Translate

3 avril 2025

Laurence Muller-Bronn

-2/4/2025- Le sénat corrige les contraintes excessives liées à la rénovation énergétique des logements.
Et ce d'autant plus que le mode de calcul du DPE n'est toujours pas fiable.
Il faut le reconnaître : le DPE avec ses algorithmes déconnectés de la réalité, ses calculs erronés et ses résultats contradictoires conduisant au couperet final, celui de la fameuse lettre qui permettra, ou pas, d'accéder au marché, est une réglementation qui n'est pas adaptée. Tout particulièrement pour les maisons alsaciennes à pan de bois.
En Allemagne la réglementation est moins stricte.
L'obsession des normes et de la conformité à des objectifs purement théoriques finissent par créer des ségrégations, et déstabilisent les fondements de notre société. #DPE #ZFE
Texte adopté, qui part à l'Assemblée.
Mon intervention dans la discussion générale du texte :

Cliquer sur l'image ↴

2 avril 2025

Quand Marine Le Pen réclamait... l’inéligibilité à vie pour « détournement de fonds publics ».
Marine Le Pen vient d’être reconnue coupable de... « détournement de fonds publics ».

Cliquer sur l'image ↴
Christian Dubuis Santini

« Personne ne s'empare du pouvoir dans l'intention d'y renoncer un jour. Le pouvoir n'est pas un moyen, c'est une fin. »
George Orwell

Vincent Verschoore


-2/4/2025- La députée européenne Christine Anderson, issue de l'AFD (20,8% aux dernières législatives allemandes, mais exclue de la coalition gouvernementale), fustige l'arrogance de l'EuroSoviet et ses "misanthropes mondialistes" imposant aux populations un "pouvoir puant".
L'AFD, qui était à l'origine une fronde menée par des intellectuels issus du parti conservateur majoritaire CDU (celui de Merkel et de l'actuel Mertz) contre l'euro, est aujourd'hui résolument opposée à la toute puissance de la technocratie européenne, tout en reprenant les classiques de l'extrême droite contre l'immigration de masse et l'islamisation de l'Europe.
Anderson partage également une critique forte de la manipulation de masse visant à persuader que la Russie s'apprête à envahir l'Europe (après avoir mis trois ans pour conquérir 200 km en Ukraine), une tactique dont l'objectif est de détruire encore plus toute notion de démocratie au nom de l'urgence de guerre.
Comme pour le Covid, plus c'est gros plus ça passe, mais le risque est ici que la provocation permanente de l'EuroSoviet pourrait avoir des conséquences "justifiant" une forme d'état d'urgence, et c'est sans doute sur quoi comptent von der Leyen, Macron, Starmer et Cie.

