CharbActu
30/10/2026
Liberté-Résistance
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30 octobre 2026
Gilles Casanova
26/10/2026
« Les nations n’ont pas d’amis, elles n’ont que des intérêts » : cette formule est souvent attribuée à Charles de Gaulle. « Un grand pays n’a pas d’amis. Les hommes peuvent avoir des amis… » a-t-il aussi déclaré à Paris-Match en 1967.
On peut en tout cas constater que c’est ce qui a inspiré sa diplomatie. Cette diplomatie qu’on peut tellement regretter aujourd’hui, lorsqu’on voit le pauvre alignement des dirigeants français sur Washington et Berlin, souvent pudiquement appelés « Bruxelles ».
C’est à cette aune qu’il faut analyser ce que nous voyons dans le monde.
Nous sommes à un moment de grande bascule, donc un moment, troublé, un moment dans lequel les mouvements visibles ne suivent pas une courbe prévisible, semblent aller dans un sens puis en sens inverse, et où les mouvements profonds ne se donnent pas aisément à décrypter, car le recul nous manque encore.
L’attention, la réflexion et l’intelligence sont indispensables pour arriver à savoir ce que nous voyons, pour le comprendre…
La victoire électorale de Lula au Brésil suscite des lectures très contraires, significatives de temps troublés.
L’élément clé, c’est évidemment la défaite du pouvoir impérial des USA, qui échoue à créer un axe entre l’Argentine, le Brésil et les États-Unis pour cadenasser définitivement l’Amérique latine, faire reculer les BRICS et ainsi retarder l’avènement d’un monde multipolaire dans le but que l’Occident dominé par l’État profond américain continue de mener le jeu comme il l’entend.
L’intérêt de la France, il est là. Il n’est pas ailleurs. C’est une bonne nouvelle pour l’indépendance de la France que cet échec de l’Empire US.
Pour me montrer que c’est une mauvaise chose, on me montre une photo de Lula avec Macron, une autre avec von der Leyen. Cela n’a pas de sens. Je pourrais vous montrer des photos de De Gaulle avec l’ensemble des dirigeants, de la planète de son époque, les démocrates, les dictateurs, les communistes, les fascistes et les autres. Cela, ça s’appelle la diplomatie, ça s’appelle les intérêts d’une nation d’entretenir des relations diplomatiques avec les autres nations, quels que soient les choix de ces peuples. Il faudrait être complètement écervelé pour conclure de la photo de De Gaulle avec le président du Soviet suprême de l’URSS, que c’est un communiste, de la photo de De Gaulle avec Franco que c’est un fasciste de toujours, et de la photo de De Gaulle avec Kennedy, que c’est un Démocrate américain. Et pourquoi pas un ami personnel de Frank Sinatra ou de Marilyn Monroe…
On me dit que Lula a signé l’accord Mercosur : mais bien sûr ! Allait-il dire à ses agriculteurs qu’il fallait qu’ils se serrent la ceinture pour que les agriculteurs français vivent mieux ?
Il a signé un accord très favorable pour ses agriculteurs et il a eu raison.
La Commission européenne a signé un accord très défavorable pour ses agriculteurs, parce qu’elle veut s’en défaire, c’est le « Great Reset » souhaité par Davos. Elle est coupable pas lui ! On ne voit pas pourquoi, il n’aurait pas, lui, signé cet accord favorable à sa population.
Aujourd’hui, vous avez, dans les magasins, avec une qualité comparable, des téléviseurs de 1,80 m de diagonale fabriqués en Chine pour 600 à 800 € et les mêmes fabriqués en Europe pour 3500 à 4000 €. Vous allez naturellement payer 4000 €, vous n’allez pas hésiter, parce que, dans les usines chinoises, on n’est pas très certains du respect de toutes les normes sociales et sanitaires ? Vous réfléchissez comme ça ? Si vous avez un très gros patrimoine, vous pouvez avoir ces « croyances de luxe » pour bobos et payer 4000 €. Si vous êtes un salarié français moyen, vous ne pouvez pas. Le Brésil ne peut pas se permettre d’avoir des « croyances de luxe », il n’a pas le PIB par habitant de Monaco, qui a la faculté d’être beaucoup plus intransigeant sur les normes environnementales…
Ce débat est aujourd’hui très important car les questions internationales ne sont pas des questions secondaires dans la situation que connaît notre pays aujourd’hui, ce sont les questions clés. Dans la France d’aujourd’hui, le national tient le social.
Aucune décision sérieuse de redressement de la situation sociale et notamment du pouvoir d’achat des Français ne peut être prise sans la décision d’une autorité supranationale, installée en apparence à Bruxelles, en réalité à Washington et un peu à Berlin. La liberté qui est laissée aux gouvernements nationaux, c’est celle qui est accordée à la DRH dans les entreprises, c’est la logique du traité de Maastricht confortée par le traité de Lisbonne. Ils ont toute liberté pour prendre des décisions sociétales, interdire la fessée, choisir l’âge de l’éducation sexuelle, fixer des peines plancher, etc. mais rien de sérieux en matière d’économie, de social ou de défense.
