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26 janvier 2026

Amelia, le bug à cheveux violets qui fait trembler 10 Downing Street

H16
26/1/2026

Il se passe des choses Outre-Manche : alors que la propagande pro-immigration et pro-mondialiste bat son plein, le peuple britannique montre de plus en plus vivement son agacement. Et le dernier avatar de cette crispation, Amelia, déclenche une gêne palpable au sein du gouvernement.

Vous n’en avez certainement pas entendu parler, tant la presse française se fait un devoir d’indigence dès qu’émerge un sujet politiquement incorrect, mais au Royaume-Uni, Amelia défraye la chronique. Amelia qui ? Au départ, c’est un personnage fictif au look gothique et aux cheveux violets qui a émergé des tréfonds d’un programme éducatif britannique délicieusement niais et financé par le gouvernement, baptisé « Pathways ».


En substance, ce bidule est un outil d’apprentissage géré par le ministère de l’Intérieur visant à lutter contre l’extrémisme et dans ce dernier, Amelia était censée incarner une jeune radicalisée par des idées d’extrême droite, prônant des positions farouchement anti-immigration ainsi que la défense des « droits anglais ». Lancée au début de ce mois, elle apparaît dans un jeu interactif destiné à sensibiliser les adolescents aux dangers de la radicalisation et à déceler les pièges de l’extrémisme en ligne.

Dans ce jeu, un certain Charlie est placé dans des situations où, de façon commode, l’extrémisme n’est jamais celui des islamistes ou des antifas, mais seulement de « l’extrême-droite » ou ce qui est présenté directement comme tel. Eh oui : dans Pathways, penser mal est un crime et penser trop, un délit aggravé. Pendant ce temps, Amelia est celle qu’il ne doit pas écouter, sous peine par exemple de se retrouver en prison pour avoir milité pour ne plus accepter d’immigrants illégaux…

Las ! Son design coloré a rapidement été détourné : au lieu de servir d’avertissement et de montrer ce qu’il ne faut surtout ni dire ni être, Amelia a rapidement été récupérée par les réseaux sociaux (notamment X et Reddit) et s’est muée en icône virale où elle a été adoptée par des communautés nationalistes, conservatrices, de droite et d’extrême-droite britannique.

Très rapidement, ce sont des douzaines de mèmes, de vidéos, d’animés (et même une cryptomonnaie sur le réseau Solana portant son nom) qui sont apparus et qui ont ainsi transformé cette antagoniste en égérie qui ridiculise depuis les efforts du gouvernement pour lutter précisément contre les discours anti-immigration, anti-mondialistes et conservateurs. Le compte X dédié à cette nouvelle figure a rapidement rassemblé des dizaines de milliers d’abonnés.


Destinée à représenter le mal, cette création virtuelle a rapidement conquis une frange croissante des internautes qui y ont trouvé un moyen simple d’utiliser les narratifs dégoulinants de niaiserie du gouvernement contre lui-même, transformant l’opération d’éducation de propagande maladroite du gouvernement en véritable retour de bâton massif qu’il est incapable à présent de juguler.

Ce n’est pourtant pas faute d’essayer, tant il est maintenant clair que le gouvernement britannique semble avoir choisi de passer le turbo sur l’autoroute vers l’enfer orwellien : depuis les lois comme « l’Online Safety Act » de 2023, il a intensifié la surveillance et la répression des discours en ligne, menant à une augmentation notable des poursuites pénales pour des publications considérées comme « haineuses » ou incitant à la violence. Par exemple, en 2025, des données policières ont révélé que plus de 12 000 personnes sont arrêtées annuellement pour des infractions liées à la parole, soit environ 30 par jour, incluant des retweets ou des caricatures.

À ceci s’ajoute des restrictions sur le droit de manifester, avec des lois comme le « Police, Crime, Sentencing and Courts Act » et le « Public Order Act » qui accordent aux forces de l’ordre des pouvoirs discrétionnaires pour interdire ou disperser des protestations pacifiques, ainsi que, encore plus inquiétante, la création d’unités spéciales comme la National Internet Intelligence Investigations team en 2025, destinée à suivre les publications « anti-migrants »… Eh oui, la police britannique ne court plus après les pickpockets, elle traque les adjectifs qualificatifs sur X.

