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4 juillet 2026

Gastel Etzwane
4/7/2026

Climatisation : la France en manque chez elle, mais est généreuse à l’étranger


Chez nous, la climatisation paraît-il n’est pas la solution. On nous explique régulièrement qu’il faut privilégier d’autres approches face aux canicules. Pourtant, au grand minimum, une personne est déjà morte à l’hôpital à cause de la chaleur ces derniers jours, tandis que de nombreux établissements restent mal équipés. Des chambres atteignent régulièrement 36°C, des patients apportent leur propre climatiseur et de nouveaux hôpitaux sont encore construits sans climatisation complète.
En revanche, lorsqu’il s’agit de financer la climatisation (ou des systèmes de refroidissement et de confort thermique) à l’étranger, l’argent semble soudain disponible sans difficulté. L’Agence Française de Développement (AFD), qui utilise l’argent public des contribuables français, soutient de nombreux projets intégrant explicitement ces équipements.
Voici quelques exemples concrets :
• Palestine – Hôpital Saint-Joseph : 13 millions d’euros de subvention AFD. Le projet vise l’optimisation des systèmes de « chauffage, refroidissement et éclairage ».
• Sénégal – Dispensaires ruraux : projet financé par l’AFD, équipé de « systèmes de climatisation performants avec technologie inverter ».
• Tunisie – Hôpitaux de Gafsa et Sidi Bouzid : financement AFD/UE avec regroupement des espaces « climatisés ou ventilés » et amélioration du système CVC (chauffage-ventilation-climatisation).
• Argentine – Provinces de Santa Fe et Córdoba : financements AFD pour rénover des bâtiments publics, dont 6 hôpitaux, face à des températures dépassant 40°C et des systèmes de chauffage/refroidissement obsolètes.
• Turquie – Hôpital public de Dörtyol : 40 millions d’euros de fonds européens gérés par l’AFD pour équiper un nouvel hôpital de 250 lits dans une zone au climat chaud.
• Djibouti – Bâtiments administratifs publics : 7 millions d’euros de subvention AFD pour rénover des bâtiments avec équipements plus efficaces, isolation des toitures, climatisation et photovoltaïque.
• Thaïlande – Kasikorn Bank : 20 millions d’euros de prêt AFD via le programme SUNREF pour la réhabilitation énergétique de bâtiments tertiaires, y compris la modernisation des climatiseurs.
Qu’il s’agisse de climatisation, de refroidissement ou d’autres sujets, même constat : l’argent des contribuables français est dirigé vers l’étranger sans difficulté apparente.
Alors que les hôpitaux français peinent à protéger correctement leurs patients lors des vagues de chaleur successives, les contribuables peuvent légitimement s’interroger sur les priorités de l’aide publique au développement. Adapter les infrastructures à la chaleur semble urgent et finançable… sauf, visiblement, sur le territoire national.
Gabriel Nerciat
4/7/2026

IRAN, LA VICTOIRE AUTOUR D'UN TOMBEAU


Il y a de cela moins de six mois, lorsque Donald Trump abusé par les mensonges du Premier ministre israélien et de ses relais médiatiques, a cru pertinent de lancer son expédition contre la République islamique d'Iran après avoir assassiné sans préavis son principal dirigeant politique et religieux ainsi que sa famille et ses plus proches conseillers, beaucoup pensaient que le régime iranien allait s'effondrer en quelques jours sous l'effet d'une bronca populaire de nature insurrectionnelle.
Aujourd'hui, alors que l'Iran vient d'infliger aux Etats-Unis la défaite la plus totale et la plus humiliante de toute l'histoire de l'Amérique (qui en a pourtant connu plus d'une), c'est plus d'une dizaine de millions de personnes qui sont venues porter le deuil du guide Khamenei, devenu dans l'imaginaire de l'islam chiite duodécimain l'équivalent d'un treizième imam (le bruit s'est répandu dès le début de la guerre qu'il avait refusé de se cacher alors même qu'il savait sa vie menacée, estimant à juste titre que son sacrifice et celui de ses proches galvaniseraient la population iranienne dont on nous répète assez qu'elle était largement hostile au régime).
Elles ne crient pas : "À bas les ayatollahs, mort aux Pasdarans !", "Vive le Shah Pahlavi !", "Israël mon amour !" ou "Femme, vie, liberté !", comme on l'aurait tant aimé dans les salles de rédaction occidentales, mais elles réclament vengeance pour l'agression qu'elles ont subie.
Non seulement la plupart des grandes puissances, de la Russie à la Chine en passant par la Turquie et le Pakistan, ont envoyé des représentants assister à ces funérailles historiques, mais c'est surtout la présence des ambassadeurs des pays arabes souvent alliés des États-Unis (Oman, Egypte, Irak, Liban, Tunisie) qui est remarquable – et remarquée.
Il est vrai que ce n'est pas seulement le guide iranien qui est porté en terre aujourd'hui, le jour même du 250e anniversaire de la révolution américaine, mais ce qui restait de l'hégémonie occidentale depuis la crise des subprimes et la défaite en Afghanistan.
Cela valait bien ces fastes démesurés, qui sonnent comme la deuxième victoire, la plus visible et la plus écrasante, de l'antique nation perse glorieusement restaurée pour le siècle qui vient dans son ancien rang.
Jérôme Viguès