EUROPE : BIDOUILLAGES ÉLECTORAUX

Jean-Claude Delhez

-2/4/2025- Connaissez-vous l'entrefilet ? C'est un petit article de journal, quelques lignes seulement, exilé loin, en bas de page. Il contient une information secondaire, d'un médiocre intérêt, qu'on ne souhaite pas développer. C'est donc au sein d'un entrefilet que j'ai trouvé la nouvelle suivante : « Le parlement estonien a donné hier son feu vert à un projet interdisant aux citoyens non-européens de participer aux élections locales, une mesure qui vise en particulier la forte minorité russe ». Ce projet entend retirer le droit de vote à 80.000 habitants de nationalité russe.
Que font ces Russes en Estonie ? C'est le moment d'éclairer une situation que tout le monde ne maîtrise pas. L'Estonie est un État balte, au même titre que la Lettonie et la Lituanie. Ces trois petits pays du nord-est de l'Europe bordent la mer Baltique (d'où leur nom) et sont frontaliers de la Russie. Ils sont membres de l'Union européenne comme de l'OTAN. Dans chacun de ces pays vit une nombreuse minorité russophone : plus d'un million de personnes au total. Certains de ces Russes vivent là depuis toujours, à la frontière avec la Russie, d'autres sont venus à l'époque de l'Union soviétique puisque les pays baltes faisaient partie de l'URSS jusqu'en 1991.
Parmi ces russophones, certains ont la nationalité balte, d'autres sont demeurés russes. Ce sont ces derniers que l'Estonie veut exclure des élections locales (sachant qu'ils sont déjà exclus des autres scrutins). Cette mesure succède à une autre, prise l'an dernier, dans le pays voisin, la Lettonie. En 2024, la Lettonie a imposé à ses habitants russophones un examen de langue lettone. Qui ne le réussit pas est menacé d'être expulsé de chez lui et envoyé en Russie.
Il est à noter que les minorités russophones des États baltes n'ont jamais créé de problèmes dans leurs pays respectifs. Il est à noter aussi que l'écrasante majorité de ces gens sont natifs des États baltes, n'ont jamais vécu ailleurs, y ont leur travail, leur famille et, pour une partie d'entre eux, peuplent depuis toujours les régions orientales de ces États.
Nous voici en présence de pays de l'Union européenne qui adoptent des mesures discriminatoires à l'encontre d'un pan important de leur population, en sorte de leur ôter leurs droits politiques ou de les chasser de chez eux. Pourquoi ? Parce que le russe est leur langue maternelle.
C'est un exemple parmi d'autres des manœuvres européennes à l'encontre des droits politiques des populations, sous ce même prétexte de russophobie. Ainsi l'Europe a-t-elle soutenu dernièrement l'élection présidentielle en Moldavie qui a permis, de justesse, la victoire de la candidate pro-européenne. Comment ce résultat a-t-il été possible ? En empêchant la grande majorité des citoyens moldaves résidant en Russie (plusieurs centaines de milliers) de voter. L'hiver dernier, l'Union européenne a fait pression pendant des mois sur la Géorgie, en vue de faire tomber le gouvernement de ce pays du Caucase Pourquoi ? Parce que Bruxelles jugeait ce gouvernement trop favorable à la Russie. Elle n'en est pas à son coup d'essai. L'un d'entre vous a relayé, il y a quelques jours, un article intéressant sur les opérations spéciales dans cette région. Parmi elles, l'emploi de la Géorgie, il y a pas mal d'années, par l'Occident, comme pays de transit pour livrer secrètement des armes jusqu'en Tchétchénie, afin d'y alimenter la guerre contre la Russie. Un autre d'entre vous s'est exprimé dernièrement sur un autre pays de l'est de l'Europe, la Roumanie, expliquant que la France s'immiscait dans les élections locales en intervenant auprès de la cour constitutionnelle roumaine.
J'attire votre attention sur un dernier point. Les médias occidentaux regorgent de discours affirmant, depuis plusieurs années, la manipulation des élections européennes par la Russie. Jusqu'ici, malgré ce flot d'informations, je n'ai jamais vu comment se concrétisait cette supposée influence russe sur les élections, sur la constitution des pouvoirs politiques en Europe (qui sont plus russophobes les uns que les autres). Dans le même temps, les manipulations électorales européennes dans l'est du continent sont tenues sous silence ou réduites à l'entrefilet.

Marc Amblard

L’Allemagne de pire en pire

H16

-2/4/2025- On peut tortiller les choses de mille et une façon mais à la fin, la réalité reste là, impérieuse aux gesticulations et l’évidence s’impose : l’Union Européenne, c’est d’abord et avant tout l’Allemagne.

Ce n’est pas trop étonnant : la plus grosse économie européenne dicte en effet la plupart des politiques de l’Union. Cela lui a relativement bien servi, surtout lorsque la rigueur allemande a contrebalancé les prurits dépensiers de la France, par exemple, mais ce n’est plus le cas depuis quelques années…

Dès lors, ce qui se passe outre-Rhin mérite qu’on s’y attarde un peu, d’autant plus que le gouvernement allemand voit arriver Friedrich Merz comme remplaçant de l’actuel chancelier Scholz. On pourrait croire que passer de l’ancienne coalition des Sociaux-Démocrates (franchement à gauche) à celle des Chrétiens-Démocrates (traditionnellement de droite-centriste) pourrait se traduire par une amélioration du réalisme allemand.

Tout indique qu’il n’en sera rien.

Pour rappel, ces Chrétiens-Démocrates ont été placés en tête des résultats des dernières élections avec 28 % des votes, alors que l’AFD a fait 20 %, le SPD 16% et les Écolos 11%. Les Libéraux du FDP n’ont pas réussi à franchir la barre des 5 % et ne sont donc plus dans l’Assemblée allemande, marquant leur dégringolade alors qu’ils obtenaient autour de 10 à 11 % aux deux élections précédentes.


Bref, on assiste à une coalition classique CDU/CSU et SPD, remplaçant la coalition précédente, composée du SPD (socialistes), des Vert et des Libéraux. Il est piquant de constater que ces élections de février ont été déclenchées car les Libéraux ont été chassés du gouvernement Scholz à cause de leur opposition sur des questions budgétaires, réclamant notamment plus de rigueur dont les Socialistes ne voulaient pas entendre parler.

L’élimination des Libéraux du tableau final laisse donc libre cours au nouveau gouvernement dont Merz devrait prendre les commandes, et qui ne sera logiquement pas plus rigoureux que le précédent : il lance un bon gros endettement pour financer sa défense avec une CDU résolument plus atlantiste et bien plus pro-Ukraine que ne l’était le SPD, à la base un parti de syndicats industriels qui avait historiquement une approche beaucoup plus pro-business.