Malgré ces menaces croissantes sur toutes les libertés fondamentales, nombreux sont ceux qui petit à petit se rendent compte de la fierté d’appartenir à une certaine culture occidentale, et qui, dans le cas présent, utilisent Amelia pour l’exprimer directement.


Au passage, notons que cette méthode a été copié aussi en Allemagne… et même en France.

Le succès de ce détournement par ce que les uns appellent les nationalistes d’extrême-droite et les autres les patriotes n’est cependant pas un simple succès de réseau social.

En effet, derrière les petits mèmes et les vidéos amusantes se développe une véritable haine de Keir Starmer dont les taux d’approbation sont absolument catastrophiques : à part Macron, qui réussit le pari d’être encore plus détesté (voire haï) par son peuple, le premier ministre britannique est le dirigeant le plus honni des chefs d’États et de gouvernements occidentaux.

Et ce n’est donc pas surprenant qu’au cours des deux semaines qui ont suivi la naissance et la croissance rapide de popularité d’Amelia, Keir Starmer a été contraint de modifier son projet d’identité numérique pour ne plus le rendre obligatoire, puis d’abandonner ses tentatives d’interdiction internationale de X, la plateforme de Musk, et a même été contraint de se retirer de l’accord sur les îles Chagos visant à les rendre à l’île Maurice.

Manifestement, l’opposition conservatrice est poussée par l’impopularité record de l’actuel premier ministre et le fiasco phénoménal d’Amelia ajoute de l’huile sur le feu.

Ce désastre édifiant révèle une nouvelle fois les limites des campagnes gouvernementales, et les limites intellectuelles plus profondes encore de ceux qui les mettent en place et qui sous-estiment assez systématiquement la culture internet et ses dynamiques imprévisibles.

En dotant Amelia d’une personnalité attachante et d’une esthétique séduisante, ces autorités ont véritablement fourni le bâton pour se faire battre, illustrant encore une fois à quel point ces réseaux sociaux sont trop indépendants et particulièrement rétifs à la propagande, dès lors que les discours variés y sont autorisés.

On comprend pourquoi ils sont devenus plus qu’une épine dans le pied de nos gouvernants mais bien la cible à abattre : non seulement cela contrecarre les niaiseries et la propagande qu’ils débitent, mais ils les retournent contre eux.

Combien de temps avant qu’un phénomène semblable se développe en France ?


https://h16free.com/2026/01/26/83242-amelia-le-bug-a-cheveux-violets-qui-fait-trembler-10-downing-street

25 janvier 2026

Marc Amblard
24/1/2026
Alexandre Legrand


Cher Manu,
tu as sans doute raison de faire ce que tu veux. Après tout, pourquoi te gêner ?
Cela fait maintenant huit ans que la situation dure, huit ans de décisions imposées, de promesses non tenues, de réformes contestées, et pourtant… aucune véritable réaction collective. Une partie des Français t’a même réélu, d’autres ont laissé faire, par résignation ou par manque de courage. Alors forcément, pourquoi t’arrêter ?
Le constat est le même pour l’ensemble de la classe politique : députés, sénateurs, ministres. Pourquoi se gêner quand le système le permet ? Les privilèges restent en place, les avantages s’accumulent, les écarts se creusent, pendant que ceux qui travaillent et subissent encaissent en silence.
Vous vous enrichissez, vous décidez, vous imposez, sans réelle conséquence. Le peuple observe, critique, râle parfois, mais ne bouge pas vraiment. Il y a de la colère, mais elle reste dispersée, étouffée, transformée en simples discussions ou en commentaires, sans action durable.
Au fond, le pouvoir vous a été accordé démocratiquement. Et tant que ceux qui l’ont donné ne le reprennent pas, pourquoi ne pas en profiter ? Tant que l’indignation ne se transforme pas en engagement, tant que la résignation domine, rien ne change.
Les Français râlent, comme souvent, mais cela s’arrête là. Ils protestent sans s’unir, contestent sans agir, espèrent sans croire. Et pendant ce temps, le système continue, intact, presque conforté par cette passivité. 5/1/2026

