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12 mai 2026

Natalia Routkevitch
11/5/2026

Le 9 Mai vs le 9 Mai

Il n’est pas étonnant que les célébrations de ces derniers jours aient fait couler autant d’encre, de larmes et de venin, suscitant chez beaucoup le besoin d’exprimer, plus ou moins publiquement, des passions joyeuses ou tristes.
C’est que cette date, et ce qu’elle symbolise pour les uns et les autres, se trouve au cœur des nouvelles guerres de religion qui déchirent le continent européen. Elle est au centre de croyances qui s’opposent et s’affrontent, mais aussi du conflit militaire mené avec acharnement dans la partie orientale de l’Europe, avec l’implication importante de nombreux États du monde. Un conflit qui a déjà coûté tant de vies et qui menace d’en coûter encore davantage.
Le 9 mai, une grande partie des habitants de l’Eurasie commémore l’anéantissement du nazisme au prix d’immenses sacrifices consentis par le peuple russe, les autres peuples des républiques soviétiques, ainsi que les Alliés et les mouvements de résistance de nombreux pays auxquels hommage est rendu ce jour-là.
Au centre de ce récit : l’unicité du crime nazi et du monstre abattu ; la reconnaissance du nazisme comme une menace existentielle pour de nombreux peuples ; le rôle décisif de l’URSS ; enfin, la nécessité de commémorer cette victoire afin de prévenir toute résurgence des idéologies d’État fondées sur la supériorité raciale.
L’autre partie du continent commémore la chute du nazisme le 8 mai, avec davantage de retenue et de réserves, en en faisant avant tout « un jour pour la paix », « un jour de deuil pour les victimes des totalitarismes », « un jour contre toutes les guerres », bref, un jour pour tout le bien et contre tout le mal.
Le récit des événements diffère plus ou moins sensiblement, ou du moins les accents ne sont pas placés de la même manière.
Ainsi, cette année, le chancelier allemand Friedrich Merz a certes salué la libération de l’Allemagne du régime nazi, mais sans prononcer un mot sur le rôle de l’Armée rouge. Lors d’un briefing, lorsqu’un journaliste a posé frontalement la question de savoir qui avait libéré l’Allemagne du nazisme, le représentant du gouvernement a refusé de répondre, renvoyant à des sources écrites.
Le grand jour de communion sacrée de cette autre obédience tombe lui aussi le 9 mai, devenu Journée de l’Europe pour les habitants de l’Union européenne, l’européisme y étant inculqué comme une grande religion civile.
D’ailleurs, est-ce vraiment une coïncidence si la Journée de l’Europe a été fixée au 9 mai, date où l’URSS et ses alliés commémorent leur grande Victoire sur le nazisme ?
Dans ses canons, l’Europe représente le règne de la démocratie, de la liberté et, plus largement, le meilleur modèle politique et social du monde. Elle se pense comme l’exact opposé des totalitarismes, n’ayant rien à voir ni avec le nazisme ni avec le totalitarisme soviétique, présentés dans cette vision comme des frères jumeaux.
Beaucoup d’observateurs ont souligné à quel point la dimension religieuse joue un rôle important dans ces deux célébrations, aussi bien dans leur dimension cultuelle que dans leur fonction de "religare", de lien collectif.
Ainsi, la grande Victoire n’est plus seulement un souvenir : elle est devenue un culte, un autel autour duquel les gens se rassemblent, se recueillent et communient, réunis par cette mémoire en un seul corps. Ce n'est pas pour rien qu'elle est parfois appelée en Russie des « Pâques séculières », car, à l’image de Pâques – fête centrale de l’orthodoxie célébrant la résurrection du Christ – la Victoire de 1945 célèbre une forme de résurrection miraculeuse d’un peuple promis à l’anéantissement. Au prix d’un sacrifice immense, de souffrances inouïes, ce peuple aurait su résister, renaître et se relever avec une rapidité telle qu’il fut capable, quinze ans plus tard, d’envoyer un homme dans l’espace.
Le culte possède ses masses de fidèles, mais aussi ses hérétiques, blâmés pour remettre en cause le caractère sacré de la fête, ainsi que ses martyrs, qui professent ce culte dans un environnement hostile à leurs risques et périls.
La religion européiste, elle, s’est imposée plus discrètement, presque subrepticement, dans l’esprit du père fondateur Jean Monnet : les petits ruisseaux font les grands fleuves.
L’affirmation d’une identité européenne est devenue un élément incontournable de la vie publique, et le drapeau étoilé s’est imposé dans les paysages, surpassant souvent en nombre les drapeaux nationaux – à l’image du droit et des normes européens, qui tendent à primer sur les législations nationales. Plusieurs générations ont grandi dans les pays de l’Union européenne avec l’idée constante des « valeurs européennes » et d’une identité commune. Être pro-européen – au sens d’adhérer au projet de l’UE – n’est plus simplement une option : c’est un prérequis implicite pour toute position publique aspirant à une certaine respectabilité.
« L’Europe, c’est la paix », « ensemble nous sommes plus forts », ou encore l’image de « l’Europe-jardin au milieu de la jungle mondiale » sont devenues des crédos que l’on ne remet plus en question.
Régis Debray, que je cite souvent, qualifiait l’européisme de religion plate et fade, parce qu’elle renverrait davantage à des « valeurs » qu’au sacré, reposant sur un patriotisme constitutionnel désincarné, des règlements et, surtout, l’argent.
Mais on ne peut pas lui donner entièrement raison.
Si de nombreux Ukrainiens se sont mobilisés pendant leur Maïdan pour l’Europe et contre une association plus étroite avec la Russie, si beaucoup acceptent aujourd’hui de mourir pour ce qu’ils considèrent comme la défense de leur choix européen, ce n’est pas seulement pour des avantages matériels qu’ils espèrent retirer de l’appartenance à l’Europe. Moscou pouvait elle aussi offrir de l’argent, des contrats avantageux et divers bénéfices économiques.
Ce qu’elle ne pouvait offrir, en revanche, c’était le sentiment d’appartenir à ce club sélect, à ce «jardin», à ce monde perçu comme civilisé.
Ce qui est central dans la religion européenne, ce n’est donc pas uniquement la prospérité, mais le statut : la posture morale de celui qui fixe les règles et se pose en arbitre en décidant des valeurs suprêmes.
Si l’argent est devenu une mesure universelle, ce qui compte davantage encore, c’est le pouvoir d’imposer les normes et de définir qui appartient au camp du bien et qui en est exclu.
Un pays riche peut être transformé en paria du jour au lendemain, coupé d’une partie des échanges et des commodités du monde globalisé, sa richesse se trouvant alors grandement dévaluée. Ce qui distingue le « jardin » de la « jungle », c’est précisément l'habilitation de désigner les parias.
Et c’est pour préserver ce statut d’arbitre moral suprême que l’UE fait aujourd'hui de ce conflit une affaire de principe en acceptant de sacrifier ce qui semblait pourtant, selon ses propres standards, le plus précieux : le bien-être matériel de ses populations, désormais invitées à se serrer la ceinture et à assumer les lourdes conséquences de décisions « dictées par les valeurs » – qu’il s’agisse de la rupture des liens économiques ou de la perspective d’une confrontation militaire accrue. C’est donc dans l’espoir d’être admise dans ce club que l’Ukraine mène sa bataille.
Enfin, la question mémorielle et les croyances liées à la Grande Victoire comme à l’Europe se trouvaient déjà au cœur du Maïdan ukrainien.
Les séparatistes et ceux qui ont contesté les résultats de l’Euro-Maïdan l’ont fait en grande partie pour des raisons mémorielles : par opposition à ce qu’ils percevaient comme une remise en cause du culte de la Grande Victoire soviétique sur le nazisme – un récit particulièrement insupportable pour les forces les plus actives et virulentes du Maïdan, pour des raisons abondamment étudiées et commentées.