L’indépendance nationale de la France est un préalable à toute politique sociale consistante. Les 1000 fils qui ligotent aujourd’hui la France à l’Union européenne et à l’OTAN, sont faits pour retirer toute possibilité au dirigeant français, qui sera élu au printemps de mener une politique foncièrement différente de celle qui est dictée par l’État profond américain, modéré par les intérêts nationaux de Berlin
Il s’agit donc de trouver les moyens pour la France, non pas de rompre unilatéralement un matin avec tout ce petit monde et se trouver placée au ban de l’Occident, avec tous les risques que cela représenterait pour elle, mais de reconstruire progressivement, mais avec une volonté de fer, son indépendance.
C’est ce que fit le Général de Gaulle. Il a renvoyé les bases américaines chez elles, mais 8 ans après son arrivée au pouvoir, il a en même temps quitté le commandement intégré de l’OTAN, mais il n’a pas quitté l’Alliance atlantique. Il a pratiqué la politique de la chaise vide à Bruxelles et refusé de négocier dans des conditions qui ne convenaient pas à la France, mais après avoir obtenu satisfaction, il n’a pas rompu le Traité de Rome, dans un accès de colère. Il a bloqué fermement l’élargissement au Royaume-Uni tout le temps qu’il était président, avec succès et diplomatie.
Gouverner requiert un peu d’habileté. Si Charles de Gaulle avait indiqué entre le 13 et le 16 mai 1958, que conformément à sa vision de la décolonisation, il faudrait bien rendre à l’Algérie son indépendance, je ne suis pas sûr qu’il aurait été nommé président du Conseil de la IVe République et qu’il aurait pu ainsi fonder la Ve République et résoudre le problème algérien et relancer la France perdue aux mains déjà d’un pouvoir centriste pro-américain.
Mais il y a aussi une autre façon de percevoir les choses, c’est qu’il y a des attitudes qui correspondent à des situations politiques et historiques.
Lorsque vous êtes dans la situation de Charles de Gaulle, avec un rapport de force défavorable, vous êtes obligé, à Alger, de vous afficher en photographie avec le général Giraud et Franklin Roosevelt, qui tous les deux souhaitent votre perte purement et simplement. Même si votre souhait c’est de les affronter avec la plus grande fermeté. En revanche, si vous écrivez dans un journal clandestin de la Résistance, vous n’avez aucune raison de ménager Henri Girault et ses amis, souvent anciens ministres de Vichy reconvertis auprès des Américains.
Si vous êtes en position d’emporter l’élection présidentielle, vous devez prendre de la hauteur comme l’a fait Marine Le Pen dans son discours d’Orléans, hier. Vous ne devez pas entrer dans tous les détails, vous ne devez pas vous exposer sur chaque détail à une polémique de plus, car vous n’avez pas forcément envie de répondre très précisément à des questions auxquelles vous pourrez donner une réponse véritable quand vous saurez l’état exact du pays, si vous êtes élue, alors qu’aujourd’hui, vous n’avez pas accès à tous les éléments. Vous devez donner vos grandes orientations qui permettent de comprendre à partir de quel logiciel vous allez gouverner. Ça c’est la sincérité : dire ce que l’on souhaite faire et expliquer quelle est la logique de son propos.
Si vous êtes une candidate de témoignage, qui est pour l’instant créditée de 1 % dans les sondages, mais qui pourrait facilement multiplier par deux, peut-être trois, son résultat, sans pour autant être assurée d’être à la présidence de la République, vous êtes en position d’exprimer tout à fait ce que vous voulez, ce que vous pensez, car l’enjeu c’est de construire un courant politique. Pas de gouverner le pays tout de suite.
C’est pour cela que lorsque Natacha Polony expose qu’il faut absolument continuer à soutenir l’Ukraine, quand elle ajoute que Poutine est notre ennemi qui nous mène chaque jour une guerre hybride, on est obligé de constater qu’elle se place dans le cadre et sous la protection de l’OTAN, de l’Union européenne et de tous leurs amis. Ce n’est pas une concession verbale pour gagner les 2 % qui lui manquent pour être présidente.
Elle déclare par ailleurs qu’elle est plus ou moins souverainiste elle laisse entendre que c’est le sens de sa candidature. Madame Claude aurait pu déclarer qu’elle était pour la vertu chez les jeunes filles, ça ne lui aurait pas coûté grand-chose non plus…
Si elle était en position de l’emporter au second tour, alors peut-être certaines concessions, certaines formules vagues s’expliqueraient-elle, mais dans tous les cas, la force avec laquelle elle exprime son choix de l’OTAN, de l’Ukraine, de Zelensky et de la politique de l’establishment européen ne ressemble pas à une formule ambigüe. Il lui manque encore pour l’instant, selon les sondages, une bonne cinquantaine de points pour l’emporter, ce qui, reconnaissons-le, lui accorde une liberté de parole totale.