24 janvier 2026

INDIGNATIONS CANINES

Gabriel Nerciat


- 24/1/2026 - À chaque fois que le roi Donald crache effrontément à la gueule de ses vassaux européens (et notamment les vieux cockers anglais avec lesquels ce rude descendant d'Écossais a de toute évidence un compte à régler), la plupart d'entre eux, du moins parmi l'opinion qui se croit éclairée, croient bon de geindre avec véhémence en se demandant ce qu'ils ont bien pu lui faire pour justifier autant de dédain.
Pour autant, les vierges effarouchées de l'atlantisme défait s'abstiennent de poser la seule question pertinente que ce genre de vexations publiques appelle.
À savoir : au nom de quoi des soldats français, britanniques, danois ou polonais sont-ils allés mourir en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001 ?
La réponse est simple et sans appel : ils sont morts absolument pour rien.
D'abord parce que les Talibans ne menaçaient aucune nation européenne (exactement comme les Iraniens aujourd'hui) et que cette guerre n'était en rien la leur ; ensuite parce que les troupes de l'OTAN, après deux décennies de présence de plus en plus contrainte en Afghanistan, ont été vaincues et chassées du pays comme des malpropres, dans des conditions encore plus humiliantes que l'US Army au Vietnam en 1973.
C'est cela, en réalité, à mon sens, qui devrait indigner les Européens - et singulièrement les Britanniques.
Non seulement les dirigeants du Vieux Continent se sont prostitués et nous ont déshonorés en faisant participer nos soldats à une défaite honteuse qui n'aurait pas dû être celle de nos armées, mais de plus ils découvrent aujourd'hui que leur abaissement et leur déshonneur n'ont même pas échappé à la nation impériale qu'ils croyaient utile de flatter.
"On insulte la mémoire de nos hommes !", hurle le larbin atlantiste éconduit.
"Vous, vous avez insulté le passé de ces hommes, qui étaient encore vivants et que vous avez tués", devrait-on leur répondre, au lieu de s'enrubanner comme des paons sans queue dans la triste joie des indignations surjouées.

23 janvier 2026

Le piège de la Complexité Médiocre

H16
23/1/2026

À présent, les semi-habiles sont partout, ils se sont saisis des leviers du pouvoir et comme ce sont des demi-débiles, ils nous emmènent à la catastrophe avec l’assurance des somnambules.

Comment en est-on arrivé là ?


Au fil des années, la sphère académique, médiatique et politique a tout fait pour réduire le débat, et notamment le débat d’idée, démocratique et politique, à une dichotomie grotesque dans laquelle ils ne débattent pas, ils diagnostiquent : ou bien vous êtes d’accord avec elle, ou bien votre désaccord provient d’une ignorance ou d’une oppression internalisée, dans une sorte de « si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre vous-même. »

Cette vision, dominante dans la classe jacassante, estime que les opposants sont simplement influencés par la propagande conservatrice ou aveugles à leurs privilèges et donc que leur position est résultante d’un défaut cognitif ou moral. L’argumentation se mue alors en pédagogie condescendante et rapidement coercitive, expliquant ces positions adverses via des analyses psychologiques ou sociologiques, rendant le débat asymétrique et stérile au lieu de l’aborder sur le fond, transformant la discussion en une leçon de morale où l’autre n’est pas un égal, mais un patient à guérir.

On pourra prendre l’exemple des récents débats sur « l’identité de genre » dans lesquels toute remise en question des politiques d’inclusion transgenre est rapidement qualifiée de « transphobie » ou d’ignorance des « réalités vécues » des personnes concernées. On se souvient par exemple qu’en 2023, l’actrice Gina Carano a été licenciée par Disney pour des publications sur les réseaux sociaux comparant les persécutions politiques actuelles aux prémices de l’Holocauste nazi, ce que certains ont interprété comme une minimisation des oppressions actuelles. Plutôt que de débattre sur le fond, la réponse fut une application de « cancel culture » orchestrée par des activistes progressistes, menant à son exclusion professionnelle.