Enfin, il est somme toute logique que le principal cri de ralliement des élites européennes et le ciment du fragile édifice européen sont aujourd’hui une hostilité de longue durée envers la Russie. Certes, cette hostilité varie en intensité selon les pays, mais il serait erroné de voir dans les quelques gouvernements réticents aux mesures les plus radicales – souvent par souci de préserver leurs intérêts nationaux – de véritables alliés de Moscou.
La Russie conteste un statut fondamental : celui de l’Occident comme arbitre ultime de la modernité politique et historique. Ce n’est pas nouveau, et ce n’est pas acceptable.
Historiquement, et si l’on s’en tient au XXᵉ siècle, l’Europe communautaire s’est construite, sous supervision américaine, comme un rempart contre l’URSS. Dans cette perspective, les pays occidentaux n’ont pas hésité à réintégrer d’anciens cadres nazis afin de faire face à ce qu’ils percevaient comme la menace principale : la menace soviétique.
La gifle retentissante infligée par Beate Klarsfeld à Kurt Georg Kiesinger en 1968 rappelait brutalement une vérité peu commode : un grand nombre d’anciens nazis avaient non seulement échappé à toute sanction, mais avaient ensuite mené de brillantes carrières politiques, administratives ou économiques. Et le cas de Kiesinger était loin d’être le plus scandaleux.
Des militaires haut-gradés étroitement liés à la machine de guerre de la Seconde Guerre mondiale et à l’invasion de l’URSS devinrent après-guerre les architectes de la nouvelle armée ouest-allemande, de l’OTAN et des services de renseignement de la RFA. Des industriels compromis avec le régime hitlérien ou des collaborateurs de l’occupation jouèrent un rôle important dans la conduite des politiques européennes et dans l’élaboration des institutions de l’Europe unie.
À la lumière de certaines évolutions récentes – militarisation croissante de l’Europe, escalade permanente en Ukraine et la nature de son système politique, interdiction de symboles associés à la victoire soviétique en Europe, sanctions d’une ampleur inédite, ou encore rhétorique assimilant parfois la Russie à une « sous-civilisation » – on comprend mieux l’attitude russe vis-à-vis de ce que Moscou appelle « l’Occident collectif » ainsi que l'association devenue récurrente entre la guerre d'hier et celle d'aujourd'hui.
Pour de nombreux observateurs, ces thèmes réveillent une mémoire historique extrêmement sensible et rappellent de plus en plus une musique connue. Il est d’ailleurs frappant de réécouter aujourd’hui l’un des plus célèbres discours de Joseph Goebbels – celui du Palais des Sports sur la « guerre totale », prononcé après la Bataille de Stalingrad. Le mot « Europe » y revient sans cesse : l’Allemagne y est présentée comme le "rempart de la civilisation européenne" face à une "barbarie soviétique".
L’un des politologues et conseillers politiques russes les plus influents des trente dernières années, Gleb Pavlovski, décédé en 2023, écrivait dans la préface d’un ouvrage paru en 2005 et consacré à la Constitution européenne dans laquelle des auteurs russes voyaient déjà la volonté de construire une « Europe dirigée contre la Russie », mais aussi de « contre-carrer la tradition de la démocratie européenne » :
« Une seule nation européenne est d’avance exclue de l’Europe : la Russie, à qui l’on conteste jusqu’à son identité européenne. Il faut prendre la mesure de ce que cela implique, et des dangers que cela comporte. »
Et de poursuivre :
"On oublie souvent que les deux grandes guerres patriotiques russes – celle de 1812 contre Napoléon Bonaparte et celle de 1941-1945 contre les forces nazies – furent menées contre des « unificateurs de l’Europe ». Tous deux envahirent la Russie avec une extrême violence au nom d’une certaine idée de l’unité européenne. Napoléon rêvait déjà de faire de son Code civil la constitution d’une Europe unifiée, sous une bannière ornée d’abeilles d’or. Et il ne fut pas le dernier.
Lorsque Adolf Hitler entreprit à son tour « l’unification » de l’Europe, parfois par la force, parfois avec l’appui d’alliés volontaires, deux puissances seulement refusèrent cette entreprise et conservèrent pleinement leur souveraineté : le Royaume-Uni et l’Union soviétique. Ce sont elles qui, au bout du compte, contribuèrent de manière décisive à la libération du continent.
Historiquement attachée à sa souveraineté, la Russie demeure extrêmement sensible à toute tentative d’imposer un nouveau standard impérial au monde. Elle se perçoit à la fois comme un État européen et comme une civilisation à part entière, porteuse de sa propre conception des valeurs universelles. Au cœur de cette identité se trouve la Grande Guerre patriotique de 1941-1945, perçue comme un choix existentiel en faveur d’une Europe antifasciste et plurielle, opposée à une autre vision de l’Europe unifiée sous domination nazie. »


Péonia
11/5/2026

Le monde de l’« art » contemporain expose sa putréfaction à la Biennale de Venise 2026

