Anne Mansouret
31/7/2026
Voilà, voilà…
Je préfère Vladimir Poutine à Volodymyr Zelensky.
Je préfère Donald Trump à Joe Biden.
Je préfère Isaac Herzog et Benyamin Netanyahu à Mojtaba Khamenei et Massoud Pezeshkian.
Je préfère l’Europe des 12 à l’Europe des 27.
Je préfère le RN à LFI et Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon.
Je préfère Vincent Bolloré à Mathieu Pigasse.
Je préfère Europe 1 à France Inter.
Je préfère la civilisation judéo-chrétienne à l’Islam.
Je préfère (encore) le machisme au néoféminisme.
Je préfère l’humanisme au wokisme.
Je préfère les idées de gauche aux idées de droite… Et les gens de droite aux gens de gauche.
Je déteste (en même temps) Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen.
Tout cela est quelque peu déjanté et politiquement très incorrect…
Mais j’assume.
Liberté-Résistance
Le blog des esprits libres et éclairés - Contact : liberteresistance68@gmail.com
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31 juillet 2026
Et que reste-t-il à sauver, au juste ?
H16
31/7/2026
En 2005, j’ai commencé à écrire des chroniques sur la lente décomposition de la France.
C’était il y a plus de vingt ans, la décomposition est devenue de plus en plus rapide et sur toutes ces années, j’ai à de nombreuses reprises écrit, de façon claire et sans ambiguïté, que ce pays était foutu. Par « Pays », j’entends bien sûr l’État providence et son système social. Et par « foutu », je veux dire que tout ceci va inévitablement finir, mal.
Je sais déjà que nombreux sont les jeunes qui, lisant ces premières lignes, feront un bond en se disant : « oh, zut, quel pessimiste ! » Mais voilà : les nouveaux citoyens d’aujourd’hui, frétillant à l’idée d’étrenner leurs 18 ans tout neufs dans la première urne à proximité, n’étaient même pas en projet lorsque j’ai commencé mes chroniques, et il y a peu de chance qu’ils m’aient suivi depuis tout ce temps et aient pu se former une opinion solide étayée par les faits que j’ai rapportés dans cette période. Leur étonnement est donc pardonnable.
Cependant et de façon plus inquiétante, je sais qu’on trouvera aussi pas mal de personnes plus âgées voire mûres qui se diront que j’exagère et que j’ai ce biais caractéristique des prêcheurs de catastrophes qui font leur beurre sur le malheur des foules. En réalité, non seulement je ne m’enrichirai pas dans le processus, mais l’observation de cette décrépitude et de son caractère inéluctable m’ont, plus souvent qu’à mon tour, valu des remarques acides.
Oui, la France est foutue, complètement corrompue par idéologies étatistes et anti-libérales qui ont de véritables boulevards sur les ondes et dans la presse : regardez, des communistes voire des fascistes (généralement anti-fascistes autoproclamés) ont régulièrement les plus belles tribunes, sans la moindre honte pour les catastrophes dont leurs idéologies mortifères sont responsables. Et sans surprise, le peuple, les médias et les gouvernants en redemandent.
Oui, la France est foutue à cause de sa caste politique lamentable, totalement étrangère à ce que subissent ceux qui l’ont élue. Cette caste jacassante ne connaît pas le peuple. Elle se gargarise de ce mot dans ses discours, mais elle ne le fréquente pas, n’a jamais eu ses problèmes (ou plus depuis si longtemps qu’elle les a totalement oubliés), vit sur un autre monde. Pire : elle est conseillée par des imbéciles et des larbins (cumul possible et fréquent) qui n’ont jamais été du peuple ou nieraient de toute leur âme en avoir jamais fait partie. N’entendant qu’un seul son de cloches (les leurs), cette caste jacassante n’a jamais remis en question ni sa façon de penser, ni sa façon d’agir.
Oui, la France est foutue, confite dans un anti-libéralisme incohérent et assumé.
Car c’est bien joli de cogner comme des sourds sur le libéralisme, sur la liberté d’entreprendre, de créer, mais comme absolument tous les leaders politiques, tous les syndicalistes, tous les artistes, tous les journalistes, tous les chroniqueurs et même une partie des grands patrons eux-mêmes honnissent le libéralisme, on se demande exactement où il est passé. Tout le monde sait que le libéralisme est la pensée dominante, à tel point que tout le monde le fustige.
