Translate

16 mars 2026

Charles Rojzman
16/3/2026

Municipales: le message venu d’en bas
Deux colères pour une seule urne

À Beaucaire (Gard), le président du Rassemblement national Jordan Bardella appelle les électeurs « à empêcher la victoire de l’extrême gauche, partout où cela sera nécessaire », le 15 mars 2026, à l'issue du premier tour des élections municipales © Leo Vignal/SIPA

RN et LFI réalisent des percées inédites lors des élections municipales. Désormais en France, même nos tranquilles élections municipales témoignent d‘expériences sociales citoyennes si divergentes qu’elles en produisent des visions du monde incompatibles.

Avant toute interprétation, il faut regarder les faits. Les élections municipales du 15 mars ont livré leurs premiers enseignements. Dans plusieurs grandes villes françaises, deux forces politiques que tout oppose progressent simultanément : le Rassemblement national et La France insoumise. Ce double mouvement éclaire la polarisation croissante du pays.

Quelques résultats marquants du premier tour permettent d’en mesurer l’ampleur.

Concernant le Rassemblement national de Jordan Bardella et Marine Le Pen

• Perpignan : Louis Aliot (RN) réélu dès le premier tour avec plus de 50 % des voix, confirmant l’enracinement municipal du parti.
• Marseille : Franck Allisio (RN) autour de 35 %, pratiquement à égalité avec le maire sortant Benoît Payan.
• Toulon : le RN arrive en tête du premier tour et Laure Lavalette se place en position de conquérir la ville au second tour.
• Nice : Éric Ciotti de l’UDR, partenaire du RN, est bien placé pour chiper la mairie à Christian Estrosi.
• Fréjus : le maire RN David Rachline est réélu avec une large avance.
• Hénin-Beaumont : le bastion historique du RN est confirmé au premier tour (Steeve Briois remporte près de 77% des suffrages).

Ces résultats montrent la transformation progressive du RN en force municipale durable, notamment dans le sud et dans plusieurs villes populaires.

La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon

Dans les métropoles et certaines villes populaires, c’est un autre phénomène qui apparaît : la progression de la gauche radicale.
• Toulouse : François Piquemal (LFI) 27,56 %, arrivant deuxième derrière le maire sortant.
• Roubaix : forte poussée de la gauche radicale qui arrive en tête en racolant le vote immigré.
• Lille : progression significative de la candidate LFI dans une ville historiquement socialiste.
• Saint-Denis : implantation solide de la gauche radicale dans l’électorat urbain populaire. Victoire de la liste de Bally Bagayoko au premier tour.

Ce double phénomène – enracinement municipal du RN et percée urbaine de LFI – dessine un paysage politique profondément transformé.

Les partis traditionnels, longtemps dominants dans les grandes villes françaises, apparaissent désormais pris entre deux radicalités électorales qui progressent simultanément.

C’est dans ce contexte qu’il faut lire les résultats de ces municipales. Il arrive qu’un pays parle d’une voix basse, presque souterraine, une voix qui ne passe ni par les éditoriaux ni par les proclamations officielles, mais par ces gestes minuscules et obstinés que sont les bulletins déposés dans une urne. Hier soir, dans plusieurs villes françaises, cette voix s’est faite entendre.

Les résultats du premier tour des élections municipales ne sont pas seulement des chiffres. Ils ressemblent à ces fissures qui apparaissent dans un mur que l’on croyait solide. Au début on les remarque à peine. Puis on comprend qu’elles disent autre chose : le bâtiment lui-même travaille. La France est entrée dans un âge de fracture.

Dans certaines villes, les listes qualifiées par la presse d’« extrême droite » progressent nettement, portées par un électorat populaire qui réclame avant tout la sécurité, l’ordre et la protection d’un monde qu’il sent se dérober. Dans d’autres secteurs urbains, des votes communautaires apparaissent désormais au grand jour, structurés par des réseaux religieux, identitaires ou territoriaux.