Progressisme en forme nue, choc et horreur : bassin rempli d’urine des visiteurs dans lequel des « artistes » nagent, femme nue transformée en battant de cloche vivant, récipients à sperme… Le progressisme en pleine décomposition.
Cette édition restera dans les annales comme un concours d’abjection assumée. Les mots d’ordre : obscène, choquer, salir.
Dans le pavillon autrichien, Florentina Holzinger s’est suspendue nue, tête en bas, transformée en battant de cloche qu’elle fait sonner avec son propre corps. Autour, des « artistes » nus se contorsionnent dans un « parc aquatique » alimenté par l’urine des visiteurs, collectée, « purifiée » et recyclée en eau de baignade. Des centaines de personnes ont fait la queue pour uriner dans les toilettes qui alimentent l’aquarium où d’autres performers flottent quatre heures d’affilée, masque de plongée sur le visage. Bonus : salle inondée d’eaux usées marron, femme nue sur jet-ski et corps dénudés agrippés à une girouette géante.
La Pologne propose Langues liquides (« Liquid Tongues ») : un chœur de sourds immergés dans une piscine, imitant les chants de baleines. La Roumanie explore les « intersections entre écologie, politique et ressources naturelles » dans une ode à la mer Noire. Quant au Danemark, il expose sobrement des récipients à sperme pour sa banque de gamètes, dans Things To Come.
Scandales, protestations contre la Russie et Israël, et surtout un festival d’obscénité subventionnée : la Biennale 2026 a parfaitement réussi son pari. L’avant-garde contemporaine n’est plus provocatrice, elle est simplement répugnante. Et fière de l’être.
Votre « art » c’est de la m€rde.

Gastel Etzwane
12/5/2026

L’Allemagne franchit la ligne rouge : de la « simple aide » à la co-belligérance assumée, pendant que son économie s’effondre et que les peuples ne sont pas consultés.
Le 11 mai 2026, le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius s’est rendu à Kiev pour signer, en grande pompe, un accord de production conjointe à grande échelle de drones d’attaque à longue portée. Objectif affiché : des systèmes capables de frapper jusqu’à 1 500 kilomètres en profondeur sur le territoire russe, visant infrastructures militaires et économiques. Des modèles ukrainiens déjà éprouvés (Lyutyi, UJ-22 Airborne, Bober, UAV à réaction) vont bénéficier de l’industrie, de l’ingénierie et des financements allemands. Des coentreprises vont voir le jour, avec production de masse en Allemagne même.
On ne parle plus ici d’« aide humanitaire » ou de « soutien défensif ». Il s’agit d’une co-belligérance littérale. L’Allemagne ne se contente plus de livrer des armes : elle co-développe, co-produit et co-finance activement des armes offensives à frappe profonde sur son propre sol. Pistorius l’a dit sans ambiguïté : il s’agit de capacités de « deep strike ». Berlin devient ainsi un acteur direct de l’escalade, transformant son territoire en plateforme industrielle pour une guerre qui s’étend loin derrière les lignes du front. La Russie, elle, ne s’y trompe pas : pour Moscou, ces drones allemands sont des munitions allemandes tirées sur des objectifs russes.
Et pendant ce temps, le peuple allemand n’a jamais été consulté. Pas de référendum, pas de grand débat national, pas de vote populaire sur cette décision stratégique majeure. Exactement comme en France, où les dirigeants engagent des milliards dans ce conflit sans jamais demander l’avis des citoyens. Les gouvernements décident seuls, au nom d’une « solidarité européenne » et d’une « défense de la paix » qui sonnent de plus en plus creux.
Le contraste est d’autant plus frappant que l’économie allemande est en train de s’effondrer. En avril 2026, le gouvernement a été contraint de diviser par deux sa prévision de croissance pour l’année : de 1 % à seulement 0,5 %. Après des années de récession ou de quasi-stagnation, la première économie européenne peine à redémarrer. Crise énergétique persistante, désindustrialisation massive, confiance des entreprises au plus bas : les instituts de conjoncture parlent d’une reprise « fragile » voire inexistante. Des titres de presse sérieux évoquent une « Allemagne brisée » confrontée à une crise structurelle profonde.
Dans ce contexte, l’Allemagne (comme la France) continue d’injecter des milliards d’euros publics dans l’effort de guerre : plus de 11 milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine prévus pour 2026, un budget défense record (4e dépense militaire mondiale), et des fonds spéciaux qui s’ajoutent à une dette publique déjà élevée. Pendant ce temps, les services publics, santé, éducation, sécurité, manquent cruellement de moyens. Les hôpitaux saturent, les écoles manquent de professeurs, la sécurité intérieure est sous tension. On fabrique alors un consentement artificiel : on parle de « valeurs européennes », de « lutte pour la démocratie », de « solidarité », pour faire accepter à des populations épuisées que l’argent public parte massivement vers des armes plutôt que vers leurs besoins quotidiens.
C’est le même schéma des deux côtés du Rhin. Les dirigeants européens choisissent l’escalade militaire plutôt que la priorité au bien-être de leurs peuples. Ils transforment des économies déjà fragiles en machines de guerre, tout en répétant que « ce n’est pas notre guerre ».
Triste monde. Un monde où les gouvernements mentent par omission ou par euphémisme à leurs citoyens, où les priorités sont inversées, où la co-belligérance se cache derrière le langage de l’aide humanitaire. L’histoire jugera. Et elle retiendra peut-être que, en 2026, l’Allemagne, comme la France, a choisi de franchir une ligne rouge historique sans jamais demander l’autorisation à ceux qui paieront, au final, la facture.


