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4 juin 2026

CharbActu

Henry Nowak : quand France info nous parle d’extrême droite…

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Gabriel Nerciat
4/6/2026

LYNCHER XENIA FEDOROVA, UNE OEUVRE CIVIQUE


Quelques dizaines de salopards et d'abrutis sans pudeur étaient réunis hier en plein Paris, devant le siège de C-News, pour exiger le licenciement et l'expulsion (rien que ça) de la journaliste russe Xenia Fedorova, accusée d'être trop complaisante envers la politique et les dirigeants de sa patrie en guerre.
Imaginez qu'on exige publiquement le licenciement de Noémie H. ou de Raphaël E. parce que beaucoup trop complaisants envers l'Etat belligène qui partage la même appartenance confessionnelle qu'eux. Vous imaginez d'ici les noms d'oiseau.
Là, rien, bien sûr. Une seule journaliste, russe de surcroît, qui se permet de démonter régulièrement l'obscène propagande de Kiev, Londres ou Bruxelles, c'est encore trop. Une seule voix dissonante, et toute la chorale s'ébranle.
Moi j'aurais aimé être là, rien que pour regarder en face chacun des manifestants et tenter de découvrir le fameux chaînon manquant qui mène de la larve à l'homme.
Mais il faut s'y faire : maintenant qu'on commence à comprendre que l'Iran a gagné la guerre imprudemment déclenchée par Bibi et Donald, il va bien falloir revenir à nos premières amours : Poutine qui va capituler, qui a trois cancers, quinze sosies, dont l'armée recule (tu parles) et qui se terre fébrilement dans un bunker, comme Adolf, parce qu'il a peur d'être assassiné par un général félon ou un drone anglo-ukrainien.
Cela nous occupe, et puis bon : si nous n'avions plus l'Ukraine et ses pyramides de cadavres, ou bien Poutine comme nouveau Staline d'apparat avec un missile hypersonique entre les dents, il faudrait discuter de l'état de la France après dix ans de macronisme et trente-cinq ans d'européisme triomphant.
Et là, avouons-le, ce serait beaucoup trop démoralisant.
Lyncher une journaliste étrangère, belle et intelligente de surcroît, ça vous ragaillardit une larve. Pardon, je voulais dire un homme.
Rodolphe Flament
3/6/2026

On marche sur la tête !


La France laisse entrer des clandestins par dizaines de milliers. La France garde sur son sol des délinquants étrangers sous OQTF.
Mais une journaliste qui vit légalement en France, travaille en France et exprime simplement une opinion qui dérange… Là, certains veulent lui retirer son titre de séjour. Cherchez l’erreur.
Son nom, Xenia Fedorova. Son crime ? Ne pas penser comme eux. On peut être d’accord ou non avec ce qu’elle dit. Ce n’est même pas le sujet. Le sujet, c’est qu’une démocratie est censée combattre les idées par les idées.
Pas par la censure. Pas par l’exclusion. Pas par l’expulsion. Depuis quand le droit de vivre en France dépend-il de son opinion politique ? On nous parle de diversité, de tolérance, d’ouverture d’esprit. Mais dès qu’une voix dissidente apparaît, certains veulent la faire disparaître.
Finalement, ce qui les dérange peut-être, ce n’est pas ce qu’elle dit. C’est qu’elle ait encore le droit de le dire.
H16
3/6/2026

La forteresse Macron : comment verrouiller un pays avant de le quitter

Il existe deux façons de quitter le pouvoir : en refermant la porte, ou en partant avec les clés, le digicode et le plan détaillé du bâtiment et Emmanuel Macron, avec une discrétion de plus en plus homéopathique, a semble-t-il opté pour la seconde. À un an de la sortie et ce que pourrait être le choix de la retraite, le chef de l’État prépare méticuleusement le terrain.

Pour cela, il lui faut verrouiller le paysage politique du pays, et pour réussir son verrouillage, il faut commencer par de judicieuses nominations.


Commençons par le gardien des gardiens, à savoir la présidence du Conseil constitutionnel : elle échoit commodément à Richard Ferrand, fidèle entre les fidèles, validé à une seule voix près grâce à une abstention (Providentielle ? Négociée ?) du Rassemblement National.