Le fil qui relie tout

Une chaîne qu’on menace de fermer parce qu’elle ne pense pas comme il faut. Une candidate dont le sort se joue le 7 juillet. Un successeur perquisitionné dans quatre pays sept jours avant cette décision, quand le même parquet met neuf ans à ne rien reprocher formellement à son adversaire pour les mêmes faits. Un calendrier électoral taillé sur mesure pour maximiser le chaos plutôt que la clarté démocratique. Et des élus qui annoncent, texte à l’appui, qu’ils ne reconnaîtront pas le résultat s’il ne leur convient pas, sans que cela ne vaille à personne la moindre conséquence.
Ce n’est pas une accumulation de hasards malheureux. C’est un régime qui, sentant le vent tourner, verrouille toutes les issues à la fois : celle des médias, celle des candidatures, celle du calendrier, et jusqu’à celle de la légitimité du résultat lui-même.
Un pouvoir qui verrouille les médias, les candidatures, le calendrier et jusqu’à la légitimité du résultat n’organise plus une élection. Il en organise l’issue.

3 juillet 2026

Gilles Casanova
3/7/2026


De nouveau les chaînes de télévision « pètent le score » des morts, cette fois c'est la canicule. Et la ministre macroniste est au premier rang !
Il n'est pas inutile que vous ayez quelques chiffres en tête avant d'avoir le sentiment que « on va tous mourir » qui est le message principal et quotidien du système médiatique des milliardaires pour vous faire tenir tranquille.
Il y a chaque jour en France en moyenne entre 1750 et 1785 décès.
Lorsqu'on vous dit avec un air effrayé qu'il y a eu 315 morts du Covid ou de la canicule la veille ce n'est pas exactement comme si il y avait eu 315 morts dans un carambolage sur l'autoroute A6.
La moitié des 1785 personnes décédées quotidiennement ont plus de 83 ans, leur âge moyen approche 78 ans.
Pour les personnes décédées du Covid, l'âge moyen était de 88 ans pour les femmes, 83 ans pour les hommes. Ce qui signifie que ce sont des personnes très âgées qui sont décédées de cette maladie et que ce n'était pas une hécatombe comparable à la grippe espagnole où l'âge moyen des décès était de 30 ans !
Il en est de même pour les canicules. En 2003 la canicule a occasionné une surmortalité particulière chez les femmes de plus de 85 ans.
On constate en général que les années où il y a eu l'été une surmortalité causée par la canicule, la mortalité par la grippe est fortement moins élevée l’hiver suivant.
Donc on peut tirer cette conclusion rapide que nous sommes tous mortels.
Nous avons tendance à disparaître entre 80 et 90 ans en moyenne, et la cause essentielle du décès est le fait que nous sommes arrivés au moment de la fin de la vie. Que ce soit un rhume, un coup de froid, un coup de chaud, il ne reste plus qu'un léger souffle de vie qui disparaît lorsque surgit un de ces évènements quel qu'il soit.
Il n'y a donc pas matière à agiter des peurs, ou alors il faut expliquer toute la journée que chacun de ceux qui regardent, écoutent ou lisent ces médias vont mourir ! Mais finalement est-ce que ce n'est pas une donnée de base...
« Mais tu ne meurs pas de ce que tu es malade ; tu meurs de ce que tu es vivant. » Michel de Montaigne
Dessin de Goutal

H16
3/7/2026

Billet animal, milice tarifaire : la SNCF ou l’art de plumer le client poli

Le rail, en France, c’est plus qu’un poème, c’est une véritable chanson de geste. Et le geste, c’est de plus en plus souvent un bras d’honneur.

Pendant que le Sénat pond de doctes rapports léni(ni)fiants sur la nécessité « d’harmoniser » les tarifs ferroviaires, déplorant avec gravité le « maquis tarifaire » où s’égare le pauvre voyageur, la vraie vie, elle, continue tranquillement son cours sur les quais. Et sur ces quais, c’est une authentique milice tarifaire qui pratique, jour après jour, son petit racket ordinaire.