11 mai 2026

Gilles Casanova
10/5/2026


Depuis quelques années, nous sommes soumis en Europe occidentale à un véritable Niagara médiatique révisionniste destiné à nous faire croire que la Seconde Guerre mondiale aurait été gagnée essentiellement par les forces américaines et britanniques, et que cette guerre n’aurait opposé, au fond, que deux figures du mal : quelques Allemands antisémites menés par un dirigeant dément, et surtout les communistes soviétiques.
La réalité historique est pourtant connue. Alors que le front anglo-américain s’étendait sur quelques centaines de kilomètres, c’est sur plus de 6 000 kilomètres que se déployait le front de l’Est, où l’Union soviétique affrontait l’essentiel des forces du Reich allemand. C’est là que s’est jouée la défaite d’Hitler et du nazisme ; c’est là que se trouvait l’enjeu décisif de cette guerre.
Pourquoi, dès lors, les dirigeants des grands pays d’Europe occidentale racontent-ils aujourd’hui une autre histoire ?
Ce n’est pas que leur mémoire défaille. Ce n’est pas davantage que la propagande hollywoodienne leur aurait fait croire que la Seconde Guerre mondiale bascula le 6 juin 1944, alors que le tournant militaire majeur fut évidemment la bataille de Stalingrad. Non. S’ils réécrivent ainsi le passé, c’est qu’ils regrettent profondément la manière dont la guerre s’est achevée.
Et c’est autour de ce regret que communient aujourd’hui :
– des dirigeants allemands qui renouent avec une tonalité militariste que l’on croyait disparue ;
– des dirigeants britanniques demeurés fidèles à l’alignement atlantiste et au soutien des interventions bellicistes américaines ;
– des dirigeants français qui voient, comme jadis certains à Vichy, dans la domination allemande le seul moteur possible de la « Grande Europe » censée les préserver du face-à-face terrible avec leur propre peuple.
Au fond, ils considèrent que la Seconde Guerre mondiale s’est mal terminée. Ils auraient voulu qu’elle débouche sur le succès des tentatives de paix séparée entre le IIIe Reich et les Anglo-Américains, afin de retourner ensuite leurs forces unies contre l’Union soviétique, d’abattre le communisme et d’affaiblir durablement la Russie.
Certes, la tentative menée par Heinrich Himmler échoua faute de crédibilité politique. Mais l’Opération « Sunrise » faillit, elle, aboutir. Ces négociations secrètes conduites en Suisse entre Allen Dulles, chef de l’OSS (les services secrets des USA à l'époque) à Berne, et le général SS Karl Wolff visaient à organiser une capitulation allemande séparée. Lorsque le plan commence à se mettre en œuvre effectivement et que les troupes allemandes d’Italie capitulent, les soviétiques comprennent la tentative de retournement d'alliance et menacent suffisamment pour écraser l'opération
Voilà le regret qui les hante.
Voilà aussi pourquoi ils soutiennent aujourd’hui en Ukraine des mouvements se réclamant de l’héritage de Stepan Bandera, fervent combattant allié au régime nazi. Voilà pourquoi, depuis des décennies, tant d’anciens responsables issus de l’appareil politique ou administratif du Reich ont été recyclés dans les structures occidentales puis européennes, avant d’être relayés aujourd’hui par leurs héritiers, qui se révèlent l'être aussi au plan politique et idéologique…
La volonté de l’État profond américain, de Keir Starmer, d’Emmanuel Macron ou de Friedrich Merz serait de reprendre le cours interrompu de l’Histoire : effacer l’échec de ces tentatives infructueuses passées et préparer une grande confrontation occidentale contre la Russie.
C’est le sens du réarmement qu’ils organisent ; c’est le sens des discours du Chancelier allemand ; c’est le sens aussi de l’alignement d’Emmanuel Macron lorsqu’il envisage de donner l’arme nucléaire française à l’Allemagne, alors même que cette force de dissuasion fut conçue, historiquement, pour préserver la France de toute nouvelle occupation de son territoire, occupé par trois fois par l'Allemagne.
Nous ne sommes donc pas confrontés à des dirigeants momentanément oublieux, mais à des responsables politiques mus par une vision historique assez cohérente.
C’est ce qui expliquerait, par exemple, l’interdiction faite par les autorités allemandes aux représentants russes d’assister aux commémorations de la libération des camps nazis construits par l'Allemagne et libérés par l’Armée rouge, ainsi que le silence des gouvernements français et britannique devant une telle décision. Et cet exemple n’est qu’un parmi beaucoup d’autres observables depuis une dizaine d’années.
Voilà ce que sont devenus nos dirigeants. Voilà ce qu’ils voudraient imposer.
Dans un an, la France aura la possibilité d’en changer. Mais, pour l’heure, peu de voix puissantes semblent encore capables de s’opposer à ce révisionnisme désormais actif, assumé et politique.
C’est pourtant une urgence.
René Chiche
11/5/2026

Dix mille euros.

C’est la somme que l’État vient d’être condamné à verser à la mère et à la sœur de Jean-Pascal Vernet, ce professeur des écoles qui s’est suicidé le 2 mai 2019 après avoir reçu par erreur un courrier de l’administration l’informant de sa suspension et de sa mise en examen.
Dix mille euros, serait-ce donc le prix accordé à la vie d’un professeur ? Ou bien hélas plus vraisemblablement le solde de tout compte consenti par l’État, qui est ici juge et partie, pour endosser sa responsabilité sans assumer sa faute ? « Allez, on vous donne 10 000 euros et on n’en parle plus ! »
Car le plus sidérant n’est peut-être pas l’estimation dérisoire du préjudice causé à une mère et à une sœur par la mort d’un fils et frère dans ces conditions, le plus sidérant est que le tribunal administratif de Marseille reconnaît la responsabilité de l’État tout en affirmant qu’aucune faute de l’administration ne serait établie. Le tribunal appelle cela une « responsabilité sans faute ». La formule est juridiquement connue, certes. Mais appliquée à une affaire de cette nature, elle provoque un véritable vertige moral.
Car oui, il y avait bien erreur. Le jugement le reconnaît lui-même noir sur blanc : le courrier évoquait une procédure pénale qui concernait en réalité un autre enseignant. Le tribunal reconnaît également que Jean-Pascal Vernet, après avoir reçu cette lettre, a rédigé un courrier d’adieu dans lequel il affirmait faire l’objet d’une procédure pénale, avant de mettre fin à ses jours quarante-huit heures plus tard. Le suicide est reconnu « imputable au service ». Et pourtant, malgré tout cela, il n’y aurait pas de faute…
Cette décision marque peut-être l’aboutissement d’une évolution profondément inquiétante de notre institution : celle d’un système capable de broyer un agent sans véritablement s’en rendre compte ni surtout s’en demander compte, capable de le conduire à la mort puis d’effacer juridiquement toute responsabilité humaine derrière les abstractions et commodités du droit administratif.
Le plus glaçant est peut-être dans ce passage du jugement où le tribunal reproche à la famille de ne pas apporter suffisamment de précisions pour démontrer la faute de l’administration. Comme si le fait d’adresser par erreur à un professeur un courrier lui annonçant sa mise en examen ne constituait pas déjà, en soi, une faute d’une gravité extrême. Comme si l’on pouvait sérieusement soutenir qu’aucun dysfonctionnement administratif fautif n’existait dans une telle affaire.

H16
11/5/2026

VPN, chiffrement, gel des avoirs : la triple offensive discrète contre la liberté d’expression

Pour une bonne partie de la classe politique européenne, la liberté d’expression est devenue le bruit du voisin qui tond sa pelouse un dimanche matin : absolument insupportable. Le réseau X de Musk étant l’amplificateur le plus bruyant, il était inévitable qu’il serve de cible répétée, comme on l’observe avec l’information judiciaire ouverte par le parquet de Paris, dont la sobriété politique pourrait être encadrée.