On confie ainsi la garde de la Constitution à un homme qui n’a pas franchement la formation pour, et dont l’unique qualification « constitutionnelle » palpable aura surtout été de présider longtemps le groupe macroniste. Du reste, à peine installé, notre homme remerciait la secrétaire générale de la maison pour cause de « divergences ».

Passons aux comptes : pour contrôler la « sincérité » des finances publiques, quoi de plus rassurant qu’y nommer la ministre des Comptes publics en exercice ? Ces colonnes ont ainsi évoqué en février dernier comment Amélie de Montchalin a rejoint la Cour des comptes pour auditer, toute honte bue, ses propres budgets. On peut le dire, c’est couillu.

Le poste étant irrévocable, et l’intéressée d’une jeunesse inhabituelle pour la fonction, rien ne l’empêche d’y demeurer jusqu’à la retraite, soit, à la louche, vers 2054. L’association Anticor a bien saisi le Conseil d’État ; on lui souhaite bien du courage.

Nous étions sur les comptes, passons par la monnaie : à la Banque de France, l’ancien secrétaire général de l’Élysée Emmanuel Moulin succède opportunément à un gouverneur parti, ô coïncidence, un peu avant l’heure. Sa désignation fut « validée » par 52 voix pour et 58 contre. Oui, une majorité de parlementaires a bel et bien voté contre cette nomination, mais comme il fallait réunir les trois cinquièmes pour la bloquer, le contre-pouvoir a poliment échoué. C’est tout le génie de l’architecture : les freins existent, mais ce sont des freins de vélo sur des roues de camion.


Pour être efficace, la maîtrise des institutions doit se doubler d’une maîtrise du territoire. Cela tombe bien : le directeur de cabinet du Président, Georges-François Leclerc, vient d’être propulsé préfet de la région Île-de-France après six petits mois passés au Château.

Le monde physique est à présent bien quadrillé. Pour le monde numérique, rassurez-vous, il y a l’ARCOM.

Le régulateur a en effet dévoilé son projet stratégique 2026-2028, une trentaine de pages qui, sous le prétexte de « protéger les Français » dont on parle régulièrement dans ces colonnes, déploient une panoplie assez complète : vérification d’âge généralisée (car vérifier qu’un mineur n’accède pas à un service suppose – c’est pratique ! – de vérifier tout le monde), lutte contre les « dynamiques haineuses diffuses » (notion introuvable dans le code pénal, donc extensible à volonté), encadrement des contenus présentant un « risque systémique » pour la santé publique, et un soupçon appuyé contre les VPN.

Mécanisme élégant puisque l’ARCOM ne censure rien officiellement et se contente d’agiter, au-dessus des plateformes, la menace d’amendes pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial si elles gèrent mal ces risques aux contours flous. En renommant ainsi la censure en autorégulation, vous allez voir, cela va très bien se passer.


Tout ceci est bel et bon, et les personnes judicieuses aux postes pratiques, c’est malin mais il faut encore les bonnes lois pour saisir les bonnes occasions !

C’est ici qu’intervient, discrètement nichée dans la révision de la loi de programmation militaire, la création d’un « état d’alerte de sécurité nationale ».

Le texte a été moelleusement adopté par 440 voix contre 122, et son article « vedette » autorise le gouvernement à enclencher un régime d’exception par simple décret en Conseil des ministres, en cas de « menace grave et actuelle », le Parlement n’étant convié que pour la prolongation et histoire de ne pas faire trop dictatorial sur le papier.

Le Conseil d’État a sobrement constaté qu’on créait là un nouveau régime juridique d’application exceptionnelle mais comme la ministre des Armées, elle, a juré qu’« on ne touche pas aux libertés individuelles », franchement, relâchez vos sphincters et oubliez ces pénibles occurrences où l’on avait assuré qu’on n’imposerait jamais de passe sanitaire pour aller au restaurant, n’est-ce pas.


Cependant, on s’interroge : pourquoi tant de zèle chez un homme censé partir ?

