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23 mars 2026

Natalia Routkevitch
19/3/2026

Le 17 mars 1991, il y a 35 ans, la majorité des citoyens de l’Union soviétique s’est prononcée, lors d’un référendum, en faveur de la conservation de leur pays.
Malgré l’ambiguïté du vote – portant sur une “Union renouvelée” encore à définir – et le refus de six républiques sur quinze de participer au scrutin, le verdict était clair : plus de 76 % des votants se sont prononcés pour le maintien de l’Union.
Quelques mois plus tard, le trio Eltsine-Kravtchouk-Chouchkevitch décide pourtant de la dissolution lors d’une discrète rencontre à Belovej. L’immense pays est fragmenté selon des frontières largement arbitraires, ce qui ouvre la boîte de Pandore des revendications, des migrations, des persécutions, des conflits civils et de voisinage, ainsi que des guerres à venir.
Le XXIᵉ siècle de l’espace post-soviétique sera l’otage de cette « plus grande catastrophe géopolitique », et le sens de cette expression, si décriée lorsqu’elle est formulée, se révèle aujourd’hui avec une terrible clarté.
Dans "Recommencement de l’Histoire. D’une perestroïka à l’autre", je reviens sur les débats et sur les publications qui réapparaissent régulièrement à chaque anniversaire du référendum ou de la chute de l’URSS : pourquoi cela s’est-il produit ? Aurait-on pu éviter l’effondrement, préserver ce que Sergueï Kara-Mourza (à ne pas confondre avec son neveu Vladimir) appelait la « civilisation soviétique » ? Comment le pays et le monde auraient-ils évolué si l’Union avait été maintenue, avec les membres qui le souhaitaient, sous une forme renouvelée ? Était-il possible d’éviter les effusions de sang, en Ukraine et ailleurs, ainsi que le profond déséquilibre du système international, entré dès lors dans une phase d’unipolarité marquée par tant d’excès ?
L’Union s’est-elle effondrée en raison de contradictions internes et d’une prétendue non-viabilité, liée à son caractère intrinsèquement violent, totalitaire et liberticide, comme le veut l’interprétation dominante ? Ou bien à la suite d’une contre-révolution menée par une "classe d’accapareurs", soutenue par l’Occident, comme le pensent certains néomarxistes, comme David Lane ? Ou encore l’action délibérée de l’Occident visant à détruire l’Union a-t-elle joué un rôle déterminant, comme l’affirmait l’ancien dissident, grand philosophe Alexandre Zinoviev, qui, après vingt-deux ans passés en Allemagne, déclara ne plus pouvoir rester en Occident après la catastrophe des années 1990 que celui-ci avait infligée à son pays ? La crise résulte-t-elle de l’épuisement du système, lié à une dépendance excessive à l’économie mondiale, qui s’était installée dans les années 1970, comme le soutient, dans une perspective proche de celle de Wallerstein, le sociologue Boris Kagarlitski ? Le facteur primordial ayant permis ce grand déséquilibre a-t-il été le décalage entre la stature du dernier dirigeant soviétique et l’ampleur des défis existentiels auxquels le pays et le monde ont été confrontés, comme le laissait entendre l’historienne Hélène Carrère d’Encausse ? Le mouvement centrifuge, porté par les « nationalismes de périphérie » décrits par Alexeï Miller dans ses travaux sur l'Empire russe, était-il inévitable ?
Au fond, la « civilisation soviétique » a peut-être manqué de réflexion sur elle-même au cours de son évolution, en particulier dans les dernières années de son existence, écrit le politiste Sergueï Birioukov à l’occasion du 35ᵉ anniversaire du référendum.
Tout cela, bien sûr, a joué un rôle – ainsi qu’un autre élément capital, déjà à l’œuvre lors de la chute de l’Empire russe, soixante-dix ans plus tôt, en février 1917.
C’est ce qu’évoque une chanson du célèbre barde soviétique Boulat Okoudjava, et elle ne parle pas seulement de l’Atlantide des Soviets.

L’expérience des siècles le montre sans détour :
Ce ne sont ni les peines, ni les lourds fardeaux
Qui font tomber les royaumes un jour,
Ni la souffrance, ni les coups du sort trop hauts.
Ce qui les perd – et plus le temps fut long,
Plus la chute est amère et profonde –
C’est quand les peuples, dans un silence sans fond,
Perdent le respect de leur propre monde.
Gabriel Nerciat

