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19 août 2026

Stéphane Rozès
19/8/2026

« Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. »
Péguy, Notre jeunesse (1910)

Cette terrible guerre qui ravage l’Ukraine, cause des millions de victimes, appauvrit et divise l’Union européenne, notamment en matière d’industrie d’armement, aurait pu être évitée – sans les néoconservateurs américains, britanniques et autres – avec une Ukraine préservée dans l’intégrité de ses frontières, non alignée et fédérale, garantissant l’autonomie de ses régions.
Voilà la réalité historique, établie.
Depuis cette intervention de Pierre Lellouche, grand connaisseur de ces questions et même longtemps considéré par certains comme atlantiste, la situation a empiré du fait des va-t-en guerre.
Les analystes réalistes et indépendants comme Lellouche sont trop peu nombreux.
Il est vrai que la connaissance, le réalisme et le courage sont peu répandus. On préfère l’idéologie, le manichéisme, la morale, Disney, Marvel et Netflix.

Régis de Castelnau
19/8/2026

Rubrique : valets


Petit message de service pour ceux que ça intéresse :
Tous les petits tapineurs des chaînes d’info, les militaires dévoyés de la deuxième section, les faux experts, les blondes ukrainiennes d’astreinte, les journalistes menteurs, qui ont documenté et relayé les pires des propagandes déversées par le pouvoir macroniste, commencent pour les moins bêtes à mesurer que le temps se couvre. Bien planqués derrière les écrans, ils ont poussé à la guerre, envoyé les Ukrainiens au massacre, aidé aux dévoiements ruineux pour notre pays, à l’encontre de ses intérêts. Et de la satisfaction des besoins de son peuple. Alors quand on leur rappelle que le verrou imposé à la France par le coup d’État de 2017 va sauter, qu’on leur demandera des comptes sur le sale boulot effectué pendant toutes ces années, voilà qu’ils se mettent à hurler au charron et prétendent qu’on les menace et qu’on veut les égorger.
Normal, n’oublions pas que la caractéristique principale de ces petits valets est quand même la lâcheté.
Le Code pénal est plein de petites choses intéressantes, et c’est bien de ça qu’il s’agit. Après la purge, il y aura bien sûr la sanction, et comme d’habitude, c’est le juge qui s’en chargera.
Il est là pour ça, c’est son boulot.

18 août 2026

Régis de Castelnau

Rubrique : tandem

Le macronisme finissant donne l’image d’une étonnante laideur. Au sein du gang qui s’enfonce dans le marécage, il y a ceux qui ont compris le naufrage qui vient, et se précipitent, en espérant en vain monter dans les canots, pour échapper à la noyade (coucou Jacques Attali). Il y a ceux qui, armés de leur bêtise et de leur indécence morale, ne comprennent rien à ce qui se passe et répondent toujours présent quand il s’agit de se livrer à une saloperie de sicaire (coucou Nunez, coucou Bergé). Il y a ceux qui ont bien compris, et qui se taisent en préparant leur émigration en Israël où ils s’imaginent qu’ils vont ainsi échapper à leur sort (coucou BHL). Et puis il y a ceux qui se sont gavés en prenant en charge tous les sales boulots, et qui s’accrochent à des morceaux de bois pourris en espérant que ce sera suffisant pour flotter, et qui sait peut-être retrouver la terre ferme. Darmanin est l’un d’eux. Depuis la trahison initiale de son camp, son palmarès dans l’infâme est rutilant. Il sait bien que pour lui le temps s’est couvert, que les nuages s’accumulent et passent en mode cumulo-nimbus. Alors il regarde les sondages et jette son dévolu sur le moins grotesque des 52 candidats du bloc central en apportant son « soutien » à l’éborgneur.
Les Français haïssent Emmanuel Macron et son système. Mais dans le gang il y a probablement une hiérarchie de la haine. Les plus stupides, et Dieu sait s’ils sont nombreux, (coucou Braun-Pivet) bénéficient peut-être d’une vague indulgence, de celle que l’on réserve aux innocents du village. Mais le tandem Philippe Darmanin, exécuteurs conscients et volontaires, des basses œuvres du psychopathe de l’Élysée, concentre à l’évidence cette rancune rageuse que l’on voit s’exprimer partout.