Cependant, au-delà de Musk, c’est tout un arsenal qui se met en place : VPN dans le viseur, chiffrement à abattre, avoirs à geler, avec une seule logique et un seul perdant possible.

Ainsi, dans cette course effrénée au contrôle, les VPN constituent l’un des derniers cailloux dans la chaussure du surveillant.

Pour rappel, cette technologie permet à l’utilisateur de naviguer en protégeant ses communications avec les sites qu’il visite, ce qui est manifestement insupportable pour la caste dirigeante. Rassurez-vous, le Parlement européen vient de plancher sur la question et son diagnostic est limpide : si l’on veut « protéger les enfants », il faut d’une manière ou d’une autre en finir avec ces vilaines technologies.


L’European Parliamentary Research Service a même publié un message remarqué expliquant que les VPN seraient « de plus en plus utilisés pour contourner la vérification d’âge en ligne » (l’horreur, quasiment le nazisme !), argument vendu en parallèle de l’annonce d’une nouvelle application européenne de vérification d’âge prête à être déployée.

Le timing est fortuit, comme tout ce qui sort de Bruxelles.

Malheureusement, les éléments avancés sont faux et la note de communauté sous l’ânerie parlementaire le rappelle clairement : selon une étude de l’University of Michigan, 82,1 % des utilisateurs de VPN s’en servent pour se protéger de menaces diverses, et aucune recherche sérieuse n’établit l’explosion d’usage par des adolescents pressés de regarder des contenus interdits. Le prétexte est un costume mal taillé. En somme, nos dirigeants voudraient « protéger » les enfants plus que leurs parents, et la protection en question ressemble vraiment à une porte d’entrée pour implanter en Europe l’équivalent local du Great Firewall chinois.

Et pendant que Bruxelles s’applique à saboter les VPN, les services de renseignement français, eux, ne s’embarrassent même plus d’enrobage : ils veulent en finir avec les messageries chiffrées de bout en bout. Le rapport de la Délégation parlementaire au renseignement, déposé fin 2025 et rendu public fin avril, l’écrit d’ailleurs noir sur blanc : 60 à 80 % des communications passent par du chiffrement, ce qui est fort gênant quand on veut espionner tout le monde.

La solution proposée ? Des backdoors i.e. des mécanisme de contournement des protections, bien sûr !


Quant à la jurisprudence européenne qui protège encore le citoyen, la délégation la juge poliment « déconnectée des réalités techniques et opérationnelles », onctueuse formule pour dire qu’il faudrait s’en débarrasser. L’infiltration humaine, vieille méthode qui a fait ses preuves, est jugée trop coûteuse et chronophage. Autant surveiller tout le monde, plutôt que les seuls suspects, c’est « plus économique ».

Ceci sort alors que, dans le même temps, la France est actuellement qualifiée sur les forums spécialisés de « paradis des leaks ». Données de gendarmes, du CROUS, de services entiers : tout fuit, tout circule, et des inconnus reconstituent des profils complets en croisant les fichiers.

Le rapport de la DPR, confit de ses certitudes, n’évoque jamais cette fragilité : il en demande au contraire davantage, et davantage de bases à gérer. Qu’est-ce qui pourrait possiblement tourner au vinaigre ?


Du reste, on n’a jamais pu démontrer l’idée que les backdoors arrêteraient le terrorisme, le narcotrafic, l’ingérence étrangère ou le hantavirus : dans l’hystérie post-11 septembre, le Patriot Act a permis au FBI d’utiliser plus de 200 000 fois les National Security Letters entre 2004 et 2009, en grande majorité pour des affaires sans aucun lien avec le terrorisme. Le Privacy and Civil Liberties Oversight Board a conclu en 2014 que la collecte massive de métadonnées n’avait jamais empêché un seul attentat. Le programme a été cosmétiquement réformé mais jamais aboli. Les criminels, eux, s’adaptent toujours plus vite que les bureaucraties.

Reste la troisième pièce du puzzle, et probablement la plus efficace pour tenir un peuple en laisse : lui couper les vivres.

C’est précisément ce que prévoit l’article 6 d’une proposition de loi en discussion contre « l’entrisme islamiste », défendue par Bruno Retailleau.


Dans un tweet éclairant, le ministre s’étonne presque que des voix, y compris à droite, aient noté que le gel des avoirs des « organisations incriminées » pourrait servir à museler à peu près n’importe qui. Sa parade ? Invoquer « l’intention du législateur », argument touchant de naïveté (ou de cynisme, au choix). D’ailleurs, le rédacteur en chef de Frontières, Erik Tegnér, en sait quelque chose : il a été traîné devant le tribunal de Bobigny en vertu de la loi Paty, initialement pensée contre l’islamisme, pour une simple investigation sourcée.


Au fond, ce qui se joue dépasse largement la France.

C’est un modèle universel, une mécanique froide, par exemple observable au Royaume-Uni avec l’Online Safety Act et la fameuse Section 127 du Communications Act qui condamne aujourd’hui des femmes au foyer à de la prison pour des vidéos sur des réseaux sociaux.

C’est cette mécanique observable aux États-Unis avec le Patriot Act.

C’est cette mécanique avec toujours la même chorégraphie en quatre temps : une crise, une loi exceptionnelle vendue comme temporaire, un détournement massif, puis une réforme cosmétique qui ne supprime rien.

Une fois obtenu, un instrument de surveillance ou de punition n’est jamais rendu par le pouvoir en place, jamais. Les prétextes changent, le terrorisme cède la place à la protection des enfants qui cède elle-même à la lutte contre l’entrisme, mais le résultat est invariable : les outils exceptionnels deviennent la norme, et les libertés reculent toujours d’un cran à chaque cycle.

Que ceux qui applaudissent encore se calment : un jour, la loi qu’ils chérissaient pour réduire le voisin au silence se retournera inévitablement contre eux.

Ce jour là, ce sera trop tard. Mais ne venez pas pleurnicher qu’on ne vous aura pas prévenu.


https://h16free.com/2026/05/11/84290-vpn-chiffrement-gel-des-avoirs-la-triple-offensive-discrete-contre-la-liberte-dexpression

10 mai 2026

Dessin d'Alex

CharbActu
10/5/2026

Mélenchon : le trotskiste-léniniste-chaviste qu’on vous demande d’oublier

Cliquer sur l'image ↴
Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire

La République qui se bunkerise...