On me dit : « elle fait bouger les lignes ». Ça c’est vrai.
République souveraine jusqu’ici avait une analyse claire et sans concession de la crise et de la guerre en Ukraine orchestrés par l’OTAN à partir du coup de force de Maïdan en 2014, et des accords truqués de Minsk de l’aveu même de Merkel et Hollande, signataires du texte. Le but des USA était d’infliger une défaite stratégique à la Russie pour la dépecer et se saisir de ses richesses naturelles. Des milliers de civils russophones ont été assassinés par les groupes militaires et paramilitaires nazis couverts par Zelensky, dans une politique de purification ethnique, jusqu’à ce que la Russie intervienne.
« Elle fait bouger les lignes » : République souveraine écrit maintenant : « Nous saluons le courage de la population ukrainienne et la résilience de ses forces armées face à l'agression russe ». Quelle involution…
Voilà à quoi sert cette candidature, recentrer les souverainistes qui viennent de la gauche pour les ramener vers l’OTAN et l’UE. C’est la vérité des prix…
Dans une époque troublée, la réalité est difficile à déchiffrer, mais il faut faire effort. Charle Peguy nous dit : « Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. »
Sarah Knafo
30/10/2026
Il y a 3 jours, Jean-Luc Mélenchon déclarait la propriété « insupportable ». J’ai dit aux Français ce que cela signifiait pour eux.
Depuis, il m’a attaquée 4 fois en 24h. Pourquoi s’énerve-t-il autant ? L’explication est pire que ce que vous imaginez. La voici, point par point.
30/10/2026
Il y a 3 jours, Jean-Luc Mélenchon déclarait la propriété « insupportable ». J’ai dit aux Français ce que cela signifiait pour eux.
Depuis, il m’a attaquée 4 fois en 24h. Pourquoi s’énerve-t-il autant ? L’explication est pire que ce que vous imaginez. La voici, point par point.
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Gabriel Nerciat
29/10/2026
LA BÊTISE ET SA SYNTAXE
29/10/2026
LA BÊTISE ET SA SYNTAXE
L'imbécile de droite : "Mais enfin, sans les milliardaires et les fonds privés qui peuvent investir dans l'économie, on ne pourrait rien faire."
L'imbécile de gauche : "Mais enfin, sans les jeunes, les migrants et les travailleurs syndiqués en lutte contre les injustices, on ne pourrait rien faire."
L'imbécile d'extrême-droite : "Mais enfin, sans Pinochet et Netanyahou qui bottent le cul des marxistes et des Arabes, on ne pourrait rien faire."
L'imbécile d'extrême-gauche : "Mais enfin, sans les anarchistes, les Frères musulmans et les Antifas qui défendent la démocratie en tirant des mortiers sur les flics ou en incendiant les mairies, on ne pourrait rien faire."
L'imbécile d'extrême-centre : "Mais enfin, sans l'euro et l'union constante des gens diplômés et raisonnables de nos métropoles connectées, on ne pourrait rien faire."
L'imbécile écologiste : "Mais enfin, sans la diminution du dioxyde de carbone, on ne pourrait rien faire".
Dans une démocratie affaiblie et déclinante, la bêtise n'a qu'une seule syntaxe, mais elle offre plusieurs déclinaisons. Et c'est un peu lassant de devoir sans cesse évoluer entre elles.
Gabriel Nerciat
30/10/2026
À PROPOS DE LA GUERRE QUI VIENT
Sont vraiment marrants, les gauchistes, de nos jours. Ils voudraient que les flics regardent de loin sans rien faire les gentils lycéens mélenchonistes ou attaliens et leurs aînés anarchistes leur lancer des mortiers d'artifice ou casser des vitrines et des abribus, mais qu'ils interviennent ensuite manu militari matraque dressée pour les protéger des hordes nationalistes lorsque les membres de celles-ci leur contestent à la force du poing leur prééminence dans la rue.
Au bout d'un moment, ça va finir par se voir, quand même, qui sont ces jeunes urbains qui braillent et pour qui ils roulent.
Autant décider que l'étudiant ou le lycéen rebelle des métropoles est un nouveau représentant du peuple et que les CRS ou les flics de la BAC sont dévolus à sa sécurité. Ce sera plus simple, notamment quand le pouvoir aura changé de camp.
En attendant, petite remarque utile à l'intention des identitaires lecteurs de Renaud Camus : la plupart de ces gens, comme il est d'usage depuis toujours et comme on l'a encore vérifié récemment avec les meurtriers de Quentin Deranque à Lyon, ne sont pas généralement issus de l'immigration extra-européenne mais, tels le jeune Raphaël Arnault, le vieux Eric Coquerel, la jolie Lola-Fleur Whittaker, le pédant Thomas Guénolé ou le sot Matthieu Slama, demeurent en majorité de braves petits bourgeois fils de profs ou d'avocats tout à fait blancs de peau.