Et dans le même temps, pas un candidat ne s’en réclame. Pas un journaliste. Pas un artiste. Pas un chroniqueur. Pas un syndicaliste. Zut. Pour un truc qui domine, c’est tout de même fort. Alors qu’a contrario, des gens qui se réclament du socialisme, de la sociale-démocratie, du communisme, du trotskisme, du corporatisme, là, on en trouve des pelletées aussi joyeuses que frétillantes.
Oui, la France est foutue, ayant trouvé dans le méchant libéralisme (ultra, néo ou débridé) la cause de tous ses maux.
Car c’est bien joli d’accuser les riches et les producteurs de richesses, les patrons. Mais à force, ils trouvent un peu lassant de constater que créer une entreprise leur attire surtout la jalousie, la convoitise, le mépris et une longue suite d’emmerdes supplémentaires. Bizarrement, ils finissent par se lasser et s’en aller, fermer boutique, ou laisser tomber. Un nombre croissant d’individus qui auraient pu créer leur propre emploi avant d’en créer d’autres préfère n’en rien faire : trop de risques, vraiment trop peu de gloire.
Et puis, du côté des politiciens, si on ne veut surtout pas cliver lorsqu’il s’agit de syndicalistes qui paralysent le pays, si on ne veut surtout pas stigmatiser les uns ou les autres, parce que « cliver c’est mal » voyez-vous, en revanche, lorsqu’il s’agit de montrer un bouc émissaire et que celui-ci s’appelle Patron ou Riche, alors là, c’est open bar et tournée générale.
Oui la France est foutue. Et bien sûr, la question qui taraude aussi bien les jeunes (qui tremblent à l’idée d’aller voter pour la première fois) que les vieux (qui ont déjà bien trop voté sans jamais obtenir le bonheur sur Terre), c’est : « Y a-t-il un moyen de sauver la France, malgré tout ça ? »
Ma réponse : non. Non, vous ne sauverez pas cette France-là, celle de l’État Providence. Vous n’arriverez pas à sauver la sociale-démocrassie franchouille. Il est impossible de réformer ce pays.
Mais surtout, pourquoi ? Pourquoi voulez-vous sauver ça ?
Qu’y a-t-il à sauver ?
Un système d’assurance santé qui vous rembourse quelques euros pour des lunettes ou rien du tout pour des implants dentaires, à moins de vous imposer une mutuelle, démontrant l’impotence d’un système de base à bout de souffle ? Ce même système qui cherche par tous les moyens à taxer les trop gros, les trop faibles, les trop ceci ou les pas assez cela ? Qui vous prend 15% de votre superbrut et vous culpabilise pour avoir mangé gras, salé, sucré ? Qui n’est pas foutu de sauver des vieux quand il fait trop chaud en été, des jeunes quand il fait trop froid en hiver ? Qui dégringole dans tous les classements et qui n’offre pas plus d’IRM par habitant que la Turquie ? Qui, tous les ans, crée des trous par dizaines de milliards d’euros, passant ainsi sur les générations futures avec un bulldozer aux chenilles cloutées ?
Un système de retraite qui vous prend 22% de votre superbrut sans aucune garantie de pension future ? Qui distribue malgré ça des pensions misérables à des milliers de vieux travailleurs qui se retrouvent dans la misère ? Qui creuse, lui aussi, le déficit par milliards tous les ans, là aussi au détriment total des générations futures ?
Un système d’assurance chômage qui n’a jamais permis de recaser les millions de laissés pour compte ? Qui n’a jamais réussi à mettre en face les demandeurs d’emplois et les entreprises qui recrutent ? Un système qui dépense maintenant des milliards d’euros pour… échouer à ce que le privé réalise sans coût pour la collectivité ? Un système qui, lui aussi, creuse le déficit et danse la polka sur la bouillie de générations futures ?
Un magnifique enseignement normalisé, standardisé, produisant une purée intellectuelle toujours mieux moulinée et toujours plus facilement digérée par une cohorte toujours plus grosse d’illettrés béats et incultes ? Une magnifique démocratie qui permet à des tanches diplômées d’user leurs fonds de pantalons dans les administrations ou dans l’Hémicycle, aux salaires qu’on connaît, sans avoir jamais prouvé qu’ils étaient capables de créer de la richesse (que du contraire, même) ?