Eh oui, les choses ont bien changé : le contrôleur n’est plus là pour vérifier que vous avez payé votre dû, mais pour traquer la faille administrative qui fera de vous, voyageur honnête mais surtout parfaitement solvable, un délinquant en puissance.

C’est en tout cas ce qui est récemment arrivé à une voyageuse accompagnée de sa famille et de son chien pour qui le voyage s’est rapidement mué en aventure kafkaïenne qui vaut son pesant de billets compostés. Dans son trajet avec son chien, elle s’apprête à enchaîner métro et train dans une grande gare parisienne. Elle a bien sûr tous les billets nécessaires et a même acquitté le fameux « billet animal » pour son compagnon à quatre pattes, ce sésame à 7 € sans lequel un caniche devient un passager clandestin.

Tout est donc en règle. À ceci près qu’entre la sortie du métro et l’entrée de la gare, sur quelques mètres de couloir souterrain, s’étend une « zone contrôlée SNCF », sous-royaume tarifaire dont les frontières invisibles réclament (paraît-il) un titre spécifique pour l’animal. Quelques pas de trop dans la mauvaise sous-zone, et hop : 35 € d’amende infligée séance tenante par deux agents zélés. La règle est inconnue de tous les passagers, elle n’est affichée nulle part et pour les agents en embuscade, cette ignorance se transforme en rente.


Cette fois-ci, la passagère aura fait un peu de foin sur ses réseaux sociaux et, sommée de s’expliquer, la SNCF a fini par reconnaître une « mauvaise interprétation de la règle », puis décidé d’annuler la prune. En somme, la maison admet elle-même que ses propres agents ne comprennent pas ses propres règles.

Pour une entreprise qui prétend faire rouler des trains à grande vitesse, voilà qui rassure, n’est-ce pas !

Cette histoire paraît lunaire, et le comportement des contrôleurs assez peu amène, mais ce genre d’affaire ne cesse de se multiplier. La presse en relate d’ailleurs suffisamment pour qu’on cesse d’y voir des cas isolés et qu’on y reconnaisse une tendance lourde, une certaine manière qu’ont les services publics du rail de concevoir leur « relation clientèle ».

Ainsi se souviendra-t-on de ce passager verbalisé à hauteur de 270 €, au printemps 2024, pour le crime impardonnable d’avoir échangé sa place, d’un commun accord, avec un autre voyageur, histoire de rendre service.

On se souviendra aussi de cet usager délesté de 170 € parce que sa carte d’identité s’affichait sur son smartphone au format PDF et non sur le bristol cartonné officiel, l’administration adorant le numérique partout sauf le jour où un peu de papier lui permet de distribuer des amendes.

On se souviendra, enfin, de cette pluie de prunes à cinquante euros déversée début 2024 sur les familles et les touristes, coupables d’avoir une valise de trop au regard des nouvelles règles drastiques sur les bagages (Capital).

Mais comment peut-on arrive à de pareilles dérives ?


Pour réussir une pareille recette, il faut commencer par une pâte moelleuse d’incompétence et une crème épaisse de système tarifaire incompréhensible : celui de la SNCF et de la RATP est devenu si byzantin qu’il faut désormais faire appel à un avocat spécialisé pour traverser une gare avec son chien ou sa valise en parfaite conformité. Cependant, là où n’importe quelle entreprise normale chercherait à simplifier la vie de son client, la machine ferroviaire s’ingénie à la compliquer, à multiplier les sous-zones, les sous-tarifs et les sous-conditions, autant de chausse-trappes où le voyageur de bonne foi finit immanquablement par tomber. Comme si c’était fait pour…

La seconde catégorie d’ingrédients de notre recette pour l’enfer, c’est le gaspillage et l’expérience soviétique : on arrose ce dinosaure de dizaines de milliards d’euros de subventions chaque année, on réunit de doctes commissions sénatoriales, on pond des rapports mais au bout du compte, le service rendu reste digne de l’URSS finissante. Cher, souvent en grève, en panne ou en retard, sa seule efficacité véritablement redoutable réside dans sa capacité à punir financièrement un citoyen et un contribuable captifs.

Enfin, et c’est l’ingrédient qui fait véritablement lever le résultat final, ne surtout pas oublier la prime.

Car la presse le confirme : les contrôleurs touchent bel et bien 10% sur les amendes réglées immédiatement à bord. De contrôleurs, les voilà donc transformés en chasseurs de primes. Et comme chasseurs, ils sont terriblement sélectifs : le petit shérif bombe le torse devant la mamie étourdie, le père de famille trop poli ou l’étudiante manifestement solvable, mais retrouve une soudaine passion pour la contemplation de ses chaussures lorsque monte, musique à fond, le groupe qui n’a visiblement aucune intention de présenter quoi que ce soit.

