avait traversé deux guerres mondiales et le souvenir d’Oradour-sur-Glane, a été attaqué, pénétré et incendié. Le beffroi s’est effondré, la façade historique et une grande partie du bâtiment ont été détruites. Des personnels et des élus étaient encore à l’intérieur lorsque le feu a été mis. Le maire (LR) a clairement pointé l’ultragauche anarchiste ; des suspects fichés S pour cette mouvance ont été interpellés. Un tag « Vive la Commune » a été laissé sur place. Même des titres habituellement très à gauche ont dû reconnaître l’origine de l’acte. Ce n’est pas le résultat de l’extrême droite.
Sur le plan matériel, les premières estimations des assureurs (Morningstar DBRS et autres) situent les dégâts du seul week-end des 17-18 octobre entre 1 et 1,2 milliard d’euros de pertes assurées, un niveau comparable, voire supérieur, à celui des émeutes post-Nahel de 2023 qui avaient duré bien plus longtemps. Des milliers de commerces ont été touchés ou pillés, des véhicules brûlés, des bâtiments publics endommagés. Les revendications initiales (lycéens, Gilets jaunes) sont passées au second plan ; ce qui a dominé, c’est une convergence entre une extrême gauche radicale et une partie de la jeunesse issue de l’immigration, qui a transformé une manifestation en casse et en pillage.
Le 24 octobre, il y a eu moins de pillages, mais les centres-villes étaient morts : commerçants qui avaient vidé et barricadé leurs vitrines, rues désertes. Qui aurait eu envie de flâner samedi dernier ?
Dans un pays déjà lourdement endetté et en difficulté économique, ces destructions ne sont pas anecdotiques. Elles coûtent cher, elles détruisent du patrimoine irremplaçable, elles font peur et elles accélèrent la ruine. Les journaux qui continuent à orienter prioritairement leur inquiétude vers la montée du RN, de l’AfD ou des « réactionnaires » européens choisissent de regarder ailleurs que vers ce qui se passe concrètement dans les rues, qui y est présent, qui casse, qui brûle et qui ruine. La réalité quotidienne des citoyens, elle, est plus difficile à ignorer.



Julien Vergès
25/10/2026


L’ex colonel de l’armée suisse Jacques Baud est à nouveau sanctionné par Bruxelles, parce qu'il conteste dans ses analyses le narratif officiel de la guerre en Ukraine, selon lequel il s'agirait d’une agression non provoquée d’un régime autoritaire et impérialiste contre une démocratie européenne. Des sanctions prises contre un citoyen européen pour le priver de moyens de subsistance, en raison d’un délit d'opinion.
Dans la nouvelle version de l'acte d'accusation publié par le Conseil de l’UE, il est soupçonné de soutenir la parole de Moscou en diffusant «des théories du complot», «qui compromettent la démocratie et menacent la stabilité ou la sécurité d’un pays tiers». Une rhétorique soviétoïde qui rappelle Le procès de Kafka.
Gabriel Nerciat
25/10/2026

LES MALHEURS DE SOPHIE


Il ne faut jamais en douter : la grande bourgeoisie libérale de droite (par libéral, ici, j'entends surtout affranchie des classes populaires) est aussi risible, médiocre et déconnectée du réel que la petite ou la moyenne bourgeoisie gauchiste et mélenchoniste.
Elle se croit encore en 1990, à la veille de la chute de l'URSS, de la même manière que la bourgeoisie gauchiste se croit encore en Mai 1968 (la "révolution introuvable", disait déjà Raymond Aron).
Elle s'est reconnue dans un personnage aussi haïssable que Sarkozy parce que fondamentalement elle lui ressemble : atlantiste, cupide, servile, hâbleuse, à genoux devant les criminels sionistes de Tel-Aviv comme devant les potentats arabes wahhabites du Golfe dont elle convoite les miettes (tout en se jouant en privé un film de Croisades en technicolor semblable à celui de Ridley Scott).
Aujourd'hui, elle n'a toujours pas compris qu'elle a déjà passé la main.
Elle se reconnaît dans des champions de plus en plus parodiques et vulgaires : la Knafo, cette Du Barry maladroite qui se prend pour la marquise de Pompadour ; David Lisnard, le maquignon cannois à front de taureau si bien en cour à Kiev comme à Riyad ; Robert Ménard, l'ancien agent trotskiste de la CIA en pré-retraite ; Javier Milei, le bouffon argentin qui compte encore sur Trump pour lui éviter la faillite.
Pauvre Sophie de Menthon : elle aussi, dans son genre, est une marionnette aussi comique que Mathilde Panot ou Sandrine Rousseau. Elle s'offre un rêve à bon compte, comme Madame Bovary avec son Rodolphe. La fin ne sera pas heureuse. Sophie dans les urnes, c'est du même niveau que Martine à la plage.
Car malgré tout ce qu'on peut dire des compromissions et des lâchetés souvent exaspérantes consenties par Marine Le Pen ces dernières années, une chose néanmoins doit être mise à son actif : elle a toujours refusé de traiter avec ces minables (y compris Ménard qui a cru un temps pouvoir la manipuler), et si elle arrive au pouvoir ne leur accordera rien. Même pas un strapontin au Palais Bourbon, j'en prends le pari.
C'est aussi pour cela – et non pas malgré cela, comme on le croit chez Vincent Bolloré – qu'elle a désormais toutes les chances d'être élue chef de l'État.