Radu Portocala
18/8/2026

Les miracles, dit-on, ne durent que trois jours. Il faut croire que les indignations n’ont pas la vie plus longue. C’est, sans doute, sur cette propension à l’oubli ou à la renonciation que comptent les divers pouvoirs lorsqu’ils s’adonnent à des actions misérables : ils savent que si protestation il y a, elle va se diluer bien vite jusqu’au silence.
Quand le gouvernement a pris la résolution arbitraire d’expulser Xenia Fedorova, les condamnations de cette décision se sont immédiatement fait entendre. Puis, comme l’écho qui s’éteint le long des vallées, elles sont devenues de plus en plus faibles et se sont tues l’une après l’autre. Le fait condamné est devenu fait accompli ; la distance est très faible jusqu’au fait accepté.
Les récriminations ne survivent jamais longtemps. C’est leur caractère éphémère qui rend possibles tous les abus du pouvoir. Et c’est parce que la liberté s’oublie trop vite que les dictatures peuvent s’installer et perdurer.

17 août 2026

Christian Potier
17/8/2026

Ils nous disent : "Si le RN gagne en 2027, ce sera le chaos."


Mais on y est déjà dans le chaos. On est en plein dedans. On est KO.
Le chaos, il est où aujourd'hui ?
Le chaos c'est 1000 agressions par jour. C'est les urgences qui ferment. C'est l'école qui s'effondre. C'est les factures qui explosent pendant que les ministres nous expliquent qu'on n'a jamais autant travaillé. C'est 3545 milliards de dette. C'est les incendies qu'on ne sait plus prévenir parce qu'on a passé 20 ans à ne rien aménager. C'est des prisons pleines à 210% qui relâchent les délinquants.
Ça, ce n'est pas un scénario catastrophe pour 2027. C'est le bilan de 2024, 2025, 2026. C'est le bilan de ceux qui nous gouvernent depuis 40 ans.
Alors ils nous font le coup de la peur. Les médias, les partis du système, de LFI à Renaissance, tous main dans la main pour nous dire : "Surtout pas le Rassemblement".
Mais leur barrage, on le connait. C'est pas un barrage contre le chaos. C'est un barrage pour garder leurs places.
Le chaos, ce n'est pas l'arrivée du Rassemblement. Le chaos, c'est ce qu'ils ont installé pour rester au pouvoir.
Et le vrai chaos qu'ils craignent en 2027, ce n'est pas que la France s'effondre. Ils savent qu'elle s'effondre déjà.
Ce qu'ils craignent, c'est qu'on commence enfin à la relever.
Gabriel Nerciat
17/8/2026

MOLIÈRE AU LEVANT
 
Comme je l'ai expliqué dans un précédent statut, étant un peu cerné en ce moment par des esprits hostiles, j'ai décidé d'adopter dorénavant un nouveau style de pensée et d'écriture.
Par exemple, dire, en m'inspirant de Molière :
Il n'y a pas de génocide en Israël, qui est la seule démocratie du Levant.
En Israël qui est la seule démocratie du Levant, il ne peut pas y avoir de génocide. Donc il n'y en a pas.
Belle marquise, de génocide en Israël il n'y a pas ; c'est la seule démocratie du Levant.
Dans le Levant, belle marquise, une seule démocratie ne peut pas commettre de génocide, et c'est Israël.
La marquise cette fois appréciera, j'en suis sûr. Comme dire de la prose, voir le réel est tellement facile qu'on peut le faire chaque jour sans même le savoir.