La guerre qui vient ne sera pas une guerre ethnique, même si les hordes allogènes des grandes métropoles et des banlieues fourniront une partie conséquente de la piétaille attendue, mais elle opposera essentiellement et même principalement des Français de souche européenne aux affiliations et aux fidélités de plus en plus divergentes, au point de dénier appartenir à un même peuple (c'est ce que signifient l'instrumentalisation obscène du drapeau palestinien chez les émeutiers ou le sigle des anars Antifas qu'on ne voit nulle part en terre d'Islam).
Et c'est bien le plus triste et le plus grave dans ce qui se passe tous les week-ends en ce moment.
Car c'est lorsque des frères de sang se haïssent au point de s'entretuer – la haine envers Quentin Deranque n'a pas cessé depuis sa mort, mais est au contraire assumée et démultipliée chez les soutiens de ses assassins – que le spectre terrifiant de la guerre civile apparaît par intermittence.
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29 octobre 2026
Marc Amblard
20/10/2026
PETITE MISE AU POINT SUR LA RETRAITE PAR CAPITALISATION
1. NE PAS CONFONDRE CAPITALISATION ET BOURSE
2. NE PAS CONFONDRE FONDS DE RETRAITE ET FONDS DE PENSION D’ENTREPRISE
3. LA BOURSE EST TENDANCIELLEMENT HAUSSIÈRE. LES KRACHS SONT TOUJOURS RÉSORBÉS
CONCLUSION
20/10/2026
PETITE MISE AU POINT SUR LA RETRAITE PAR CAPITALISATION
Les commentaires que je lis parfois sous mes posts relatifs à la retraite révèlent malheureusement une vaste incompréhension du sujet. C’est un peu comme si des décennies de socialisme avait fait de la capitalisation un objet de dégoût et de défiance. Notre système éducatif y est probablement pour beaucoup. Remettons alors les choses à leur place.
1. NE PAS CONFONDRE CAPITALISATION ET BOURSE
Capitalisation n’est pas un gros mot. Capitaliser pour sa retraite, c’est économiser et placer pour subvenir à ses vieux jours. Je peux investir peu à peu cette réserve sur divers actifs : studios, chambres d’étudiant, chambres d’hôtel, terres agricoles, parkings, forêts, pièces d’or, d’argent, livrets d’épargne… Il n’y a pas que la bourse dans la vie.
2. NE PAS CONFONDRE FONDS DE RETRAITE ET FONDS DE PENSION D’ENTREPRISE
Les fonds de retraite par capitalisation mutualisés représentent plus de 95% des fonds actuels. Vos cotisations sont alors majoritairement placés sur des ETF (réservoirs d’actions recouvrant des centaines, voire des milliers des meilleures entreprises du monde), des obligations d’état, des métaux précieux...
N.B. les fonds de retraite US affichent historiquement des rendements annualisés de l'ordre de 7 à 8 % sur longue période.
Ce type de fonds n’a rien à voir avec celui consistant à accumuler des actions de l’entreprise à ses propres salariés. Il va sans dire que si l’entreprise en question dépose son bilan, les salariés perdent tout (voir le cas Enron). C’est très imprudent et plus aucun employé n’accepte de jouer à la roulette russe.
3. LA BOURSE EST TENDANCIELLEMENT HAUSSIÈRE. LES KRACHS SONT TOUJOURS RÉSORBÉS
L'histoire financière nous enseigne une réalité fondamentale : sur le long terme, les grands marchés boursiers ont une tendance haussière, portée par la croissance économique, les gains de productivité, l'innovation et les bénéfices des entreprises. Voir schéma.
Le krach de 1929, celui de 1987, l'éclatement de la bulle Internet en 2000, la crise financière de 2008 ou encore l'effondrement provoqué par la grippe de Wuan en 2020 ont tous été suivis d'un retour des indices à leurs précédents sommets, puis de nouveaux records.
Ce n'est qu'une question de temps et c'est précisément sur cette logique de long terme que repose la retraite par capitalisation : transformer une épargne régulière en patrimoine productif, puis laisser les années et les intérêts composés accomplir leur œuvre.
CONCLUSION
Le système français par répartition est confronté à un déséquilibre démographique structurel : toujours moins de cotisants pour financer toujours plus de retraités. Il est mécaniquement voué à l’échec. Le développement de la retraite par capitalisation apparaît donc comme une réponse complémentaire pour diversifier et sécuriser le financement des retraites.
Radu Portocala
29/10/2026
29/10/2026
Pendant toute la période d’installation du « régime de démocratie populaire » en Roumanie – c’est-à-dire pendant une bonne dizaine d’années – des gens étaient envoyés en prison ou dans les camps de travaux forcés sur la base de listes émises par le ministère de l’Intérieur. Ils appelaient cela des « propositions d’arrestation » comme s’il s’était agi de leur accorder quelques gratifications.
