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3 juillet 2026

Gabriel Nerciat
1/7/2026

FAINÉANT COMME UN JOURNALISTE LIBÉRAL D'OCCIDENT


Pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de consulter les chaînes d'information occidentales et notamment françaises ces derniers jours, on aura la grande bonté de leur apprendre les deux principales nouvelles du moment :
- Vladimir Poutine, acculé par des attaques de drones ukrainiennes et terré dans un bunker comme qui vous savez, va bientôt être renversé par un quarteron de généraux rebelles et tout le peuple moscovite en furie emmené par des marins de Kronstadt lecteurs de Jean-François Colosimo et de Bernard-Henri Lévy.
- L'armée iranienne a été totalement détruite par les États-Unis d'Amérique, le cœur du pouvoir des Pasdarans est en train de se fissurer à la vitesse grand V, et toute la jeunesse perse de Téhéran va bientôt se retrouver dans la rue, emmenée par des marins d'Exodus lecteurs de Jean-François Colosimo et de Bernard-Henri Lévy.
Le problème des journalistes libéraux-occidentaux, c'est un peu le même que celui des scénaristes des séries policières : ils sont assez paresseux, et refourguent toujours la même fin.
Au bout d'un moment, le public le voit et passe à autre chose.

1 juillet 2026

H16
1/7/2026

L’euro numérique est une laisse courte qu’ils vont vous facturer

Il y a quelques jours, la commission ECON du Parlement européen a voté la création d’une monnaie que personne ne réclame, pour résoudre un problème déjà résolu, au prix de 18 milliards que les banques ne veulent pas payer. Ah, il n’y a pas à tortiller, l’Europe de 2026, c’est quelque chose ! Grâce au génie de la bureacratie bruxelloise, on vous présente une nouvelle laisse comme un collier de luxe.

L’euro numérique sera ce joli collier, écoconscient et biosourcé numérique, souverain, et programmable !


Bon, ce n’est pas nouveau : la Banque centrale européenne et la Commission européenne, dont les penchants tendrement démocratiques ne sont plus à démontrer, poussent à fond l’instauration d’une monnaie numérique de banque centrale depuis plusieurs années.

On s’en souvient, la Commission avait déposé sa proposition en juin 2023. Le Conseil de l’Union a arrêté sa position commune fin 2025, et le 23 juin 2026 la commission des affaires économiques et monétaires a adopté le rapport par 43 voix contre 14 et une abstention, en ordonnant l’ouverture immédiate des négociations en trilogue (le consternant détail du vote est ici). Suivront un passage en séance plénière début juillet, puis un accord final espéré avant la fin de l’année, une phase pilote en 2027 et une émission grand public visée pour 2029.

L’étau se resserre : en effet, le risque que cette chose soit définitivement adoptée est élevé.

Une majorité de plus de trois quarts en commission ne préfigure jamais un rejet, le mandat de trilogue immédiat prouve qu’on accélère plutôt qu’on ne tergiverse, et l’arc des soutiens va du PPE jusqu’à la gauche radicale, Christine Lagarde mettant publiquement la pression sur les députés depuis des mois. L’opposition existe, mais elle reste groupusculaire.

Le train vers cet euro numérique est donc lancé, et il semble à peu près le seul de ce continent à être à l’heure.

Le problème, c’est que cette monnaie n’est qu’un amas de problèmes.


Commençons par le coût de sa mise en place : l’étude d’impact de la BCE se veut rassurante puisqu’elle estime entre 4,5 et 8 milliards d’euros pour le secteur bancaire (selon ce décompte). Les banques, elles, parlent de 18 milliards.

Un coût estimé du simple au triple, c’est… déroutant. Il s’agirait de n’importe quel autre produit, on serait déjà en droit de tiquer.

Mais à cette facture, il faut ajouter le risque de fuite des dépôts, et là encore c’est la propre simulation de la BCE qui évoque jusqu’à 699 milliards d’euros susceptibles de quitter les banques. Cette fuite de capitaux sera d’ailleurs limitée puisqu’un plafond de détention (de 3000 euros) est introduit arbitrairement lors du déploiement de cet euro numérique.

En somme, tout se déroule comme si l’État créait un produit , fixait lui-même un plafond pour l’empêcher de faire couler les banques, faisait financer l’opération par ces mêmes banques, et refilait l’addition finale au client, dans la décontraction. Si les citoyens étaient correctement informés de ce que leurs banques leur font, ils auraient déjà pris la rue.

Mais le plus agaçant est ailleurs et il suffit de regarder autour de soi pour le constater : on sait déjà parfaitement payer en numérique.