Il en va de même avec tous les autres sujets inflammables de l’actualité : l’opposition aux dogmes officiels, qu’ils soient estampillés scientifiques (sur le réchauffement climatique, les vaccins…) ou qu’ils soient sociétaux (immigration, souveraineté…) est systématiquement considérée comme provenant au mieux d’un groupe d’incultes ou au pire de salopards immoraux, et doit être non seulement combattue mais doit faire l’objet de poursuites aussi violentes et complètes que possibles, la mort sociale voire physique étant des options parfaitement envisageables. Eh oui : le semi-habile ne tolère pas qu’on lui démontre ses contradictions qui révéleraient qu’il n’est ni aussi intelligent qu’il le croit, ni aussi moral qu’il le proclame.

Pourtant, les personnes ainsi traitées ne sont souvent ni ignorantes ni stupides et beaucoup raisonnent en utilisant leur expérience de la vie, en tenant compte des paramètres essentiels comme les incitations économiques, les compromis nécessaires et la réciprocité sociale, leurs limites personnelles ou leur attachement à la famille, au travail et à la sécurité.

Ces individus, issus des classes moyennes ou modestes, ne s’expriment pas dans le jargon des séminaires universitaires, mais ils comprennent intuitivement ce qui ne marche pas dans la réalité. Leur simplicité n’est pas un vide intellectuel, mais provient de la « distillation » des leçons tirées de la vie courante et de ses conséquences concrètes. Ils se sont forgé une sagesse non dans les livres, mais dans les factures impayées et les promesses (électorales) brisées. Là où l’idéologue voit une « construction sociale » à déconstruire, l’homme du commun voit souvent un mur porteur à ne surtout pas abattre.

On en a (rarement mais parfois) l’aperçu sur certains plateaux télé lorsqu’un public pas trop trié sur le volet s’exprime directement à des politiciens ; souvent, ces derniers se retrouvent à patauger dans des arguments vaseux face au bon sens « paysan » d’hommes ou de femmes ordinaires.


Ce que cette attitude condescendante ne voit pas, c’est qu’elle sous-estime deux catégories d’individus qui menacent directement son monopole intellectuel : d’un côté, les individus bien dotés intellectuellement qui détectent rapidement les astuces et diversions rhétoriques, et de l’autre ceux qui mesurent les propositions par leurs résultats et non les belles formules de langage utilisées. Les « malins » et les « pragmatiques » convergent vite aux mêmes conclusions, sans détour : « ça ne marche pas » ou « ça crée des incitations perverses » ou « ça punit la compétence », etc.

Les premiers testent par les conséquences pratiques, les seconds déconstruisent les sophismes. Entre ces deux types, existe une zone intermédiaire où la sophistication verbale est confondue avec la vérité, où la complexité devient une vertu en soi et où l’on confond obscur et profond, ce marécage intellectuel où se noient les semi-habiles persuadés que plus c’est compliqué, plus c’est vrai.

À la fin, tout le discours officiel actuel, que ce soit celui des progressistes ou ceux des tenants de l’extrême-centre, n’est plus qu’une sorte de métaphysique morale déguisée en science sociale, inspirée du marxisme culturel et du post-modernisme. Et une fois ce cadre culturel et social accepté, le désaccord n’est plus une alternative valide mais un aveuglement à faire disparaître soit en rééduquant, soit en éliminant ceux qui le portent.

Et oui, ceci évoque effectivement le goulag soviétique ou les camps de rééducation maoïstes, où le dissident était jadis vu comme une « conscience fausse » à corriger ; aujourd’hui, si ces camps ne sont pas physiquement présents, on les retrouve avec la mort sociale par voie judiciaire, la débancarisation, l’interdiction de réseaux sociaux, la censure ou l’ostracisation. Youpi, le goulag s’est numérisé.