LA GAUCHE BOURGEOISE ET SES MÉTROPOLES


- 23/3/2026 - Toujours surpris de voir les commentaires offusqués et furieux des droitards parisiens (surtout ceux qui ont voté pour Sarah Knafo au premier tour, ils ont perdu deux fois) à propos du résultat des municipales chez eux, à Paris, tout comme à Lyon, Lille, Marseille ou Grenoble.
À croire qu'ils ne savent pas dans quelle cité ils vivent.
Paris est à l'image des grandes métropoles mondialisées du monde occidental : on y trouve essentiellement une population aisée et diplômée très fortement cosmopolite, pas mal de retraités aisés, un grand nombre d'héritiers ou de rentiers de quarante ou cinquante ans souvent célibataires mais qui sont aussi fonctionnaires, ingénieurs, informaticiens, financiers, cadres supérieurs, consultants, restaurateurs ou membres de l'intelligentsia culturelle, ainsi que, à l'est et au nord de Paris, beaucoup d'immigrés ou de Français allogènes pas ou peu diplômés, qui bénéficient des largesses du logement social et vivent de l'économie de service abondante bien qu'assez mal payée inhérente à ce genre de métropoles.
La seule chose qui les relie est une sorte d'esprit de caste implicite dont ils ne sont souvent pas conscients : ayant vécu à Paris et depuis pas mal de temps ailleurs en Ile de France, je suis bien placé pour avoir expérimenté l'évolution de ce phénomène.
Je me souviens par exemple de la réplique d'un collègue parlant à un type qui habitait porte de Champerret (donc, pas même en proche banlieue) : "Tu n'habites pas Paris, tu ne peux pas comprendre."
Dit avec le plus parfait naturel, et sans une once de mépris apparent. Pour lui, le monde extérieur commençait à peu près au-delà de Montparnasse et de Montmartre, c'était ainsi.
Ce lecteur raffiné et social-démocrate de Karl Popper et de Clément Rosset raisonnait exactement comme un habitant balzacien du Faubourg-Saint-Germain ou un membre du salon de la duchesse de Guermantes, sans pouvoir évidemment le soupçonner deux secondes.
Autre point commun : le multilinguisme. Bourgeois cosmopolites de souche et précaires allogènes partagent cette singularité, qui est comme un signe d'appartenance anthropologique à la mondialisation, même si ce ne sont pas les mêmes langues étrangères qui sont parlées chez les uns et chez les autres. Mais tous, pratiquement, surtout chez les plus jeunes, sont anglophones.
Il y a quelques semaines, alors que je déjeunais dans une brasserie assez bondée de la rue de Dunkerque, je me suis fait la réflexion qu'à aucune table autour de moi on ne parlait français (certes, c'était près de la Gare du Nord, mais quand même).
Pour des cadres ou des rentiers qui ont de hauts revenus mais pas mal d'impôts à payer ainsi que, souvent, des loyers conséquents à honorer, il est bien évident que la présence à proximité acceptable d'une population étrangère en situation d'irrégularité et/ou de précarité salariale constitue une aubaine économique à laquelle ils n'ont aucun intérêt à renoncer.
Le travail au noir est d'autant moins rejeté que le bourgeois progressiste admirateur de Piketty voire de Zucman se dit qu'il finance par ses impôts un État Providence tentaculaire, dont ses larbins plus ou moins exotiques ne manqueront pas de profiter abondamment.
Autant par calcul que par sentiment, les bourgeois des métropoles ne peuvent que détester des candidats de droite qui, aussi peu conservateurs fussent-ils en réalité, ne parlent que de contrôler les frontières, durcir les politiques pénales, restreindre les régularisations de clandestins, limiter la supranationalité européenne ou réduire le périmètre social du champ d'intervention de l'État.
La social-démocratie et l'apologie inconditionnelle des sociétés ouvertes leur conviennent donc beaucoup mieux, quand bien même elles ne les satisfont pas en tout. En conséquence, ils votent à gauche, même si l'extension des violences urbaines au cœur des grandes villes commence parfois à les indisposer un peu.
Il n'y a que sur la religion civile écologiste qu'ils commencent à évoluer de façon substantielle (la déroute subie par la plupart des grandes municipalités EELV à l'exception de Nantes et de Lyon – Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Limoges, Lorient, Besançon, Annecy, Colombes – est la leçon la plus visible du scrutin d'hier).
Car préserver la planète est bien joli, mais à condition seulement que la souveraineté de Gaïa n'usurpe pas celle de la République métropolitaine.
La planète passe avant la Nation, certes, mais Paris (ou New-York, Chicago, San Diego, Londres, Berlin, Barcelone, Amsterdam, Trieste) passent avant toute autre chose.
D'accord pour le vélo ou la voiture électrique, mais se priver d'un voyage en avion à San Francisco ou à Sydney tous les ans, faut pas charrier non plus (bon, pour Dubaï et Tel-Aviv, on verra après la victoire de l'Iran, promis).
Alors, un maire de droite à Paris ou à Lyon ? Mais de quoi parle-t-on, Bécassine ?
H16

87 milliards gâchés : le scandale ENR que personne ne veut voir

- 23/3/2026 - Apparemment, c’est la saison des rapports de la Cour des comptes que la presse enterre très vite. Après celui sur les fraudes aux cartes grises où l’on découvrait les astucieuses méthodes pour transformer, sur le papier, une Porsche Cayenne en baraque à frites, voici celui sur le soutien public aux énergies renouvelables, publié le 17 mars dernier. Et sans surprise, c’est encore une fois un festival.