Depuis mars 2024, le virement instantané en moins de dix secondes, 24 heures sur 24 et au tarif d’un virement ordinaire, est tout simplement obligatoire. Et Wero, le portefeuille paneuropéen porté par les grandes banques du continent, tourne déjà : 50 millions d’opérations entre particuliers, déploiement en commerce physique prévu pour 2027, ambition de 130 millions d’utilisateurs.

L’outil souverain, indépendant des géants américains, existe donc, fonctionne, et se déploie, financé par le privé. Un eurodéputé du camp adverse l’a même candidement reconnu : l’euro numérique pourrait être obsolète au moment précis de son lancement.

On fabrique à grands frais un doublon dont le promoteur lui-même pressent qu’il naîtra périmé.

Mais surtout, cet euro numérique, c’est la porte grande ouverte à des dérives liberticides catastrophiques…

Bien sûr, la députaillerie nous balance des garanties, brandies comme autant d’amulettes : on nous promet une monnaie « non programmable » (i.e. on ne pourra pas restreindre l’usage de la monnaie à certaines utilisations, sur une certaine période…), une confidentialité de bon aloi, et un simple complément aux espèces qui ne disparaîtront pas.

À bien y regarder, tout ça, c’est du flan.

D’abord, une promesse inscrite dans un règlement reste révisable par un autre règlement. La « non-programmabilité » figure dans le texte d’aujourd’hui certes, mais rien n’empêche un règlement délégué de demain d’y revenir discrètement.

Ensuite, l’infrastructure, elle, n’exclut nullement la programmabilité : la capacité technique est posée, seule la parole politique la retient.


Enfin, l’anonymat tant vanté ne vaut que pour le mode hors ligne et les petits montants. En ligne, les prestataires identifient tout le monde, l’anonymat total étant explicitement exclu du texte. La CNIL, son homologue allemande et le Comité européen de la protection des données ont d’ailleurs tiré eux-mêmes la sonnette d’alarme, ce qui tend à montrer qu’on n’est plus dans le délire complotiste mais dans la dérive évidente.

D’ailleurs, l’exemple existe déjà, et il n’a rien d’hypothétique. La Chine a conçu son yuan numérique avec une programmabilité forte, puis a conditionné l’usage de certaines sommes émises : subventions de relance ciblées sur les produits domestiques en 2022, allocations municipales restreintes à certains commerçants en 2023.

Cette dystopie n’a rien d’une crainte paranoïaque puisqu’elle est en place actuellement et documente précisément vers quoi on se dirige.

Concrètement, une fois l’outil installé, le menu des fonctionnalités futures s’écrit pour ainsi dire tout seul : une monnaie fondante assortie d’une date d’expiration (pour forcer à consommer avant de tout perdre, un blocage de transactions selon un quota carbone individuel, un score de santé ou la simple nature des achats jugés indésirables (viande ou carburant par exemple), ou encore le fléchage autoritaire des aides sociales vers les seuls biens autorisés.

Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Le gel du portefeuille d’un citoyen au gré de ses opinions ou de son militantisme, rien de tout cela n’est autorisé aujourd’hui (même si on sent régulièrement poindre l’envie chez certaines banques), mais devient simplement possible demain, d’une signature.

Oui, c’est la mise en place d’une solution que personne n’a réclamée, pour résoudre un problème intégralement créé de toutes pièces, et dont l’aboutissement logique sera un panoptique financé par ses propres prisonniers.

Car c’est bien nous qui paierons l’édifice, par nos banques d’abord, par nos impôts ensuite, avant d’en devenir les pensionnaires surveillés. Rappelez-vous qu’on ne bâtit pas l’appareil du contrôle total en jurant de ne jamais s’en servir. Normalement, on s’abstient de le bâtir.

Les députés préfèrent l’ériger, nous le facturer, puis nous demander de leur faire confiance.

Couillu non ?


https://h16free.com/2026/07/01/84601-leuro-numerique-est-une-laisse-courte-quils-vont-vous-facturer

30 juin 2026

Laurent De Montmorency
29/6/2026


Cette gamine s'appelle Valeria Kleymenova, elle est Russe et vient de remporter le titre mondial d'échecs chez les moins de 18 ans. Un tournoi qui s'est déroulé en Italie.
À cause des sanctions honteuses et racistes de ces crétins de l'Union européenne, elle n'a pas pu concourir sous le drapeau de son pays et a été forcée de jouer sous bannière neutre.
D'ailleurs, pendant le tournoi, elle a battu l'Ukrainienne Sofiia Moskalets, qui a même refusé de lui serrer la main. Si Valeria avait été israélienne et que quelqu'un avait refusé de lui serrer la main, à l'heure qu'il est, on parlerait d'antisémitisme à longueur de plateaux télé et les gros journaux seraient remplis de ça.
Au lieu de ça, elle est Russe, donc tout le monde se tait. Que ce soit devant le refus de pouvoir concourir sous le drapeau de son pays, que devant ce geste honteux.
Félicitations à Valeria, ne t'occupe pas d'eux mais regarde et passe ton chemin.
Yann Bizien
30/6/2026