Peut-être parce que 2027 lui est constitutionnellement fermé, tandis que 2032 demeure, lui, grand ouvert ?

En tout cas, à 48 ans en 2027, Macron est encore jeune, d’où ce scénario d’un « Medvedev à la française », un « quinquennat-tampon » confié à un dauphin docile ou un factotum en carton (Glucksmann, Attal ou Philippe sont véritablement taillé dans la bonne matière), avant le retour triomphal du propriétaire. Après tout, Macron peut bien vomir officiellement Vladimir Poutine tout en récupérant ses meilleurs trucs et astuces, non ?

On objectera, et non sans raison, que Chirac, Sarkozy et Hollande avaient eux aussi casé leurs amis, que c’est un « grand classique », et que le Président jure nommer moins que ses prédécesseurs (chiffre, comme par hasard, invérifiable). Soit. Mais l’accumulation laisse plus que perplexe : justice, comptes, monnaie, préfecture, audiovisuel, régime d’exception, le tout proprement empilé en quelques mois avec une frénésie difficile à cacher.

En substance, Emmanuel Macron bâtit une forteresse et place ses pions exactement là où ils lui seront indispensables : d’un côté pour verrouiller l’accès à son bilan et décourager toute curiosité fâcheuse sur ce qu’il aura fait à la tête de l’État ; de l’autre pour se ménager, le moment venu, un chemin de retour soigneusement déneigé.

Demeure alors l’ultime question, et c’est la plus désespérante : qui, dans ce paysage, pour s’y opposer ? Le RN s’abstient au bon moment, la gauche s’égosille mais reste minoritaire, la droite se divise, le Sénat valide, et le système se referme proprement sur lui-même.

Qui, donc ? Personne, visiblement.

Ce pays est foutu.


https://h16free.com/2026/06/03/84479-la-forteresse-macron-comment-verrouiller-un-pays-avant-de-le-quitter

2 juin 2026

Monique Plaza
2/6/2026

Mais qu’ils sont donc bornés, stupides et insupportables ces "journalistes" qui reprennent intégralement le point de vue de la doxa européo-otanesque sur la Russie et l’Ukraine, et veulent que l’on renvoie Xenia Fedorova en Russie car elle est "la propagandiste du Kremlin et de Poutine".
Ceux que Serge Halimi appelait fort pertinemment les "chiens de garde", en reprenant l’expression de Nizan, devraient se regarder dans une glace et s’interroger sur leur adhésion sans nuance au même narratif. Cela ne les trouble même pas. Ne leur parlez pas de liberté d’opinion et d’expression, de points de vue contradictoires : ils ignorent ce que c’est. Ces notions sont hors de leur capacité de pensée. Ils ne pensent d’ailleurs pas. Ce sont les porte-parole perroquets d’une effrayante vision binaire du monde.
La chienne de garde qui interviewe Nicolas Dupont-Aignan l’interrompt sans arrêt avec une sorte de fébrilité anxieuse, comme si tenir un propos différent que celui qu’elle a appris à ânonner relevait du blasphème et ne devait pas être entendu par les téléspectateurs.
Si l’on veut savoir ce qu’est la propagande, il suffit de regarder cet extrait d’interview.

