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21 août 2026

Pierre Duriot
21/8/2026

La sédition ne se cache plus...


Jad Zahab, porte-parole de Renaissance, explique calmement que l’identité française n’existe pas. Après Emmanuel Macron expliquant qu’il n’y avait pas de culture française, voilà qu’on voudrait désormais nous faire croire qu’il n’existe pas d’identité française. Curieuse sortie alors que de nombreux étrangers viennent en masse chercher justement une identité française, des papiers donnant droit à la générosité des contribuables, entre autres, et contre l'avis général, disent les sondages, des contribuables en question. L'identité française, ce pays qui fut le phare du monde libre : Descartes, Diderot, Hugo, Pasteur et bien d'autres, le TGV, le Concorde, Ariane, le Redoutable... ça lui parle à ce Zahb, pourtant fils d'ingénieur et de professeur de lettres françaises ayant fui le Liban chrétien, une région du monde dont la contribution aux sciences et techniques modernes est à peu près égale à zéro et il se permet d'expliquer doctement que l'identité française n'existe pas. Cette « identité française qui n’existe pas » a accueilli ses parents, lui a permis de naître en France, d'y faire des études, pour ensuite cracher dans la soupe... curieux retour de gratitude.
Et le recteur de la mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, accuse le Canon français d’exclure symboliquement une partie de la population en servant du porc. Sans penser un seul instant que les intéressés s'excluent eux-mêmes, justement en ne mangeant pas de porc. Allons donc, pour qu'il n'y ait pas d'exclusion, il faudrait que tout le monde adopte la charia ? Mais si on suit le raisonnement du recteur, quand les musulmans mangent halal, ils excluent ceux qui mangent du porc ? Ah non, dans ce sens là, ça ne marche pas, c'est même raciste vont dire certains pour qui la soumission est devenue un combat quotidien, à gauche.
Et voilà le magistrat Youssef Badr, d'origine marocaine, porte-parole du Ministère de la justice devenu célèbre pour avoir été de ceux qui ont condamné Eric Tegnér, du média Frontières. Il milite contre le RN, a un engagement associatif au sein d’une structure qui œuvre à favoriser l’accès à la magistrature pour des étudiants issus de milieux défavorisés, entendre qui lui ressemblent, lui qui est fils d'une femme de ménage et d'un père ouvrier dans le bâtiment arrivés du Maroc dans les années 70. C'est quoi le problème ? Il y a un concours de la magistrature, les gens le passent, ils échouent ou le réussissent, c'est tout, quel besoin y aurait-il d'une association militante ? Y a-t-il eu des associations militant pour l'accession à la magistrature d'enfants issus de l'immigration portugaise ou polonaise ? Non. Le simple fait d'avoir besoin d'être aidé est justement le signe qu'on n'a pas le niveau et qu'il faut user d'influence pour arriver à ses fins.
De tout cela les Français en ont leur claque, eux qui sont le seul peuple au monde à qui on essaie de faire avaler qu'ils doivent avoir honte de leur culture, de leur pays, de ce qu'ils sont. À quoi sert cette haine de soi obligatoire à la fin ? Résultat, le RN, combattu par ces gens qui tentent de nous imposer notre propre reniement, n'a jamais été aussi haut. À tel point que quelques caciques deviennent des retourneurs de vestes, comme Philippe qui veut l'immigration zéro à Mayotte, ou Attal qui veut durcir les conditions du regroupement familial et donner la priorité à l'immigration de travail, alors que l'un et l'autre ont fait partie de ces gouvernements qui ont transformé la France en guichet social pour tous les damnés de la Terre, y compris les faussaires et les délinquants. Ils emboîtent, ou font semblant d'emboîter les cliquets qui viennent du peuple, un peu comme d'anciens collabos qui seraient rentrés dans la Résistance en 1946.
Oui, les Français en ont marre de la haine de soi et le même Attal qui voulait un référendum sur les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, n'a qu'à en proposer un sur l'immigration et il le verra, le ras-le-bol des Français...