Mais un autre phénomène mérite d’être regardé avec la même attention : le renforcement visible de La France insoumise dans plusieurs métropoles. Il serait trop simple d’y voir la confirmation d’un vote traditionnel de gauche. Ce qui s’exprime ici est autre chose : une colère politique qui cherche son langage et qui le trouve dans une parole de rupture, d’accusation et parfois d’affrontement. Ainsi la France se polarise.

D’un côté, une demande d’ordre et de protection. De l’autre, une gauche de confrontation qui prospère sur la dénonciation d’un système jugé injuste et illégitime. Entre les deux, le vieux monde politique – celui du compromis républicain, de la social-démocratie municipale, des équilibres prudents – semble se dissoudre. Certaines villes françaises ressemblent désormais à des archipels politiques. Dans un même espace urbain coexistent des territoires électoraux qui n’appartiennent plus au même imaginaire national.

Il ne s’agit donc pas simplement d’un changement de majorité municipale. Ce qui apparaît à travers ces élections, c’est un état du pays : celui d’une société traversée par la peur, la colère et la sensation obscure que quelque chose de fondamental se défait.

La peur

Il faut commencer par la peur. La peur est un mot que les sociétés modernes aiment disqualifier. On le relègue volontiers dans le domaine des passions honteuses, des instincts archaïques, des fantasmes politiques. Mais la peur possède une propriété étrange : lorsqu’elle devient collective, elle finit toujours par trouver une forme politique.

La peur française n’est pas une abstraction. Elle habite les gestes quotidiens. Elle se lit dans ces détours que l’on fait pour rentrer chez soi, dans ces regards rapides échangés dans le métro, dans ces silences qui s’installent lorsqu’un groupe trop bruyant, trop imprévisible, traverse une place. Ce sont des choses minuscules. Mais les sociétés se transforment par ces détails. Un jour, sans que personne ne l’ait décidé, l’espace commun cesse d’être pleinement partagé.

La modernité démocratique reposait sur une promesse simple : chacun devait pouvoir circuler librement dans un monde commun, sans avoir à craindre l’autre. Lorsque cette évidence disparaît, ce n’est pas seulement un problème d’ordre public. C’est une transformation beaucoup plus profonde : une transformation du rapport que les individus entretiennent avec la société elle-même. La France d’aujourd’hui vit cette transformation.

Les militaires devant les écoles, les patrouilles dans les gares, les contrôles permanents, les alertes, les sirènes : tout cela est devenu normal. On ne s’en étonne plus. L’extraordinaire est devenu banal. Mais ce qui rend cette peur politiquement explosive n’est pas son existence. C’est le fait qu’elle soit niée. Depuis plusieurs décennies, une partie des élites intellectuelles et médiatiques s’est habituée à considérer les inquiétudes populaires comme une illusion morale. La peur ne serait qu’un produit de l’ignorance, du préjugé ou de la manipulation. Ainsi se produit une inversion étrange : l’expérience vécue devient suspecte. Celui qui dit sa peur n’est plus un citoyen décrivant le monde tel qu’il le perçoit ; il devient un individu dont il faudrait corriger les représentations. Or aucune société ne peut durablement fonctionner sur une telle négation du réel.

La colère

Lorsque la peur ne peut pas être dite, elle se transforme. Elle devient colère. La colère est un sentiment plus politique que la peur. Elle naît lorsque ceux qui vivent une situation difficile ont le sentiment que leurs institutions refusent de la voir. Alors la confiance disparaît.

Le peuple commence à soupçonner que ceux qui gouvernent ne vivent pas dans le même monde que lui. Les dirigeants parlent de statistiques, de perceptions biaisées, de fantasmes collectifs. Mais la vie quotidienne, elle, continue.