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1 juin 2026

Potier Christian
1/6/2026

LAURENT NUÑEZ : "TOUT EST SOUS CONTRÔLE"... SAUF LA FRANCE


Il a le titre, le costume, les éléments de langage.
"Ministre de l’Intérieur". "Préfet de Police de Paris".
Laurent Nuñez, le visage de l’ordre républicain. Celui qui nous jure, la main sur le cœur, que "tout est sous contrôle".
Quelques heures après son bulletin de victoire, la réalité lui explose à la figure.
À deux pas de l’Élysée. Sur l’avenue la plus fliquée de France.
Le Darty des Champs-Élysées : vitrines en miettes, rideaux de fer arrachés, rayons saccagés.
Consoles, télés, smartphones. Self-service pour les racailles. Gratuit, merci Beauvau.
Alors on la repose, la question qui fâche :
Il était où, le "gros planqué" ?
Dans son bureau panoramique à reluquer les courbes des stats trafiquées ?
Dans un PC sécurité à siroter un café pendant que les casseurs faisaient leurs courses ?
Sur BFM à réciter la fiche : "dispositif proportionné", "forces engagées", "situation maîtrisée" ?
Maîtrisée par qui ? Les pillards.
Proportionnée à quoi ? À l’impuissance.
Engagée où ? Sûrement pas devant le Darty.
"Tout est sous contrôle", c’est la phrase fétiche des pompiers pyromanes.
Contrôle des mots. Contrôle de la com’. Contrôle des caméras.
Mais le contrôle du territoire ? Le contrôle de la rue ? Le contrôle des Champs à 500 mètres du Président ?
Zéro. Nada. Néant.
Quand un préfet de police n’est même pas foutu de protéger le Darty des Champs, comment protège-t-il le reste du pays ?
Quand le Ministre de l’Intérieur ment en direct, comment croire encore à la République ?
Nuñez n’a pas perdu le contrôle. Il ne l’a jamais eu.
Il gère le déclin. Il administre le chaos. Il commente le naufrage.
C’est le concierge d’un immeuble en feu qui nous explique que "le feu est circonscrit".
Les commerçants, eux, comptent les vitres brisées.
Les Français, eux, comptent les mensonges.
Et en 2027, ils compteront les bulletins.
Parce que "tout est sous contrôle", sauf la colère.
Et elle, Laurent, elle arrive. Sans prévenir. Sans escorte. Sans "dispositif".
H16
1/6/2026

Smicardisation : la France écrase sa classe moyenne

Il fut un temps où, pour faire disparaître un lapin, il fallait un chapeau. L’État français, lui, n’a plus besoin d’accessoires et fait disparaître votre pouvoir d’achat à mains nues. Bonus non négligeable : vous l’applaudissez parce qu’on vous a d’abord annoncé une hausse de salaire.

Comment en arrive-t-on là ?

En réalité, ce n’est pas très compliqué mais il faut bien préparer le décor avant. Ce sera chose faite en partie grâce à l’INSEE qui, pourtant pas spécialement réputé pour ses annonces catastrophistes, vient pourtant de réviser à la baisse la croissance du pays : -0,1 % au premier trimestre 2026, là où l’on nous promettait au moins la stabilité. C’est donc raté.


Ah et puis au fait, la consommation des ménages recule (-0,2 %). Il semble que les gesticulations gouvernementales n’ont pas aidé, d’autant que, rions ensemble, l’inflation, elle, repart de plus belle, à 2,4 % sur un an en mai après 2,2 % en avril, portée par une énergie dont les prix s’envolent au gré de la guerre en Iran.

Bref, voilà votre toile de fond : une récession qui s’approche en se dandinant tranquillement, des ménages qui rangent leur porte-monnaie vide au fond de poches trop souvent pleines des mains des accapareurs publics, des prix qui tentent l’ascension du Tourmalet avec de beaux mouvements de jarret : le portrait est dressé, et il n’est pas en dégradé de roses.

C’est dans ce climat résolument détendu que le gouvernement a sorti son grand numéro.

Car ce Premier juin, pouf, youpi et soupir de contentement, le SMIC est revalorisé de 2,41 %, pour atteindre 12,31 € de l’heure, soit 1 867,02 € brut par mois. Belle nouvelle n’est-ce pas…


… Jusqu’à ce qu’on lise les petites lignes. Il y a toujours des petites lignes.

Et dans ces petites lignes, on découvre que par décret du 22 mai, le même gouvernement a décidé de geler le paramètre de la fameuse réduction générale dégressive, l’ex-réduction Fillon, à sa valeur de janvier, soit 12,02 €.

En clair, pendant que le salaire minimum monte, l’allègement de charges qui l’accompagnait, lui, reste cloué au sol. L’employeur qui embauche au SMIC voit donc le coût du travail augmenter au moment précis où on lui explique qu’il faut mieux payer ses salariés. Malin, non ?