Gabriel Nerciat
21/8/2026

ULTIMES INFAMIES AVANT LA POTENCE


Cet abusif pouvoir macronien et social-libéral désormais aux abois, dans les quelques mois de nuisance qui lui restent, ne manquera pas une occasion d'utiliser tous les leviers de l'État pour étaler sans complexe sa vulgarité, apurer des vendettas privées, exiler des dissidents et bien sûr placer le maximum d'affidés ou de domestiques dans les cours de justice et les allées de la haute administration publique.
Le pire est qu'il ne s'en cache même pas, tout en expliquant à longueur d'antenne que le parti de l'autoritarisme et de l'ingérence étrangère, c'est tout ce qui le combat ou n'est pas lui.
Je précise que je n'ai pas voté pour François Fillon il y a dix ans (ai-je eu raison, d'ailleurs, c'est une autre question), mais lui retirer aujourd'hui sa Légion d'honneur est une particulière manifestation d'infamie.
Qui confirme du reste ce que chacun sait : c'est grâce à la cabale judiciaire montée contre l'ancien Premier ministre séguiniste alors que le pitoyable François Hollande était poussé vers la sortie, qu'Emmanuel Macron et sa bande issue de Bercy ont pu, avec la complicité du clan sarkoziste et des réseaux affiliés à Bruxelles, confisquer le pouvoir pendant une décennie afin de détruire ce qui restait encore de la Ve République.
Bientôt, enfin, la grande clarification et le retour du boomerang vont pouvoir commencer - en France mais aussi ailleurs. Le compte à rebours est enclenché, et l'on dirait que certains en deviennent très nerveux.

20 août 2026

Anne Mansouret
19/8/2026

LA DRÔLE DE GUERRE

Vous le savez, je dénonce depuis le 24/2/2022 la cobelligérance de fait avec l’Ukraine, qu’Emmanuel Macron nous a imposée de façon arbitraire et qui a englouti des dizaines de milliards d’euros.
La propagande russophobe et la diabolisation de Poutine dont on nous abreuve au quotidien est grossière, mais efficace. L’Ukraine, dont l’UE a retoqué l’adhésion par deux fois est aujourd’hui membre de facto de l’Europe et qualifiée de nation héroïque, dont le vaillant peuple combat jusqu’au martyr pour « Notre Liberté et Notre Démocratie ».
De façon plus subtile et plus insidieuse, la réthorique belliciste de la communication et l’apologie de la chose militaire dans l’information publique prépare les esprits au conflit avec la Russie. Des documentaires sur la carrière de soldat(e) et l’engagement dans la réserve sont habilement diffusés en prime time. Tout a été dit sur les généraux de plateaux, plus ou moins bons « clients » des chaînes d’information en continu ; et sur les séduisantes « expertes » franco-ukrainiennes, diplômées d’universités américaines et maquillées comme des Cadillac volées…
Jusqu’où ce scénario va-t-il nous conduire et quel sort nous réservent ces décideurs avides d’armement, dont la plupart n’ont été démocratiquement élus par personne ?
Telle est la question.
À mes yeux et à ce jour, tout cela me rappelle furieusement ce que l’on a appelé « La drôle de guerre » ; cette période de septembre 1939 à mai 1940, où la France et le Royaume-Uni ont déclaré la guerre à l'Allemagne après l'invasion de la Pologne, sans qu'aucun combat d'envergure ne se produise sur le front de l'Ouest.
Je prie pour que la suite nous soit moins funeste en 2030… qu’elle le fut en 1940.


19 août 2026

Stéphane Rozès
19/8/2026

« Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. »
Péguy, Notre jeunesse (1910)

Cette terrible guerre qui ravage l’Ukraine, cause des millions de victimes, appauvrit et divise l’Union européenne, notamment en matière d’industrie d’armement, aurait pu être évitée – sans les néoconservateurs américains, britanniques et autres – avec une Ukraine préservée dans l’intégrité de ses frontières, non alignée et fédérale, garantissant l’autonomie de ses régions.
Voilà la réalité historique, établie.
Depuis cette intervention de Pierre Lellouche, grand connaisseur de ces questions et même longtemps considéré par certains comme atlantiste, la situation a empiré du fait des va-t-en guerre.
Les analystes réalistes et indépendants comme Lellouche sont trop peu nombreux.
Il est vrai que la connaissance, le réalisme et le courage sont peu répandus. On préfère l’idéologie, le manichéisme, la morale, Disney, Marvel et Netflix.