La France insoumise est bien un parti politique subversif


LFI menace de renverser l'ordre politique pouvant être établi par les urnes. Ce parti trouble le bon ordre public, piétine nos valeurs, la démocratie, notre histoire, notre culture et notre identité.
LFI soutient un système de pensées et des idées dangereuses pour l’unité de notre société et pour le destin français.
Nous allons vers des temps très difficiles à cause d’Emmanuel Macron, qui a permis l’émergence de ce parti pour affaiblir les droites.
Depuis l’existence de ce parti, et l’élection d’Emmanuel Macron, il n’y a jamais eu autant de discorde, d'émeutes, de viols et d'assassinats en France.
LFI est un parti factieux, de la sédition et de la révolte anti-France. Il incite les masses subversives au soulèvement concerté.
Il faut en prendre conscience.
Jacques Cotta
26/6/2026

Avec Macron, les véritables responsables dans l'affaire Lyhanna sont politiques !

Le rapport qui vient d'être rendu dans l'affaire Lyhanna conclut à des « carences graves dans le traitement et le contrôle de la procédure au sein de la compagnie de gendarmerie » et à un « traitement défaillant par le parquet d’Auch ».
"L’incendie" serait donc circonscrit… Les mises en cause sont individuelles et fort peu nombreuses. Elles ne sont surtout pas politiques.
Alors,
Macron et ses prédécesseurs, Hollande, Sarkozy et autres dorment-ils d'un sommeil apaisé ? Ce sont eux et leur orientation politique, les responsables et leur air contrit ne peut tromper que ceux qui voudront bien l'être...

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29 juin 2026

H16
29/6/2026

Canicule : on éteint nos réacteurs nucléaires et on rallume le gaz. Pour sauver l’environnement, bien sûr !

Il fait chaud, très chaud, si chaud que l’État, dans son onctueuse sagesse thermodynamique, a trouvé la parade imparable : éteindre les centrales qui produisent l’électricité dont nous avons besoin pour survivre à la canicule. Malin, non ?


Eh oui : lundi dernier, alors que les températures poussaient certaines écologistes hystériques à revenir sur leur fatwa anti-climatisation, EDF a été contraint de mettre à l’arrêt trois réacteurs nucléaires : Golfech d’abord, puis le Bugey et Nogent-sur-Seine le jeudi, pendant que Saint-Alban réduisait la voilure.

Officiellement, il s’agissait de parer à des « causes externes liées à l’environnement », c’est-à-dire que la Garonne, le Rhône et la Seine, qui sont utilisés pour refroidir ces réacteurs, sont jugés « trop chauds » pour être utilisés directement, car on redoute essentiellement que l’eau de refroidissement rejetée ne les réchauffe de quelques dixièmes de degré supplémentaires. L’horreur, quasiment l’écocide !

À Golfech, la Garonne ne doit pas franchir 28 °C après rejet ; à Nogent, l’écart entre l’amont et l’aval ne doit pas excéder 3 °C. Mais voilà, la règle est la règle et nous sommes en France : des réacteurs en parfait état de marche sont donc débranchés non par la panne ou la sécheresse, mais par l’arrêté réglementaire, ce qui donne l’occasion d’observer quelques prodiges.

Le premier prodige est celui du calendrier.

Ces arrêts surviennent précisément à l’instant où la France réclame le plus de courant, les quelques climatiseurs installés dans le pays tournant alors à plein régime. Fin mai, le mégawattheure s’échangeait autour de 85 euros. Le 23 juin, il frôlait les 280 euros, sommet inédit depuis l’été 2023, avant de grimper jusqu’à 433 euros le soir du 24, l’Allemagne culminant pour sa part à 615 euros. En somme, on retire du réseau l’énergie la plus abondante et la moins chère au moment exact où elle vaut de l’or. Un trader de génie n’aurait pas mieux orchestré la ruine du contribuable.


Le second prodige, plus savoureux, est que cette manœuvre prétendument environnementale, bio-compatible et écosourcée, aggrave le bilan carbone qu’on est pourtant censé réduire à tout prix : eh oui, puisqu’il faut bien combler le trou laissé par l’atome, on rallume le gaz. La part du nucléaire dans le mix est passée de 72 à 62 % ; celle du gaz a bondi de 1 à 6 %. Autrement dit, on coupe une production décarbonée pour brûler du méthane fossile, plus cher et autrement plus émetteur de CO₂, le tout au nom du climat.

L’écologie punitive nous impose avec décontraction le réacteur qui pollue lorsqu’il est à l’arrêt.