L’État punitif et zélé ne s’abat jamais que sur ceux qui se laissent faire.

Cette petite tyrannie ordinaire illustre ce que n’importe quel économiste un peu sérieux connaît par cœur : quand on récompense financièrement des agents pour verbaliser, ils verbalisent. On récolte ici précisément ce que l’on incite.

Si l’on souhaitait, par extraordinaire, que ces mêmes agents renseignent, accompagnent et dépannent les voyageurs perdus dans le maquis tarifaire, il faudrait sans doute calibrer les primes pour cela. Mais cela signifierait que la SNCF transporte des clients et pas des usagés usagers. Parbleu, de fil en aiguille, elle deviendrait même un véritable service public !

Vous n’y pensez pas !


https://h16free.com/2026/07/03/84617-billet-animal-milice-tarifaire-la-sncf-ou-lart-de-plumer-le-client-poli
Gabriel Nerciat
3/7/2026

LA JEUNE RACAILLE ET LE VIEUX FAT, ou D'UNE GAUCHE L'AUTRE


Apparemment, la gauche française s'est trouvée un nouveau héros avec la petite racaille pré-adolescente du canal Saint-Martin. En moins d'une semaine, elle est devenue la coqueluche de Libé, SOS Racisme et la bourgeoisie radical-chic de Paris.
Je suis sûr que Geoffroy de Lagasnerie, même s'il est athée, prie tous les matins pour qu'elle soit victime d'une violence policière ou noyée dans le canal par un militant du RN. La Douane alors deviendrait le nouveau Gavroche créolisé de ce siècle.
Ne croyez pas que BHL soit jaloux. Il a fréquenté et rémunéré tellement de Hamza la Douane en Bosnie, au Kosovo, en Cyrénaïque, au Bangladesh, en Syrie, dans le Kurdistan irakien ou chez les Tatars d'Ukraine qu'une petite douche, en ces temps de chaleur, le changerait agréablement, je crois, des tartes à la crème de Belgique.
Gastel Etzwane
3/7/2026

L’affaire Epstein : le scandale du siècle qu’on enterre en silence

Jeffrey Epstein passait des mois en France, comme chez lui. Dans son immense appartement du XVIe arrondissement, sur les plages de la Côte d’Azur ou dans les châteaux d’Île-de-France, le financier et pédocriminel recevait, organisait et piégeait. Il n’était pas un touriste ordinaire : il rencontrait du monde, tissait des réseaux, et appliquait sa méthode habituelle de compromission. Pourtant, de son vivant, les autorités françaises ne l’ont jamais inquiété. Et depuis sa mort, c’est le silence assourdissant.
Ce qui aurait dû être l’une des plus grandes affaires criminelles des 30 ou 50 dernières années, un réseau de traite sexuelle à grande échelle touchant des centaines de jeunes femmes et, sans aucun doute, de mineures, se réduit aujourd’hui à quelques articles tièdes rappelant que « rien ne se passe ». C’est bien gentil, mais ça ne change rien : il ne se passe effectivement rien, et il y a toutes les raisons de penser qu’il ne se passera rien.
La France est le deuxième pays où Epstein a le plus séjourné après les États-Unis. Aux États-Unis, les fichiers publiés ont été largement censurés, les vidéos compromettantes restent introuvables, et les révélations se limitent à quelques noms, soit de personnes sans importance, soit de quelques personnes connues mais sans éléments déterminants révélés. En France, c’est encore plus discret. On note seulement la démission d’un ministre britannique et quelques soucis pour des membres de la famille royale norvégienne. Personne ne croit sérieusement que seuls ces personnages étaient impliqués. Epstein fonctionnait par cercles d’influence : il piégeait, enregistrait, et s’assurait la protection des puissants qu’il fréquentait.
C’est bien là le cœur du problème. Cette affaire est en train d’être gentiment enterrée précisément à cause des gens qu’Epstein fréquentait. Les victimes, elles, sont traitées comme si elles n’avaient jamais existé. Le viol à grande échelle, l’exploitation systématique de jeunes femmes et de mineures ne suscitent plus l’indignation durable. On passe à autre chose.
C’est un exemple historique de la façon dont une affaire majeure peut être réduite à quelques vaguelettes médiatiques estivales. Pendant que les puissants sont protégés, les victimes sont oubliées. Et l’impunité continue.