Régis de Castelnau
19/8/2026

Rubrique : valets


Petit message de service pour ceux que ça intéresse :
Tous les petits tapineurs des chaînes d’info, les militaires dévoyés de la deuxième section, les faux experts, les blondes ukrainiennes d’astreinte, les journalistes menteurs, qui ont documenté et relayé les pires des propagandes déversées par le pouvoir macroniste, commencent pour les moins bêtes à mesurer que le temps se couvre. Bien planqués derrière les écrans, ils ont poussé à la guerre, envoyé les Ukrainiens au massacre, aidé aux dévoiements ruineux pour notre pays, à l’encontre de ses intérêts. Et de la satisfaction des besoins de son peuple. Alors quand on leur rappelle que le verrou imposé à la France par le coup d’État de 2017 va sauter, qu’on leur demandera des comptes sur le sale boulot effectué pendant toutes ces années, voilà qu’ils se mettent à hurler au charron et prétendent qu’on les menace et qu’on veut les égorger.
Normal, n’oublions pas que la caractéristique principale de ces petits valets est quand même la lâcheté.
Le Code pénal est plein de petites choses intéressantes, et c’est bien de ça qu’il s’agit. Après la purge, il y aura bien sûr la sanction, et comme d’habitude, c’est le juge qui s’en chargera.
Il est là pour ça, c’est son boulot.

18 août 2026

Régis de Castelnau

Rubrique : tandem

Le macronisme finissant donne l’image d’une étonnante laideur. Au sein du gang qui s’enfonce dans le marécage, il y a ceux qui ont compris le naufrage qui vient, et se précipitent, en espérant en vain monter dans les canots, pour échapper à la noyade (coucou Jacques Attali). Il y a ceux qui, armés de leur bêtise et de leur indécence morale, ne comprennent rien à ce qui se passe et répondent toujours présent quand il s’agit de se livrer à une saloperie de sicaire (coucou Nunez, coucou Bergé). Il y a ceux qui ont bien compris, et qui se taisent en préparant leur émigration en Israël où ils s’imaginent qu’ils vont ainsi échapper à leur sort (coucou BHL). Et puis il y a ceux qui se sont gavés en prenant en charge tous les sales boulots, et qui s’accrochent à des morceaux de bois pourris en espérant que ce sera suffisant pour flotter, et qui sait peut-être retrouver la terre ferme. Darmanin est l’un d’eux. Depuis la trahison initiale de son camp, son palmarès dans l’infâme est rutilant. Il sait bien que pour lui le temps s’est couvert, que les nuages s’accumulent et passent en mode cumulo-nimbus. Alors il regarde les sondages et jette son dévolu sur le moins grotesque des 52 candidats du bloc central en apportant son « soutien » à l’éborgneur.
Les Français haïssent Emmanuel Macron et son système. Mais dans le gang il y a probablement une hiérarchie de la haine. Les plus stupides, et Dieu sait s’ils sont nombreux, (coucou Braun-Pivet) bénéficient peut-être d’une vague indulgence, de celle que l’on réserve aux innocents du village. Mais le tandem Philippe Darmanin, exécuteurs conscients et volontaires, des basses œuvres du psychopathe de l’Élysée, concentre à l’évidence cette rancune rageuse que l’on voit s’exprimer partout.

Radu Portocala
18/8/2026

Les miracles, dit-on, ne durent que trois jours. Il faut croire que les indignations n’ont pas la vie plus longue. C’est, sans doute, sur cette propension à l’oubli ou à la renonciation que comptent les divers pouvoirs lorsqu’ils s’adonnent à des actions misérables : ils savent que si protestation il y a, elle va se diluer bien vite jusqu’au silence.
Quand le gouvernement a pris la résolution arbitraire d’expulser Xenia Fedorova, les condamnations de cette décision se sont immédiatement fait entendre. Puis, comme l’écho qui s’éteint le long des vallées, elles sont devenues de plus en plus faibles et se sont tues l’une après l’autre. Le fait condamné est devenu fait accompli ; la distance est très faible jusqu’au fait accepté.
Les récriminations ne survivent jamais longtemps. C’est leur caractère éphémère qui rend possibles tous les abus du pouvoir. Et c’est parce que la liberté s’oublie trop vite que les dictatures peuvent s’installer et perdurer.

17 août 2026

Christian Potier
17/8/2026

Ils nous disent : "Si le RN gagne en 2027, ce sera le chaos."