16 août 2026

Romain Tancredi
16/8/2026

(...) Il y a 440 000 juifs en France, soit environ 0,6 % de la population totale du pays. Et certains ont le culot de trouver qu’il y en a trop !
En revanche – et j’assume le parallèle –, quand nous sommes plusieurs, depuis 20 ans, à dénoncer l’arrivée exponentielle dans notre pays d’immigrés en provenance de pays africains ou arabes n’ayant pas la même culture et les mêmes mœurs que nous et refusant de se plier à nos lois, et, l’un découlant de l’autre, l’accroissement du port du voile par les femmes musulmanes, véritable insulte à l’égalité des sexes et à l’émancipation féminine chèrement acquise par nos grands-mères tout au long du XXe siècle, alors nous sommes immédiatement traités de racistes !
Et si je fais ce parallèle, ce n’est pas sans raison, puisque la recrudescence de l’antisémitisme dans notre pays depuis 30 ans est directement liée à la proportion toujours plus grande, sur notre sol, d’individus d’origine africaine ou arabe et de confession musulmane ! Des dizaines de livres l’ont documenté depuis 25 ans, à commencer par le célèbre « Les territoires perdus de la République » ! C’est factuel : la France est, depuis 30 ans, à l’initiative de ses propres dirigeants, envahie d’individus ne partageant ni sa culture ni ses mœurs et ne voulant pas se plier à ses lois ! Des individus, qui, en revanche, importent depuis 30 ans leur mentalité, leurs mœurs, leur culture, leurs règles au sein de la société française, au point qu’il y a désormais des quartiers entiers – et bientôt des communes entières – dans lesquels ce ne sont plus la loi et les traditions françaises qui s’appliquent, mais celles du pays d’origine ! C’est ça, les territoires perdus de la République ! Et tout ça avec la complaisance voire la complicité de nombre d’élus qui savent mais ne font rien !
Je ne vais pas être trop long pour ne pas me répéter pour la millième fois, mais rien ne changera dans ce pays tant que nous n’aurons pas un dirigeant :
- qui aime la France
- qui a des couilles
- qui instaure un régime autoritaire du style début de la Ve République (1958-1969) ou deuxième moitié du Second Empire (1860-1870).
Tchamé Dawa
12/8/2026

La campagne présidentielle 2027 est nulle et pire que la précédente. Il serait donc salutaire de sortir de l'enfumage des promesses et analyses débiles et secondaires qui fusent de toutes parts pour s'attaquer aux vrais questions; notamment celle des libertés, qui prévaut sur toutes les autres.
Liberté collective d'abord, en tant que nation, c'est à dire souveraineté de la France dans le monde, non alignement et sortie de l'UE. Car notre pays doit retrouver la liberté de prendre les décisions qui préservent ses intérêts et son intégrité, plutôt que de subir des règles européennes qui le conduisent à l'agonie et au pillage de ses ressources matérielles et humaines.
Liberté individuelle ensuite, avec en particulier la question de la liberté d'expression, sans laquelle aucune démocratie n'est possible. Le débat plutôt que la censure et l'expulsion. Sans débat, pas de perspective nouvelle, pas de vision pour l'avenir, simplement l'effroyable spectacle de la bêtise qui sévit et gagne les esprits.
Liberté d'expression exercée dans le cadre légal, loin de tout procès politique. Qu'il s'agisse de Xenia Fedorova, Dieudonné, Jacques Baud, Xavier Moreau ou Barbara Butch, la liberté d'expression est un droit humain fondamental que nous devons tous respecter.
Simone Weil, qui l'appelle la "liberté d'opinion", la classe parmi "Les besoins de l'âme" et dit que nous devrions nous sentir obligé d'accorder cette liberté à chaque être humain: Elle dit aussi : "La liberté d’expression totale, illimitée, pour toute opinion quelle qu’elle soit, sans aucune restriction ni réserve, est un besoin absolu pour l’intelligence. Par suite c’est un besoin de l’âme, car quand l’intelligence est mal à l’aise, l’âme entière est malade."
Benass Off