D’après la Cour, entre 2016 et 2024, le soutien aux énergies renouvelables a coûté au contribuable français la bagatelle de 26,3 milliards d’euros, soit un coût annuel moyen de 2,9 milliards. Solide dépense moyenne qui cache l’augmentation des dernières années : pour 2025, la facture est estimée à 7,3 milliards d’euros, quasiment le double de 2024. Et le pic, prévu pour 2027 avec la mise en service de l’éolien en mer, culminera à 8,3 milliards, avec des contrats déjà signés engageant l’État pour 87 milliards d’euros (!) hors bilan, irrévocables, courant jusqu’en 2051.


Comme toute collectivisation d’un système mafieux, le mécanisme est d’une perversité achevée puisque l’État garantit aux producteurs d’ENR un tarif de rachat fixe sur 15 à 20 ans, indépendamment du prix de marché, i.e. quand le prix de gros de l’électricité est bas (la plupart du temps), le contribuable raque.

Certains contrats photovoltaïques signés avant 2011 coûtent encore environ 2 milliards d’euros par an jusqu’en 2029 (!), avec des tarifs atteignant les 700 €/MWh grâce à une indexation généreuse (le prix de marché est dix fois inférieur). L’électricité « verte » est en réalité plaquée or puisque l’État la rachète entre 5 et 14 fois son prix réel.

C’est ce qu’on appelle la transition écologique vers la pauvreté.


Le seul moment où le dispositif a « fonctionné » (i.e. l’État ne perdait pas d’argent), c’est pendant la crise énergétique de 2022-2023, en pleine hausse des prix, soit lorsque les Français se font littéralement extorquer avec leurs factures d’énergie. En somme, non seulement ces énergies sont extrêmement coûteuses, mais elles accroissent de façon catastrophique notre dépendance à la conjoncture internationale et aux prix des hydrocarbures. Bien joué, non ?

On admirera au passage le timing diabolique de la parution de ce rapport : la Cour publie ses conclusions la semaine même où les tensions au détroit d’Ormuz sont au plus fort, et qu’on va une fois encore assister à une explosion des prix du gaz, qu’il faut importer en masse pour compenser l’intermittence de l’éolien et du solaire.

La Cour va plus loin puisqu’elle expose aussi comment et à quel point le Français se fait plumer. Elle décrit ainsi un contrôle dramatiquement lacunaire des installations subventionnées, avec une Direction générale de l’Énergie et du Climat n’ayant tout simplement aucune vue d’ensemble consolidée des manquements et des non-conformités. Aucun bilan centralisé n’existe, dans une sorte de « on ne sait pas combien on dépense mais on continue quand même » particulièrement audacieux.


Les sanctions sont quasi-inexistantes : pas de doctrine claire, un traitement disparate selon les régions et, quand par miracle une fraude est détectée, l’administration manque d’outils pour récupérer les aides indûment perçues. On distribue donc des milliards, on ne vérifie rien, et quand on chope des fraudeurs, on ne récupère rien.

Si cela rappelle furieusement le système des cartes grises, ce n’est pas un hasard : c’est une méthode.

Ajoutez à cela le système de « guichet ouvert » pour le petit photovoltaïque et le biométhane, où tout candidat éligible obtient un tarif fixé à l’avance sans aucune mise en concurrence, et vous obtenez un afflux massif de demandes que personne n’a su endiguer, des effets d’aubaine colossaux, et une facture qui explose mécaniquement. Quant aux appels d’offres censés introduire un peu de concurrence, ils sont chroniquement sous-souscrits : les industriels n’ont donc aucune raison de baisser leurs prix, puisque l’État accepte de toute façon de payer.


Mieux encore, les exploitants ENR sont poussés à produire à plein régime même avec une faible demande et des prix « négatifs » : puisque leur rémunération est garantie par l’État, pourquoi arrêter les turbines ? Ils déstabilisent donc le réseau, amplifient la chute des prix, et coûtent une fortune à la collectivité.

Tout en prétendant sauver la planète, hein, n’est-ce pas.

Malgré le côté éminemment officiel de ces constats, les autorités et les politiciens ne prennent aucunement la .mesure de l’ampleur du désastre, aidés en cela par une minimisation systématique des médias, au travers d’une discrétion gênée leur permettant de pousser le sujet le plus loin possible de leurs Unes. Personne n’en parle vraiment, mais il en va réellement de l’avenir énergétique du pays dont tout le monde semble se foutre complètement.