En somme, le drame réside dans cette confusion permanente entre complexité et intelligence.

Les cadres semi-habiles, d’une sophistication médiocre, paraissent profonds aux esprits non avertis, multiplient les notes de bas de page et les postures morales, mais ignorent les questions essentielles des pragmatiques (« Que se passera-t-il si on fait ça ? Qui paiera ? Qui en bénéficiera ? Qu’est-ce qui empirera ensuite ? Qu’est-ce que cela apprend aux gens ? ») et les remplacent par « Est-ce que ça sonne vertueux ? »

En somme, cette approche progressiste, bien que comme d’habitude motivée par des bons sentiments (ici, des idéaux d’équité), transforme le débat en une machine à exclure, favorisant une élite verbale (voire verbeuse) au détriment du pragmatisme populaire, scindant le peuple en deux avec d’un côté ceux qui, protégés de la réalité, s’emberlificotent dans leurs raisonnements complexes, et de l’autre, les vastes populations confrontées à une réalité simple mais sans pitié.

Dans cette ère de semi-habiles au pouvoir, le vrai danger n’est pas l’ignorance des masses, mais l’arrogance des élites. Plus on connait les hommes, plus on aime les chiens, expliquait Desproges ; plus on voit ces « élites », plus on aime les gens ordinaires.


https://h16free.com/2026/01/23/83013-le-piege-de-la-complexite-mediocre

TARTARIN DE L'ARCTIQUE

Gabriel Nerciat


- 23/1/2026 - Je crois qu'on a enfin trouvé le totem fétiche de l'Union européenne et de l'extrême-centre macronien : c'est le Tartarin d'Alphonse Daudet, ce collectionneur de casquettes hâbleur et vantard, qui fait croire à ses compatriotes tarasconais au terme d'un piteux voyage en Algérie qui l'a laissé sans le sou qu'il a tué moult fauves dont personne ne verra évidemment jamais les peaux dans sa ville natale.
Dans le rôle de Tartarin, Macron est excellent. C'est un personnage à sa mesure. C'est même peut-être par sa ressemblance morale avec lui qu'il acquiert enfin, pour la première fois de sa vie, quelque chose de vaguement français.
Car les Français aiment Tartarin, curieusement, et ne lui en veulent pas de ses mensonges ridicules, peut-être parce qu'ils ne prennent pas au sérieux la chasse au lion.
Trump, lui, s'apparenterait plutôt à Don Quichotte, mais sa singularité vient du fait qu'il est aussi, en même temps, Sancho Pança.
Le trumpisme est un donquichottisme, une affabulation carnavalesque autour d'une geste de chevalerie devenue impossible, qui emprunte la langue et les réflexes de Sancho pour paraître crédible. D'où ce côté baroque et comique, que les élites libérales et positivistes des deux rives de l'Occident n'apprécient pas.
Mais n'est-ce pas Picasso qui a dit un jour que le secret de l'Espagne résidait dans le fait que le Chevalier à la triste figure et son peureux valet ne formaient en réalité qu'une seule et même personne ?
Les Français, toutefois, sont-ils vraiment capables de croire qu'il suffit d'envoyer quarante bidasses se geler les fesses au milieu des pingouins pour désamorcer les volontés expansionnistes de Donald ou d'arraisonner - de façon totalement illégale - un navire civil soupçonné de transporter du gaz russe au large des eaux territoriales du Maroc pour intimider Poutine ?
Tout un essaim de plumitifs et de courtisans s'affairent depuis vingt-quatre heures pour nous le faire croire.
Sans dire l'essentiel : à savoir que ni Macron ni la dirigeante du gouvernement danois n'ont été mis au courant de l'accord passé entre Trump et Marx Rutte, le servile secrétaire général néerlandais de l'OTAN, dont ils ignorent encore, à l'heure qu'il est, la teneur.
Et sans trop insister sur le fait que le chancelier Merz s'est empressé de se désolidariser du Tartarin de l'Elysée pour complaire à Trump.
Rien ne doit gâcher le bonheur de Tartarin et de ses courtisans ébaubis. Tant pis s'il ne ramène pas de lions avec lui. A défaut on se contentera d'un cabri.
Dans le même temps, à Davos, le satrape mafieux de Kiev ne se gêne plus pour cracher à la gueule de ces Tartarins dérisoires qui viennent de s'endetter à hauteur de 90 milliards d'euros pour boucler son budget.
On ne sait plus chasser le lion, mais les putois, eux, sont bien là pour nous arracher la peau du cul. Surtout, prière de ne pas crier (seul un ancien Premier ministre belge, Elio Di Rupo, a osé protester) : si on se plaint des morsures d'un puant mammifère des bois, comment pourra-t-on prétendre affronter un jour un vrai fauve des montagnes d'Afrique ?