Je donne ici en exemple la première page d’une de ces listes. La durée de détention proposée était généralement de 24 mois (ils calculaient toujours en mois, peut-être parce que c’était plus impressionnant), mais, pendant la détention, un simple avis ministériel pouvait augmenter indéfiniment la peine.
Sur cette page, les motifs d’arrestation sont : « Impliqué dans une organisation subversive » (c’est-à-dire un groupe qui critiquait la politique du gouvernement), « Liaisons avec le service d’espionnage français » (ce qui voulait dire qu’il fréquentait l’Institut français), « Propagande anti-démocratique et instigation contre la collectivisation de l’agriculture » (c’est-à-dire critiquer la confiscation des terres des paysans), etc. À noter que tous sont déjà arrêtés au moment où cette liste décide pourquoi il faut les arrêter.
Tout cela était possible parce qu’un décret avait institué la « peine administrative ». Le nom d’un malheureux se trouvait sur une de ces listes (le plus souvent à la suite d’une dénonciation) et la police politique (la Securitate) procédait à son arrestation. Il n’y avait ni enquête, ni procès, ni possibilité de se défendre, ni même un mandat d’arrestation.
J’écris ces choses parce que c’est exactement de la même manière que l’Union européenne punit le colonel suisse Jacques Baud, le Français Xavier Moreau et bien d’autres, coupables de ne pas penser comme le veut Bruxelles. L’Union européenne, dont on nous explique que c’est à la fois le temple de la démocratie et le bouclier qui défend notre liberté, réprime la parole libre par les mêmes moyens que ceux employés dans le monde soviétique. Sans procès, sans débat contradictoire, sans défense, des hommes et des femmes sont condamnés pour ce qu’ils pensent, pour ce qu’ils disent. La peine administrative d’inspiration soviétique a été ramenée à la vie par les bureaucrates répressifs de Bruxelles. C’est un exploit.
(Et j’ajoute que c’est également un exploit de vouloir, comme presque tous les candidats à l’élection présidentielle française, réformer cette Union européenne qui, manifestement, est irréformable.)
28 octobre 2026
Monique Plaza
28/10/2026
Professeur de philosophie à Trappes (Yvelines), Didier Lemaire est devenu lanceur d'alertes quand ses avertissements sur la montée de l'islamisme à l'école lui ont valu des menaces de mort.
28/10/2026
Professeur de philosophie à Trappes (Yvelines), Didier Lemaire est devenu lanceur d'alertes quand ses avertissements sur la montée de l'islamisme à l'école lui ont valu des menaces de mort.
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, l’a accusé de diffamation après un entretien qu’il avait accordé au journal Le Point il y a trois ans.
Didier Lemaire y évoquait en quelques mots l’édile de la ville qui aurait interprété les positions de Didier Lemaire en faveur de la laïcité comme de «l’islamophobie». À ce moment-là, l'enseignant se rendait au lycée sous protection policière, quelques semaines à peine après l'assassinat de Samuel Paty.
Par jugement du 18 septembre, la 17ème chambre du Tribunal judiciaire de Paris a prononcé sa relaxe.
Didier Lemaire revient sur la défense portée par Me Alain Jakubowicz.
« Mon avocat a démontré que mes propos ne relevaient pas de la diffamation et a apporté des éléments de contexte qui attestaient de la bonne foi de mes propos. Car, tout de même, au-delà du maire de Trappes, il y a eu des journaux qui ont relayé des accusations assez graves, sur ma santé mentale par exemple, mettant en cause ma probité, mon honneur », déplore celui qui avait dû suspendre sa carrière d’enseignant en février 2021 en raison de menaces prises très au sérieux.
Sur le fond de l’affaire, Didier Lemaire maintient son constat et considère qu’il s’agissait dans ce procès de le faire passer pour un mythomane et de ne pas reconnaître qu’au fond, Trappes est un territoire conquis par l’islamisme... « ce que j'ai observé pendant vingt ans de vie professionnelle ».