DES MOUTONS POUR L'ÉCLIPSE, DES CADAVRES POUR LA LIBERTÉ : LA HONTE DU PEUPLE FRANÇAIS


Bordeaux. Des centaines de mètres de file d'attente. Des paires de lunettes en carton vendues sous le manteau au quadruple de leur prix. Des pharmaciens hilares qui se moquent ouvertement du bétail au téléphone. Et, cerise sur le gâteau de la bêtise : un État obligé d'émettre des bulletins officiels pour expliquer à des adultes qu'il ne faut pas regarder le soleil en face sous peine d'être aveugle.
Regardez ce spectacle affligeant. Regardez cette énergie. Regardez ces milliards de neurones connectés uniquement pour obtenir leur dose de divertissement de deux minutes.
Maintenant, ouvrez les yeux sur le reste :
Le litre d'essence frôle les 2,30 € ? Silence radio. On tend la carte bleue en baissant la tête.
Des lois liberticides votées en catimini ? Personne ne bouge.
L'insécurité qui pourrit le quotidien de vos mères, de vos femmes, de vos filles ? Vous rasez les murs.
L'affaire Epstein totalement étouffée et enterrée en France ? On s'en fout, il y a l'éclipse à la télé.
C'est quoi votre problème ? Vous avez débranché vos cerveaux ?
Vous êtes capables de faire le pied de grue trois heures sous la chaleur et de vous faire plumer par le premier opticien venu pour un bout de plastique, mais quand on piétine votre avenir, votre portefeuille et votre sécurité, vous restez prostrés sur votre canapé.
Si les Français mettaient un dixième de la ferveur qu'ils ont mise hier dans la recherche de leurs lunettes pour défendre leurs droits vitaux, ce pays ne serait pas ce champ de ruines.
Un peuple capable de se battre pour du vide mais soumis face à l'oppression ne mérite pas la liberté qu'il est en train de perdre.
Dessin de Pascal

15 août 2026

Marion Saint-Michel - TVL

2027 : Vers un nouveau pervers pour gouverner la France ?

- 15/8/2026 - En plein été et à moins d'un an de la présidentielle 2027, une question dérange : et si le problème n'était pas Emmanuel Macron, mais le système qui l’a fabriqué lui comme ses successeurs ? Alors que la campagne commence tout doucement, les profils interchangeables se présentent, manipulent et mentent parfois éhontément. Qu’ont fait les Français pour mériter cela ? Marion Saint-Michel, psychologue clinicienne et diplômée en Sciences politiques, auteur de "La gouvernance perverse, la décoder, s'en libérer" (Éditions Résurgence, 2025), décrypte les mécanismes psychologiques du pouvoir en France : sélection des élites, manipulation politique, déconnexion des dirigeants, dérives autoritaires et critères d'un véritable homme ou femme d'État. Une analyse sans concession sur ce que le pouvoir fait aux hommes politiques… et ce que les Français attendent vraiment en 2027.

Cliquer sur l'image (vidéo de 26 min 35 s) ↴
Didier Maisto
9/8/2026

Contre nous de la tyrannie, le standard du gland s’est levé


Dans sa Lettre sur la tolérance et dans ses écrits politiques, John Locke fonde la liberté non sur la bienveillance d’un prince éclairé, mais sur un droit naturel antérieur à tout pouvoir : la liberté de conscience, de pensée et de parole. « L’État, écrit-il, n’a juridiction que sur les corps et les biens ; il n’a aucun titre sur les âmes. Toute tentative de dicter ce qu’il est permis de croire ou de dire est une usurpation. La tolérance n’est pas une faveur, c’est la condition même de la société civile. Et la liberté d’expression n’est pas un luxe démocratique : elle est le rempart contre la tyrannie, car « chaque homme a commission d’admonester, d’exhorter, de convaincre un autre d’erreur. »
Voilà le critère. Appliqué à « la France » d’Emmanuel Macron, il devient un réquisitoire. Macron a fait de la parole critique une ingérence. Toute opposition sérieuse a été successivement taxée de complotisme, de populisme, d’extrémisme, puis d’influence étrangère ou « de l’intérieur ». On a vu se construire, avec une constance méthodique et fascisante, dans le silence des porcs et des moutons, un dispositif où la contestation n’est plus traitée comme un droit citoyen mais comme une maladie à soigner et une menace à neutraliser. Les lois, les plateformes, les autorités de régulation, les campagnes de « lutte contre la désinformation » ont convergé vers un même résultat : restreindre le champ de ce qui peut être dit sans risque. Ce n’est plus la démocratie libérale de Locke, où le pouvoir redoute le jugement public, c’est un régime qui redoute le public et qui s’organise pour le mater.
La presse mainstream a joué son rôle avec une servilité qui consterne les rares journalistes encore libres. Des soumis qui, au lieu d’interroger le pouvoir, le flattent et le protègent. Des rédactions qui ont transformé le doute méthodique en allégeance, l’enquête en communication de crise et la contradiction en conspirationnisme. Ils n’ont pas seulement trahi leur public ; ils ont trahi la fonction même du journalisme, qui est de rendre visible ce que le pouvoir voudrait laisser dans l’ombre. En se faisant les gardiens officieux de la parole autorisée, ils ont contribué à détruire ce que Locke tenait pour essentiel : l’espace public où la raison peut combattre l’erreur sans que l’État tranche à sa place.
Quant aux « fact-checkers », dont la plupart sont des déchets de la pire espèce, ils ont poussé la logique jusqu’à la caricature. Sous couvert de « vérité », ils ont édifié une milice de la parole privée, essentiellement financée par des fonds publics et des intérêts mafieux. Le scandale du Fonds Marianne en offre l’illustration la plus crue. Créé au nom de la lutte contre les discours séparatistes, ce dispositif a été géré dans l’opacité, avec des attributions contestées, des interventions politiques documentées et des résultats dérisoires. L’enquête sénatoriale et celle de l’Inspection générale de l’administration ont parlé de fiasco, de désinvolture, de rôle personnel de Marlène Schiappa dans les choix. Une information judiciaire a été ouverte pour détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d’intérêts. Non, rien.
Locke n’exigeait pas la perfection des hommes. Il exigeait que le pouvoir restât dans ses bornes. Macron a franchi ces bornes. Il a fait de la censure un instrument de gouvernement, de la critique une suspicion d’ingérence, et de la démocratie une coquille vide. Les journalistes qui l’ont accompagné dans cette entreprise n’ont pas seulement failli ; ils ont collaboré à l’érosion de ce qui justifiait leur existence.
La liberté de conscience et de parole n’est pas un héritage qu’on peut diluer sans conséquence. Elle en est le fondement. Celui qui s’y attaque, fût-ce au nom de la protection, de la cohésion ou de la vérité officielle, cesse d’en être le garant pour en devenir l’ennemi. Macron a choisi son camp. Locke, lui, n’aurait eu aucun doute sur le sien.
Régis de Castelnau
14/8/2026