Les révélations récentes sur les déclarations d’Olivier Véran devant l’Assemblée Nationale, les parjures relevés dans le rapport Alloncle sur l’audiovisuel et désormais le refus du président du Sénat Gérard Larcher d’autoriser une commission d’enquête sur l’affaire Epstein, après un refus similaire de Yaël Braun‑Pivet, composent un tableau troublant. Ces décisions successives alimentent un sentiment de suspicion et renforcent l’idée que certains responsables politiques cherchent à éviter toute mise en lumière de sujets sensibles.
Le signal envoyé est d’autant plus problématique que ces deux présidents, déjà contestés dans l’opinion, n’ont rien fait pour dissiper le malaise. Leur attitude renforce l’impression d’une classe politique habituée à l’impunité, confondant pouvoir et privilèges, et oubliant que leurs fonctions exigent rigueur, transparence et exemplarité. Lorsque les intérêts de caste prennent le pas sur l’intérêt général, la confiance s’effondre. Pourquoi refuser une commission d’enquête ? Est‑ce pour éviter un chevauchement avec la procédure judiciaire en cours ? Est‑ce pour protéger certaines personnalités, alors que Paris apparaît dans les documents comme un point central du réseau d’Epstein ? La question demeure ouverte.
Ce refus, en tout cas, ne contribue pas à restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions. Il devient difficile d’affirmer que ces responsables agissent d’abord pour les Français, et non pour préserver leurs pairs. Si la justice mène son travail jusqu’au bout, et si des personnalités proches du pouvoir sont impliquées, cela finira par apparaître.
Il existe cependant un moyen de contourner ces blocages : le droit de tirage. Si un groupe d’opposition l’utilise, la commission d’enquête est automatiquement créée, sans que ni Gérard Larcher, ni Yaël Braun‑Pivet ne puissent s’y opposer. Il appartient donc aux oppositions de se montrer à la hauteur et de prendre leurs responsabilités. Au RPF, nous défendons une refonte profonde de nos institutions, avec un objectif central : redonner la parole au peuple. Les citoyens doivent pouvoir exiger la création d’une commission d’enquête lorsqu’un sujet l’exige. Il est devenu insupportable de laisser une élite politique décider seule de ce qui peut ou non être examiné.
Cette situation fait écho à un autre dossier : la proposition de loi référendaire du sénateur Francis Szpiner sur la fin de vie, toujours en attente des dernières signatures nécessaires. Là encore, l’inaction interroge. À l’approche de l’élection présidentielle, il serait temps que les partis démontrent un supplément d’intégrité, de courage et de transparence. La démocratie ne peut fonctionner durablement si la vérité est dissimulée, si les contre‑pouvoirs sont neutralisés et si les responsables politiques ne rendent plus de comptes. Il est urgent de rétablir un fonctionnement institutionnel fondé sur la clarté, la responsabilité et la confiance.

9 mai 2026

Monique Plaza
9/5/2026

John Fitzgerald Kennedy avait déclaré : « Aucune nation dans l’histoire des batailles n’a jamais souffert autant que l’Union soviétique dans la Seconde Guerre mondiale ».
27 millions de morts. Des villes réduites en gravats. Une génération anéantie. Et pourtant, l’Union soviétique a brisé le dos des nazis à Stalingrad, Koursk et Berlin.
Aujourd’hui, les médias occidentaux racontent que la Russie est «l ’ennemi », « l’oppresseur », « l’empire du mal ». Les gouvernements des pays occidentaux ne cessent de la sanctionner comme jamais aucun pays ne l’a été.
Ceux qui ont vaincu le nazisme sur le terrain sont devenus en Occident les boucs émissaires, les parias… pendant qu’un pays corrompu jusqu’à l’os, l’Ukraine, dirigée par une bande de voyous qui envoient à la mort des milliers d’Ukrainiens sur le front, est devenue le symbole de la résistance "européenne".

Révélateur : à Berlin, après que le chancelier Friedrich Merz a commémoré l'anniversaire de la libération de l'Allemagne sans mentionner l'Armée rouge ni l'Union soviétique, un journaliste a demandé si cette omission était délibérée. Le porte-parole adjoint du gouvernement, Steffen Meyer, a suggéré que cela pouvait être dû aux « limites de caractères sur X » .

H16
8/5/2026

L’immigration de remplacement n’est pas une théorie : c’est un budget

Pourquoi, en l’espace de quelques années, les villes européennes et américaines se sont retrouvées submergées de réfugiés, toutes à peu près au même moment et comme par un heureux hasard de calendrier ? Pourquoi des métropoles aussi différentes que Malmö, Bruxelles, Minneapolis et Lampedusa ont connu simultanément le même phénomène, avec les mêmes ONG, les mêmes circuits et les mêmes éléments de langage ?

Si vous demandez, on vous expliquera sans doute que ce fut le fruit d’une convergence de crises géopolitiques.

Cependant, en suivant les flux monétaires liés à ces vagues, on découvre que cette convergence n’a rien de fortuit.

Et ceux qui ont remonté ces flux ont noté que, par exemple, pour l’afflux de réfugiés en Europe, il a été accompagné et souvent précédé par des subventions financées par le contribuable américain.

Oui, Washington a littéralement payé les villes européennes pour accueillir ces populations, en utilisant comme intermédiaire des structures telles que l’American Refugee Committee (ARC), co-fondé avec l’argent du Fonds Humanitaire de George Soros. L’ARC ne se contentait pas de distribuer des couvertures : elle gérait la logistique de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), jusqu’au placement des réfugiés et à leurs calendriers d’arrivée. Quant au budget de l’OIM, il a été multiplié par dix en vingt ans, passant de 280 millions de dollars en 2000 à 3,4 milliards en 2023, dont 40 % financés par les États-Unis.

On est loin d’un mouvement spontané de solidarité que nous vendent les médias de grand chemin et les politiciens.


Et ce ne sont pas des initiatives isolées : l’ONU elle-même, par le truchement de programmes dédiés, offre encore aujourd’hui des incitations financières aux villes européennes qui acceptent d’accueillir des réfugiés. Si votre commune a vu fleurir un centre d’accueil là où se trouvait jadis un bureau de poste ou une école désaffectée, il y a de bonnes chances qu’un chèque, au départ en dollars, ait facilité la conversion.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut remonter une chronologie que personne ne vous présentera dans cet ordre.