Les 87 milliards d’engagements hors bilan constituent une bombe à retardement irrévocable : l’État ne peut pas renégocier les tarifs en cours de route (la Cour réclame d’ailleurs l’introduction de clauses de révision dans les futurs contrats pour rattraper cette énorme bourde). La charge annuelle va plus que doubler entre 2024 (3,9 milliards) et 2027 (8,3 milliards). En un an seulement, la Commission de régulation de l’énergie a rehaussé de 2 milliards sa prévision pour 2025.

L’improvisation est complète.


Le plus vertigineux dans ce tas fumant de débilités écoloïdes dispendieuses, c’est qu’on empile ceci sur un pays au mix électrique le plus vertueux du monde. Dans ce contexte, investir 87 milliards pour des moulins à vent n’a aucun impact significatif sur les émissions de CO2.

Et pendant que la France crème le contribuable pour subventionner des âneries, elle refuse d’exploiter son gaz de schiste, ferme des réacteurs nucléaires et se retrouve dépendante du GNL américain et qatari dont le prix vient justement de tripler avec la crise d’Ormuz. C’est diaboliquement stupide : non seulement, ces efforts coûtent une fortune au contribuable (26 milliards déjà engloutis, 87 milliards engagés, une facture qui double d’ici 2027) mais ils mettent directement en danger l’avenir énergétique du pays en accroissant sa vulnérabilité aux chocs extérieurs.

Pour un impact parfaitement nul sur la pollution et le climat. Un net zéro.

Et c’est pire que nul si l’on regarde Outre-Rhin où l’Energiewende a servi d’excuse à une augmentation consternante de la pollution atmosphérique, l’Allemagne devenant l’un des plus gros pollueurs du continent.

Heureusement, ce rapport est passé inaperçu et tout le monde s’en tamponne. Rendormez-vous.

De toute façon, ce pays est foutu.


22 mars 2026

Gilles Casanova

- 21/3/2026 - Il prône la victoire du « Grand remplacement », mais Jean-Luc Mélenchon est-il vraiment un des chefs d'orchestre de la vague migratoire que nous connaissons ? J'ai évoqué cette question sur CNEWS où j'étais invité à « 100 % frontières ».

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Paul Zeppenfeld
20/3/2026

Pourquoi tant de duplicités face à l’intervention militaire en Iran ?


Analyse de l’opposition systématique à l'intervention en Iran, en fonction des opinions et des clivages politiques. Ou comment l’art de l’indignation sélective et du confort moral atteint parfois des sommets.