Vous voulez sauver ça ? Et, mieux encore, avec davantage de collectivisme ? Davantage de socialisme ? Encore plus de gentille redistribution forcée des richesses qu’on ne crée plus et qu’on punit ?
Mais ma parole, c’est de la folie !
Xenia Fedorova
Le gouvernement d’Emmanuel Macron a décidé que mes propos tenus publiquement sur les plateaux de CNEWS et d’Europe 1, ainsi que mes chroniques publiées dans les pages du JDNews, représentaient un danger immédiat pour la République, et a prononcé mon expulsion en urgence absolue.
Il m’est reproché de chercher « à saper la confiance des citoyens européens, et en particulier des citoyens français, en leurs institutions et à instiller le doute sur le bien-fondé du soutien apporté à l’Ukraine ».
Ils affirment que mon comportement, qui consiste à vivre en France depuis près de dix ans dans le respect de la loi, à payer mes impôts, mais aussi à avoir une opinion et à l’exprimer dans le cadre de mon travail de journaliste, « porte ainsi atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et que ma présence sur le territoire constitue « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public; que par suite, il y a lieu de prononcer en urgence absolue son expulsion du territoire national en application de l’article L. 631-1 du CESEDA afin de faire cesser au plus vite ces prises de positions qui ont pour effet de déstabiliser le corps social ».
En outre, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ont pris dans la nuit un arrêté visant à geler mes avoirs.
Mes avocats contesteront cette décision. Le résultat reste à voir, alors que nous assistons à une forme entièrement nouvelle de pression politique ayant un seul objectif, la censure des opinions qui ne correspondent pas au discours officiel.
Les médias mainstream s’emploient activement à expliquer aux Français qu’il ne s’agit pas d’une menace pour la liberté d’expression, et cela fonctionne, car la décision est justifiée par le fait que je suis russe et que le terrain d’une « russophobie publiquement admise » a malheureusement été préparé depuis plusieurs années.
Ceux qui célèbrent cette décision manquent de clairvoyance, car aujourd’hui, c’est moi, et demain, ce sera toute personne qui osera s’exprimer en dehors de la pensée unique.
Enfin, je tiens à remercier tous ceux qui m’ont adressé des messages de soutien et d’encouragement, et tout particulièrement Canal+ et Lagardère pour leur attachement à la liberté d’expression.
30 juillet 2026
Radu Portocala
29/7/2026
29/7/2026
Le journaliste russe Xenia Fedorova, ancienne directrice en France de la chaîne Russia Today, a reçu aujourd’hui un arrêté d’expulsion émis par le gouvernement français.
Avant 1990, je dénonçais le régime Ceausescu dans des journaux occidentaux, et je travaillais pour The Voice of America, une de quatre radios occidentales qui émettaient en roumain en direction de la Roumanie et dont la ligne éditoriale était très hostile au pouvoir en place à Bucarest. Cela faisait de moi – et de tous mes confrères qui travaillaient dans ces radios – des personae non gratae non seulement en Roumanie, mais dans tout le bloc soviétique.
Xenia Fedorova est, aujourd’hui, en France et dans toute l’Union européenne, dans la même situation : persona non grata.
Avant 1990, personne ne s’est insurgé contre les « journalistes » soviétiques qui, presque toujours, étaient beaucoup moins journalistes qu’espions ou agents d’influence. Personne ne s’est insurgé contre les quelques journalistes français – dignes représentants de la presse « de droite » – qui, parce qu’ils se faisaient offrir des vacances ou des parties de chasse en Roumanie désinformaient les lecteurs français, leur expliquant que Ceausescu était un très bon président. Nul n’a songé, alors, à pénaliser ces personnages hautement nuisibles.
À lire des extraits de l’arrêté d’expulsion, j’ai eu une violente et désagréable sensation de déjà-vu. Ce que le ministère de l’Intérieur français écrit en 2026 contre Xenia Fedorova est exactement ce que la police politique de Ceausescu, la Securitate, écrivait de nous, journalistes nous adressant aux Roumains sur les ondes de quatre radios occidentales.
Il y a donc un certain mode de pensée qui a traversé le temps et l’espace et qui est venu s’ancrer dans des esprits français. Un mode de pensée qui me fait douter de plus en plus que j’ai vraiment quitté la Roumanie de Ceausescu il y a 49 ans.