Dès 1972, la Conférence des Nations Unies à Stockholm pose les bases d’une gouvernance environnementale mondiale intégrant la question des migrations. La même année, le Club de Rome publie « Les limites de la croissance », installant le contrôle démographique dans le débat. En 1973, la Commission trilatérale de David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski théorise la coopération transatlantique. En 1979, l’ARC et les premières structures philanthropiques de George Soros voient le jour. En 1980, le Refugee Act aligne officiellement l’ARC sur les stratégies gouvernementales américaines. Le rapport Brundtland de 1987, « Notre avenir à tous », consacre le « développement durable » comme horizon mondial. En 1992, l’ONU adopte l’Agenda 21 au Sommet de la Terre à Rio. Dans les années 1990, l’OSF et l’ARC s’étendent à l’échelle planétaire avec le soutien de l’USAID.

Et puis, en l’an 2000, la Division de la population des Nations Unies publie un rapport au titre remarquablement transparent : « Migration de remplacement : est-ce une solution au déclin et au vieillissement démographiques ? »

Le document est public et ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Au cours des cinquante prochaines années, la population de pratiquement tous les pays d’Europe ainsi que du Japon connaîtra un déclin et un vieillissement démographiques. Les nouveaux défis liés à ces tendances nécessiteront une réévaluation complète de nombreuses politiques et programmes établis, y compris ceux relatifs aux migrations internationales. »

Le rapport examine pays par pays le nombre d’immigrants jugés nécessaires pour compenser le déclin de la population active ; pour l’Union européenne, les immigrants post-1995 et leurs descendants représenteraient entre 30 et 39 % de la population en 2050. Et non, ce n’est pas un tract complotiste rédigé dans une cave mais bien un communiqué de presse des Nations Unies, référence DEV/2234, daté du 17 mars 2000.


C’est ici qu’il convient de désamorcer le réflexe pavlovien habituel.

Non, dénoncer l’existence de ces programmes coordonnés de déplacement de populations n’est pas du racisme, c’est même l’inverse. Ce qui est en jeu, ce n’est pas la couleur de peau des arrivants mais l’architecture d’un système qui affaiblit les démocraties occidentales en y important des tensions et des fractures profitant à un écosystème d’ONG, de fondations et, accessoirement, au complexe militaro-industriel qui prospère à chaque intensification des conflits.

Car il y a une différence fondamentale entre l’immigration naturelle et l’immigration organisée.

Dans le premier cas, l’absence d’aide impose à l’arrivant de s’intégrer par le travail : c’est un frein au départ et un filtre à l’arrivée. N’immigre pas qui veut, seulement qui peut.

Dans le second cas, la distribution généreuse d’aides sociales, couplée à l’abandon de tout filtre aux frontières, produit une cascade d’effets désastreux. Si quelques patrons à la vision courte se réjouissent de voir baisser le coût de la main-d’œuvre, l’abaissement du niveau général de compétences finit par peser lourdement sur la compétitivité du pays.

Et cette perte n’est pas compensée par la consommation des arrivants : trop pauvres et insuffisamment formés pour générer des richesses à hauteur de ce qu’ils consomment, ces immigrants représentent un coût net finalement supérieur à leur contribution – constat documenté par Contribuables Associés en France, par les données officielles du Danemark (31 milliards de couronnes par an), et par le Joint Research Centre de la Commission européenne, entre autres.


On pourrait d’ailleurs relire avec profit la stratégie Cloward-Piven, théorisée dans les années 1960 : surcharger délibérément le système d’aide sociale pour provoquer une crise systémique qui forcerait une refonte totale de la redistribution.

Attention, personne ne prétend ici qu’un comité secret a décrété son application à l’échelle européenne. Mais comme le dit le proverbe anglais, si ça ressemble à un canard, si ça nage comme un canard et si ça cancane comme un canard, c’est probablement un canard : que la surcharge des systèmes sociaux européens soit le fruit d’un plan ourdi en secret (complotisme !) ou d’une simple accumulation de lâchetés politiques bien plus probables, le résultat est malheureusement identique : un État-providence poussé au-delà de ses capacités, des services publics qui craquent, et une population qui commence à se demander pour qui, exactement, elle cotise.


Car il ne peut pas y avoir simultanément une absence de frontières et un État-providence. C’est l’un ou l’autre.

Soit les frontières sont une fiction, et toute redistribution financée par les locaux à destination de la planète entière est insoutenable par définition. Soit un État-providence est en place, et les frontières doivent être matérialisées pour que la redistribution se fasse dans le cadre d’une appartenance contrôlée au pays.

L’Europe, et la France en particulier, ont choisi l’impossible : ouvrir les frontières sans filtre tout en laissant tourner la machine redistributive à plein régime. L’appauvrissement qui en résulte n’est donc ni un mystère, ni une fatalité : c’est une conséquence mécanique.

Et pour ceux qui ont suivi l’argent depuis Stockholm jusqu’à Bruxelles en passant par Washington, ce n’est pas non plus une surprise.


Gabriel Nerciat
8/5/2026

YANN ARTHUS-BERTRAND, UN TÉMOIN DE LA VRAIE FOI


On peut rire de Yann Arthus-Bertrand, comme de Monseigneur Myriel dans Les Misérables qui offre à Jean Valjean ramené à Digne par des gendarmes les deux chandeliers qu'il lui a volés.
Mais en réalité, sa mésaventure, pour plaisante et burlesque qu'elle soit, se révèle hautement symbolique, je trouve.
Ceux qui approuvent ou célèbrent la colonisation de leur nation par des hordes allogènes hostiles ou inassimilables doivent montrer de façon exemplaire qu'ils sont prêts à en payer personnellement le prix, c'est-à-dire subir concrètement et individuellement les conséquences souvent violentes de leur soumission.
S'il réagissait autrement, YAB serait semblable à un hérétique médiéval, car le vivre-ensemble (c'est-à-dire la promotion du multiculturalisme et de la créolisation identitaire comme étape supérieure du développement social) est devenu bien plus qu'un positionnement moral ou un gage de progressisme : c'est désormais l'équivalent d'une religion séculière, pour reprendre le concept cher à Eric Voegelin et Raymond Aron, dont la contestation critique vraisemblablement sera bientôt punie par la loi.
Le fidèle doit accepter d'être malmené ou humilié, comme dans la Chine maoïste les cadres communistes de la Nomenklatura du parti devaient accepter d'être bousculés par les Gardes rouges avant de décliner leur auto-critique face à la foule en furie.
Peu importe en réalité que le photographe soit sincère, hypocrite ou tout simplement idiot : il montre la voie et incarne l'exemple. C'est ce qu'on demande, aujourd'hui comme hier, à un artiste officiel subventionné.
S'il voulait être autre chose, il irait photographier non pas les plaines et les forêts d'Afrique mais le village limousin de Richard Millet ou la colline de Sion-Vaudémont en Lorraine.