Rubrique : buts

Eh bien dis donc le petit psychopathe de l’Élysée qui se prend pour un empereur, ne serait-il donc pas un peu à poil ? Son gilet de scooter des mers ne cache plus sa nudité. Et ses porte-flingues qui fouillent ses dressing-rooms pour essayer de le rhabiller constatent que tous les cintres sont vides. Sa grotesque exhibition aquatique en mode rouleur de mécanique de chef-lieu de canton a provoqué une clameur unanime des Français excédés. Mélangeant hilarité et insultes. Et que dire des réactions de la presse étrangère.
Et voilà t’y pas que le Conseil constitutionnel vient de le renvoyer dans ses buts. Parce que la loi qui vient d’être pulvérisée au nom de la protection de la Déclaration des Droits de l’Homme (excusez du peu) était bien un texte Macron. Certes votée par toute la racaille parlementaire du « bloc central », elle était cependant voulue par le freluquet, comme un des outils visant à confisquer l’élection présidentielle. On sait bien qu’il veut, soit reporter l’élection comme le fait Zelinsky en invoquant une situation exceptionnelle, soit faire élire une marionnette lui permettant de garder les manettes. Avec le prétexte évident de la guerre contre la Russie et à l’aide de la destruction méthodique de la liberté d’expression.

Texte du communiqué du Conseil constitutionnel :

« Tout en relevant que l’exigence constitutionnelle de protection de l’intérêt supérieur de l’enfant et l’objectif de valeur constitutionnelle de prévention des atteintes à l’ordre public sont de nature à justifier une limitation de la liberté d’accès de mineurs à ces services, le Conseil juge que les dispositions contestées, d’une part, portent une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de communication et, d’autre part, n’ont pas prévu les garanties légales propres à assurer le droit au respect de la vie privée. »

Avec cette décision du Conseil, on ne peut s’empêcher de penser à la chanson d’Henri Salvador « une bonne paire de claques dans la gueule ! » Une décision qui raconte qu’après avoir perdu l’appareil judiciaire, qui a vu la Cour de cassation revalider la candidature de Marine Le Pen, avoir perdu le Conseil d’État avec la nomination de Marc Guillaume et la dégradation catastrophique de ses rapports avec le gouvernement, voilà qu’il vient de perdre le Conseil constitutionnel. Or ces trois institutions juridictionnelles, sont absolument essentielles sinon totalement indispensables pour réaliser le nouveau coup d’État dont rêve Macron. Et manifestement, cela ne se bouscule pas (plus) pour faire le sale boulot.
S’il ne faut pas se faire d’illusions, le kéké qui a abdiqué toute rationalité ne lâchera pas le morceau. Mais chaque jour qui passe envoie des signaux qui démontrent qu’il n’en a plus les moyens. L’ectoplasme Lecornu est désormais vaporisé, les parlementaires du bloc central déshonorés, trois Cours suprêmes regardent désormais ailleurs, et se préparent pour la France sans Macron.
Enfin !