Depuis 47 ans et hormis la guerre des Douze Jours de juin 2025, l’Iran n’avait subi aucune attaque armée d’Etats qu’il désignait comme ses ennemis, alors qu’on peut lui imputer une centaine d’attaques terroristes à travers le monde, dont les actions meurtrières contre la France au Liban en 1983 et sur le sol français en 1985-86, mais aussi contre des intérêts américains et israéliens, que ce soit directement ou par le biais de ses proxies.
Du point de vue israélien, l’Iran constitue une menace existentielle puisqu’il n’a jamais reconnu l’Etat hébreu, qu’il nomme « entité sioniste » tout en appelant à sa destruction. Passant d’une guerre de l’ombre à une guerre ouverte, la légitimité de l'opération militaire israélienne est donc incontestable. Pour les États-Unis, la menace est moins tangible même si les mollahs appellent aussi à la destruction du « grand Satan ». Néanmoins, les Américains gardent un souvenir douloureux de la prise d’otages de leur ambassade à Téhéran (novembre 1979 à janvier 1981) et de l’attaque d’un camion suicide commanditée par l’Iran qui tue 241 militaires américains à Beyrouth en 1983. En revanche, la volonté irréfutable de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et les preuves d’enrichissement de l’uranium représentent une menace directe pour les Américains et leurs alliés qui pourrait justifier une attaque préventive.
L’Iran des mollahs est donc un Etat terroriste qui menace ses ennemis de destruction, tout en cherchant à se doter de l’arme nucléaire. De surcroît, ce régime tyrannique écrase dans le sang toute contestation populaire. Nonobstant, en France, les réactions à l’intervention armée sont le plus souvent timorées voire réprobatrices : les uns, plutôt à gauche, usent d’une myriade de prétextes dictés par l’idéologie ; les autres adoptent une posture plus souverainiste, teintée d’esprit munichois.
A gauche, on retrouve le refus de toute ingérence lorsqu’un régime arabo-musulman est sur la sellette. Par travestissement de l’anticolonialisme, par racialisme et avant tout par électoralisme, les représentants de cette gauche Terra Nova se font aussi discrets qu’ils sont tonitruants quand un de ces régimes subit les assauts d’une démocratie occidentale ou d’Israël. L’assassinat de plus de 30.000 jeunes iraniens innocents en deux jours n’a pas provoqué chez eux le moindre bougé, comme c’était déjà le cas à chaque fois qu’une répression ou un massacre fut perpétré par un Etat musulman. Il est vrai que la théocratie iranienne est la matrice de l’idéologie islamo-gauchiste à laquelle s’est soumise à des degrés divers la gauche occidentale. Ce soutien tacite au régime iranien n’a donc rien d’étonnant pour qui se souvient qu’elle se rangea avec ferveur du côté des régimes totalitaires tout au long du XXe siècle. Aujourd’hui l’aveuglement volontaire du camp du Bien le conduit à abandonner son étendard humaniste – un de ses mantras favoris – et son attitude est révoltante devant le massacre d’une jeunesse sans défense.
Par médias interposés, cette gauche s’efforce de monter en épingle le bombardement accidentel ayant entraîné la mort de 175 jeunes filles dans une école. Pourtant on ne les entendait pas lorsque des adolescentes iraniennes étaient battues à mort pour ne pas avoir correctement couvert leurs cheveux. On voit ces derniers jours des forces de sécurité prendre place dans des cours d’école et des drones tirés à partir de zones civiles densément peuplées. Les Gardiens de la révolution cherchent-t-il à gagner à leur cause les marchands de la cause palestinienne ?
Moins honteuse et plus véhémente est l’invocation du droit international par ceux qui, dans un double jeu, revendiquent son application en sachant parfaitement qu’aucune résolution du Conseil de sécurité de l’ONU ne serait votée à cause du veto chinois et russe, tout en clamant pour faire bonne figure leur opposition au régime des ayatollahs. Il s’agit pourtant du même droit international, si éloigné des standards de la politique étrangère iranienne depuis un demi-siècle. S’arc-bouter sur ces règles de droit au profit d’un Etat qui les viole avec autant de constance relève de la duplicité chez ceux qui avaient approuvé l’intervention militaire de l’OTAN en Serbie sans demander l’avis du Conseil de sécurité ainsi que le veto à la résolution du Conseil condamnant cette intervention ! Autres temps, autres mœurs, à la fin du siècle dernier la gauche avait popularisé le droit d’ingérence, d’abord humanitaire puis militaire avec le R2P (Responsabilité de protéger) lorsque des crimes étaient commis contre une population.
Plus rares sont ceux qui, en toute mauvaise foi, prétendent que l'Iran était sur le point d'accepter un accord lors des négociations d’Oman, alors qu'il avait exclu trois des quatre points clés imposés par Donald Trump : le programme de missiles balistiques, la question des proxies et la situation des droits de l’homme. Sur le dossier nucléaire, l’Iran usait comme à son habitude de procédés dilatoires visant à simuler une ouverture diplomatique et à diviser l’opinion publique américaine.
Sur l’autre bord de l’échiquier politique, c’est d’abord le principe de souveraineté des Etats qui est appelée à la rescousse. Protégée par le droit international, cette souveraineté exclut toute intervention extérieure, sauf agression et application d’un accord de défense ou vote d’une résolution de l'ONU. Dans le cas de l’Iran, ce mécanisme est donc inopérant et revient à accorder un totem d’immunité à un régime criminel qui massacre sa population sur son propre territoire.
Ces thuriféraires du statu quo s’inquiètent le plus souvent des conséquences imprévisibles d’une opération militaire. Friands de comparaisons hasardeuses, ils citent les interventions américaines qui se sont soldées par des échecs. Le Vietnam bien sûr, mais aussi l’Afghanistan et l’Irak, où le déploiement terrestre des GI’s n’a pas permis d’instaurer la démocratie, alors que le but poursuivi était avant tout la chute de l’empire soviétique et, avec les « faucons », la captation d’intérêts économiques.
Sur leur lancée, ils affirment que toute intervention extérieure provoque le chaos voire la guerre civile, deux situations qui seraient donc pires qu’une dictature sanguinaire ? L’Irak, la Syrie et la Libye sont régulièrement montrés comme exemples de renversement de régime aux conséquences désastreuses. Mais dans quel cas le régime renversé était-il préférable au nouveau ? Pour les populations, ces nouveaux régimes paraissent moins oppressifs, mais pour les Occidentaux s’ouvre une période d’instabilité et une nouvelle relation est à construire avec des dirigeants souvent hostiles. Pour ces raisons cyniques, on surprend les non-interventionnistes à regretter Saddam Hussein et Kadhafi, à préférer Bachar El Assad à El Joulani et à ne pas souhaiter d’intervention en Iran.
On entend donc que le nouveau régime pourrait être plus répressif et encore moins coopératif avec le monde libre. Dans le cas de l’Iran, on a pourtant du mal à concevoir un régime suscitant encore plus d’effroi et de défiance à l’égard de l’Occident. En outre, il n’y aurait pas d’homme providentiel, de successeur naturel plébiscité par le peuple. Reza Pahlavi, fils du dernier chah, serait l’élu de la diaspora iranienne sans expérience politique ni soutien partisan. Il possède pourtant un atout qui devrait faire taire ses détracteurs : il souhaite simplement accompagner la transition vers la démocratie et exclut de refonder une dynastie.
Les mêmes pointent aussi le risque d’embrasement régional alors qu’on ne pratique plus d’automaticité d’application des traités de défense mutuelle. Les mollahs ont-ils envisagé de globaliser le conflit en agressant les Etats voisins alliés des Etats-Unis ou mènent-ils déjà une politique de la terre brûlée en ciblant les sites énergétiques ? Seul Israël a décidé de riposter avec fermeté aux roquettes du Hezbollah lancées depuis le Liban. Les pétromonarchies font le dos rond en souhaitant ardemment que les frappes se poursuivent jusqu’à la chute de la mollarchie.
Chez les militaires, l’argument massue répété ad nauseam pour exprimer leur scepticisme est qu’on ne peut renverser un régime sans envoyer des troupes au sol. D’évidence cela semble préférable lorsque l’appareil répressif compte plusieurs centaines de milliers de gardiens de la révolution et de supplétifs bassidjis. Mais c’est oublier l’état de désespoir et la détermination inébranlable d’un peuple exsangue. C’est aussi ne pas tenir compte de l’infiltration à grande échelle des structures de l’Etat iranien par les services spéciaux israéliens et américains, ni d’une possible défection de l’armée, dont la fidélité au régime n’est pas acquise. C’est oublier encore qu’aucune intervention terrestre n’a eu lieu en Libye, ni en RDA puis dans l’ensemble des Etats du pacte de Varsovie pour faire chuter les régimes communistes. Ces régimes étaient à bout de souffle, lâchés par leurs soutiens, illégitimes et haïs de leur population, à l’instar de la république islamique. Pour sceller leur argumentation, ces officiers devenus commentateurs médiatiques se lancent parfois dans une surestimation manifeste des capacités militaires de l'Iran, quand ils ne juxtaposent pas la carte de l’Iran sur celle de L’Europe pour nous convaincre que même avec des troupes au sol, on ne prendra pas possession d’un territoire aussi vaste, peuplé de 90 millions d’habitants.
Dans le même esprit défaitiste, ils nous répètent que Donald Trump n’a pas défini de buts de guerre, empêchant ainsi par définition l’objectif d’être atteint. Mais peut-on faire mine d’ignorer que l’objectif n’a pas besoin d’être clamé à tue-tête pour exister, qu’il s’agit selon toute vraisemblance d’un changement de régime par des hommes inféodés à la politique et aux intérêts économiques américains et garantissant la sécurité d’Israël ; et dans une hypothèse basse, d’empêcher durablement l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Pete Hegseth, secrétaire américain à la Guerre, a été assez clair : « Nos ambitions sont réalistes… Détruire les missiles offensifs iraniens, détruire la production de missiles iraniens, détruire leur marine et leurs autres infrastructures de sécurité, et ils ne posséderont jamais d’armes nucléaires. »
Enfin, l’antiaméricanisme, vieille tradition du Quai d’Orsay traversant tout le spectre politique, est aussi un puissant moteur – souvent inavouable – de l’opposition à l’intervention américaine, par aversion de l’empire américain pour tout ce qu’il représente et par crainte d’une hégémonie qui rappelle en creux la grande nation que fut la France.
En France, Emmanuel Macron et son ministre des Affaires étrangères, soutenus par des personnalités qui se démarquent par leur antiaméricanisme et leur tropisme pro-arabe, s’efforcent de prôner une « troisième voie » gaullienne, visant à faire entendre l’originalité de la position française et retrouver son rang de puissance médiatrice. Mais cette manifestation apparaît bien tardivement alors que ces acteurs sont restés silencieux face aux crimes du régime des mollahs et que la France a été le dernier pays de l’UE à lever son opposition à l’inscription des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes.
Contrairement à l’invasion de l’Irak en 2003, le chef de l’Etat n’a pas été prévenu du déclenchement des opérations par le président américain, qu’il a dénoncées car étant selon lui « en dehors du droit international », mais tout en reconnaissant la responsabilité du régime iranien. La France n’aura donc qu’une mission défensive, visant à protéger ses intérêts et ceux de ses alliés régionaux. C’est une posture qui reflète finalement assez fidèlement l’hésitation des Français, qui souhaitent à 86% la chute du régime des mollahs, mais n’approuvent l’intervention militaire qu’à 51% (sondage CSA du 4 mars 2026).
Gastel Etzwane