29 juillet 2026
EN MARCHE VERS LA DICTATURE IDÉOLOGIQUE
Gabriel Nerciat
29/7/2026
29/7/2026
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La brillante et si perspicace journaliste russe Xenia Fedorova est devenue indésirable en France. Ursula La Hyène et l'invraisemblable Nathalie Loiseau ont obtenu gain de cause auprès du Rantanplan de la place Beauvau, qui va l'expulser du territoire national..
Qui veut prendre les paris que ni la Cour Européenne des Droits de l'Homme ni le Conseil d'État ni le Conseil constitutionnel ni bien sûr quelque tribunal administratif ou juge des référés que ce soit n'interviendra pour empêcher l'expulsion ? Et que, contrairement à ce qui se passe tous les jours avec le dernier des OQTF, fût-il un islamiste patenté ou un violeur récidiviste, la Ligue des Droits de l'Homme fermera sa grande gueule dans les jours à venir.
Le simple fait de contester le "narratif" gouvernemental, européiste ou otanien à propos d'une guerre où la France officiellement n'est pas engagée est devenu désormais un délit attentatoire à la sûreté de l'État, qui rend son auteur comparable au membre d'une organisation terroriste ; à ce titre, donc, redevable d'une procédure d'exception (encore qu'un vrai terroriste, lui, aurait sans doute droit à un jugement en cour d'assises avant d'être réexpédié dans son pays).
La chose en soi n'est pas surprenante (on sait depuis longtemps par qui nous sommes gouvernés, à Bruxelles comme à Paris), mais désormais elle se montre dans sa vérité crue : en Europe, les démocraties libérales ont cessé d'être pluralistes, et s'acheminent tranquillement, ouvertement vers la dictature idéologique, sans trop rencontrer d'obstacles.
Un préalable pour aller vers la guerre ("avant 2030", plastronne le ministre polonais de la Défense) ?
Les libéraux européistes et/ou atlantistes vont donc devoir s'adapter (autant les prévenir), car désormais le mythe de l'État de droit, qu'ils brandissaient de façon pavlovienne face aux populismes de droite ou de gauche depuis trente ans, a vécu : une journaliste étrangère peut être expulsée sans aucun arrêt de justice du jour au lendemain pour simple délit d'opinion ; le Premier ministre d'un État génocidaire soumis à un mandat d'arrêt international, peut survoler impunément le ciel de trois pays de l'UE signataires du statut de Rome (dont la France) pour se rendre à Washington ; un parti politique qui réunit plus de dix millions de suffrages peut éventuellement être interdit de concourir à une élection nationale d'un simple trait de plume ratifié par un juge (ce qui s'est passé en Roumanie, et peut se reproduire avec l'AFD en Allemagne l'an prochain ; pourquoi pas même ici avec LFI ou Reconquête voire le RN), etc.
Reste une question intéressante : que se passera-t-il, une fois Xenia Fedorova expulsée à Moscou, si elle continue à publier des éditoriaux dans le magazine du JDD ou si elle intervient régulièrement sur C-News depuis la Russie ?
J'espère bien que Vincent Bolloré sera assez curieux pour se poser la question.
H16
Note de service : l’État distribue 200 milliards, à 24 milliards près
Note de Service – Cabinet du Directeur – 29 Juillet 2026 – République Française
Mes chers collaborateurs,
https://h16free.com/2026/07/29/84830-note-de-service-letat-distribue-200-milliards-a-24-milliards-pres
Note de service : l’État distribue 200 milliards, à 24 milliards près
Note de Service – Cabinet du Directeur – 29 Juillet 2026 – République Française
Mes chers collaborateurs,
Vous n’êtes pas sans avoir remarqué l’agitation médiatique estivale entourant la publication de divers rapports, études et déclarations relatifs aux aides publiques apportées aux entreprises. Comme toujours en pareil cas, la presse s’emballe, l’opposition glapit et le contribuable s’interroge, ce qui n’est jamais bon signe. La présente note a donc pour objet de clarifier la position officielle du gouvernement et de rappeler ses arguments essentiels. Vous voudrez bien vous en inspirer fortement, y compris en famille.
1. Sur l’existence même du rapport
Certains commentateurs malveillants présentent le récent rapport du Haut-Commissariat à la stratégie et au plan comme un document accablant. C’est un contresens complet, que vous corrigerez en toute occasion. Un État qui produit un rapport sur lui-même est un État qui se regarde avec lucidité. Un État qui ensuite range proprement ce rapport dans un tiroir est un État qui ne cède pas à la précipitation. Un État qui commande alors un nouveau rapport pour évaluer les suites données au précédent est un État apprenant. Vous constaterez que nous cochons les trois cases. Il n’y a donc pas de sujet.