Julien Vergès
28/10/2026
28/10/2026
Chef d'œuvre de propagande :
le "quotidien de référence", dont la lecture est obligatoire dans les écoles de journalisme, fabrique de toutes pièces l’énorme fake des tracts du RN prétendument retrouvés dans la voiture du meurtrier de Trappes, sans mentionner aucune source vérifiable. Puis, après que l’intox a été débunkée par les réseaux sociaux, au lieu de reconnaître son erreur et de publier un erratum comme veut la procédure déontologique habituelle du journalisme, la Pravda vespérale a insidieusement modifié a posteriori l'article mensonger qui présentait le criminel comme un militant du RN, pour effacer les traces de sa manipulation visant à polluer la campagne de Marine Le Pen, et à servir la soupe au pouvoir macroniste, lequel s'est empressé de récupérer cette affaire en dénonçant immédiatement un crime raciste et islamophobe. Cette fois nulle mention du fait que l'individu en question est un déséquilibré dont les troubles psychiatriques sont avérés. Et pour tenter de dissimuler sa tentative grossière d'intoxiquer l'opinion publique en achevant toute éthique professionnelle, L’Immonde fidèle à sa réputation, se dit maintenant victime d'une campagne de haine de l'extrême droite. Mieux, il se drape dans la vertu et se fait procureur en condamnant les critiques, comme s'il était en position d'arbitrer le débat public. Comme si les propagandistes de cet organe de désinformation n'étaient eux animés que par des ondes d'amour et de vivre-ensemble.
Sarah Knafo
28/10/2026
Pendant 23 minutes, deux journalistes de franceinfo pleins de rage se sont efforcés de prouver, par A + B, que tout ce que je dis du service public est vrai.
Regardez jusqu’au bout : même les plus à gauche d’entre vous finiront par se demander pourquoi ils payent 4 milliards chaque année pour ça...
28/10/2026
Pendant 23 minutes, deux journalistes de franceinfo pleins de rage se sont efforcés de prouver, par A + B, que tout ce que je dis du service public est vrai.
Regardez jusqu’au bout : même les plus à gauche d’entre vous finiront par se demander pourquoi ils payent 4 milliards chaque année pour ça...
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Gastel Etzwane
28/10/2026
Nord Stream : la justice allemande désigne désormais les autorités ukrainiennes
Ce n’est plus une simple hypothèse évoquée dans la presse. Dans son acte d’accusation contre Serhii K., ancien militaire ukrainien poursuivi dans l’affaire du sabotage des gazoducs Nord Stream, le parquet fédéral allemand affirme que l’opération a été préparée par des militaires ukrainiens à la demande d’autorités de leur pays.
La portée de cette accusation est considérable. Les enquêteurs allemands ne se contentent plus d’identifier des ressortissants ukrainiens parmi les auteurs présumés du sabotage. Ils mettent désormais en cause des organismes étatiques ukrainiens dans la préparation de l’opération. Kiev, de son côté, continue de nier toute implication officielle.
Il faut mesurer ce que cela signifie. En septembre 2022, les explosions de Nord Stream ont frappé des infrastructures énergétiques essentielles pour l’Allemagne, alors déjà confrontée à une grave crise d’approvisionnement en gaz. Les conséquences économiques et industrielles ont dépassé ses frontières et touché une grande partie de l’Europe, notamment la France.
Ce qui mérite également d’être souligné, c’est le contraste entre la précision des accusations formulées par le parquet fédéral allemand et la prudence persistante du discours politique. La justice allemande poursuit ses investigations jusque dans les responsabilités éventuelles d’un État soutenu militairement et financièrement par Berlin.
Une question demeure désormais incontournable : si les accusations du parquet sont établies, comment les dirigeants européens pourront-ils expliquer à leurs populations qu’un pays qu’ils soutiennent a participé à la destruction d’infrastructures énergétiques stratégiques européennes ?
Car au-delà de l’identité des exécutants, c’est bien la question des commanditaires, de leurs motivations et des conséquences politiques de cette opération qui se trouve posée.
26 octobre 2026
François Ruffin
23/10/2026
23/10/2026
Il est au-delà de la honte : Macron a ruiné la France, et pourtant, il se prend 2,3 millions d’euros d’argent public pour un bel appartement quand il quittera l’Élysée !
Incroyable mais vrai : c’est dans le budget 2027 du gouvernement. Des bureaux meublés, tout équipés. Tout payé avec votre argent. En plus du chauffeur, des collaborateurs, de la protection policière. À vie...
Ils demandent des efforts aux soignants, aux retraités, aux Français. Mais eux, ils font quels sacrifices ?
Stop. On a déposé un amendement.
"Plus un rond pour Macron !" Ni pour Sarkozy le multi condamné, ni pour Hollande le député.
La pétition à signer en masse pour arrêter tout ça : debout.fr/plus-un-rond-pour-macron
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François Asselineau
26/10/2026
L'UE RUINÉE, COCUE et HORS-JEU
• ruinée par les dizaines de milliards d'euros qu'elle a versés en pure perte au régime de Zelensky, et au détriment du bien-être des peuples de l'UE
• cocufiée par les États-Unis, à un point tel qu'il en devient comique
• chargée de payer l'achat du matériel militaire américain par le régime Zelensky
• contrainte de fermer les yeux sur les détournements de fonds massifs opérés par la mafia ukrainienne néo-nazie
• forcée à l'autodestruction de tous ses liens avec la Russie, et à l'acceptation des conséquences colossales que cela entraîne en matière industrielle et énergétique au détriment de l'Europe
• enfin, privée de tout mot à dire sur le plan de paix qui s'ébauche entre Trump et Poutine, et sur la reconstruction de l'Ukraine qui bénéficiera principalement à des fonds d'investissement et des entreprises américaines.