- 22/3/2026 - Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur le site de l'impact de missile à Arad :
« Si vous vouliez la preuve que l'Iran met en danger le monde entier, les dernières 48 heures l'ont apportée. Au cours des dernières 48 heures, l'Iran a ciblé une zone civile. »
Cela fait plus de 30 ans que Benjamin Netanyahu nous serine que l’Iran est à deux doigts d’avoir la bombe nucléaire et va attaquer Israël d’un jour à l’autre.
En 1992 déjà, il disait « dans 3 à 5 ans ». En 2012, son petit dessin de bombe à l’ONU : « au printemps prochain, au plus tard l’été ». Et ainsi de suite, année après année. Jamais l’Iran n’a lancé d’attaque massive directe contre Israël… jusqu’à ce qu’Israël bombarde d’abord ses installations nucléaires et militaires en juin 2025, puis encore après.
La riposte iranienne ? Une défense après des frappes israéliennes (et parfois américaines) sur son sol.
Mais aujourd’hui, Netanyahu ose venir sur le site d’un impact à Arad déclarer que « l’Iran met en danger le monde entier » parce qu’il a visé une zone civile… alors que c’est son pays qui a initié l’escalade directe.
Cette rhétorique catastrophiste sur l’Iran est sa bouée de sauvetage politique depuis des décennies. Elle lui permet de rester au pouvoir, de détourner l’attention des multiples procédures judiciaires pour corruption, fraude et abus de confiance qui le poursuivent depuis des années (et qui traînent encore en 2026).
C’est un homme qui préfère lancer des bombes causant des milliers, voire des dizaines de milliers de morts civils (en Palestine, au Liban, et maintenant en Iran) plutôt que d’affronter ses responsabilités devant la justice.
Quand est-ce que cet homme sera enfin arrêté et jugé pour ses crimes ? Quand arrêtera-t-on de le laisser jouer avec la vie de millions de personnes pour sauver sa peau ?