2. Sur le montant des aides
À la question, au demeurant fort indiscrète, de savoir « combien la Nation consacre-t-elle chaque année au soutien de ses forces productives ? », vous répondrez avec la limpidité suivante :
a/ selon le Haut-Commissariat au Plan, 187 milliards d’euros pour la seule année 2023 ;
b/ selon une précédente commission d’enquête sénatoriale, 211 milliards d’euros par an ;
c/ mais le plus important n’est pas le chiffre mais la dynamique.
Vous soulignerez donc que l’écart entre ces deux évaluations officielles n’est que de 24 petits milliards d’euros, soit à peine les budgets annuels de la Justice et de la Culture réunis, ce qui constitue une fourchette d’une étroitesse remarquable et témoigne d’une maîtrise statistique que le monde entier nous envie.
Si votre interlocuteur insiste, vous rappellerez que la dynamique évoquée en c/ est excellente, ces aides progressant trois fois plus vite que les aides sociales. Vous éviterez toutefois de préciser que ce ratio est brandi avec véhémence par la presse la plus étatiste du pays : même si réussir à indigner simultanément le social-démocrate mou et le gauchiste éhonté est une performance rare, il n’est pas utile de nous en vanter.
3. Sur la question du périmètre
Vous aurez noté que, faute de consensus sur ce que recouvre exactement la notion d’« aide aux entreprises », le Haut-Commissariat a proposé au Premier ministre non pas une mais deux définitions distinctes. Des esprits chagrins voudraient y lire l’aveu que l’État ignore combien il distribue, à qui, et pourquoi. Mais vous, vous retournerez l’argument : là où le vulgaire ne voit qu’un chiffre, la Haute Administration en voit deux. Cela s’appelle de la richesse méthodologique. Avec un peu d’entraînement, on parvient à employer cette expression sans sourire.
Vous vous abstiendrez en revanche de tout parallèle avec la situation du contribuable qui proposerait à son contrôleur fiscal deux définitions distinctes de son revenu imposable. Ce parallèle, quoique techniquement exact, n’apporte rien au débat.
4. Sur le contexte budgétaire
Le Premier ministre ayant lui-même qualifié le niveau de la dette et du déficit de « préoccupant, grave même », le FMI réclamant un effort de 0,8 point de PIB par an jusqu’en 2029, la Cour des comptes constatant qu’« on est en train de perdre le contrôle de la dette publique » et les experts missionnés par Bercy chiffrant à 126 milliards d’euros les économies nécessaires d’ici 2032, il pourrait vous être demandé pourquoi le Gouvernement concentre son effort sur les franchises médicales, la taxe foncière et les retraités plutôt que sur les 211 ou 187, vérifier avant diffusion milliards d’euros d’aides susmentionnées.
Vous répondrez, les yeux dans les yeux, que ces aides constituent un investissement dans la compétitivité, l’attractivité et la souveraineté, trois mots qu’il conviendra de prononcer dans cet ordre et avec gravité. Vous ne répondrez en aucun cas « on ne mord pas la main qu’on nourrit », formulation dont l’exactitude n’excuse pas la maladresse. Vous ne mentionnerez pas davantage que le retraité, lui, ne finance aucune campagne électorale, observation dont je ne m’explique toujours pas la présence dans la précédente version de cette note et dont l’auteur est prié de se faire connaître.
5. Sur la réaction des marchés
Le taux d’emprunt français à dix ans vient d’atteindre 4 %, une première depuis juin 2009. Vous présenterez cette évolution comme une excellente nouvelle : après des années de taux faibles traduisant presque de l’indifférence, les investisseurs consentent enfin à la France un rendement à la hauteur de sa gestion. Certains y verront le prix du risque ; vous y verrez une marque d’estime, et vous ajouterez que peu de pays peuvent se vanter de voir leur signature aussi richement rémunérée.
6. Consignes générales
En synthèse, vous retiendrez que l’État distribue chaque année aux entreprises une somme comprise entre 187 et 211 milliards d’euros, sans savoir précisément laquelle, sans savoir exactement à qui, et sans qu’aucun rapport, aucune commission d’enquête ni aucun Premier ministre préoccupé, gravement même, n’envisage d’y toucher, et que tout ceci démontre un pilotage d’ensemble dont nous pouvons être fiers.