Mais le plus beau reste l’argument de fond, celui que nos régulateurs feignent d’ignorer : le réchauffement que la centrale inflige à son fleuve est marginal, transitoire, presque homéopathique, à côté de celui que le climat lui impose déjà.

Ainsi, une étude d’EDF a mesuré l’échauffement du Rhône entre 1920 et 2010 : +2,1 °C au niveau du Tricastin, indépendamment de tout rejet industriel, par le seul effet de l’évolution du climat et de l’ensoleillement estival. Le fleuve a donc déjà dépassé son seuil d’alerte naturel bien avant que le premier électron ne sorte du réacteur. Couper la centrale ne refroidit pas la Garonne d’un millième de degré ; cela coupe simplement le courant des Français et siphonne leur portefeuille.

Ici, on s’acharne sur le delta dérisoire de l’industriel en laissant le soleil chauffer l’eau en toute impunité. Vite, une pétition contre les rayons du soleil !

Quant à l’argument bancal qu’il faudrait protéger la faune, il ne résiste guère à l’analyse : en 2022, lors d’une canicule comparable, l’État accordait sans broncher des dérogations pour faire tourner les réacteurs malgré tout. Mais le dogme a depuis basculé : « anticiper plutôt que déroger », c’est-à-dire éteindre par précaution, avant même que le problème ne se pose, pour le seul plaisir d’avoir obéi au seuil et au dogme.

Le principe de précaution a fini par dévorer le principe de réalité.


Et pendant que l’on s’interdit d’exploiter à plein l’outil de production existant, on dépense des fortunes pour « s’adapter ».

Les pertes annuelles du parc pour raisons environnementales tournent historiquement autour de 0,3 %, une broutille à l’échelle de l’année, mais qui frappe pile au pire moment. Qu’à cela ne tienne : on chiffre déjà entre 15 et 20 milliards d’euros l’adaptation des trente-deux réacteurs les plus exposés, tandis que RTE et Enedis annoncent un plan de près de 190 milliards pour moderniser le réseau face « à la multiplication des canicules ».

L’État ponctionne donc à tour de bras pour s’adapter à un problème qu’il s’interdit lui-même de résoudre avec les moyens qu’il possède déjà. Ce serait absurde si ce schéma ne se répétait pas dans beaucoup d’autres domaines qui impose de se demander si l’on n’assite pas à une forme pas très subtile de sabotage par les normes et les incompétences empilées les unes sur les autres…

Au final, on se retrouve avec un seuil arbitraire, fixé par décret, érigé en dogme intangible, et appliqué avec une rigueur d’huissier au mépris total de la réalité du terrain. Peu importe que le fleuve chauffe déjà tout seul, peu importe que le gaz crache du carbone, peu importe que la facture triple : la norme a été respectée, l’écosystème administratif est sauf, lui, et c’est tout ce qui compte.

La magnifique pantalonnade thermique de cet été ne démontre rien d’autre que la vacuité absolue des objectifs écologiques arbitraires, détachés de toute contrainte concrète, posés par des gens qui n’ont jamais vu un réacteur ni payé une facture indexée.

On continue ainsi, dogme après dogme, demi-degré après demi-degré, à enfoncer le pays un peu plus loin dans l’absurde, à grands frais et pour rien.


https://h16free.com/2026/06/29/84610-canicule-on-eteint-nos-reacteurs-nucleaires-et-on-rallume-le-gaz-pour-sauver-lenvironnement-bien-sur
Julien Vergès
28/6/2026


Un enquêteur de haut rang des Nations Unies a qualifié cette semaine l'armée israélienne de « l'une des armées les plus criminelles au monde », citant les conclusions d'une enquête indépendante de l'ONU.
Chris Sidoti, commissaire de la Commission d'enquête internationale indépendante des Nations Unies sur le territoire palestinien occupé, a tenu ces propos lors de la présentation du dernier rapport de la commission à Genève. En réponse aux affirmations répétées des responsables israéliens selon lesquelles les Forces de défense israéliennes (FDI) seraient « l'une des armées les plus morales au monde », M. Sidoti a déclaré que les enquêtes de la commission aboutissaient à une conclusion différente.
« Je ne sais pas si c'est l'une des armées les plus morales au monde ou non, mais mon expertise réside dans l'évaluation des comportements criminels », a déclaré M. Sidoti. « Et la seule conclusion possible est que l'armée israélienne est l'une des armées les plus criminelles au monde. »
Le rapport de la commission fait état de violations généralisées du droit international humanitaire et des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé, documentant de nombreuses victimes civiles, la destruction d'infrastructures et des crimes de guerre sur les populations civiles, particulièrement des enfants. Il accuse également le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens d'avoir commis de graves violations, des attaques contre des civils, et affirme que toutes les parties doivent rendre des comptes.
Cette commission d'enquête ne concerne pas les crimes de guerre en cours au Liban, mais il y a fort à parier que les conclusions seront les mêmes, car les méthodes employées au Liban sont similaires.