Gabriel Nerciat
1/7/2026

FAINÉANT COMME UN JOURNALISTE LIBÉRAL D'OCCIDENT


Pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de consulter les chaînes d'information occidentales et notamment françaises ces derniers jours, on aura la grande bonté de leur apprendre les deux principales nouvelles du moment :
- Vladimir Poutine, acculé par des attaques de drones ukrainiennes et terré dans un bunker comme qui vous savez, va bientôt être renversé par un quarteron de généraux rebelles et tout le peuple moscovite en furie emmené par des marins de Kronstadt lecteurs de Jean-François Colosimo et de Bernard-Henri Lévy.
- L'armée iranienne a été totalement détruite par les États-Unis d'Amérique, le cœur du pouvoir des Pasdarans est en train de se fissurer à la vitesse grand V, et toute la jeunesse perse de Téhéran va bientôt se retrouver dans la rue, emmenée par des marins d'Exodus lecteurs de Jean-François Colosimo et de Bernard-Henri Lévy.
Le problème des journalistes libéraux-occidentaux, c'est un peu le même que celui des scénaristes des séries policières : ils sont assez paresseux, et refourguent toujours la même fin.
Au bout d'un moment, le public le voit et passe à autre chose.

1 juillet 2026

H16
1/7/2026

L’euro numérique est une laisse courte qu’ils vont vous facturer

Il y a quelques jours, la commission ECON du Parlement européen a voté la création d’une monnaie que personne ne réclame, pour résoudre un problème déjà résolu, au prix de 18 milliards que les banques ne veulent pas payer. Ah, il n’y a pas à tortiller, l’Europe de 2026, c’est quelque chose ! Grâce au génie de la bureacratie bruxelloise, on vous présente une nouvelle laisse comme un collier de luxe.

L’euro numérique sera ce joli collier, écoconscient et biosourcé numérique, souverain, et programmable !


Bon, ce n’est pas nouveau : la Banque centrale européenne et la Commission européenne, dont les penchants tendrement démocratiques ne sont plus à démontrer, poussent à fond l’instauration d’une monnaie numérique de banque centrale depuis plusieurs années.

On s’en souvient, la Commission avait déposé sa proposition en juin 2023. Le Conseil de l’Union a arrêté sa position commune fin 2025, et le 23 juin 2026 la commission des affaires économiques et monétaires a adopté le rapport par 43 voix contre 14 et une abstention, en ordonnant l’ouverture immédiate des négociations en trilogue (le consternant détail du vote est ici). Suivront un passage en séance plénière début juillet, puis un accord final espéré avant la fin de l’année, une phase pilote en 2027 et une émission grand public visée pour 2029.

L’étau se resserre : en effet, le risque que cette chose soit définitivement adoptée est élevé.

Une majorité de plus de trois quarts en commission ne préfigure jamais un rejet, le mandat de trilogue immédiat prouve qu’on accélère plutôt qu’on ne tergiverse, et l’arc des soutiens va du PPE jusqu’à la gauche radicale, Christine Lagarde mettant publiquement la pression sur les députés depuis des mois. L’opposition existe, mais elle reste groupusculaire.

Le train vers cet euro numérique est donc lancé, et il semble à peu près le seul de ce continent à être à l’heure.

Le problème, c’est que cette monnaie n’est qu’un amas de problèmes.


Commençons par le coût de sa mise en place : l’étude d’impact de la BCE se veut rassurante puisqu’elle estime entre 4,5 et 8 milliards d’euros pour le secteur bancaire (selon ce décompte). Les banques, elles, parlent de 18 milliards.

Un coût estimé du simple au triple, c’est… déroutant. Il s’agirait de n’importe quel autre produit, on serait déjà en droit de tiquer.

Mais à cette facture, il faut ajouter le risque de fuite des dépôts, et là encore c’est la propre simulation de la BCE qui évoque jusqu’à 699 milliards d’euros susceptibles de quitter les banques. Cette fuite de capitaux sera d’ailleurs limitée puisqu’un plafond de détention (de 3000 euros) est introduit arbitrairement lors du déploiement de cet euro numérique.

En somme, tout se déroule comme si l’État créait un produit , fixait lui-même un plafond pour l’empêcher de faire couler les banques, faisait financer l’opération par ces mêmes banques, et refilait l’addition finale au client, dans la décontraction. Si les citoyens étaient correctement informés de ce que leurs banques leur font, ils auraient déjà pris la rue.

Mais le plus agaçant est ailleurs et il suffit de regarder autour de soi pour le constater : on sait déjà parfaitement payer en numérique.

Depuis mars 2024, le virement instantané en moins de dix secondes, 24 heures sur 24 et au tarif d’un virement ordinaire, est tout simplement obligatoire. Et Wero, le portefeuille paneuropéen porté par les grandes banques du continent, tourne déjà : 50 millions d’opérations entre particuliers, déploiement en commerce physique prévu pour 2027, ambition de 130 millions d’utilisateurs.