21 mars 2026

Jean Mizrahi

- 21/3/2026 - Geoffroy de Lagasnerie n’en est pas à son coup d’essai en matière d’imposture intellectuelle, et sa fixation gauchiste contre la démocratie lui offre une nouvelle occasion d’en rajouter.
Il est vrai que l’air du temps lui est favorable : les régimes autoritaires ont aujourd’hui le vent en poupe. La Chine s’est développée en combinant dictature politique et libéralisme économique ; la Russie a suivi une trajectoire comparable pour sortir de l’ornière des années Eltsine. En son temps, le Chili avait lui aussi expérimenté ce mélange sous Pinochet : pouvoir autoritaire, brutal, et libéralisme économique, qui a permis au pays de sortir de l’impasse, quitte à connaître ensuite de nouveaux soubresauts.
Par ailleurs, les médias ne cessent de nous expliquer que les régimes dits « illibéraux » progressent et pourraient représenter l’avenir. À tel point que certains sondages montrent que les Français en viennent à considérer qu’un « homme fort », capable de remettre tout le monde au pas, ne serait peut-être pas une si mauvaise chose.
Lagasnerie surfe donc sur une tendance bien installée, d’autant plus qu’il gravite autour d’un mouvement politique (LFI) dont le fonctionnement interne évoque, à bien des égards, une logique autoritaire : un chef qui dispose d’un pouvoir quasi absolu sur ceux qui s’écartent de la ligne fixée par lui et son entourage. Les Kuzmanovic, Ruffin, Garrido et autres « dissidents » en ont fait l’expérience : la parole du chef ne se discute pas. Ceux qui restent sont des béni-oui-oui, satisfaits de participer au jeu électoral et d’en récolter les bénéfices. C’est d’ailleurs l’un des paradoxes les plus frappants : ces profils aux penchants autoritaires tirent profit d’un système démocratique qu’ils contestent, alors même qu’ils en dépendent largement. Faux paradoxe, leur rêve est d’accéder à un pouvoir absolu leur permettant de mettre le pays à sac comme le font les chavistes vénézuéliens et les mollahs iraniens.
Pour autant, le spectacle offert par la politique française soulève une question légitime : et si, finalement, la démocratie n’était pas le meilleur système pour assurer le bien-être du peuple ?
C’est par facilité que Lagasnerie répond en invoquant la dictature. La bascule est rapide : démocratie contre dictature ; si à un moment donné la première ne fonctionne pas, il faudrait donc adopter la seconde.
Oui, mais encore faut-il s’entendre sur les mots.
Le terme de démocratie est aujourd’hui galvaudé. Il englobe des réalités profondément différentes selon les pays. La démocratie française ne fonctionne pas comme l’allemande, la danoise, et encore moins comme la suisse. Entre ces systèmes pourtant tous fondés sur le suffrage, les écarts sont bien plus que marginaux. Et la Suisse constitue, à cet égard, un contre-exemple particulièrement éclairant face à l’argumentaire gauchiste.
Nous votons, en France, comme les Suisses. Mais la comparaison s’arrête là. En France, nous élisons tous les cinq ou six ans des représentants issus des partis politiques, qui disposent ensuite d’une large marge de manœuvre et produisent souvent peu de résultats concrets, sinon des dépenses supplémentaires, des lois mal conçues, et un spectacle politique permanent. En Suisse, à l’inverse, le peuple est consulté en continu. Les votations s’enchaînent, au niveau local comme au niveau fédéral. Le pays est fortement décentralisé : le pouvoir national est limité, et ce sont les échelons locaux qui prennent l’essentiel des décisions.
Dans la recherche d’un idéal démocratique inspiré du modèle athénien, la Suisse est sans doute aujourd’hui, en Europe, ce qui s’en rapproche le plus. Et les résultats sont visibles : une dette maîtrisée, une économie dynamique, une industrie performante malgré des salaires élevés, une société moins anxieuse, une criminalité plus faible. Tout cela dans un territoire objectivement moins doté que la France. Cela démontre qu’une démocratie peut fonctionner, à condition d’en choisir la forme adaptée.
Par ailleurs, libérer le pays de l’emprise des partis politique est une nécessité vitale, car une grande partie des dysfonctionnements actuels de notre démocratie est le verrouillage du débat politique par des organisations qui ne servent que leur propre intérêt et non les intérêts publics. Déprofessionnaliser la politique doit être un objectif clé : interdire aux fonctionnaires de faire des allez et retour entre la politique et le service de l’État, limiter le nombre de mandats électifs dans les assemblées. Mais qui aura le courage de le faire ?
C’est sans doute la direction que la France devrait explorer : se détourner des impasses idéologiques, qu’elles viennent de Lagasnerie ou d’autres, et se rapprocher d’un modèle démocratique plus exigeant et plus direct. L’enjeu est clair : une société plus cohérente, une économie plus inventive, un peuple plus confiant. Et il y a urgence, tant les signes de dérive s’accumulent.
Jean Mizrahi