22 janvier 2026

Régis de Castelnau

Rubrique : union de la "gauche"

- 22/1/2026 - La loi Yadan, infecte loi scélérate, entend criminaliser comme antisémite toute critique de l’État génocidaire israélien.
Elle est ce faisant le pire des textes antisémites.
Puisqu’elle essentialise les Israéliens comme juifs (alors que 30 % des Israéliens ne sont pas juifs). En effet toutes les horreurs criminelles auxquelles nous assistons depuis plus de deux ans, massacres, épuration ethnique, apartheid, pogroms, atrocités sur les prisonniers, ont été commis par l’État d’Israël et certains de ses citoyens. Et cette proposition de loi vient prétendre que les critiquer ou les combattre serait antisémite.
Mesure-t-on que ce raisonnement absurde, qui n’a pour but que de protéger un État étranger, postule par conséquent que ces crimes commis sont juifs par nature ?
C’est simplement de la folie.
Comme par hasard, cette monstrueuse atteinte à la liberté d’expression garantie par notre Déclaration des Droits de l’Homme, a été signée par quatre députés socialistes dont évidemment François Hollande. Et c’est grâce à l’abstention des socialistes qu’elle a été adoptée par la commission des lois et sera discutée en séance lundi prochain.
Il n’y a bien sûr rien à attendre d’autre de la part de Madame Yadan dont l’activité parlementaire n’est consacrée qu’au service d’un État étranger.
Mais comment peut-on continuer, ne serait-ce qu’à discuter, avec les dirigeants d’un parti socialiste, dont un Olivier Faure n’hésite pas à afficher l'écœurante duplicité.
En ajoutant à la liste déjà copieuse de ses trahisons, celle d’un des principes les plus fondamentaux de la République ?
Jean-Michel Gorsse


- 21/1/2026 - Le scénario que tout le monde redoutait est en train de se produire en ce mois de janvier 2026. Selon les derniers rapports (notamment de l'agence TASS et des services de renseignement ukrainiens), l’armée de Kiev est aux abois et tente désespérément de sauver ce qu'il reste de son infrastructure vitale.
L’Ukraine a officiellement lancé un appel à la Russie et à l’IAEA pour que les sous-stations électriques proches des centrales nucléaires ne soient pas bombardées.
La Russie ne vise pas les réacteurs directement, mais elle détruit les nœuds électriques qui les entourent.
Objectif : déconnecter les centrales du réseau national pour plonger tout le pays dans une obscurité définitive. Sans ces sous-stations, l'énergie nucléaire ne peut plus circuler.
La preuve de cette stratégie implacable ? La sous-station Kharkivska (330 kV) dans le quartier de Slobidskyi vient d'être pulvérisée par 4 missiles russes Tornado-S. Résultat, Kharkiv est une ville morte, sans lumière, sans eau et sans chauffage par un froid polaire de -20°C.
Le ton a changé à la présidence. Zelensky vient d'avertir les habitants de la capitale qu'une offensive russe massive est imminente. Il demande désormais aux habitants de quitter Kiev s'ils le peuvent, pour trouver refuge chez des proches ailleurs ou à l'étranger.
Après avoir promis la victoire, Zelensky semble aujourd'hui gérer la fuite de son peuple pour satisfaire l'agenda de l'OTAN, pendant que son pays devient invivable.
En ce 21 janvier 2026, la Russie a gagné la bataille de l'énergie. En blanchissant les zones stratégiques de toute électricité, Moscou transforme l'Ukraine en un désert technologique. Techniquement, un pays sans réseau électrique ne peut plus faire la guerre ni même faire vivre sa population. Le choix pour Zelensky est désormais simple : la reddition totale sous les conditions du Kremlin ou la disparition totale de l'Ukraine en tant qu'État fonctionnel. L'hiver n'est plus un allié, c'est l'arme de destruction massive de Poutine.