Mieux encore, les nouveaux députés ont fait sauter le frein à l’endettement qui avait pourtant été inscrit dans la constitution allemande : alors qu’il faut les deux tiers des voix du Parlement pour modifier la constitution, l’obtention de cette modification constitutionnelle n’était possible que si Merz et ses alliés obtenaient le soutien des Écolos. Qui l’ont fourni en contrepartie que soit inscrite la neutralité carbone dans la constitution.

Oui, vous avez bien lu : l’Allemagne rigoureuse a donc choisi de remplacer l’interdiction d’endettement, mesure ô combien nécessaire pour éviter les dérapages qu’on constate maintenant en France et qui poussent notre pays à la faillite, par un principe aussi grotesque qu’inaccessible, qui garantit a contrario que l’économie allemande va se mettre un boulet monumental à la patte.

Non seulement la rigueur budgétaire qui permettait à l’Allemagne de présenter une bonne image de son budget et de ses finances disparaît, mais en plus l’hystérie écologiste devient constitutionnelle. Les garde-fous avec lesquels le précédent gouvernement devait composer ont tous disparu, l’ancienne coalition conserve un pouvoir considérable, les modérateurs (représentés par les Libéraux) n’ont plus aucune voix et les discours de Merz et sa coalition sont beaucoup plus interventionnistes et martiaux que ceux de Scholz.

Pour l’Allemagne, mais aussi pour l’Europe, le bilan est véritablement consternant et la fuite en avant vient de passer le turbo.


En outre, la situation allemande n’est pas sans pointer le défi démographique qui secoue d’ailleurs toute l’Europe à divers degrés : les votants CDU et SPD représentent essentiellement les classes les plus nombreuses et aussi les plus âgées de la population. Inversement, les classes les plus jeunes ont voté ou bien pour l’AFD (surtout pour les hommes), ou bien pour Die Linke – l’extrême-gauche (pour les femmes), deux partis qui sont volontiers classés plutôt « pro-Russes » et qui représentent tous deux un changement économique radical.

La population allemande s’enfonce dans un véritable malaise avec d’un côté une population vieillissante qui semble vouloir brader son économie, et une jeunesse et des actifs, peu ou pas du tout concernés par l’Ukraine et qui appellent des changements économiques de leurs voeux mais ne sont pas entendus, au point que la politique qui sera mise en place leur sera directement antagoniste.

Ce problème allemand n’est pas sans rappeler le problème français, assez similaire avec une classe moyenne pas ou peu représentée dans l’hémicycle et des décisions gouvernementales très favorables aux retraités et aux fonctionnaires. Au final, au niveau européen, les deux plus grosses économies (allemande et française) sont maintenant au point mort ou pas loin, et ne semblent pas prendre conscience de leur état.

Ce dernier point est d’ailleurs confirmé par le dernier rapport de l’ONU sur le développement économique, qui montre bien le décrochage de plus en plus inquiétant de l’Europe :


Partout dans le monde, les investissements étrangers directs croissent… sauf en Europe où on observe même un retrait des investissements en 2022 et en 2023, avec l’Allemagne et la France qui subissent les baisses les plus marquées, les Britanniques limitant leur ralentissement.

Ces investissements représentent normalement des emplois et des développements futurs, qui ne sont donc pas lancés ou réalisés. Et même si l’on évoque maintenant des investissements et des efforts dans le domaine de la Défense, on peut sérieusement douter que des investisseurs étrangers décident d’investir dans ce domaine-là, l’étranger souhaitant rarement voir se développer ou s’améliorer la défense européenne… Là encore, le contraste avec les investissements en Amérique du Nord ne laisse aucun doute sur la mauvaise direction prise par le Vieux Continent.

La situation n’est pas bonne, et tout indique qu’elle ne va pas s’améliorer : non seulement, la France ne peut espérer aucune aide de l’Allemagne (les gouvernements qui se sont succédé outre-Rhin ces dernières années roulent manifestement bien plus pour Washington que pour l’Europe), mais cependant, avec l’arrivée de Merz, on doit prendre conscience que l’Allemagne ne roule même plus pour elle-même.

L’Allemagne semble avoir choisi le suicide, et pourrait bien entraîner la France puis toute l’Europe avec elle.