L’outil souverain, indépendant des géants américains, existe donc, fonctionne, et se déploie, financé par le privé. Un eurodéputé du camp adverse l’a même candidement reconnu : l’euro numérique pourrait être obsolète au moment précis de son lancement.

On fabrique à grands frais un doublon dont le promoteur lui-même pressent qu’il naîtra périmé.

Mais surtout, cet euro numérique, c’est la porte grande ouverte à des dérives liberticides catastrophiques…

Bien sûr, la députaillerie nous balance des garanties, brandies comme autant d’amulettes : on nous promet une monnaie « non programmable » (i.e. on ne pourra pas restreindre l’usage de la monnaie à certaines utilisations, sur une certaine période…), une confidentialité de bon aloi, et un simple complément aux espèces qui ne disparaîtront pas.

À bien y regarder, tout ça, c’est du flan.

D’abord, une promesse inscrite dans un règlement reste révisable par un autre règlement. La « non-programmabilité » figure dans le texte d’aujourd’hui certes, mais rien n’empêche un règlement délégué de demain d’y revenir discrètement.

Ensuite, l’infrastructure, elle, n’exclut nullement la programmabilité : la capacité technique est posée, seule la parole politique la retient.


Enfin, l’anonymat tant vanté ne vaut que pour le mode hors ligne et les petits montants. En ligne, les prestataires identifient tout le monde, l’anonymat total étant explicitement exclu du texte. La CNIL, son homologue allemande et le Comité européen de la protection des données ont d’ailleurs tiré eux-mêmes la sonnette d’alarme, ce qui tend à montrer qu’on n’est plus dans le délire complotiste mais dans la dérive évidente.

D’ailleurs, l’exemple existe déjà, et il n’a rien d’hypothétique. La Chine a conçu son yuan numérique avec une programmabilité forte, puis a conditionné l’usage de certaines sommes émises : subventions de relance ciblées sur les produits domestiques en 2022, allocations municipales restreintes à certains commerçants en 2023.

Cette dystopie n’a rien d’une crainte paranoïaque puisqu’elle est en place actuellement et documente précisément vers quoi on se dirige.

Concrètement, une fois l’outil installé, le menu des fonctionnalités futures s’écrit pour ainsi dire tout seul : une monnaie fondante assortie d’une date d’expiration (pour forcer à consommer avant de tout perdre, un blocage de transactions selon un quota carbone individuel, un score de santé ou la simple nature des achats jugés indésirables (viande ou carburant par exemple), ou encore le fléchage autoritaire des aides sociales vers les seuls biens autorisés.

Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Le gel du portefeuille d’un citoyen au gré de ses opinions ou de son militantisme, rien de tout cela n’est autorisé aujourd’hui (même si on sent régulièrement poindre l’envie chez certaines banques), mais devient simplement possible demain, d’une signature.

Oui, c’est la mise en place d’une solution que personne n’a réclamée, pour résoudre un problème intégralement créé de toutes pièces, et dont l’aboutissement logique sera un panoptique financé par ses propres prisonniers.

Car c’est bien nous qui paierons l’édifice, par nos banques d’abord, par nos impôts ensuite, avant d’en devenir les pensionnaires surveillés. Rappelez-vous qu’on ne bâtit pas l’appareil du contrôle total en jurant de ne jamais s’en servir. Normalement, on s’abstient de le bâtir.

Les députés préfèrent l’ériger, nous le facturer, puis nous demander de leur faire confiance.

Couillu non ?


https://h16free.com/2026/07/01/84601-leuro-numerique-est-une-laisse-courte-quils-vont-vous-facturer

30 juin 2026

Laurent De Montmorency
29/6/2026


Cette gamine s'appelle Valeria Kleymenova, elle est Russe et vient de remporter le titre mondial d'échecs chez les moins de 18 ans. Un tournoi qui s'est déroulé en Italie.
À cause des sanctions honteuses et racistes de ces crétins de l'Union européenne, elle n'a pas pu concourir sous le drapeau de son pays et a été forcée de jouer sous bannière neutre.
D'ailleurs, pendant le tournoi, elle a battu l'Ukrainienne Sofiia Moskalets, qui a même refusé de lui serrer la main. Si Valeria avait été israélienne et que quelqu'un avait refusé de lui serrer la main, à l'heure qu'il est, on parlerait d'antisémitisme à longueur de plateaux télé et les gros journaux seraient remplis de ça.
Au lieu de ça, elle est Russe, donc tout le monde se tait. Que ce soit devant le refus de pouvoir concourir sous le drapeau de son pays, que devant ce geste honteux.
Félicitations à Valeria, ne t'occupe pas d'eux mais regarde et passe ton chemin.
Yann Bizien
30/6/2026