C’est le tour de magie républicain dans toute sa splendeur : on donne d’une main ornée de la Légion d’honneur, et on reprend de l’autre, celle qui tient discrètement le bordereau fiscal. Le smicard repartira peut-être avec quelques euros de plus, vite engloutis par l’inflation (des prix et normative). Son patron, lui, repartira avec une facture plus lourde.

Tout le monde est content. Mais si.


Cependant, s’arrêter ici serait trahir une réalité encore plus amusante.

En effet, selon le ministère du Travail lui-même, 70 % des branches professionnelles, soit 126 d’entre elles, affichent désormais des grilles salariales sous le minimum légal après cette revalorisation. Eh oui, on a tellement remonté le plancher que la quasi-totalité des étages se retrouvent au sous-sol.

Sapristi, ça, c’est de la politique salariale !

Face à ce spectacle, les plus naïfs d’entre nous pourraient espérer un soupçon de lucidité. C’est (encore) raté.


Roland Lescure, ministre détendu observant cette scène du fond de son transat, nous prie de ne surtout pas « céder à l’alarmisme », la France se portant, paraît-il, fort bien comparée à ses voisins, avec cet argument imparable du capitaine qui, l’eau aux genoux, fait observer que le bateau d’à côté coule lui aussi.

Bien sûr, les syndicats ont sauté sur l’occasion.

Dans une lettre commune signée à huit, ils dénoncent une « France de bas salaires » où « le travail n’est pas suffisamment rétribué mais où les entreprises bénéficient d’aides massives ».

« Aides massives », dans le pays le plus tabassé fiscalement et socialement, c’est… hardi.

Cependant, nos fiers syndicats ont une solution au problème des bas salaires : demander à l’État de « partager l’effort » et d’arroser les entreprises d’aides pour qu’elles consentent (enfin !) à augmenter les salaires.

Oui. Vous avez bien lu.

Résumons la mécanique : on prélève le contribuable pour subventionner l’entreprise afin qu’elle paie mieux le salarié, alors que le contribuable, le client de l’entreprise et le salarié sont, globalement, la même personne. On lui prend dans la poche gauche pour lui rendre dans la poche droite, en gardant une commission au passage. Génie syndicaliste dans sa plus pure expression.


Malheureusement, on tient là le résumé complet de la pensée économique nationale.

La France affiche l’un des SMIC les plus élevés d’Europe, 70 % de ses branches sous le minimum, des employeurs qui suffoquent sous le coût du travail, une croissance en berne, une inflation en hausse, une récession qui pointe et la seule réponse audible, qu’elle vienne de Bercy ou des centrales syndicales, consiste à demander à l’État de s’interposer encore un peu gros plus entre les entreprises et les salariés. La solution à l’excès d’État est invariablement… davantage d’État.

C’est une boussole qui n’indique qu’une seule direction, et c’est précisément celle du mur.

Le plus cocasse reste l’aplomb avec lequel on nie l’évidence. Gouvernement, syndicats et commentateurs forment une joyeuse petite complosphère du « tout va bien », persuadée que le pays peut continuer indéfiniment sur cette trajectoire, croulant sous les normes, les taxes et les prélèvements, sans que jamais l’addition n’arrive. Appelons-les les éconosceptiques : ils ne nient pas l’arithmétique, ils nient l’économie.

Cependant, cette smicardisation, cet écrasement méthodique de la classe moyenne par le bas, n’a rien d’un accident de parcours : c’est l’aboutissement logique d’une obsession, celle de gommer les écarts, lisser les différences, niveler à tout prix.

Socialistes de tous les ministères, réjouissez-vous : à force de vouloir l’égalité, vous avez gagné et obtenu celle de la pauvreté partagée par tous.