Si un interlocuteur particulièrement retors objectait que, dans le même temps, chaque euro prélevé sur le contribuable est calculé, recoupé, vérifié et exigé sans attendre, majorations de retard comprises, vous saluerez cette remarque comme la preuve que l’administration fiscale, elle au moins, dispose d’un périmètre parfaitement défini : la feuille d’impôts de nos concitoyens est effectivement ce document en France qui échappe à tout flou méthodologique, ne connaît ni fourchette, ni double définition, et se trouve actualisé chaque année à la hausse avec une régularité que le Haut-Commissariat pourrait utilement étudier.
C’est un motif de fierté nationale, que vous garderez pour vous.
P.-S. (à ne pas diffuser) : pour ceux d’entre vous qui s’étonneraient en privé qu’un dispositif aussi peu lisible traverse les décennies sans dommage, je me permets de rappeler une évidence qu’on n’apprend plus assez à l’ENA : ce n’est pas malgré l’opacité que ce système fonctionne. C’est grâce à elle. Détruisez cette note après lecture.
Monique Plaza
26/7/2026
Mauvaise nouvelle pour Anna Novikova
26/7/2026
Mauvaise nouvelle pour Anna Novikova
« Une nouvelle fois, la demande de liberté conditionnelle d’Anna a été rejetée ces derniers jours. D’autres auditions devant le juge d’instruction seraient en fait prévues dans les prochaines semaines ou mois » écrit sa famille.
Prochaines semaines ou prochains mois ?!
Elle est emprisonnée à Fleury Mérogis depuis Décembre 2025 sans instruction, sans procès, sur la base de dénonciations d’une association d’Ukrainiens parce qu’elle s’occupait de colis pour le Donbass et plaidait pour l’amitié franco russe.
« Malgré ces nouvelles, Anna semble garder le moral. Elle recevra, dans les prochains jours, la visite de ses enfants, un moment attendu avec beaucoup d’impatience mais toujours un peu compliqué à organiser, et donc des moments trop espacés » écrit sa famille qui habite loin de la prison.
Anna est privée de ses deux jeunes enfants qui sont privés de leur maman, et toutes ses demandes d’aménagement de peine ont été cruellement rejetées.
Régis de Castelnau
29/7/2026
Rubrique : se défiler
29/7/2026
Rubrique : se défiler
Le formidable culot du magouilleur le plus corrompu qui a accompagné et organisé méthodiquement, pendant 40 ans la mise en place du néolibéralisme mortifère dans notre pays. Mais il n’a pas conseillé comme il le prétend, il a magouillé. D’abord toucher de l’argent, encore de l’argent, toujours de l’argent, ça c’était la priorité. Ensuite, il a été de tous les mauvais coups, de toutes les opérations pourries, et l’initiateur de toutes les catastrophes. Dernière en date, c’est lui qui a IMPOSÉ Macron au PS. Qui a ordonné à Hollande de ne pas se représenter au profit du psychopathe. Celui qui pour le malheur de notre pays, applique depuis 10 ans la feuille de route que lui-même avait élaborée.
Et aujourd’hui, alors que le système qu’il a voulu s’effondre, que les fourches se rapprochent, que l’heure des comptes pourrait advenir, le voilà qui vient essayer pitoyablement de se dédouaner. Avec cette défense minable : « je n’étais qu’un modeste conseil et on ne m’a pas écouté. Je ne suis pas responsable ».
Si ! Bien sûr que vous êtes responsable, et surtout coupable. Et il faudra veiller à vous appliquer les articles 410-1 à 414-9 du Code pénal relatifs aux atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation. Pour vous envoyer à votre place, c’est-à-dire en prison.
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27 juillet 2026
Gastel Etzwane
27/7/2026
L’Allemagne sombre, et elle le fait en conscience
27/7/2026
L’Allemagne sombre, et elle le fait en conscience
Les chiffres sont sans appel. Selon le Berliner Zeitung du 22 juillet 2026, les réserves de gaz allemandes se situent actuellement à 45,5 % de leur capacité. C’est le niveau le plus bas à cette période de l’année depuis le début des statistiques en 2011. L’association des opérateurs de stockage, Initiative Energien Speichern (INES), parle d’un niveau « exceptionnellement bas pour la saison ». Sans mesures politiques rapides, les installations risquent de ne pas être suffisamment remplies avant le début de la période de chauffage. Un hiver très froid pourrait provoquer des perturbations d’approvisionnement.
