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14 février 2026

Marc Amblard
14/2/2026

LA QUESTION ANTISÉMITE, DÉFINITIONS

Gabriel Nerciat
13/2/2026


Je commence à en avoir un peu assez de tous les crétins patentés qui viennent ici m'expliquer régulièrement ce qu'il faut dire ou ne pas dire quand on évoque Israël, ou telle personnalité qui lui est liée, ou la judéité de tel ou tel, etc.
Pour ne plus y revenir et pouvoir désormais barrer sans préavis les importuns, les incultes et les fâcheux, on va se contenter de donner aujourd'hui aux nécessiteux quelques définitions de base.
1) "Judaïsme" et "sionisme" ne sont pas synonymes. Non seulement pas mal de Juifs (même si c'est désormais une minorité) ne sont pas sionistes ou a minima n'éprouvent aucun sentiment d'appartenance ou de solidarité particulières avec l'État fondé par Ben Gourion au XXe siècle, mais de plus (et surtout) un très grand nombre de sionistes ne sont pas juifs. Inutile de donner les noms : ils sont très nombreux, et chacun les connaît.
2) En conséquence, quand on dit que tel Juif (Scholem, Jankélévitch, Heschel ou Levinas, par exemple, pour citer des auteurs morts il y a longtemps) sont sionistes, cela veut dire que c'est sous l'angle de leur adhésion au projet idéologique et territorial du sionisme qu'on les considère en usant du qualificatif. Et pas d'abord en tant que Juifs – le judaïsme, rappelons-le, n'étant rien d'autre qu'une religion (pas un peuple ethnique, même s'il y a une ascendance des noms juifs par filiation matrilinéaire).
Il est quand même étrange qu'un grand nombre de partisans d'Israël considèrent l'emploi même du terme "sioniste" comme une manifestation d'antisémitisme, sous prétexte que pas mal d'antisémites avérés venus de la gauche ou du communisme (Alain Soral, par exemple, ou tel député décolonial mélenchoniste) assimilent indûment les deux termes. C'est d'autant plus malhonnête qu'eux-mêmes, la plupart du temps, font exactement la même chose, et sans aucun complexe, avec "islam" et "islamisme".
3) L'antisémitisme, sauf à pervertir le sens des mots, ne consiste pas à critiquer et attaquer, même de façon radicale ou virulente, l'État d'Israël (surtout maintenant qu'il s'est lui-même affranchi du lien de plus en plus ténu qui le rattachait aux nations européennes et à la civilisation du même nom), ni même d'ailleurs à exprimer tel ou tel préjugé à l'encontre de la religion de Moïse.
Un antisémite est quelqu'un qui considère que les Juifs en tant que Juifs forment une entité "en soi" indépendante des peuples "gentils", et qui leur serait foncièrement hostile.
En France, l'antisémitisme consiste à dénier la citoyenneté des Français juifs pour cette raison ; pas à rappeler que dans une République laïque et prétendument indivisible, il n'existe qu'un seul peuple national et pas deux (ou plus).
Voilà.
À bon entendeur, salut.
Si ça ne vous plaît pas, c'est le même tarif, de toute façon. Car aucune loi de censure n'y changera rien, il faut quand même que les censeurs abusifs soient prévenus.
Gastel Etzwane