Dans ce fossé s’installe la rancœur. Les élections deviennent alors l’un des rares moments où cette rancœur peut se manifester. C’est ce qui explique la puissance des votes de rupture observés dans toute l’Europe. Ils ne sont pas seulement idéologiques. Ils sont l’expression d’une demande de reconnaissance. La France n’échappe pas à ce mouvement.

Le double radicalisme

Les municipales qui viennent d’avoir lieu montrent que cette colère emprunte désormais deux chemins opposés. Dans certains territoires, elle se traduit par un vote en faveur de formations promettant la restauration de l’ordre et de l’autorité. Dans d’autres, elle alimente la progression d’une gauche radicale qui voit dans la société française l’expression d’une domination structurelle.

Le renforcement de La France insoumise dans plusieurs grandes villes appartient à ce second phénomène. Ce vote ne signifie pas seulement une fidélité partisane. Il révèle l’installation d’une culture politique de confrontation. Pour une partie de ses électeurs, la société française n’est plus un espace de compromis imparfait qu’il faudrait améliorer. Elle est devenue un système injuste qu’il faudrait combattre.

Ce récit possède une puissance émotionnelle réelle. Il offre un langage à ceux qui se vivent comme des victimes d’une société française qui serait raciste et à une jeunesse urbaine qui épouse la cause palestinienne. Mais il contribue aussi à durcir les lignes de fracture. Car face à cette gauche de rupture se développe une demande symétrique de protection et d’autorité.

La France se retrouve ainsi prise dans un mouvement de polarisation qui traverse désormais toutes les démocraties occidentales.

Le conflit des imaginaires

Il y a, au cœur de cette fracture, un conflit plus profond encore. Certains Français regardent les transformations démographiques, culturelles et religieuses du pays avec une inquiétude qui touche à l’idée même de continuité historique. Ils ont le sentiment que la France change trop vite, trop profondément, sans qu’aucun débat véritable n’ait jamais eu lieu. Pour eux, ces mutations ressemblent à une dépossession silencieuse.

D’autres, au contraire, voient dans ces transformations l’annonce d’un monde nouveau. Une société plus diverse, plus métissée, plus affranchie de ses héritages nationaux anciens. Ce que les uns redoutent, les autres l’appellent de leurs vœux. Ainsi le même mouvement historique devient l’objet d’un conflit d’interprétation radical. Les uns parlent de perte.
Les autres parlent de progrès. Les uns redoutent un basculement civilisationnel.
Les autres y voient l’accomplissement d’une promesse politique.

Entre ces deux visions du monde, la discussion devient presque impossible. Car il ne s’agit plus seulement de politique, mais d’identité, d’histoire et de destin collectif.

Une démocratie fragilisée ?

Une démocratie peut survivre à des conflits profonds. Elle peut même prospérer dans la confrontation. Mais elle suppose l’existence d’un monde commun, d’un espace symbolique dans lequel les adversaires politiques continuent de se reconnaître comme appartenant à la même communauté. C’est précisément ce monde commun qui semble aujourd’hui vaciller. Les municipales de cette année ne sont donc pas seulement un événement local. Elles ressemblent à un symptôme. Le symptôme d’un pays où les expériences sociales divergent au point de produire des visions du monde incompatibles.

Un pays où la peur des uns est jugée illégitime par les autres. Un pays où la colère devient la seule langue politique encore audible. La démocratie ne meurt pas parce que les citoyens ont peur. Elle meurt lorsque leurs peurs ne peuvent plus être dites. Elle meurt quand les conflits indispensables dans une démocratie se transforment en violence et en diabolisations réciproques.

Et si les urnes municipales ont ainsi parlé hier soir, c’est peut-être parce qu’elles ont servi de refuge à une parole que la société française ne sait plus entendre autrement.