La France insoumise est bien un parti politique subversif


LFI menace de renverser l'ordre politique pouvant être établi par les urnes. Ce parti trouble le bon ordre public, piétine nos valeurs, la démocratie, notre histoire, notre culture et notre identité.
LFI soutient un système de pensées et des idées dangereuses pour l’unité de notre société et pour le destin français.
Nous allons vers des temps très difficiles à cause d’Emmanuel Macron, qui a permis l’émergence de ce parti pour affaiblir les droites.
Depuis l’existence de ce parti, et l’élection d’Emmanuel Macron, il n’y a jamais eu autant de discorde, d'émeutes, de viols et d'assassinats en France.
LFI est un parti factieux, de la sédition et de la révolte anti-France. Il incite les masses subversives au soulèvement concerté.
Il faut en prendre conscience.
Jacques Cotta
26/6/2026

Avec Macron, les véritables responsables dans l'affaire Lyhanna sont politiques !

Le rapport qui vient d'être rendu dans l'affaire Lyhanna conclut à des « carences graves dans le traitement et le contrôle de la procédure au sein de la compagnie de gendarmerie » et à un « traitement défaillant par le parquet d’Auch ».
"L’incendie" serait donc circonscrit… Les mises en cause sont individuelles et fort peu nombreuses. Elles ne sont surtout pas politiques.
Alors,
Macron et ses prédécesseurs, Hollande, Sarkozy et autres dorment-ils d'un sommeil apaisé ? Ce sont eux et leur orientation politique, les responsables et leur air contrit ne peut tromper que ceux qui voudront bien l'être...

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29 juin 2026

H16
29/6/2026

Canicule : on éteint nos réacteurs nucléaires et on rallume le gaz. Pour sauver l’environnement, bien sûr !

Il fait chaud, très chaud, si chaud que l’État, dans son onctueuse sagesse thermodynamique, a trouvé la parade imparable : éteindre les centrales qui produisent l’électricité dont nous avons besoin pour survivre à la canicule. Malin, non ?


Eh oui : lundi dernier, alors que les températures poussaient certaines écologistes hystériques à revenir sur leur fatwa anti-climatisation, EDF a été contraint de mettre à l’arrêt trois réacteurs nucléaires : Golfech d’abord, puis le Bugey et Nogent-sur-Seine le jeudi, pendant que Saint-Alban réduisait la voilure.

Officiellement, il s’agissait de parer à des « causes externes liées à l’environnement », c’est-à-dire que la Garonne, le Rhône et la Seine, qui sont utilisés pour refroidir ces réacteurs, sont jugés « trop chauds » pour être utilisés directement, car on redoute essentiellement que l’eau de refroidissement rejetée ne les réchauffe de quelques dixièmes de degré supplémentaires. L’horreur, quasiment l’écocide !

À Golfech, la Garonne ne doit pas franchir 28 °C après rejet ; à Nogent, l’écart entre l’amont et l’aval ne doit pas excéder 3 °C. Mais voilà, la règle est la règle et nous sommes en France : des réacteurs en parfait état de marche sont donc débranchés non par la panne ou la sécheresse, mais par l’arrêté réglementaire, ce qui donne l’occasion d’observer quelques prodiges.

Le premier prodige est celui du calendrier.

Ces arrêts surviennent précisément à l’instant où la France réclame le plus de courant, les quelques climatiseurs installés dans le pays tournant alors à plein régime. Fin mai, le mégawattheure s’échangeait autour de 85 euros. Le 23 juin, il frôlait les 280 euros, sommet inédit depuis l’été 2023, avant de grimper jusqu’à 433 euros le soir du 24, l’Allemagne culminant pour sa part à 615 euros. En somme, on retire du réseau l’énergie la plus abondante et la moins chère au moment exact où elle vaut de l’or. Un trader de génie n’aurait pas mieux orchestré la ruine du contribuable.


Le second prodige, plus savoureux, est que cette manœuvre prétendument environnementale, bio-compatible et écosourcée, aggrave le bilan carbone qu’on est pourtant censé réduire à tout prix : eh oui, puisqu’il faut bien combler le trou laissé par l’atome, on rallume le gaz. La part du nucléaire dans le mix est passée de 72 à 62 % ; celle du gaz a bondi de 1 à 6 %. Autrement dit, on coupe une production décarbonée pour brûler du méthane fossile, plus cher et autrement plus émetteur de CO₂, le tout au nom du climat.

L’écologie punitive nous impose avec décontraction le réacteur qui pollue lorsqu’il est à l’arrêt.


Mais le plus beau reste l’argument de fond, celui que nos régulateurs feignent d’ignorer : le réchauffement que la centrale inflige à son fleuve est marginal, transitoire, presque homéopathique, à côté de celui que le climat lui impose déjà.