21 janvier 2026

Identité numérique obligatoire : l’État veut les clés de votre vie mais perd les siennes partout

H16
21/1/2026

Chaque jour en France nous offre une occasion de nous réjouir des performances de l’État républicain.


Prenez par exemple la plateforme Hubee : vous ne saviez même pas que cela existait il y a encore quelques jours, et pourtant, l’actualité nous l’a fait découvrir et, en apprenant qu’il s’agissait d’un bidule étatique, vous avez immédiatement senti tous vos sphincters se refermer par réflexe et habitude. Vous avez raison.

HubEE (ou Hub d’Échange de l’État) est une superbe plateforme interministérielle française, opérationnelle depuis 2021, développée par la Direction interministérielle du numérique (la DINUM) dont l’objet est de faciliter la transmission sécurisée des démarches administratives en ligne effectuées par les citoyens vers les administrations et les collectivités territoriales. Obligatoire pour certaines procédures, HubEE agit comme une « poste électronique de l’État » en permettant l’échange de notifications, de fichiers et de données.

On le comprend, cet outil gère donc un nombre important de documents potentiellement très sensibles échangés entre les administrations et les assujettis et malgré cette importance, il semble que sa sécurisation n’ait pas été aux standards requis pour éviter les soucis : l’État français vient en effet de confirmer une compromission de données d’une ampleur exceptionnelle avec une « exfiltration » de près de 844 Go de données, soit environ 160 000 documents.

La fuite semble ne pas provenir d’une faille directe de l’infrastructure étatique mais plutôt de la compromission d’un compte cloud appartenant à un prestataire technique, permettant à des acteurs malveillants d’accéder à des informations hautement stratégiques.

Saperlipopette, il semble que la chaîne des sous-traitants numériques de l’administration ne soit pas tout à fait aussi solide qu’on le voudrait.


De surcroît, la nature des documents ayant fuité est particulièrement préoccupante pour la sécurité nationale : parmi les fichiers en goguette, on retrouve des plans détaillés de sites sensibles, notamment des établissements pénitentiaires et une base militaire, ainsi que des dossiers techniques sur des infrastructures critiques.

Bien sûr, les autorités tentent actuellement de minimiser l’ampleur de la catastrophe en expliquant que les systèmes de production n’ont pas été directement infiltrés. Cependant, la diffusion de ces schémas structurels représente un risque sécuritaire majeur, obligeant les services spécialisés à mener des analyses d’impact approfondies pour prévenir toute exploitation physique ou numérique de ces données.

On leur souhaite bien du courage, alors que cette fuite vient s’ajouter aux autres, malheureusement déjà nombreuses, impliquant à chaque fois des données privées, personnelles et souvent sensibles, détenues par des administrations ou des services publics dont tout indique à présent que leur gestion de la sécurité est particulièrement approximative.

Et non, ce n’est pas une exagération outrancière de la situation (ce n’est pas le genre de la maison, voyons !) si l’on s’en tient à ce qui s’est passé sur les trois derniers mois par exemple.

Ainsi, en octobre dernier, un groupe de hackers faisait fuiter plus de 45 millions d’enregistrements de citoyens français, compilés à partir de multiples sources comme les registres électoraux ou démographiques (noms complets, adresses, dates de naissance), les registres de professionnels de santé, ainsi que des informations financières et d’assurance automobile.