Face à cette situation, le gouvernement fédéral prépare une réserve stratégique d’État d’environ 24 térawattheures, soit moins de 10 % de la capacité totale allemande. Cette réserve, financée par une taxe sur les consommateurs, ne devrait commencer à être constituée qu’en 2027. En attendant, l’Allemagne dépend de plus en plus du GNL, plus cher et soumis aux aléas géopolitiques, tandis que les mécanismes de sécurisation antérieurs ont été progressivement abandonnés.
Voilà où en est l’ancienne locomotive économique et industrielle de l’Europe. L’Allemagne, qui fut pendant des décennies le symbole de la puissance manufacturière, de l’export et de la compétitivité, s’enfonce lentement mais sûrement. L’énergie, pilier de son modèle, est devenue son talon d’Achille. Les prix élevés, la fragilité des stocks et la dépendance aux importations concourent à affaiblir une industrie déjà sous pression.
Pourtant, rien n’indique que le cap sera modifié. Car en Occident, l’idéologie reste plus forte que les réalités économiques. Mieux vaut s’enfoncer dans la crise en restant fidèle aux dogmes – transition énergétique à marche forcée, rupture définitive avec le gaz russe, alignement géopolitique absolu – que de reconnaître l’échec et d’ajuster la trajectoire. L’Allemagne préfère disparaître en entraînant les autres dans le désastre plutôt que de renoncer à sa ligne.
Régis de Castelnau
27/7/2026
Rubrique : pas grave
27/7/2026
Rubrique : pas grave
Brice Couturier est un imbécile, ça n’est pas un scoop. Mais il fait de la Gay Pride l’alpha et l’oméga de la civilisation. Et ça c’est intéressant.
Parce que l’autre face de la Gay Pride, c’est le génocide du peuple palestinien. Et pas seulement pour Israël, mais pour tout l’Occident qui soutient le génocide.
Apartheid et massacre en Cisjordanie ? Pas grave, il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Destruction de Gaza de fond en comble ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Massacre de près de 30 000 enfants à Gaza ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Destruction méthodique du Sud Liban et en particulier des villages chrétiens ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Massacre de 140 fillettes à Téhéran ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Discours racistes et violents de ministres israéliens avec rétablissement de la peine de mort pour les seuls palestiniens ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Ad libitum…
C’est vrai, il n’y a pas de Gay Pride dans les pays musulmans au Moyen-Orient. Mais il n’y a pas de génocide non plus.
Le reste du monde voit tout cela et trouve que ça fait « réfléchir ». Et c’est pour cela qu’il nous vomit.
26 juillet 2026
Fanatisme des sanctions : les hélicoptères anti-incendie russes cloués au sol face aux flammes
Gastel Etzwane
25/7/2026
Depuis 2024, l’Espagne ne peut plus utiliser sa flotte de Kamov Ka-32 (environ 8 à 10 appareils) pour la lutte contre les incendies forestiers. Ces hélicoptères russes à rotors coaxiaux sont capables de larguer plus de 5 000 litres d’eau avec une grande précision et maniabilité ; les professionnels les considéraient parmi les plus efficaces du dispositif aérien espagnol.
Les sanctions de l’Union européenne (suspendant le certificat de type EASA et bloquant l’accès aux pièces détachées et aux techniciens russes, obligatoires contractuellement pour la maintenance) ont rendu ces appareils inopérants. Ils ne peuvent plus voler légalement. Le gouvernement espagnol a reconnu officiellement une diminution significative de sa capacité de réponse aérienne.
Le groupe parlementaire Sumar a demandé une dérogation partielle des sanctions pour ces engins de sécurité civile. Le gouvernement a répondu que la décision relevait de Bruxelles et n’a pas obtenu d’exception. Des alternatives (Super Puma, etc.) ont été recherchées, mais elles sont jugées moins adaptées en maniabilité et souvent plus coûteuses.
En juillet 2026, dans un contexte d’incendies sévères (au moins 13 morts dans l’incendie d’Almería et plus de 100 000 hectares brûlés au total selon les estimations disponibles), l’absence de ces hélicoptères est largement documentée et fait l’objet de vives critiques.