Ainsi, une étude d’EDF a mesuré l’échauffement du Rhône entre 1920 et 2010 : +2,1 °C au niveau du Tricastin, indépendamment de tout rejet industriel, par le seul effet de l’évolution du climat et de l’ensoleillement estival. Le fleuve a donc déjà dépassé son seuil d’alerte naturel bien avant que le premier électron ne sorte du réacteur. Couper la centrale ne refroidit pas la Garonne d’un millième de degré ; cela coupe simplement le courant des Français et siphonne leur portefeuille.

Ici, on s’acharne sur le delta dérisoire de l’industriel en laissant le soleil chauffer l’eau en toute impunité. Vite, une pétition contre les rayons du soleil !

Quant à l’argument bancal qu’il faudrait protéger la faune, il ne résiste guère à l’analyse : en 2022, lors d’une canicule comparable, l’État accordait sans broncher des dérogations pour faire tourner les réacteurs malgré tout. Mais le dogme a depuis basculé : « anticiper plutôt que déroger », c’est-à-dire éteindre par précaution, avant même que le problème ne se pose, pour le seul plaisir d’avoir obéi au seuil et au dogme.

Le principe de précaution a fini par dévorer le principe de réalité.


Et pendant que l’on s’interdit d’exploiter à plein l’outil de production existant, on dépense des fortunes pour « s’adapter ».

Les pertes annuelles du parc pour raisons environnementales tournent historiquement autour de 0,3 %, une broutille à l’échelle de l’année, mais qui frappe pile au pire moment. Qu’à cela ne tienne : on chiffre déjà entre 15 et 20 milliards d’euros l’adaptation des trente-deux réacteurs les plus exposés, tandis que RTE et Enedis annoncent un plan de près de 190 milliards pour moderniser le réseau face « à la multiplication des canicules ».

L’État ponctionne donc à tour de bras pour s’adapter à un problème qu’il s’interdit lui-même de résoudre avec les moyens qu’il possède déjà. Ce serait absurde si ce schéma ne se répétait pas dans beaucoup d’autres domaines qui impose de se demander si l’on n’assite pas à une forme pas très subtile de sabotage par les normes et les incompétences empilées les unes sur les autres…

Au final, on se retrouve avec un seuil arbitraire, fixé par décret, érigé en dogme intangible, et appliqué avec une rigueur d’huissier au mépris total de la réalité du terrain. Peu importe que le fleuve chauffe déjà tout seul, peu importe que le gaz crache du carbone, peu importe que la facture triple : la norme a été respectée, l’écosystème administratif est sauf, lui, et c’est tout ce qui compte.

La magnifique pantalonnade thermique de cet été ne démontre rien d’autre que la vacuité absolue des objectifs écologiques arbitraires, détachés de toute contrainte concrète, posés par des gens qui n’ont jamais vu un réacteur ni payé une facture indexée.

On continue ainsi, dogme après dogme, demi-degré après demi-degré, à enfoncer le pays un peu plus loin dans l’absurde, à grands frais et pour rien.


https://h16free.com/2026/06/29/84610-canicule-on-eteint-nos-reacteurs-nucleaires-et-on-rallume-le-gaz-pour-sauver-lenvironnement-bien-sur
Julien Vergès
28/6/2026


Un enquêteur de haut rang des Nations Unies a qualifié cette semaine l'armée israélienne de « l'une des armées les plus criminelles au monde », citant les conclusions d'une enquête indépendante de l'ONU.
Chris Sidoti, commissaire de la Commission d'enquête internationale indépendante des Nations Unies sur le territoire palestinien occupé, a tenu ces propos lors de la présentation du dernier rapport de la commission à Genève. En réponse aux affirmations répétées des responsables israéliens selon lesquelles les Forces de défense israéliennes (FDI) seraient « l'une des armées les plus morales au monde », M. Sidoti a déclaré que les enquêtes de la commission aboutissaient à une conclusion différente.
« Je ne sais pas si c'est l'une des armées les plus morales au monde ou non, mais mon expertise réside dans l'évaluation des comportements criminels », a déclaré M. Sidoti. « Et la seule conclusion possible est que l'armée israélienne est l'une des armées les plus criminelles au monde. »
Le rapport de la commission fait état de violations généralisées du droit international humanitaire et des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé, documentant de nombreuses victimes civiles, la destruction d'infrastructures et des crimes de guerre sur les populations civiles, particulièrement des enfants. Il accuse également le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens d'avoir commis de graves violations, des attaques contre des civils, et affirme que toutes les parties doivent rendre des comptes.
Cette commission d'enquête ne concerne pas les crimes de guerre en cours au Liban, mais il y a fort à parier que les conclusions seront les mêmes, car les méthodes employées au Liban sont similaires.