Mais on y est déjà dans le chaos. On est en plein dedans. On est KO.
Le chaos, il est où aujourd'hui ?
Le chaos c'est 1000 agressions par jour. C'est les urgences qui ferment. C'est l'école qui s'effondre. C'est les factures qui explosent pendant que les ministres nous expliquent qu'on n'a jamais autant travaillé. C'est 3545 milliards de dette. C'est les incendies qu'on ne sait plus prévenir parce qu'on a passé 20 ans à ne rien aménager. C'est des prisons pleines à 210% qui relâchent les délinquants.
Ça, ce n'est pas un scénario catastrophe pour 2027. C'est le bilan de 2024, 2025, 2026. C'est le bilan de ceux qui nous gouvernent depuis 40 ans.
Alors ils nous font le coup de la peur. Les médias, les partis du système, de LFI à Renaissance, tous main dans la main pour nous dire : "Surtout pas le Rassemblement".
Mais leur barrage, on le connait. C'est pas un barrage contre le chaos. C'est un barrage pour garder leurs places.
Le chaos, ce n'est pas l'arrivée du Rassemblement. Le chaos, c'est ce qu'ils ont installé pour rester au pouvoir.
Et le vrai chaos qu'ils craignent en 2027, ce n'est pas que la France s'effondre. Ils savent qu'elle s'effondre déjà.
Ce qu'ils craignent, c'est qu'on commence enfin à la relever.
Gabriel Nerciat
17/8/2026

MOLIÈRE AU LEVANT
 
Comme je l'ai expliqué dans un précédent statut, étant un peu cerné en ce moment par des esprits hostiles, j'ai décidé d'adopter dorénavant un nouveau style de pensée et d'écriture.
Par exemple, dire, en m'inspirant de Molière :
Il n'y a pas de génocide en Israël, qui est la seule démocratie du Levant.
En Israël qui est la seule démocratie du Levant, il ne peut pas y avoir de génocide. Donc il n'y en a pas.
Belle marquise, de génocide en Israël il n'y a pas ; c'est la seule démocratie du Levant.
Dans le Levant, belle marquise, une seule démocratie ne peut pas commettre de génocide, et c'est Israël.
La marquise cette fois appréciera, j'en suis sûr. Comme dire de la prose, voir le réel est tellement facile qu'on peut le faire chaque jour sans même le savoir.

16 août 2026

Romain Tancredi
16/8/2026

(...) Il y a 440 000 juifs en France, soit environ 0,6 % de la population totale du pays. Et certains ont le culot de trouver qu’il y en a trop !
En revanche – et j’assume le parallèle –, quand nous sommes plusieurs, depuis 20 ans, à dénoncer l’arrivée exponentielle dans notre pays d’immigrés en provenance de pays africains ou arabes n’ayant pas la même culture et les mêmes mœurs que nous et refusant de se plier à nos lois, et, l’un découlant de l’autre, l’accroissement du port du voile par les femmes musulmanes, véritable insulte à l’égalité des sexes et à l’émancipation féminine chèrement acquise par nos grands-mères tout au long du XXe siècle, alors nous sommes immédiatement traités de racistes !
Et si je fais ce parallèle, ce n’est pas sans raison, puisque la recrudescence de l’antisémitisme dans notre pays depuis 30 ans est directement liée à la proportion toujours plus grande, sur notre sol, d’individus d’origine africaine ou arabe et de confession musulmane ! Des dizaines de livres l’ont documenté depuis 25 ans, à commencer par le célèbre « Les territoires perdus de la République » ! C’est factuel : la France est, depuis 30 ans, à l’initiative de ses propres dirigeants, envahie d’individus ne partageant ni sa culture ni ses mœurs et ne voulant pas se plier à ses lois ! Des individus, qui, en revanche, importent depuis 30 ans leur mentalité, leurs mœurs, leur culture, leurs règles au sein de la société française, au point qu’il y a désormais des quartiers entiers – et bientôt des communes entières – dans lesquels ce ne sont plus la loi et les traditions françaises qui s’appliquent, mais celles du pays d’origine ! C’est ça, les territoires perdus de la République ! Et tout ça avec la complaisance voire la complicité de nombre d’élus qui savent mais ne font rien !
Je ne vais pas être trop long pour ne pas me répéter pour la millième fois, mais rien ne changera dans ce pays tant que nous n’aurons pas un dirigeant :
- qui aime la France
- qui a des couilles
- qui instaure un régime autoritaire du style début de la Ve République (1958-1969) ou deuxième moitié du Second Empire (1860-1870).
Tchamé Dawa
12/8/2026