1 avril 2025

Yann Bizien

1/4/2025- S'agissant de la condamnation de Marine Le Pen et des cadres du RN, les gens sont libres de réagir et de penser évidemment ce qu'ils veulent.
S'ils croyaient que j'étais un adhérent et un miltant aveugle du RN, ils se sont trompés.
Ayant vu certains commentaires aujourd'hui, je tiens à préciser ceci :
Dans le champ politique, comme ailleurs, on ne peut pas réclamer des autres qu'ils soient vertueux et ne pas l'être soi-même. Quand on réclame de la sévérité judiciaire pour les autres, il faut aussi savoir l'accepter pour soi.
Quand on aspire à occuper le poste le plus élevé de la République, on se doit d'être irréprochable.
En 2004, dans une vidéo disponible sur X (image en commentaire), la jeune Marine Le Pen déclare :
1) “Les Français en ont marre de voir des élus qui détournent de l’argent.”
2) "Tout le monde a piqué dans les caisses sauf le Front national."
3) "Les Français en ont marre des affaires."
4) "On ne vole pas l'argent des Français."
5) "Respecter la démocratie, c'est ne pas voler l'argent des Français."
Depuis 50 ans, FN, puis RN ont réclamé des lois fermes sur la corruption et la fraude.
Cette affaire a été instruite sur le fond. Marine Le Pen et ses cadres ont pu se défendre. Ils sont tombés sous le coup de la loi votée par le Parlement. Ils ont été jugés, reconnus coupables de détournement de fonds publics européens et condamnés (avec un jugement de 150 pages).
Aujourd'hui, les partisans de Marine Le Pen crient à la dictature parce que la loi voulue et votée par les parlementaires est sortie de la bouche de juges.
Dans leur processus décisionnel collégial, ces juges n’ont pas à tenir compte de l'intention et de la volonté des électeurs, ni des sondages.
Tous ceux qui contestent aujourd'hui cette décision d'inéligibilité de Marine Le Pen, défendent donc en même temps le "droit des élus à détourner des fonds publics".
Je refuse cette hypothèse.
Marine Le Pen et ses cadres ne sont pas des victimes. Ils sont reconnus coupables d'avoir détourné 4,4 M€ pas seulement pour des assistants parlementaires, mais aussi pour un majordome, une secrétaire particulière, un chef de cabinet, un garde du corps, un chargé d'événements et un dispositif de garde d'enfants, donc avec des gens qui ne travaillaient pas directement pour des parlementaires européens.
Ces gens rémunérés sur fonds publics européens n'étaient quasiment jamais présents à Strasbourg.
Les juges ont tranché sur des preuves irréfutables.
Il n'y a pas de complot contre le RN mais des actes et des faits condamnables qui ont été jugés conformément à la loi.
Ce que la Justice de France a condamné, c'est l'instauration et le fonctionnement de tout un système optimisé qui avait pour but d'améliorer le confort des dirigeants et cadres de ce parti avec... des fonds publics européens.
Dans une démocratie, il y a des lois votées. Elles doivent s'appliquer sans laxisme, sans préférence et sans mauvaise interprétation. Je sais que c'est souvent un problème.
La justice, c'est donc aussi sanctionner ceux qui fraudent avec des fonds publics.
En démocratie, ceux qui fraudent doivent admettre normalement qu'ils ont triché. En démocratie, ceux qui ont fraudé et qui sont condamnés peuvent faire appel de la décision en première instance. À la fin du parcours judiciaire, s'ils sont définitivement condamnés, ils doivent admettre leur peine et elle doit être exécutée.
Dans une démocratie, on ne s'arrange pas avec la vérité.
D'autres partis sont concernés par ce genre de fraude sans que le système mis en place soit pour autant identique à celui utilisé par le RN sur... trois législatures.
57% des Français estiment que cette condamnation est proportionnée aux faits reprochés et je suis de ceux-là.
Voilà. Comme toujours, j'analyse par moi-même avec du discernement sans céder aux positionnements et aux éléments de langage. Car depuis hier soir, ceux du RN s'abattent sur les médias et les réseaux sociaux.
N'ayant pas de carte du RN, je ne vais donc pas reprendre ici leurs éléments de riposte. Je ne suis pas payé pour ça.

Didier Maïsto

APPEL

-1/4/2025- Nous sommes quelques-uns à être « reconnus » comme nous exprimant au nom de « la résistance ». Au système médiatico-politique. À l’oligarchie. À l’européisme corrompu. Au globalisme forcené. Au bellicisme décomplexé. À la bêtise ambiante. Au wokisme effréné. C’est ainsi, nous n’avons jamais rien revendiqué, les choses se sont faites d’elles-mêmes. Il est désormais impératif, crucial de nous regrouper, en dépit de nos différences, tant ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous sépare. Hors du champ politique traditionnel. Par et pour le peuple. Pour tous ceux qui ne veulent pas voir la France disparaître, diluée dans un fédéralisme apatride et dépravé. Les républicains des deux rives doivent prendre leurs responsabilités, maintenant qu’il n’est plus nécessaire de démontrer que la démocratie représentative est une escroquerie. Nous drainons des millions de Français, soyons à la hauteur de cette espérance. Qui aura ce courage ?