Yann Thibaud27/10/2026
Trahir le peuple, le décevoir systématiquement, prendre des engagements et faire à peu près le contraire, tel semble désormais le nouveau comportement à la mode chez nos chers et bien-aimés dirigeants !
Deux exemples emblématiques parmi de nombreux autres : Donald Trump qui, avant son élection, se déclare opposé à toutes les guerres et qui, une fois élu, ne trouve rien de mieux à faire que d'en déclencher une nouvelle, totalement absurde et contre-productive.
Ou François Hollande qui s'est fait élire en déclarant « mon ennemi, c'est la finance » et qui, bien sûr, s'empressera durant son mandat de continuer à favoriser systématiquement les milieux financiers.
Aussi la vie démocratique contemporaine pourrait-elle se résumer à une tromperie permanente du peuple par ses dirigeants et aspirants au pouvoir, peuple naïf et crédule, qui chaque fois espère et chaque fois se trouve trahi et déçu jusqu'au prochain mensonge, pour finir par ne plus croire en rien ni personne.
Différentes solutions ont été proposées pour remédier à ce tragique et désespérant état de fait : le mandat impératif et révocatoire ou bien sûr le fameux référendum d'initiative citoyenne.
Mais il me semble que le mal et le problème sont si profonds, qu'ils ne pourront être résolus durablement, aussi longtemps que l'on ne comprendra pas leurs véritables causes et origines.
Si les dirigeants trahissent le peuple, c'est parce qu'ils n'ont aucunement pour objectif son bonheur et son accomplissement, mais bien plutôt le déroulement optimal de leur carrière, par l'obéissance et la soumission à l'égard de groupes et institutions, porteurs et serviteurs zélés de différentes idéologies aberrantes et toxiques : mondialisme, néo-libéralisme, dérégulation financière, néo-conservatisme, progressisme, transhumanisme...
Ainsi, pour que le peuple ne soit plus trahi, encore faudrait-il qu'il soit informé des réels desseins et objectifs de ses dirigeants.
Et pour cela qu'un véritable débat soit engagé sur le contenu de ces idéologies, qui constituent leurs références implicites et inavouées.
C'est donc par le débat honnête et approfondi, serein et paisible, que nous pourrons reprendre notre pouvoir et exercer notre pleine et entière souveraineté.
Et non en continuant à être trompés et manipulés par des slogans simplistes concoctés par des agences de conseil, ou par les envolées lyriques de démagogues politiques, coachés par des spécialistes du média training, avec justement la complicité des médias dits mainstream, aux ordres de quelques oligarques très intéressés par le maintien d'un système qui les favorise grandement, au détriment d'un peuple toujours perdant.
Reprendre notre souveraineté, cesser d'être toujours victime et perdant, implique donc d'élever considérablement notre niveau de conscience, d'intelligence et d'instruction, ce qui était précisément l'objectif poursuivi, il y a plus d'un siècle, par les instituteurs appelés alors « hussards de la république ».
Résister au conditionnement et à l'abrutissement sous toutes leurs formes, devenir sa propre autorité, exercer et développer son acuité d'analyse, sa rigueur logique et son esprit critique, qui n'est rien d'autre que l'exercice même de l'esprit : tels sont les fondements salvateurs, indispensables et hautement spirituels de la révolution intérieure et extérieure, personnelle et collective à laquelle nous sommes aujourd'hui appelés, tout à la fois par la gravité de la situation présente et par la raison d'être de notre présence sur terre en cette vie, en cette période de changements profonds et de mue radicale de notre monde et de notre humanité.