La campagne présidentielle 2027 est nulle et pire que la précédente. Il serait donc salutaire de sortir de l'enfumage des promesses et analyses débiles et secondaires qui fusent de toutes parts pour s'attaquer aux vrais questions; notamment celle des libertés, qui prévaut sur toutes les autres.
Liberté collective d'abord, en tant que nation, c'est à dire souveraineté de la France dans le monde, non alignement et sortie de l'UE. Car notre pays doit retrouver la liberté de prendre les décisions qui préservent ses intérêts et son intégrité, plutôt que de subir des règles européennes qui le conduisent à l'agonie et au pillage de ses ressources matérielles et humaines.
Liberté individuelle ensuite, avec en particulier la question de la liberté d'expression, sans laquelle aucune démocratie n'est possible. Le débat plutôt que la censure et l'expulsion. Sans débat, pas de perspective nouvelle, pas de vision pour l'avenir, simplement l'effroyable spectacle de la bêtise qui sévit et gagne les esprits.
Liberté d'expression exercée dans le cadre légal, loin de tout procès politique. Qu'il s'agisse de Xenia Fedorova, Dieudonné, Jacques Baud, Xavier Moreau ou Barbara Butch, la liberté d'expression est un droit humain fondamental que nous devons tous respecter.
Simone Weil, qui l'appelle la "liberté d'opinion", la classe parmi "Les besoins de l'âme" et dit que nous devrions nous sentir obligé d'accorder cette liberté à chaque être humain: Elle dit aussi : "La liberté d’expression totale, illimitée, pour toute opinion quelle qu’elle soit, sans aucune restriction ni réserve, est un besoin absolu pour l’intelligence. Par suite c’est un besoin de l’âme, car quand l’intelligence est mal à l’aise, l’âme entière est malade."
Benass Off

DES MOUTONS POUR L'ÉCLIPSE, DES CADAVRES POUR LA LIBERTÉ : LA HONTE DU PEUPLE FRANÇAIS


Bordeaux. Des centaines de mètres de file d'attente. Des paires de lunettes en carton vendues sous le manteau au quadruple de leur prix. Des pharmaciens hilares qui se moquent ouvertement du bétail au téléphone. Et, cerise sur le gâteau de la bêtise : un État obligé d'émettre des bulletins officiels pour expliquer à des adultes qu'il ne faut pas regarder le soleil en face sous peine d'être aveugle.
Regardez ce spectacle affligeant. Regardez cette énergie. Regardez ces milliards de neurones connectés uniquement pour obtenir leur dose de divertissement de deux minutes.
Maintenant, ouvrez les yeux sur le reste :
Le litre d'essence frôle les 2,30 € ? Silence radio. On tend la carte bleue en baissant la tête.
Des lois liberticides votées en catimini ? Personne ne bouge.
L'insécurité qui pourrit le quotidien de vos mères, de vos femmes, de vos filles ? Vous rasez les murs.
L'affaire Epstein totalement étouffée et enterrée en France ? On s'en fout, il y a l'éclipse à la télé.
C'est quoi votre problème ? Vous avez débranché vos cerveaux ?
Vous êtes capables de faire le pied de grue trois heures sous la chaleur et de vous faire plumer par le premier opticien venu pour un bout de plastique, mais quand on piétine votre avenir, votre portefeuille et votre sécurité, vous restez prostrés sur votre canapé.
Si les Français mettaient un dixième de la ferveur qu'ils ont mise hier dans la recherche de leurs lunettes pour défendre leurs droits vitaux, ce pays ne serait pas ce champ de ruines.
Un peuple capable de se battre pour du vide mais soumis face à l'oppression ne mérite pas la liberté qu'il est en train de perdre.
Dessin de Pascal

15 août 2026

Marion Saint-Michel - TVL

2027 : Vers un nouveau pervers pour gouverner la France ?

- 15/8/2026 - En plein été et à moins d'un an de la présidentielle 2027, une question dérange : et si le problème n'était pas Emmanuel Macron, mais le système qui l’a fabriqué lui comme ses successeurs ? Alors que la campagne commence tout doucement, les profils interchangeables se présentent, manipulent et mentent parfois éhontément. Qu’ont fait les Français pour mériter cela ? Marion Saint-Michel, psychologue clinicienne et diplômée en Sciences politiques, auteur de "La gouvernance perverse, la décoder, s'en libérer" (Éditions Résurgence, 2025), décrypte les mécanismes psychologiques du pouvoir en France : sélection des élites, manipulation politique, déconnexion des dirigeants, dérives autoritaires et critères d'un véritable homme ou femme d'État. Une analyse sans concession sur ce que le pouvoir fait aux hommes politiques… et ce que les Français attendent vraiment en 2027.