Marc Amblard

Gabriel Nerciat
15/3/2026

KNAFO A TOUT FAUX


À peine 10% des voix, et encore d'extrême justesse ! Piteusement dernière de la classe, derrière Chikirou.
C'était donc ça, la géniale idole des droitards bouffeurs de turbans, qui devait ressusciter l'espoir de l'union des droites dans le pays tout entier...
Tu parles, Charles. J'ai toujours pressenti que l'exaspérante et intrigante gourgandine de Zemmour, avec ses sourires de maquerelle, n'était rien d'autre qu'une fabrication artificielle de C-News.
Comme Rachida Dati, d'ailleurs, qui sera battue dimanche prochain haut la main par la gauche, n'était qu'un vénal et superficiel produit marketing forgé pour l'ère en toc de Sarkozy.
La droite bourgeoise en France n'a que ce qu'elle mérite : elle est pire que l'aristocratie déchue des romans de Balzac et de Stendhal qui au moins avait compris qu'une révolution l'avait durablement privée de ses privilèges.
Cette droite qui n'a jamais su que lécher le cul des Allemands puis des Américains avant de se complaire aujourd'hui dans l'exultation perverse et peureuse que lui procurent les grands massacres sous le soleil de l'Orient croit encore qu'elle peut se vendre à de nouveaux maîtres étrangers alors que plus personne, pas même le RN local, ne veut l'acheter.
Les oligarchies globalistes n'ont plus besoin d'elle, et ses affidés dans presque toutes les grandes métropoles du pays votent à gauche.
Ils ont raison, évidemment : quand on n'a rien d'autre à exhiber que des peurs mesquines et des servilités fétides, la loi inflexible de Darwin vous rattrape et vous tue.
Radu Portocala

- 16/3/2026 - En Ukraine, l’Occident – c’est-à-dire les États-Unis et leurs suiveurs –, persuadés que la Russie n’avait plus d’armée et plus d’armes, « ne s’attendaient pas » à ce qu’elle les mette en échec et qu’elle se dirige vers la victoire.
En Iran, les États-Unis « ne s’attendaient pas » à une résistance ni à des ripostes dures, et encore moins à ce qui semble annoncer leur défaite.
Cela montre que les États-Unis et leurs suiveurs sont à ce point persuadés de leur supériorité qu’ils se considèrent vainqueurs avant même le début de la confrontation. Ils ne daignent même pas connaître leurs adversaires et ses moyens – ou sont devenus incapables de le faire.
En somme, les services de renseignements que l’Occident entretient à grands frais semblent ne servir à rien, car soit ils sont incapables de fournir une image claire de la réalité, soit les politiciens qui pensent avoir la science infuse ne les écoutent pas. Seulement des incompétents peuvent imaginer faire de la politique internationale et, a fortiori, des guerres sans espionnage. Mais peut-être que c’est là une des ambitions du monde nouveau. Si c’est le cas, elle est stupide et les résultats en font la démonstration.

15 mars 2026

Gilles Casanova
14/3/2026

Où vivons-nous ?


Quelle est la source de notre malheur collectif, pourquoi avons-nous perdu la capacité de peser sur notre destin ?
La France s’est abandonnée à une bureaucratie sans visage qui la dirige maintenant en tous domaines et qui s’arroge des pouvoirs que les traités ne lui donnaient même pas, notamment dans le domaine de la défense, et en plus de la ruine, nous mène vers la guerre.
Comme celle de l’URSS jadis, la bureaucratie de Bruxelles est devenue un cancer croissant et vivant aux dépens de l’organisme qu’elle était censée faire vivre.
La caractéristique de cela c’est que chaque fois que ça ne fonctionne pas le système bureaucratique dit qu’il faut en faire plus.
Sous Brejnev il expliquait que ce qui ne marchait pas dans le communisme réellement réalisé c’est qu’il n’y avait pas assez de communisme, pas assez de socialisme.
Ce que nous explique la bureaucratie de Bruxelles c’est qu’il n’y a pas assez d’Europe qu’elle n’est pas assez fédérale, qu’elle n’est pas assez autoritaire, qu’elle n’est pas assez totalitaire, qu’elle n’a pas totalement détruit les Nations.
Dans les deux cas le système bureaucratique explique toujours que c’est l’étranger, l’Occident pour l’URSS, la Russie pour Bruxelles qui est le coupable, que sans lui le bonheur serait total et intégral.
Nous sommes bien en face d’une reproduction pure et simple du phénomène de l’URSS, avec deux nuances :
– il n’y a même pas la dimension sociale et éducative que l’URSS fournissait à ses habitants ;
– contrairement aux bureaucrates soviétiques, les bureaucrates de Bruxelles s’augmentent régulièrement dans des proportions hallucinantes, alors que Brejnev était payé comme un professeur agrégé en France, même s’il bénéficiait de beaucoup d’avantages, mais les fonctionnaires de Bruxelles ont aussi les avantages et en plus une paye mirifique.
Le Mur de Berlin est tombé, il faut maintenant faire tomber celui de Bruxelles, sinon l’avenir sera sombre : à la ruine s’ajoutera la guerre.
François Asselineau
13/3/2026