Gastel Etzwane
25/7/2026
En Gironde, on appelle maintenant les agriculteurs à la rescousse pour combattre les incendies aux côtés des pompiers. Ils sortent leurs engins, leurs tonnes à eau, ils risquent leur peau. Et on les remercie bien volontiers.
Mais il y a quelques mois à peine, ces mêmes agriculteurs, quand ils osaient protester, se retrouvaient face aux CRS, aux blindés et à toute la force de frappe de l’État. Macron n’a pas hésité à envoyer le gros matériel pour les mater. On trouve toujours assez de flics pour aller les emmerder, les gazer, les disperser. Par contre, dès qu’on a besoin de leur matériel et de leur sueur, on les appelle comme des sauveurs.
C’est le vrai visage de cette « démocratie » : on écrase ceux qui produisent et qui tiennent le pays à bout de bras, puis on les ramène en urgence quand le feu menace. Pendant ce temps, des milliards continuent de filer vers des organisations douteuses, des causes progressistes débiles et des pays qui ne nous apporteront jamais rien.
L’argent qui aurait dû servir à équiper correctement les pompiers n’est jamais là.
25/7/2026
En Gironde, on appelle maintenant les agriculteurs à la rescousse pour combattre les incendies aux côtés des pompiers. Ils sortent leurs engins, leurs tonnes à eau, ils risquent leur peau. Et on les remercie bien volontiers.
Mais il y a quelques mois à peine, ces mêmes agriculteurs, quand ils osaient protester, se retrouvaient face aux CRS, aux blindés et à toute la force de frappe de l’État. Macron n’a pas hésité à envoyer le gros matériel pour les mater. On trouve toujours assez de flics pour aller les emmerder, les gazer, les disperser. Par contre, dès qu’on a besoin de leur matériel et de leur sueur, on les appelle comme des sauveurs.
C’est le vrai visage de cette « démocratie » : on écrase ceux qui produisent et qui tiennent le pays à bout de bras, puis on les ramène en urgence quand le feu menace. Pendant ce temps, des milliards continuent de filer vers des organisations douteuses, des causes progressistes débiles et des pays qui ne nous apporteront jamais rien.
L’argent qui aurait dû servir à équiper correctement les pompiers n’est jamais là.
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Gastel Etzwane
26/7/2026
26/7/2026
France en 2026 : on interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans (enfin, on essaye, avec des contrôles d’âge qui vont tenir cinq minutes face à un VPN et un frère aîné complaisant), parce que TikTok et Instagram « détruisent la jeunesse ».
Mais pendant que l’on s’agite sur le chronophage digital, le gouvernement dévoile fièrement son vrai chantier prioritaire : former 100 % des cadres de l’Éducation nationale à la lutte contre les discriminations anti-LGBTI+. Module dédié pour les directeurs et inspecteurs, renforcement de la formation continue, vademecum dans tous les établissements d’ici 2027… Parce que, comme le dit Aurore Bergé, « la question éducative est centrale ».
On se demande juste centrale pour quoi. Les maths ? Le français ? La biologie ? Les sciences dures qui ouvrent réellement des portes et des cerveaux ? Non. On préfère s’assurer que chaque cadre sache parfaitement « qualifier et signaler » les actes anti-LGBTI+, alors que les résultats PISA continuent de s’effriter et que des générations sortent du collège en galérant sur une règle de trois.
On interdit le scroll aux ados… mais on remplit le temps scolaire (et la formation des adultes qui les encadrent) avec de la sensibilisation idéologique. Chacun tirera ses conclusions sur ce qui est vraiment jugé urgent par le pouvoir.
Les pays qui avancent, eux, n’ont pas le temps de transformer l’école en atelier permanent de reprogrammation morale. Ils enseignent encore à calculer, à lire et à raisonner. Curieux, non ?
Julien Vergès
26/7/2026
26/7/2026
C'est exactement ça, la tiers-mondisation de la France exposée au monde. La tragédie d'un État à la fois obèse, pléthorique mais dont les moyens ne sont pas consacrés au pays. Et quand j'entends certains démagogues qui accusent le réchauffement climatique alors que tous ces feux sont d'origine humaine, il y a des paires de baffes qui se perdent. D'autant qu'avec cette obsession anti russe, on s'interdit de demander l'aide de la Russie qui dispose des avions adéquats pour éteindre ces incendies.
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