Cliquer sur l'image (vidéo de 26 min 35 s) ↴
Didier Maisto
9/8/2026

Contre nous de la tyrannie, le standard du gland s’est levé


Dans sa Lettre sur la tolérance et dans ses écrits politiques, John Locke fonde la liberté non sur la bienveillance d’un prince éclairé, mais sur un droit naturel antérieur à tout pouvoir : la liberté de conscience, de pensée et de parole. « L’État, écrit-il, n’a juridiction que sur les corps et les biens ; il n’a aucun titre sur les âmes. Toute tentative de dicter ce qu’il est permis de croire ou de dire est une usurpation. La tolérance n’est pas une faveur, c’est la condition même de la société civile. Et la liberté d’expression n’est pas un luxe démocratique : elle est le rempart contre la tyrannie, car « chaque homme a commission d’admonester, d’exhorter, de convaincre un autre d’erreur. »
Voilà le critère. Appliqué à « la France » d’Emmanuel Macron, il devient un réquisitoire. Macron a fait de la parole critique une ingérence. Toute opposition sérieuse a été successivement taxée de complotisme, de populisme, d’extrémisme, puis d’influence étrangère ou « de l’intérieur ». On a vu se construire, avec une constance méthodique et fascisante, dans le silence des porcs et des moutons, un dispositif où la contestation n’est plus traitée comme un droit citoyen mais comme une maladie à soigner et une menace à neutraliser. Les lois, les plateformes, les autorités de régulation, les campagnes de « lutte contre la désinformation » ont convergé vers un même résultat : restreindre le champ de ce qui peut être dit sans risque. Ce n’est plus la démocratie libérale de Locke, où le pouvoir redoute le jugement public, c’est un régime qui redoute le public et qui s’organise pour le mater.
La presse mainstream a joué son rôle avec une servilité qui consterne les rares journalistes encore libres. Des soumis qui, au lieu d’interroger le pouvoir, le flattent et le protègent. Des rédactions qui ont transformé le doute méthodique en allégeance, l’enquête en communication de crise et la contradiction en conspirationnisme. Ils n’ont pas seulement trahi leur public ; ils ont trahi la fonction même du journalisme, qui est de rendre visible ce que le pouvoir voudrait laisser dans l’ombre. En se faisant les gardiens officieux de la parole autorisée, ils ont contribué à détruire ce que Locke tenait pour essentiel : l’espace public où la raison peut combattre l’erreur sans que l’État tranche à sa place.
Quant aux « fact-checkers », dont la plupart sont des déchets de la pire espèce, ils ont poussé la logique jusqu’à la caricature. Sous couvert de « vérité », ils ont édifié une milice de la parole privée, essentiellement financée par des fonds publics et des intérêts mafieux. Le scandale du Fonds Marianne en offre l’illustration la plus crue. Créé au nom de la lutte contre les discours séparatistes, ce dispositif a été géré dans l’opacité, avec des attributions contestées, des interventions politiques documentées et des résultats dérisoires. L’enquête sénatoriale et celle de l’Inspection générale de l’administration ont parlé de fiasco, de désinvolture, de rôle personnel de Marlène Schiappa dans les choix. Une information judiciaire a été ouverte pour détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d’intérêts. Non, rien.
Locke n’exigeait pas la perfection des hommes. Il exigeait que le pouvoir restât dans ses bornes. Macron a franchi ces bornes. Il a fait de la censure un instrument de gouvernement, de la critique une suspicion d’ingérence, et de la démocratie une coquille vide. Les journalistes qui l’ont accompagné dans cette entreprise n’ont pas seulement failli ; ils ont collaboré à l’érosion de ce qui justifiait leur existence.
La liberté de conscience et de parole n’est pas un héritage qu’on peut diluer sans conséquence. Elle en est le fondement. Celui qui s’y attaque, fût-ce au nom de la protection, de la cohésion ou de la vérité officielle, cesse d’en être le garant pour en devenir l’ennemi. Macron a choisi son camp. Locke, lui, n’aurait eu aucun doute sur le sien.