28 juin 2026

Gabriel Nerciat
27/6/2026

SUR LE COMMUNISME ET SON SECRET


Sur le communisme, il me semble, depuis déjà pas mal de temps, qu'on ne pose jamais les vraies questions, les questions essentielles, c'est-à-dire celles qui nous permettraient, trente-cinq ans après l'effondrement subit de l'URSS, de comprendre un peu mieux les drames et les métamorphoses propres aux temps historiques modernes ou post-modernes.
Qui ne sont pas : le communisme est-il parent du nazisme, est-il bon ou mauvais, est-il issu de la Révolution française ou de la Réforme protestante (voire du bouddhisme tantrique de filiation mongole, comme l'a soutenu un jour, mi-blagueur mi-sérieux, Jean Parvulesco), est-il un totalitarisme implacable ou bien une déviation exacerbée des passions démocratiques, est-il vraiment mort ou bien peut-il ressusciter, etc., etc.
La vraie question est à rebours de tout ce fatras, et je la formulerais ainsi : pourquoi le marxisme-léninisme a-t-il réussi à s'imposer comme la force historique dominante du XXe siècle, au point de gagner de haute lutte une guerre mondiale apocalyptique et de donner naissance à un empire universel d'une puissance technique, scientifique, spatiale et militaire sans pareil édifiée à partir de rien en moins de trente ans, alors que tout normalement (usage systématique de la terreur d'État poussée à un degré sans précédent dans l'Histoire, purges incessantes, famines organisées, pillage volontaire des ressources, incompétence bureaucratique notoire, amputation violente de l'intérêt individuel, fanatisme égalitaire ou idéologique, désastre démographique) aurait dû concourir à sa défaite immédiate ?
Je me garderais bien d'avancer une réponse univoque ou définitive, mais je crois que la supériorité du communisme sur ses concurrents (christianisme, islam, libéralisme ou fascisme) vient du fait qu'il savait inspirer à la fois, et souvent auprès des mêmes personnes, une part égale de fascination, de dévouement absolu et de peur panique.
Non seulement Staline avait compris, après Lénine, qu'il fallait sans cesse définir ou redéfinir des ennemis de classe pour souder son camp (au besoin en les inventant de toutes pièces comme les fameux koulaks qui furent exterminés en moins de quatre ans sans même qu'il y eût la moindre résistance ou protestation), mais surtout il avait saisi que l'usage intensif et continu de la Terreur peut engendrer une efficacité redoutable, bien supérieure à celle suscitée par l'appât du lucre ou la recherche du profit individuel, à partir du moment où le militant le plus chevronné et le plus convaincu peut devenir en l'espace d'une minute et sans même savoir pourquoi un ennemi caractérisé du Prolétariat vendu à la contre-révolution ou au fascisme.
Alterner la foi et la terreur, les souder de façon inextricable dans l'âme de chaque sujet, et se montrer aussi impitoyable envers les élites les plus éminentes du régime qu'envers les paysans ou les ouvriers les plus humbles (un coup de piolet pour Trotski, une balle dans la nuque pour Aliocha), là était le secret infaillible de l'ancien séminariste et voyou géorgien devenu le nouveau tsar de toutes les Russies.
C'est à cette condition que création et destruction s'équilibrent afin de consolider un ordre total que seul l'oubli des principes révolutionnaires essentiels et/ou l'incompétence des dirigeants du Parti peuvent venir menacer.
D'où une conclusion que nos temps actuels semblent vouloir ignorer : ce n'est pas la recherche du bonheur personnel qui meut les hommes, comme le proclame sottement la Déclaration d'indépendance des États-Unis, ni la croyance en leur égale dignité, mais leur troublante et vigoureuse aptitude à se perdre eux-mêmes comme à perdre les autres afin de s'égaler au monde et surtout savoir au bout du compte qui ils sont vraiment (héros, déchet, ou bien les deux successivement).

27 juin 2026

Julien Vergès

Génie iranien

Il y a 3000 ans, les anciens Iraniens inventaient la clim sans électricité avec les badgirs, ces tours qui fonctionnent comme des pièges à vent, construits comme un système d'échangeur d'air chaud en air frais. Ces tours permettaient de maintenir une température fraîche dans les logements, même sous le soleil de plomb d'un été caniculaire.