Ce pays est foutu.


https://h16free.com/2026/06/01/84470-smicardisation-la-france-ecrase-sa-classe-moyenne
Gastel Etzwane
31/5/2026

Le harcèlement téléphonique au service des parasites énergétiques

Vous êtes tranquillement en train de dîner ou de coucher les enfants quand le téléphone sonne pour la quatrième fois de la semaine : « Bonjour, je suis de [nom d’un fournisseur « alternatif »], on peut vous faire économiser jusqu’à 15 % sur votre facture EDF ! » Refusez poliment, ils rappelleront. Bloquez le numéro, un autre surgira. Ce démarchage agressif, souvent intrusif et parfois mensonger, est devenu le quotidien de millions de Français.
Derrière ces appels insupportables se cache une réalité beaucoup plus cynique. La plupart de ces « fournisseurs alternatifs » ne produisent absolument rien. Ils n’ont ni centrale nucléaire, ni barrage, ni éolienne significative. Ils achètent simplement l’électricité produite par EDF (via le mécanisme de l’ARENH à prix encadré) et la revendent avec une marge confortable en se présentant comme des sauveurs du pouvoir d’achat.
De véritables parasites du système.
Ils profitent pleinement du modèle français si caractéristique : privatisation des bénéfices, mutualisation des pertes. Quand les prix de marché sont élevés, ils captent des clients avec des offres alléchantes. Quand la crise arrive (comme en 2021-2023), beaucoup font faillite ou renvoient leurs clients chez EDF, qui doit absorber les coûts, maintenir le parc nucléaire et financer les investissements massifs. Le contribuable paie deux fois : pour soutenir EDF et pour enrichir ces intermédiaires inutiles.
La Cour des comptes vient de rappeler cruellement à quel point ce système est absurde. Dans un récent rapport, elle juge que la nationalisation à 100 % d’EDF en 2022, qui a coûté environ 9,7 milliards d’euros à l’État, était une opération « coûteuse », aux avantages « difficilement identifiables » et dont la nécessité « n’est pas démontrée ». L’État contrôlait déjà largement l’entreprise (83,7 %). Cette prise de contrôle totale n’a rien réglé du déséquilibre structurel : les parasites continuent de prospérer.
Illustration parfaite de la mauvaise version française du capitalisme : on affaiblit le champion national, on crée une rente pour des intermédiaires inutiles, et on facture l’addition au contribuable. Pendant ce temps, le téléphone continue de sonner.
Gabriel Nerciat
31/5/2026

RENGAINES DU CHAOS


Sur ce qui s'est passé cette nuit après la victoire du PSG à Budapest, il me semble qu'on élude la vraie question.
Laquelle n'est pas : pourquoi à chaque finale de foutebole où la France est engagée, cela tourne-t-il à l'émeute à Paris et dans une bonne dizaine de villes de province ?
Mais plutôt : à partir de quel moment les émeutes à Paris et dans les villes de province n'auront-elles plus besoin de l'alibi du foutebole pour se déployer de façon systématique ?
En attendant, le point de vue des journalistes assermentés et des sociologues d'Etat, lui, ne change pas depuis les années 1980.
On pourrait le résumer ainsi : "On ne peut rien faire et c'est encore heureux, car si l'on pouvait faire quelque chose Adolf Hitler gagnerait tous les matchs de foot."
J'avoue que ça, c'est ce qui s'appelle penser.