LES EXPERTS DE L'ONU DÉNONCENT L'AGRESSION CONTRE L'IRAN ET LE LIBAN


Ils alertent sur le risque d'une escalade régionale dévastatrice.
« Les États-Unis et Israël doivent cesser de lancer et d'étendre des guerres, et de se considérer comme au-dessus du droit international. »
L'UE et les États qui la composent sont désormais au pied du mur.
Ils ne peuvent pas :
- d'un côté, prétendre être la zone du monde où règne le mieux l'État de droit ;
- de l'autre côté ne pas s'opposer clairement et puissamment aux États-Unis et à Israël qui piétinent continuellement le droit international.
L'Espagne, la Pologne et même l'Italie l'ont compris. La France non.
Macron et la quasi-totalité de la classe politique française se comportent comme les vassaux dociles et muets de Trump et de Netanyahou.
Le silence assourdissant de la droite et de l'extrême droite sur ces questions essentielles est lamentable et scandaleux, et tout spécialement de la part de ceux qui osent se réclamer du « gaullisme ».
PRAXIS

Reprendre le pouvoir

Cliquer sur l'image ↴

- 14/3/2026 - Chaque jour, nous voyons notre pays se diviser un peu plus. Le spectacle des politiques et des médias, où chacun essaie de tirer la couverture à lui, est affligeant. Et rien ne semble en mesure d'enrayer cette spirale mortifère. Il est temps que nous, citoyens, sifflions la fin de la récréation. Il est temps de rappeler à NOS représentants qu'ils sont payés avec NOS impôts. L'employeur, c'est nous. C'est pourquoi, aujourd'hui, nous lançons Praxis, un média d'action citoyenne d'un genre nouveau. Le projet fusionne un média indépendant et une plateforme de démocratie directe. L'objectif ? Vous offrir les clés de compréhension pour dépasser les clivages et construire un véritable rapport de force par le vote. La plateforme est prête. La stratégie est posée. C'est à vous de jouer maintenant. Ensemble, reprenons le pouvoir. 100% indépendant, 100% financé par vous. 
Découvrez la plateforme de Praxis ⇒ https://www.praxismedia.fr
Gabriel Nerciat
14/3/2026