8 mai 2026

Stéphane Rozès
8/5/2026


La France n’a pas à demander pardon d’être la France Monsieur le recteur @chemshafiz !
Votre déclaration est d’une gravité extrême.
Affirmer que le @CanonFrancais incarné par 4000 convives autour d’un cochon à la broche, constitue une manière « d’exclure symboliquement ceux qui ne ressemblent pas », revient à présenter les traditions populaires françaises comme des instruments de discrimination. C’est une accusation injuste, blessante, et profondément révélatrice d’un renversement idéologique inquiétant.
Depuis quand les fêtes de village, les banquets populaires, les repas de terroir et les traditions gastronomiques héritées de siècles d’histoire devraient-ils être regardés avec suspicion ? Depuis quand le peuple français devrait-il avoir honte de ses coutumes et de ses racines, simplement parce qu’elles ne correspondent pas aux prescriptions de certains nouveaux arrivants ?
Votre raisonnement mène à une impasse : si une fête de village devient un acte de discrimination, c’est la France elle-même qui est mise en accusation.
Votre formule « ceux qui ne ressemblent pas » est particulièrement choquante. Elle glisse du culturel au racial. Or les traditions françaises ne reposent ni sur la couleur de peau ni sur l’origine ethnique, mais sur une adhésion culturelle choisie.
Des millions de Français issus de l’immigration ont adopté les codes, les fêtes et les références de ce pays sans y voir une humiliation.
La France n’a jamais construit son identité contre quelqu’un. Elle s’est construite autour d’une civilisation, d’une histoire et de traditions transmises. Le vin, le pain, les cochons à la broche, les crèches, les carnavals font partie d’un patrimoine vivant. Libre à chacun d’y participer ou non. Mais certainement pas de les présenter comme des actes d’exclusion.
Ce que révèle votre propos, c’est le basculement des élites : on ne demande plus aux nouveaux arrivants de s’intégrer, on exige que la culture française s’efface. À force de déconstruire les traditions de notre pays, on alimente les fractures que l’on prétend combattre.
La vérité est simple : tout peuple a le droit de vouloir exister et de sauvegarder ce qu’il est. Ce n’est donc pas à la France de s’excuser de ses traditions, de ses mœurs, de son âme.
La France n’a pas à demander pardon d’être la France.

7 mai 2026

Alex Borg
7/5/2026

Préparez les popcorns, ça sent la grande trahison bien cuite.
Attal a tranquillement lâché ce jeudi qu’il a un accord avec Édouard Philippe : celui qui sera le moins bien placé des deux à la présidentielle se retirera gentiment pour laisser la place à l’autre… au cas où on risquerait un second tour entre LFI et le RN.
Traduction en langage clair : les deux chouchous du système ont déjà tout prévu pour que, quoi qu’il arrive, le peuple n’ait surtout pas le choix entre les deux options qu’il préfère. Si le Français commence à trop aimer le mauvais candidat, hop, on active le plan « on s’arrange entre nous ». Un se retire, l’autre récupère les voix, et on continue la petite sauterie centriste comme si de rien n’était.
C’est pas une élection, c’est un pacte de non-agression entre gens de la même famille. Deux anciens premiers ministres, deux produits de la macronie (l’un direct, l’autre recyclé), qui se mettent d’accord pour verrouiller le jeu. Peu importe ce que veut le peuple, l’important c’est que ni Mélenchon ni Le Pen ne passent. La démocratie ? Oui, mais seulement si c’est le bon candidat qui gagne.
On est au niveau où ils ne se cachent même plus. Ils l’annoncent presque fièrement : « Si le peuple déconne, on a un plan B entre nous. » Deux mecs qui se sont battus pour être le dauphin de Macron et qui, au final, préfèrent s’entendre entre eux plutôt que de laisser les Français choisir librement.
Moi Alex Borg, je dis que c’est pas de la politique, c’est du trafic d’influence à ciel ouvert. Ils ont transformé la présidentielle en jeu de chaises musicales où le seul qui perd à chaque fois, c’est le peuple.
Deux futurs traîtres à la nation qui se font un petit clin d’œil : « Quoi qu’il arrive, on reste aux manettes. »
La bise, et bon courage à ceux qui croient encore que cette élection sera vraiment libre. On est gouvernés par des gens qui considèrent le vote populaire comme un bug à corriger.
Ewa Zajaczkowska-Hernik
Euro députée polonaise

- 6/5/2026 - C'est une véritable pathologie ! La Grèce a reçu la première cargaison de poulet congelé en provenance du Mercosur et 80 % de la viande était contaminée à la salmonelle ! Répercutons cela, car c'est ainsi que l'accord avec le Mercosur se concrétise en pratique.
Des analyses en Grèce ont confirmé que 3 tonnes de poulet en provenance du Brésil étaient contaminées, et toute l'affaire a été mise en lumière par les médias grecs, qui pointent les lacunes du système de contrôle. Et pourtant, les bureaucrates de l'UE, menés par von der Leyen, nous avaient assuré que tout irait bien ! J'ai mis en garde pendant des mois, et les FAITS successifs montrent que, en violant les traités européens, ils nous ont imposé un accord qui frappe non seulement notre agriculture, mais aussi notre santé !

Résumons les derniers cas révélés sur la ligne UE-Mercosur :
- du Brésil sont arrivées dans l'Union 62 tonnes de bœuf contaminé, dont 5 tonnes ont atterri sur le marché ! La viande contenait l'hormone œstradiol, interdite et cancérigène.
- d'Argentine est arrivé dans l'Union du tournesol contaminé, censé être pour la consommation, mais qui sera détourné vers le biodiesel, car les normes de pesticides ont été dépassées 5 fois .
- d'Uruguay sont arrivées en Pologne plus de 600 kg de bœuf aux hormones, avec des normes de progestérone dépassées dans la viande.
- du Brésil en Grèce est arrivée la première cargaison de poulet, et 80 % étaient contaminés à la salmonelle.
La Commission européenne d'Ursula von der Leyen a publié les résultats d'un audit confirmant que le Brésil NE CONTRÔLE PAS la qualité des aliments envoyés vers l'UE.

Et ce ne sont que les affaires qui ont été portées à la lumière ces derniers temps. L'accord avec le Mercosur, c'est un vrai cirque et une arnaque comme l'Union européenne n'en a jamais vu.
Au nom des intérêts économiques allemands, ils vont nous inonder de nourriture de mauvaise qualité sans en assumer aucune responsabilité. C'est l'accord le plus pathologique de l'histoire de l'UE. Pour le bien de notre santé et de notre marché, il faut le rejeter immédiatement et montrer à la Commission européenne le geste de Kozakiewicz !