31 mai 2026

Radu Portocala

- 31/5/2026 - Le besoin impérieux de détruire et d’agresser pour affirmer sa joie est-il une manifestation d’intelligence ? De civilisation ? D’appartenance sociale ? Rien de tout ça. Les nuits de dévastation que la France vit de plus en plus souvent sont le fait de hordes sauvages et ignares, dont la pensée s’est transmuée en une haine violente contra la société qui les fait vivre.
Là est le grand paradoxe de la France contemporaine : n’osant pas se suicider, elle importe et entretient les bourreaux qui doivent la mettre à mort. Et il est impossible de nier qu’ils le font avec l’enthousiasme de ceux qui accomplissent un destin historique.
Certes, un jour viendra quand le spectacle risque de devenir distrayant : déchaînés, ils danseront sur le cadavre de la France, ils videront le dernier coffre-fort, ils grignoteront jusqu’au dernier os, et ils finiront par mourir de faim au milieu des décombres du monde qui les a fait exister et contre lequel ils ont existé.
Anne Mansouret
30/5/2026
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Philippe de Villiers nous a rappelé dans son émission de vendredi soir que le 29 mai est la date anniversaire du referendum de 2005 sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe.
Le NON à ce referendum, qui manifestait clairement la volonté populaire, a été bafoué sans vergogne par le Conseil Européen de Lisbonne le 19 octobre 2007 ; lequel ratifiait un nouveau traité, reprenant très exactement les termes de celui que les Français (à 54,57%) et les Néerlandais (à 61,05%) avaient rejeté…
J’avais voté OUI à l’instar de François Hollande, de Dominique Strauss-Kahn ou de Bernard Kouchner. Et cela a mis un terme à mes ambitions politiques, puisque j’étais dans le fief de Laurent Fabius, qui, lui, avait voté NON.
Je reconnais m’être, alors, lamentablement trompée. Aujourd’hui, j’adhère à 100 pour 100 à l’analyse de Philippe de Villiers, que je fais mienne et dont je ne retirerais pas un mot.
Il avait totalement raison.
Comme le pensait Cicéron :
« C’est le propre de l’homme de se tromper ; seul l’insensé persiste dans son erreur. »
Alors, pourquoi les « politiques » n’avouent-ils jamais s’être trompés, au lieu de persister dans l’erreur ?
Aletheia Parmenide
31/5/2026

LA QUESTION DE L'ABSENCE ÉTONNANTE DE DAVID LISNARD DANS LES SONDAGES


Ce sondage RTL n’est pas sérieux. David Lisnard est un candidat beaucoup plus crédible que bon nombre de ceux qui sont alignés en terme de capacité à rassembler les 500 signatures et de pourcentage de vote potentiel (par exemple Tondelier, Arthaud ou Dupont-Aignan..) et il n'y figure pas.
Or David Lisnard a un programme libéral et régalien bien construit, ça dérange probablement.
D'ailleurs, comme le dit Vincent Goyet sur X :
"Les milliardaires de gauche comme de droite qui détiennent les médias, et qui sont gavés d’argent public par différents mécanismes, n’ont aucun intérêt à voir arriver à la tête de l’État un libéral assumé qui va mettre un terme à la gabegie administrative et financière de notre pays."
Guillaume Rosenberg (sur X) : "L’invisibilisation de David Lisnard dans les sondages et les débats médiatiques devient difficile à ignorer.
Depuis plusieurs semaines, une partie des médias semble vouloir enfermer l’élection présidentielle de 2027 dans un scénario unique : un duel RN/LFI dont seuls les héritiers du macronisme pourraient nous protéger.
Cette mise en scène présente comme inévitable une confrontation des « extrêmes » pour réhabiliter ceux qui gouvernent le pays depuis près de dix ans, malgré des résultats visibles de tous.
Pendant ce temps, des candidats déclarés, dotés d’un projet solide, d’un ancrage local reconnu et capables de réunir les 500 parrainages, sont écartés des radars médiatiques et des principaux sondages.
Pourtant, c’est maintenant que le débat doit être le plus ouvert. Les Français doivent découvrir l’ensemble des offres politiques et comparer les projets. La démocratie ne se réduit pas aux candidats choisis par quelques rédactions.
Face au déclin organisé, aux promesses non tenues et aux faux choix imposés, il existe une autre voie : celle de la liberté, de la responsabilité, du travail et de la maîtrise des dépenses publiques.
Cette alternative s’appelle David Lisnard et Nouvelle Énergie.
Puisque certains l’ignorent sur les plateaux, nous serons nombreux à la faire connaître sur le terrain."
Isabelle Fauconnier
Gastel Etzwane
31/5/2026

Alors comme ça, Gabriel Attal, devant quelques retraités et âmes perdues, vient nous expliquer avec son petit air grave que « bien sûr, on va continuer à soutenir l’Ukraine, parce que la Russie, c’est le danger ».
Au même moment, dans les rues de Paris, c’est Beyrouth-sur-Seine : émeutes, pillages, chaos total, une police complètement impuissante qui regarde le spectacle. Les fameux blindés de la gendarmerie ? Réservés aux agriculteurs qui bloquent les ronds-points. Quand c’est la banlieue qui débarque pour tout casser, on reste en mode « observateurs bienveillants ».
Résultat : on envoie des milliards à Kiev pendant que nos villes brûlent, que nos contribuables se font plumer, et qu’on est incapables de rétablir l’ordre chez nous.
On ne va rien faire d’utile en Ukraine, on va juste y claquer du fric. Mais au moins, on aura l’air très courageux… depuis les ruines de nos propres quartiers.