26 juin 2026

Gastel Etzwane
26/6/2026

Mark Rutte à la Maison-Blanche : le bon élève qui vient rendre des comptes à Papa

Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, s’est rendu à la Maison-Blanche pour rencontrer Donald Trump. L’image était celle d’un employé zélé venu présenter son rapport à son patron. Avec des graphiques à l’appui, dont une barre triomphale intitulée « Trump Trillion », Rutte a fièrement montré au président américain à quel point les Européens avaient augmenté leurs dépenses militaires.
On se souvient qu’il y a quelques mois, lors d’un sommet de l’OTAN, Rutte avait déjà appelé Trump « Daddy » (« Papa ») en public. Hier, il n’a pas eu besoin de le répéter : son attitude suffisait. Il est venu montrer, chiffres à l’appui, que l’Europe faisait bien ses devoirs, augmentait ses budgets de défense et continuait d’acheter des armes américaines en quantités industrielles.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. L’OTAN n’est pas, et n’a jamais vraiment été, une simple alliance défensive entre égaux. C’est avant tout l’outil principal de la politique étrangère et commerciale des États-Unis en Europe. Les pays membres sont invités, ou sommés, d’acheter du matériel américain, puis de le transmettre à l’Ukraine ou de le stocker. L’argent circule : des budgets européens vers les industries d’armement américaines, via les gouvernements et les intermédiaires politiques.
Cette mécanique fonctionne quel que soit le locataire de la Maison-Blanche. Que ce soit Trump, Biden ou un autre, le schéma reste identique : les États-Unis fixent le cap, l’OTAN le traduit en langage « valeurs » et « sécurité collective », et les Européens paient. La guerre en Ukraine, comme celle d’Afghanistan avant elle, fournit le récit moral nécessaire pour justifier le transfert continu de richesses des contribuables européens vers les profits de l’industrie de l’armement.
Mark Rutte incarne à la perfection cette logique de soumission. Peu de secrétaires généraux de l’OTAN auront fait preuve d’une telle capacité à endosser le rôle du bon élève, voire à subir l’humiliation sans sourciller. Ce n’est pas seulement une question de style personnel : c’est la nature même de la fonction qu’il occupe aujourd’hui. Il ne représente pas l’Europe face aux États-Unis. Il représente les États-Unis face aux Européens.
Et pendant ce temps, les trains ne roulent pas mieux, les hôpitaux manquent de personnel, les écoles ferment par manque de moyens, et les retraites sont gelées. Mais Rutte est venu, avec ses tableaux, prouver que l’Europe « fait sa part ». Papa Trump peut être content.
C’est cela, le véritable visage de l’OTAN en 2026 : une structure dont la mission première n’est pas la défense du territoire européen, mais la préservation d’un flux financier permanent au bénéfice de l’industrie militaire américaine, habillé du discours éternel sur les valeurs et la sécurité.


25 juin 2026

Gabriel Nerciat
24/6/2026

OBSCÉNITÉS COMMÉMORATIVES


Qu'est-ce qui est le plus obscène ?
Honorer la mémoire de Marc Bloch en le panthéonisant (aux côtés de Jean Monnet, traître à sa nation) entre Badinter et demain sans doute Gisèle Halimi ou une quelconque suffragette de la Belle Époque, alors même qu'on a tout entrepris, en dix ans de pouvoir européiste, pour amoindrir ou anéantir le sens même de son sacrifice ?
Ou bien le faire après avoir refilé 90 milliards d'euros (dont 5 milliards au moins sont directement garantis par la France) à un dictateur ukrainien qui honore avec tous les fastes étatiques requis la mémoire d'André Melnyk, un collaborateur kiévien du IIIe Reich nazi responsable du massacre de 100000 civils polonais pendant le dernier conflit mondial ?
Faites votre choix.
Mais à la commémoration d'hier, je préfère encore la dignité et le courage (si violemment critiqués depuis deux jours par tous les larbins de l'OTAN) du président polonais Karol Nawrocki, qui a retiré à Zelensky l'Ordre de l'Aigle blanc, la plus haute distinction polonaise, afin de signifier au monde entier à quel niveau d'infamie une nation digne de ce nom ne saurait accepter de descendre.
Qu'on en prenne de la graine, en France.

24 juin 2026

Radu Portocala
21/6/2026

J’ai quitté la Roumanie dans l’après-midi du 7 juillet 1977 (7.7.77). Il faisait très chaud.
Une heure et demie plus tard, j’arrivais à Athènes. Il faisait beaucoup plus chaud.
Le lendemain, il faisait 47° à l’ombre. À peine respirable.
Pourtant, il n’y a pas eu des réunions d’urgence du gouvernement, le pays n’a pas été mis en état de siège, on ne nous a pas annoncé que nous allions tous mourir, à la télévision ils parlaient de beaucoup d’autres choses et se contentaient de prier les vieux de ne pas sortir aux heures les plus chaudes.
47°. C’était désagréable, très désagréable même, mais le pays n’était pas plongé dans une crise de nerfs généralisée.
Gabriel Nerciat
23/6/2026