- 21/3/2026 - Le régime iranien a récemment tiré deux missiles en direction de la base de Diego Garcia, située à environ 4 000 km de son territoire. Cela confirme que l’Iran maîtrise désormais des capacités de frappe balistique à longue distance.
Pour mémoire, la distance à vol d’oiseau entre la France et le point le plus proche du territoire iranien est inférieure à 3 000 kilomètres. Autrement dit, une partie significative du territoire européen se trouve à portée potentielle de ce type de vecteurs.
Les Européens ne semblent pas prendre pleinement la mesure de cette réalité, ou feignent de ne pas la voir. Pourtant, réduire les capacités d’un régime qui a régulièrement recours au terrorisme international relève directement de leur intérêt stratégique, en particulier si ce régime venait à consolider ou étendre sa maîtrise des technologies nucléaires.
On observe déjà que l’Iran est en mesure d’exercer une pression sur l’approvisionnement énergétique mondial, notamment via le détroit d’Ormuz, point de passage clé pour une part importante du pétrole mondial. La combinaison de cette capacité de nuisance économique avec des moyens militaires de plus en plus sophistiqués constitue un risque majeur pour l’Europe. Ce risque est nettement plus limité pour les États-Unis, en raison de leur éloignement géographique et de leur relative autosuffisance énergétique.
La prudence, voire la frilosité, affichée par les Européens traduit ainsi une difficulté à agir en tant que puissance stratégique soucieuse de la protection de ses intérêts et de son territoire. Elle peut être interprétée comme le signe d’un affaiblissement politique.
Au-delà des considérations morales liées à la situation du peuple iranien, la question centrale demeure celle de la défense de nos intérêts. Elle se pose avec d’autant plus d’acuité que l’Europe a rompu une partie de ses approvisionnements énergétiques avec la Russie, dont elle dépendait largement pour ses hydrocarbures. La pusillanimité européenne est suicidaire.

20 mars 2026

Anna Rocca

Führerin Ursula


Et tous les élus européens et chefs d’État européens acceptent la dictature de cette femme complètement folle ?
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exclu catégoriquement d’autoriser les pays de l’UE à acheter du gaz russe, même si l’Europe venait à connaître une pénurie physique d’énergie entraînant des coupures d’électricité.
« Nous avons un objectif clair et nous nous y tenons. Nous poursuivrons la transformation de notre secteur énergétique en nous tournant vers une énergie verte et produite en Europe », a-t-elle déclaré.
TASS Europe
20/3/2026
Laurence Muller-Bronn
Sénatrice du Bas-Rhin

- 17/3/2026 - Je ne me remettrai jamais de la folie de la gestion du COVID. L'auto-attestation incarne cette infamie : poussée par McKinsey, la démarche repose sur le concept de nudge, c'est-à-dire de la manipulation mentale pour faire adhérer la population à son propre emprisonnement.
Ingénierie de masse... passionnant autant que dramatique. La vie n'a pas repris pour certains, le traumatisme collectif est inscrit dans la durée.
Cette négation de l'esprit républicain fera tache dans notre histoire.