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30 mai 2026

Gastel Etzwane
30/5/2026

Ukraine : quand l’hommage aux collabos devient une tradition d’État


Il y a quelques jours à peine, le 25 mai 2026, Volodymyr Zelensky participait en grande pompe à la réinhumation nationale d’Andriy Melnyk, figure de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) qui avait activement collaboré avec l’Allemagne nazie au début de la Seconde Guerre mondiale. Cérémonie officielle, honneurs d’État, discours lyrique : le président ukrainien, lui-même d’origine juive, a salué un « grand Ukrainien du XXe siècle ». Même Israël a dénoncé l’affront à la mémoire des victimes de la Shoah.
Aujourd’hui, rebelote. Zelensky baptise une unité des forces spéciales ukrainiennes « Héros de l’UPA » – l’Armée insurrectionnelle ukrainienne responsable, selon Varsovie, du massacre de plus de 100 000 Polonais en Volhynie entre 1943 et 1945. La Pologne, pourtant l’un des plus fervents soutiens de Kiev, est furieuse : le président polonais menace même de retirer à Zelensky l’Ordre de l’Aigle Blanc.
Pourquoi s’étonner ? Depuis des décennies, l’Ukraine n’a jamais vraiment fait son mea culpa sur la collaboration massive de certains de ses nationalistes avec les nazis – pogroms antijuifs, exactions diverses, participation active à la machine de mort hitlérienne. Bandera, Choukhevitch, Melnyk… tous sont progressivement réhabilités comme « héros de l’indépendance ».
Chaque fois qu’on le souligne, on se fait traiter de « propagandiste russe ». Pourtant, ce n’est pas Moscou qui organise ces cérémonies : ce sont les autorités ukrainiennes elles-mêmes. Les faits s’accumulent. La nostalgie (ou au minimum la complaisance) pour cette période sombre n’est pas une invention du Kremlin. C’est une réalité politique assumée à Kiev.
Et pendant ce temps, en Europe de l’Ouest, on continue à faire comme si tout cela n’existait pas. Le déni a ses limites. La réalité, elle, finit toujours par remonter.
Rassurons-nous, tout cela n’a pas empêché Bruno Retailleau d’aller rendre ses hommages au président ukrainien le jour même de la cérémonie ni à Édouard Philippe d’y aller le lendemain.
Gastel Etzwane
30/5/2026

Hier, 29 mai, c’était le triste anniversaire du référendum de 2005. Il y a vingt et un ans, les Français, après un vrai débat, après avoir été informés, ont dit NON à 55 % au traité constitutionnel européen. Clair, net, massif.
Et puis ? Rien. Sarkozy a essuyé le vote du peuple comme on essuie une mauvaise crotte sur sa chaussure, a renommé le texte « traité de Lisbonne » et l’a fait passer par la petite porte du Parlement. Depuis, plus jamais un référendum.
Macron, lui, a promis la consultation du peuple… avant de nous infliger des « grands débats » sur des sujets sociétaux ridicules tout en refusant systématiquement de nous demander notre avis sur quoi que ce soit d’important. Sans doute par peur légitime que, quel que soit le sujet, les Français lui répondent encore une fois : NON.
Parce qu’à part une poignée de retraités scotchés à BFMTV qui n’ont plus ni jambes ni neurones pour changer de chaîne, plus grand monde ne supporte ce régime.
Et c’est ça, la « démocratie » à la française en 2026 : on regarde la liste des candidats à la présidentielle et on se demande quelle est la différence entre les clones. Un théâtre d’ombres où le peuple n’a plus droit qu’au rôle de figurant.
Joyeux anniversaire du « Non » qu’ils n’ont jamais digéré.