MA DESCENTE EN APNÉE DANS LES PROFONDEURS DE LA GAUCHE MODERNE


Dans ma jeunesse, qui n'est quand même pas si lointaine que ça, à la fin de la guerre froide et au tout début de la mondialisation, le marxisme, déjà déclinant, irradiait encore assez fortement les représentations intellectuelles ou identitaires propres aux militants de gauche.
Quand on leur demandait ce qui les motivait du point de vue politique ou idéologique, ils répondaient que c'était le combat contre le capitalisme (sans qu'ils sachent toujours très bien, d'ailleurs, définir ce dernier).
Les problèmes commençaient ensuite, lorsque s'opposaient parmi eux ceux qui voulaient renverser ou a minima contrôler le capitalisme au moyen de la conquête du pouvoir de l'État sous sa forme républicaine (les adhérents de la IIe et de la IIIe Internationale ouvrière) et les autres (essentiellement des trotskistes et des anarchistes, le Petit Livre Rouge de Mao étant déjà passé de mode).
Je ne partageais pas leur combat (originaire d'une province de France où le capital privé s'investissait peu, j'étais bien placé pour savoir ce que son absence signifiait, et surtout j'arrivais mal à concevoir comment pouvait s'organiser et se conserver une société moderne complexe sans capital élargi et sans propriété privée), mais je comprenais ce qu'il voulait dire.
Il suffisait – déjà – de comparer le patrimoine des grandes fortunes du CAC 40 avec celui d'une famille ordinaire, même aisée, pour comprendre l'origine du malaise, surtout à un moment où le chômage de masse explosait.
Aujourd'hui, quand j'écoute parler pas mal de gens et de militants de gauche, notamment sur les radios d'État où ils ont gardé table ouverte, j'ai l'impression que leur principal sujet ou problème, c'est le combat contre l'oxyde de carbone.
Là, j'ai vraiment envie de leur dire : "N'insiste pas, camarade. Neutraliser J.P Morgan, Rockefeller, William Morris, Henry Ford ou Marcel Dassault, même Bill Gates, Larry Fink et Elon Musk, tu peux toujours essayer, même si tes chances de succès a priori sont assez minces. Mais lutter contre le CO2, laisse tomber. C'est un peu hors de tes moyens. Et ça ne t'avancera pas plus que ça. Essaie plutôt de sauver l'industrie, même un peu polluante, et l'agriculture non intensive, ou de limiter le pouvoir des actionnaires institutionnels dans les conseils d'administration. Pourquoi pas même préserver des forêts, si vraiment tu te sens l'âme bucolique. C'est déjà plus intéressant, mais le CO2, non."
Mais il n'y a rien à faire.
Jusqu'à ce matin, où j'ai entendu un lieutenant de Marine Tondelier et de Sandrine Rousseau dire d'autorité : "Réduire les émissions de carbone, c'est restreindre le champ d'extension du capital."
Là, tout de suite, j'ai été foudroyé, et pas seulement par la chaleur.
J'ai coupé le poste et retenu ma respiration pendant plusieurs longues minutes, comme le ferait un plongeur en apnée, en calculant mentalement la chute des cours de bourse que j'allais précipiter dans quelque temps.
J'étais enfin devenu un homme de gauche. Je n'en revenais pas moi-même. Alors seulement, j'ai recommencé à respirer, certain que le capital ne pourrait pas m'imiter très longtemps.

23 juin 2026

Anne Mansouret
23/6/2026

Lettre ouverte à Madame Suzette Bloch

Madame,
 
Je réagis à vos propos, entendus sur France Inter, qui m’ont profondément dérangée.
Tout d’abord, la Waffen-SS qui a occupé la France était une armée allemande parallèle à la Wehrmacht et composée d’Allemands qui soutenaient le régime nazi d’Adolf Hitler.
Le Rassemblement national est, quant à lui, un parti politique français, regroupant des citoyens français affirmant des principes 100/100 nationalistes.
Je ne vois donc pas comment le RN, parti politique français dûment enregistré et autorisé par l’État français, ayant des représentants au Parlement français… pourrait être l’héritier (fut-ce spirituel) d’un corps d’armée allemand.
En outre, Marine Le Pen a recueilli 41,45 % des suffrages exprimés au second tour de l’élection présidentielle de 2022, c’est-à-dire que 13 288 686 de Français ont choisi de voter pour le Rassemblement national. C’est donc 13 288 686 de Français que vous traitez implicitement de SS.
Mais il y a plus choquant encore à mes yeux.
En effet, Madame, si vous êtes aujourd’hui à l’honneur de la Nation, vous n’y êtes très objectivement pour rien. Aucun acte d’héroïsme qui vous aurait permis de recevoir la Médaille militaire, aucun service particulier rendu à la France…
Non, non, si vous êtes au Panthéon ce soir, c’est juste parce que vous êtes « la petite-fille d’un grand homme ».
La seule « héritière » dans cette affaire, Madame, c’est vous.
Et permettez-moi de considérer que le caractère mensonger et l’ostracisme sectaire de vos propos ne sont pas dignes de l’héritage moral que vous a laissé votre grand-père. Ce n’est pas en faisant porter l’étiquette SS à 13 288 686 de Françaises et de Français que vous rendrez un hommage posthume à celles et ceux auxquels la Gestapo a imposé le port de l’étoile jaune.