CONCLUSION
26/10/2026
L'UE RUINÉE, COCUE et HORS-JEU
Contraint par la réalité du terrain où les forces otano-ukrainiennes sont plus que jamais au bord de la débandade, et contraint par le lâchage de Trump, Zelensky consent enfin à ouvrir des négociations avec la Russie, dont il sait qu'elles se termineront pour l'essentiel aux conditions de Poutine.
Selon toute probabilité, l'Ukraine modifiera sa Constitution pour préciser qu'elle n'intégrera jamais l'OTAN et reconnaîtra la cession à la Russie de la Crimée et de l'ensemble du Donbass.
Moyennant quoi, une opération de maquillage de la réalité sera probablement lancée, afin de tenter de sauver un peu la face auprès des populations européennes. Un narratif ad hoc se contorsionnera pour chanter la résilience ukrainienne et présenter cela comme une victoire des soldats ukrainiens de langue russe.
Quels que soient ces habillages, l'UE apparaît pour ce qu'elle est :• ruinée par les dizaines de milliards d'euros qu'elle a versés en pure perte au régime de Zelensky, et au détriment du bien-être des peuples de l'UE
• cocufiée par les États-Unis, à un point tel qu'il en devient comique
• chargée de payer l'achat du matériel militaire américain par le régime Zelensky
• contrainte de fermer les yeux sur les détournements de fonds massifs opérés par la mafia ukrainienne néo-nazie
• forcée à l'autodestruction de tous ses liens avec la Russie, et à l'acceptation des conséquences colossales que cela entraîne en matière industrielle et énergétique au détriment de l'Europe
• enfin, privée de tout mot à dire sur le plan de paix qui s'ébauche entre Trump et Poutine, et sur la reconstruction de l'Ukraine qui bénéficiera principalement à des fonds d'investissement et des entreprises américaines.
CONCLUSION
De mémoire d'historien, il est difficile de trouver un désastre stratégique plus complet que celui auquel nous ont conduits les européistes sur le drame ukrainien.
Au premier rang desquels Macron et tous les partisans français de Zelensky. C'est-à-dire la quasi-totalité des candidats à l'élection présidentielle...
H16
26/10/2026
En France, tout va bien : le précipice est stable
Certes, Sébastien Lecornu est un gros nul, mais dans l’océan de ses lacunes surnage une rare compétence : transformer les non-événements en triomphes.
Vendredi soir, Moody’s a décidé de ne pas abaisser la note souveraine française, qui reste à Aa3 avec une perspective négative, ce qui a aussitôt permis au Premier ministre de se féliciter chaleureusement d’une décision qui « déjoue les pronostics », à l’instar d’un cancre médiocre rendu tout fier d’avoir échappé au redoublement grâce à l’indulgence du conseil de classe, alors que son bulletin s’aggrave de trimestre en trimestre.
Ces généreuses autocongratulations semblent cependant occulter le fait que, la veille, la France empruntait à dix ans à plus de 5,1 %, un sommet depuis 2002 faisant avec le Bund allemand un grand écart jamais vu depuis 2011. La France paie désormais plus cher que l’Italie, l’Espagne… et la Grèce.
En réalité, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser : si Moody’s attribue cette note, c’est surtout car l’agence parie sur l’adoption d’un budget réduisant le déficit et sur un retour au calme social. Au moins, certaines agences de notation ont développé un sens de l’humour particulièrement caustique.
En effet, ce même vendredi, l’Assemblée rejetait violemment la partie recettes du budget de la Sécurité sociale avec un vote quasi soviétique par 115 voix contre… une. Quant au budget de l’État, son examen a été suspendu après que les députés l’ont si consciencieusement amendé que le ministre des Comptes publics a dû constater une dégradation du déficit de 10 milliards d’euros. Le texte revient du diable vauvert mardi, avec quelque 2 600 amendements en souffrance, ce qui laisse heureusement toute latitude pour faire pire.
Bref, on sent que cette « Iperspective négative » n’est qu’un sursis. D’ailleurs, ça tombe bien, S&P, qui avait déjà dégradé la France l’an passé, rendra sa copie le 27 novembre.
On rigole, on s’amuse, mais il est vrai que les marges de manœuvre du gouvernement sont un peu étroites. Nulles, en fait.
L’impôt ? Le taux de prélèvements obligatoires doit encore grimper de 43,9 % à 44,2 % du PIB en 2027. Le pays truste déjà les podiums mondiaux en la matière, chaque nouvelle taxe rapporte un peu moins que la précédente, et les contribuables les plus mobiles ont depuis longtemps repéré la sortie. Les autres, qui ne rapportent plus ou pas encore, mais qui contribuaient quand même à la vie économique du pays, vont bientôt les rejoindre. Youpi.