14 août 2026

Didier Maisto
11/8/2026

2027 : l'élection de la dernière chance


Il est des moments dans l’histoire d’un peuple où le temps cesse d’être une simple succession de jours et devient une ligne de fracture. La France se trouve aujourd’hui sur cette ligne. Non pas au bord d’une simple alternance politique, mais face à une question existentielle : accepterons-nous de continuer à habiter un système qui se présente comme le dernier rempart de la raison et de la démocratie, alors qu’il construit, jour après jour, une prison dont les barreaux sont faits de règlements, d’interdits et de discours moralisateurs ?
Ce que l’on appelle l’extrême centre n’est pas une simple coalition de partis. C’est une forme de pouvoir qui a réussi le tour de force de se présenter comme neutre, technique, inévitable. Il parle le langage de la vertu, de la science, de l’urgence climatique, sanitaire ou géopolitique. Il se proclame le camp du bien. Et, par un retournement aussi vieux que le pouvoir lui-même, il désigne tous ceux qui refusent sa logique comme des ennemis de la démocratie, des dangereux, des irresponsables, des complices d’ingérences étrangères.
C’est ainsi que se construit un fascisme qui ne dit pas son nom : non pas par les bottes et les drapeaux, mais par l’extension infinie du domaine de la réglementation et de l’interdit. Regardez autour de vous. Tout est réglementé, puis interdit. La parole, d’abord. Sous prétexte de lutter contre la haine, on criminalise le désaccord. Sous prétexte de protéger la vérité, on confie à des autorités non élues le pouvoir de décider ce qui peut être dit et ce qui doit être effacé. Le numérique, le DSA, les lois à venir ne sont pas des outils techniques : ce sont les verrous d’une cage qui se referme.
Chaque nouvelle norme, chaque nouvel algorithme de contrôle, chaque obligation de transparence imposée aux citoyens mais refusée au pouvoir lui-même, resserre le filet. On ne brûle plus les livres ; on les rend invisibles. On n’enferme plus les dissidents dans des camps ; on les enferme dans le silence social, dans la perte d’emploi, dans la ruine réputationnelle. Ce monde-là est concentrationnaire au sens le plus profond du terme : non parce qu’il ressemble aux images d’hier, mais parce qu’il repose sur la même logique.
Une logique qui divise l’humanité entre ceux qui détiennent la vérité officielle et ceux qui doivent être corrigés, rééduqués ou exclus. Une logique qui a besoin d’ennemis permanents pour justifier son existence. Hier le virus, demain le climat, après-demain encore et encore l’ingérence russe, chinoise, indienne ou je ne sais quelle autre. L’ennemi change de nom, mais la structure reste : il faut toujours un dehors menaçant pour légitimer le contrôle de l’intérieur. Et ce contrôle, une fois installé, ne se retire jamais de lui-même.
Ce système nous emmène vers la guerre. Non pas seulement la guerre des armes, mais la guerre permanente contre une partie de sa propre population. Guerre culturelle, guerre morale, guerre administrative. Et, lorsque les tensions internes deviennent trop fortes, il n’est jamais loin de chercher la distraction ou la légitimité dans un conflit extérieur. Un peuple qui a accepté que l’on décide à sa place de ce qu’il peut manger, de ce qu’il peut dire, de ce qu’il peut penser, est un peuple déjà désarmé face à ceux qui, un jour, décideront de ce qu’il doit mourir. Ce processus est d'ailleurs lui aussi largement engagé.
L’élection qui vient n’est pas une opportunité comme les autres. Elle n’est pas un aboutissement. Elle est un point de départ possible, la dernière porte avant que le verrou ne se ferme définitivement. Ceux qui voteront encore pour les candidats de cet extrême centre -qu’ils portent le visage rassurant du libéralisme gestionnaire, du socialisme moralisateur ou de l’écologie punitive- ne font pas seulement un choix partisan. Ils ratifient le principe même de la cage. Ils acceptent que le camp du bien continue à parler au nom de tous, et que tous les autres soient traités comme des suspects.
Il faut casser cette logique. Il faut cesser de croire que la démocratie consiste à laisser gouverner ceux qui se proclament ses seuls défenseurs légitimes. La démocratie, si le mot a encore un sens, est le droit de contester, de refuser, de choisir une autre voie sans être immédiatement rangé dans la catégorie des ennemis de la République. Tant que ce droit sera présenté comme une menace, tant que le désaccord sera assimilé à de la collusion avec des puissances étrangères, tant que la réglementation se substituera à la liberté, nous ne serons plus dans une démocratie. Nous serons dans un régime qui a réussi à faire passer la contrainte pour de la protection et la censure pour de la responsabilité.
Français, le moment n’est plus aux demi-mesures ni aux espoirs naïfs ! L’extrême centre ne se réformera pas. Il ne deviendra pas plus tolérant avec le temps. Chaque année qui passe, chaque nouvelle loi, chaque nouveau dispositif numérique, rendra plus difficile, puis impossible, de le déloger. C’est pourquoi cette élection est celle de la dernière chance. Non pour installer un paradis, mais pour empêcher que l’enfer réglementaire ne devienne définitif. Pour ouvrir une brèche. Pour rappeler que la France n’appartient pas à ceux qui se croient investis d’une mission civilisatrice envers leur propre peuple.
Il est encore temps de dire non. Non à la prison douce. Non au monde où tout est d’abord réglementé, puis interdit. Non à la désignation permanente d’ennemis intérieurs et d’ingérences fantômes. Non à ce fascisme qui a appris à sourire, à parler de bienveillance, et à présenter ses chaînes comme des protections. Le choix n’est plus entre la droite et la gauche, entre le progressisme et le conservatisme. Le choix est entre la poursuite d’un système qui nous enferme et la décision, enfin, de le briser. Après, il sera trop tard. Après, il n’y aura plus d’élection digne de ce nom. Il n’y aura plus que la gestion d’une population surveillée, moralisée, et destinée à la guerre permanente contre elle-même et contre le monde.
C’est maintenant. Ou jamais.
Nicolas Maxime
14/8/2026