Potier Christian
23/6/2026

MARC BLOCH AU PANTHÉON : QUAND MACRON FAIT PARLER LES MORTS POUR FAIRE TAIRE LES VIVANTS


Avec l’entrée de Marc Bloch au Panthéon, Emmanuel Macron achève son œuvre mémorielle contre l’extrême droite.
Traduction : 6e panthéonisation en 9 ans. 6 cercueils pour enterrer un adversaire politique.
Pendant que le pays coule, lui danse pour la Fête de la Musique et joue les croque-morts de luxe.

QUESTION CHERS AMIS, SIMPLE ET BRUTALE :

Si le couple Bloch était encore vivant en 2026, que dirait-il face à notre submersion migratoire, lui qui a combattu l’envahisseur nazi les armes à la main ?
Marc Bloch, 1914, Verdun. Marc Bloch, 1940, Londres. Marc Bloch, 1944, fusillé par la Gestapo.
Un patriote. Un vrai. Un Français qui a pris deux balles dans le buffet pour que la France reste française.
Pas pour qu’elle devienne une auberge espagnole sans frontière, sans peuple, sans mémoire.
Alors pourquoi Macron, le pro-frontières ouvertes, fait entrer ce couple au Panthéon ?
Parce que les morts ne votent pas. Mais ils servent.
Ils servent à faire taire les vivants. À traiter de "Waffen-SS" tout Français qui ose dire "je veux rester chez moi".
À transformer un résistant anti-allemand en totem anti-RN.
À voler la dépouille de Bloch pour en faire un gourdin contre 13 millions d’électeurs.

L’IMPOSTURE EN TROIS ACTES :

On vous dit : "Bloch était contre le roman national".
Faux. Il était contre la légende. Pas contre la Nation. "L’Étrange Défaite" est une gifle à la France endormie, pas un crachat sur la France. Il voulait une France forte, lucide, debout. Pas une France ouverte aux quatre vents.
On vous dit : "Bloch haïssait le repli identitaire".
Il haïssait la défaite. Il haïssait Vichy. Il haïssait l’occupant.
Vous croyez vraiment qu’en 2026, il aurait applaudi les quartiers perdus, les OQTF non exécutées, les églises vandalisées, les profs décapités ?
Lui qui écrivait : "Il est des cas où l’on se doit de haïr". Relisez.
On vous dit : "La famille refuse l’extrême droite à la cérémonie".
Normal. La gauche morale a privatisé Marc Bloch. Elle a mis un copyright sur sa tombe.
Désormais il faut un pass-sanitaire idéologique pour s’approcher du Panthéon.
Le RN = "héritiers des Waffen-SS". 13 millions de Français = SS aux petits pieds.
Voilà le niveau. Voilà le respect des morts.

6 PANTHÉONISATIONS EN 9 ANS : LE BILAN DU FOSSOYEUR

Macron n’a que ça à faire.
Pas de réforme constitutionnelle. Pas de frontières. Pas de sécurité. Pas d’école.
Mais des cercueils, des discours de 20 minutes, des portraits géants, des larmes sur commande.
La France coule ? Il panthéonise.
La dette explose ? Il panthéonise.
Les Français fuient ? Il panthéonise.
C’est la politique du sarcophage : quand on ne peut plus gouverner les vivants, on administre les morts.

CONCLUSION CHERS AMIS : LAISSEZ MARC BLOCH TRANQUILLE

Bloch était patriote. Le RN est patriote. Macron est européiste.
Bloch a combattu un envahisseur armé. Les Français d’aujourd’hui combattent un effacement démographique.
Le point commun ? La volonté de rester maître chez soi.
Alors oui, si Bloch revenait en 2026, il écrirait sans doute "L’Étrange Soumission".
Et le premier chapitre serait pour l’Élysée.
Pour ce président qui cite Jaurès, qui cite Bloch, qui cite tout le monde, sauf le peuple.
Pour ce président qui transforme le Panthéon en QG de campagne contre ses opposants.
Pour ce président qui préfère parler aux morts plutôt qu’écouter les vivants.
Le Panthéon n’est pas un isoloir, Monsieur Macron.
Et Marc Bloch n’est pas votre directeur de campagne.
Qu’on le laisse reposer.
Et qu’on laisse les Français voter
Sans leçon d’histoire. Sans morale. Sans cercueil.