Ainsi, dans le même mois, une brèche dans la base de données de la FFTir (fédération reconnue par le ministère des Sports) exposait les données personnelles de 250 000 tireurs sportifs actuels et 750 000 anciens licenciés, incluant numéros de licence, état civil, adresses postales, emails et numéros de téléphone. Bien que la FFTir ne soit pas une entité gouvernementale au sens strict, elle gère tout de même des licences sous tutelle publique et cette fuite a entraîné – comme on pouvait s’y attendre – des cambriolages et vols d’armes.

Ainsi, en novembre, c’est Synbird – un service de prise de rendez-vous en ligne pour l’état civil utilisé par les collectivités locales – qui subit une brèche impactant 1300 mairies françaises. Là encore, des données personnelles sont volées (ce qui sera confirmé par plusieurs villes comme Brest, Quimper, Ploërmel, Mauron et Josselin). D’autres mairies isolées (Saint-Aubin d’Aubigné, Chatou, Alfortville) ont rapporté des fuites similaires en novembre.

Ainsi, toujours en novembre, c’est Pajemploi et l’URSSAF qui se font piller : au travers de Pajemploi – un service dédié à la déclaration des employés de garde d’enfants – ce sont les données de 1,2 million de personnes qui se retrouvent dans la nature, avec leurs noms, adresses, lieux de naissance, numéros de sécurité sociale et noms d’institutions bancaires.


Ainsi, le mois de décembre s’est ouvert avec une (nouvelle) brèche sur le site de France Travail affectant 1,6 million de jeunes suivis par les missions locales. Les données exposées incluent noms, prénoms, dates de naissance, adresses, numéros de téléphone, numéros de sécurité sociale et identifiants France Travail, tout ce qu’il faut pour « phisher » efficacement. Au passage, c’est l’une des sept fuites rapportées pour cette agence en 2025, soulignant quelques petits soucis récurrents.

Ainsi, un peu plus tard en décembre, c’est le Ministère de l’Intérieur qui passe à la casserole : une intrusion dans les systèmes de messagerie de ce ministère a permis aux hackers d’accéder à des comptes professionnels et à des fichiers sensibles, exposant potentiellement des données de plus de 16 millions de citoyens français, incluant des dossiers judiciaires, des informations personnelles identifiables et des enregistrements policiers. L’enquête a permis de retrouver un pirate de 22 ans à Limoges qui aura essentiellement profité d’un laxisme assez incroyable des règles de sécurité en place (pas de second facteur d’authentification par exemple).

Bref, même lorsqu’on se contente de revenir sur un triplet de mois seulement, la conclusion qui s’impose est que l’État, ce gardien de coffre-fort qui « cache » sa clé sous le paillasson, est absolument infoutu de sécuriser les données personnelles de ses citoyens, ainsi que les données de ses administrations, y compris les données sensibles.

Comme de nombreux précédents l’ont montré, l’État est caricaturalement mauvais lorsqu’il s’agit d’informatique. La numérisation des administrations est devenue au mieux un sujet de blagues, au pire une série de catastrophes industrielles. « L’État stratège », en matière de cybersécurité, c’est un parachutiste manchot. Intention louable mais atterrissage prévisiblement douloureux.

Mais pire que tout, c’est ce même État, ces mêmes stratèges aux petits pieds et ces mêmes décideurs incompétents qui, actuellement, poussent tant qu’ils le peuvent l’implantation d’une identité numérique pour tous les citoyens, leur obligation de s’en servir pour un oui ou un non, y compris sur les réseaux sociaux par exemple, afin d’assouvir leurs désirs de contrôle, et bien sûr de censure dans le cas des plateformes sociales.

Ce même État absolument infoutu de sécuriser nos données privées ainsi que ses propres données sensibles est absolument déterminé à nous imposer une identité numérique qui va centraliser en concentrer encore davantage nos données personnelles dans ses pognes maladroites de balourd incompétent.

Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?


https://h16free.com/2026/01/21/83208-identite-numerique-obligatoire-letat-veut-les-cles-de-votre-vie-mais-perd-les-siennes-partout
Dessin de Yannick Lefrançois