POLONY, SÉRIEUSEMENT ?


​Face aux trois blocs qui se dessinent entre le bloc social-écologiste représenté par LFI, le bloc central libéral autour du duo Attal-Philippe et le bloc national-identitaire incarné par le RN, nombreux sont ceux qui recherchent une alternative par les urnes.
​Et certains nous sortent la solution magique de Natacha Polony.
​Pour ses partisans et quelques commentateurs, elle incarnerait le retour de la République. En réalité, c'est surtout la promesse d'un souverainisme mou, bien emballé dans un packaging pour séduire à la fois les déçus de la gauche étatiste et les nostalgiques d'une droite gaulliste. Cela plaira beaucoup aux turbo-souverainistes, ceux de la classe moyenne supérieure, cette bourgeoisie de province et ces cadres fonctionnaires dans des administrations qui apprécient Arnaud Montebourg et lisent L'Audace avec nostalgie. Une synthèse tiède qui prétend rassembler mais finit par se perdre dans un gloubi-boulga incompréhensible.
​Car dès que l'on s'intéresse à la « France corps et âme », le vide s'installe.
​Quelles mesures sociales ? Des incantations sur l'État stratège et la relocalisation, mais quel arbitrage concret face aux exigences du marché ? Qu'en est-il de l'Union européenne ? Frexit ? Sortie des traités européens ?
​Sur le plan sociétal ? Cela ressemble à un équilibrisme permanent pour ne fâcher personne, oscillant entre conservatisme moral et républicanisme de façade.
En résultera un programme nulle part et partout à la fois, qui confond tribune médiatique et projet de gouvernement. Et cette prétendue « quatrième voie » républicaine et souverainiste ne fera, au bout du compte, pas plus de 1 %, aussi sympathique, et souvent pertinente, soit sa candidate. Polony, sérieusement ?