La croissance ? Le budget table sur 1 % en 2027 – avec une crédibilité nulle – quand 2026 devrait péniblement finir vers 0,4 % au mieux. Seb et ses ministres appellent cela une « hypothèse » mais partout ailleurs, on parlerait plutôt d’une hallucination collective. Youpi.
Ah, et les taux ? Ils ne se décident plus à Paris mais à Francfort et sur les marchés, et avec une inflation à 3,1 % en septembre, personne n’attend la moindre détente.
Bon et que dire des dépenses, alors ?
Rien justement : alors qu’il y a tout à faire en la matière, « rien » semble être le leitmotiv gouvernemental : envisager des retouches sur les pensions déclenche immédiatement des salamalecs poisseux de tout le banc gouvernemental, le plus petit coup de rabot sur une aide sociale provoque des atermoiements sans fin, et face à la colère sociale qui monte, le gouvernement n’a trouvé qu’une réponse ridicule : avancer de quelques semaines la revalorisation automatique du SMIC, soit une quinzaine d’euros nets par mois, maquillant un changement de date en geste social.
Pendant ce temps, la dette s’auto-alimente avec un bel appétit : la charge d’intérêts atteindra 91 milliards d’euros en 2027, loin devant l’Éducation et la Défense, avant de dépasser les 100 milliards dès 2028. On augmentera gaillardement ces intérêts de 12 milliards tous les ans, soit ce que les députés viennent d’ajouter au déficit en quelques séances venteuses. Les prétendus efforts ne compensent même pas. On rame de plus en plus fort pour rester sur place, et on y échoue.
L’ironie de la situation est de surcroît visible jusque dans les rues. Ces intérêts pèsent près de sept fois le budget de la Justice et plus de quatre fois celui de la police, de la gendarmerie et des secours, alors que le 17 octobre dernier, des pillages et des violences d’une ampleur inédite ont frappé une vingtaine de villes. L’État qui se mêle de tout, du prix de l’électricité au taux de sucre des sodas, ne fait plus rien de bien et n’arrive même plus à garantir la seule chose pour laquelle on l’a inventé : la sécurité des personnes et des biens.
En pratique, le seul vrai levier est celui qu’aucun de ces clowns ne veut toucher : recentrer l’État sur le régalien et rendre le reste aux Français. Et manque de pot, incompétence, désir d’avenir d’emmerder les Français ou simplement sabotage, ceci ne figure dans aucun programme.
Pendant ce temps, la suite s’écrit quasiment sans tenir compte des gesticulations de nos dirigeants. Les mouvements sociaux se multiplient : le 17 a fait place au 24 puis au 31 octobre ; le 5 novembre, cinq syndicats appellent à la grève interprofessionnelle. Le 17 novembre, l’Assemblée votera (ou pas) un budget frankensteinesque que le Sénat recoudra en vrac avant un compromis de façade. Le 27, S&P mettra son grain de sel et le 17 décembre, le délai constitutionnel de 70 jours expirera, ce qui pourrait bien nous valoir une loi spéciale comme l’an dernier.
Avec une campagne présidentielle qui sent déjà le moisi et qui va pourtant entrer dans sa dernière ligne gauche, les promesses vont pleuvoir dru, et aucune ne parlera d’économies : retraites, SMIC, blocage des prix, chèques en tout genre, demandez et vous serez exaucé… Ou presque, car dans le même temps, l’État devra trouver près de 340 milliards d’euros sur les marchés qui verront probablement les choses autrement.
Sur le papier, on sait comment cette histoire se termine. La Grèce l’a vécue avec Athènes sous la tutelle de la troïka (Commission européenne, BCE et FMI) de 2010 à 2018 : trois plans d’aide, des pensions et des salaires largement amputés, des privatisations à marche forcée, un quart du PIB évaporé et un chômage au-delà de 25 %.
Ces réformes que les Grecs ne voulaient pas se sont imposées pour rembourser un train de vie en décalage complet de leur richesse réelle.
Et sur le papier, la France devrait en passer aussi par là… Avec la différence de taille : en 2010, la dette grecque tournait autour de 330 milliards d’euros ; la française dépasse aujourd’hui les 3 400 milliards, soit dix fois plus. La Grèce a pu être « sauvée » parce qu’elle était petite. Pour la France, ni le Mécanisme européen de stabilité ni le FMI n’ont les poches assez profondes, et les effets de bord seraient d’une tout autre violence : banques gavées d’OAT, assurances-vie des épargnants en première ligne, contagion immédiate à l’Italie et, pour finir, l’euro puis, possiblement, l’Union européenne elle-même sur la table.
Ce qu’aucun gouvernement français n’a eu le courage de proposer, un technocrate étranger pourrait bien l’imposer en quelques semaines. Et ce pourrait n’être même pas suffisant.
Forcément, cela va très bien se terminer.
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