CAPITAN CAPITULE

Non, mais va te faire foutre, Donald !
Maintenant, il semble qu'on ait assez ri.
À ce degré-là, ce n'est même plus Ubu roi ; c'est le Capitan de la Commedia dell'arte. Avec en plus le sixième doigt de Bibi niché dans le fond du cul, histoire de faire rire les enfants.
Certains me disaient optimiste, mais à vrai dire je ne croyais pas que la réalité viendrait confirmer mes dires aussi vite.
Moins de deux semaines après avoir lancé la guerre d'agression la plus stupide et la plus injustifiable de toute l'histoire de l'Amérique, Trump met les pouces entre deux parties de golf, reconnaît par tweet et par antiphrase sa défaite (tout en répétant qu'il est aussi génial que Napoléon, cela va sans dire) puis supplie ses vassaux européens et asiatiques de voler à son secours pour débloquer le détroit d'Ormuz sous le feu nourri des drones iraniens...
Il ne manquerait plus que ça. Il promet même de venir voir comment ça se passe, depuis son parc de Mar-a-Lago, une fois que l'opération sera enclenchée sans lui.
Qu'il aille plutôt demander à Isabelle Adjani de protéger ses navires avec le fondu de son botox ou à Abnousse Shalmani de faire la danse du ventre devant le nouveau Guide suprême, avec licence de lui baiser les pieds (elle fait ça si bien avec le débile rejeton Pahlavi, ça ne la dépayserait pas).
Mais qu'il nous foute la paix, Donald. Au propre comme au figuré.
Ce n'est pas seulement lui qu'il a suicidé, c'est le peu d'honneur et de crédit qui restait encore à la réputation impériale des États-Unis dans le reste du monde.
Une Amérique sans alliés : après tout c'est ce que voulaient ses électeurs isolationnistes. Il aura paradoxalement accompli sa promesse en les trahissant et en s'immolant sur ordre de Netanyahou dans le Golfe persique.
Marc Amblard
15/3/2026

14 mars 2026

François Asselineau
14/3/2026

Révolution géopolitique en vue ?


Selon la chaîne américaine d’information en continu CNN, l'Iran pourrait rouvrir partiellement le Détroit d'Ormuz, sous condition expresse que le pétrole y transitant soit payé en yuan chinois.
Ce serait la fin de l'hégémonie du dollar et de l'hyperpuissance américaine !
https://edition.cnn.com/.../iran-war-us-israel-trump-03...

L'ascension du pétroyuan

On commence à comprendre le plan machiavélique en 6 étapes probablement conçu par l'Iran pour abattre la puissance américaine.
Non pas par les armes, mais par le pétrole et la finance, en contribuant à remplacer les "pétrodollars" par les "pétroyuans".

• 1. L’Iran bloque le détroit d'Ormuz.
FAIT

• 2. L’offre mondiale de pétrole s’effondre et le prix du pétrole s'envole. Le baril dépasse 100$ et peut-être bientôt 200$.
FAIT

• 3. En rétorsion, les États-Unis bombardent l’Iran (et notamment l'île de Kharg où sont situés 90% des stocks de pétrole iranien) pour forcer Téhéran à rouvrir le détroit.
FAIT

• 4. L’Iran propose de rouvrir le détroit, mais UNIQUEMENT en yuans.
Cette exigence satisfait grandement Pékin et n'est pas illogique puisque la Chine est de très loin le principal acheteur de brut iranien.
En outre, elle place Washington dans un embarrassant face-à-face avec Pékin.
EN COURS

• 5. Les pétromonarchies d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Bahreïn et du Koweït, qui ont amèrement constaté l'inexistence de la protection militaire que devaient leur fournir les États-Unis, se résignent à commencer à facturer leurs exportations en yuans pour éviter l'asphyxie économique et financière.

• 6. Le dollar perd son monopole sur la facturation du commerce mondial des hydrocarbures.
Le système des "pétrodollars" apparu avec la crise du pétrole de 1973 disparaît, et avec lui l'un des atouts essentiels de l'hyperpuissance américaine.
Et cela au profit des "pétroyuans" qui vont consacrer la Chine comme première puissance mondiale au 2e quart du XXIe siècle.

Conclusion

La guerre en Iran, lancée de façon présomptueuse et brouillonne par Trump, est en train de hâter la dédollarisation du monde et la fin de la primauté de l'empire américain, devenue de toute façon inéluctable.
Quant à l'Union européenne, structure bureaucratique tyrannique et inefficace au service de l'empire américain en chute libre, elle est complètement marginalisée dans cette évolution planétaire et condamnée à exploser sous le poids de ses innombrables contradictions.