- 14/2/2026 - On a parfaitement compris la manœuvre : l’obsession du président est de verrouiller les réseaux sociaux bien avant l’échéance présidentielle de 2027. Il faut absolument que le prochain locataire de l’Élysée demeure dans la sphère macroniste la plus orthodoxe, quelqu’un de totalement compatible avec les amis milliardaires, les cercles mondialistes et l’idéologie du « toujours plus d’Union européenne ».
Et surtout, il ne faut pas que les réseaux sociaux viennent perturber le scénario en informant librement les citoyens, en laissant circuler des vérités dérangeantes ou des voix qui ne passent pas par le filtre officiel.
C’est pour cela que Le Parisien, journal structurellement déficitaire, maintenu à flot par les apports d’un milliardaire réputé proche de l’Élysée, relaie cette ligne comme s’il s’agissait d’une grande avancée sociétale.
Ces médias détenus par des milliardaires ne supportent plus que l’information existe en dehors de leur canal. Ils ne font plus du journalisme, ils assurent un relais : on leur indique l’orientation, ils publient.
Sans les réseaux sociaux, on croirait encore qu’Epstein s’est « suicidé » après avoir simplement « fréquenté » quelques adolescentes, et que toutes les interrogations autour de lui relevaient du fantasme complotiste. Autour de cette affaire, sans les réseaux pour diffuser massivement les fichiers Epstein en 2026, Jack Lang serait toujours à la tête de l’Institut du monde arabe, et quantité d’autres responsables haut placés dormiraient encore paisiblement, après des comportements qui ne seraient jamais apparus au grand jour.
Sans les réseaux, on ignorerait également que l’« ingérence russe » en Roumanie relevait d’un parti parfaitement officiel ayant joué avec le feu en propulsant un candidat provocateur, sans aucune intervention venue de Moscou.
Et c’est précisément au moment où les citoyens prennent conscience que l’information officielle accumule les contre-vérités, tandis que sur les réseaux émergent des enquêtes brutes et courageuses, que le pouvoir se crispe et entend restreindre toujours davantage l’accès à l’information indépendante. Plus le contraste devient évident entre le récit institutionnel et la parole libre, plus la tentation de la censure s’accélère.
En clair : sans les réseaux sociaux, plus d’information citoyenne, brute, parfois chaotique, souvent courageuse. Seulement un mince filet d’information contrôlée, diffusé par des rédactions dépendantes.
C’est pour cela que le verrouillage s’intensifie. Non pour « protéger les enfants », mais pour préserver un monopole sur ce qu’il est permis de penser, et pour que les affaires dérangeantes demeurent enfouies jusqu’en 2027 et au-delà.

Jacques Cotta
13/2/2026

La galaxie Epstein et ses dessous embarrassants…

Epstein est réduit dans la plupart des commentaires à un délinquant sexuel d'envergure. Mais si cela servait à camoufler une réalité plus dérangeante. Jeffrey Epstein ne serait-il pas l'incarnation du système dans son ensemble, le capitalisme mondialisé qui ne tolère aucun obstacle pour atteindre son but, le profit, le pouvoir, le plaisir...

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13 février 2026

L’Occident a eu trop de succès pour son propre bien

H16
13/2/2026

L’Occident a probablement trop bien réussi.

Cela peut paraître étonnant mais le problème de l’Occident moderne est le suivant : la civilisation occidentale a permis l’émergence de techniques et de technologies qui ont rapidement décuplé, centuplé la productivité, amenant une telle richesse pour tous que deux problèmes sont apparus.

Le premier, c’est la persistance puis la croissance inquiétante d’un groupe qui s’apparente de plus en plus aux chasseurs-cueilleurs. Le second, c’est la coagulation de ce groupe dans ce qu’on peut caractériser comme une excroissance de l’État bien au-delà du régalien, à la faveur des facilités qu’ont offertes, ces derniers siècles, les technologies modernes.

Pour rappel, la différence fondamentale entre les classes actives productives et la classe jacassante (composée essentiellement des politiciens, des médias et dans une certaine mesure, des « sachants » qu’on peut retrouver dans certaines positions d’autorité, les experts, les universitaires, etc.) est la même que celle entre l’agriculteur et le chasseur-cueilleur. Un agriculteur crée de la richesse et un chasseur-cueilleur la trouve… De même que les producteurs produisent de la richesse pendant que la classe jacassante se contente de la recevoir.


Il faut comprendre qu’historiquement, la mentalité de chasseurs-cueilleurs ne permet pas l’émergence de civilisations plus vastes qu’un groupe, car celui-ci doit rester mobile : la taille du plus grand groupe viable dépendra essentiellement de la capacité de son territoire à générer des ressources caloriques suffisante pour soutenir ce groupe.

Jusqu’à récemment dans l’Histoire humaine, ces groupes de chasseurs-cueilleurs sont souvent devenus chasseurs-pilleurs, et c’est ce qui a poussé les sédentaires à s’organiser de façon de plus en plus complexe afin de les repousser et éviter au mieux la perte des récoltes et au pire, la perte de leur famille, de leurs biens et la destruction de leur propre groupe. Historiquement, les nomades pillards forçaient les sédentaires à innover en fortifications et en alliances.

Mais aujourd’hui, ces pillards sont internalisés via l’État, qui absorbe les surplus de production sans générer de contre-pression évolutive. Eh oui : de nos jours, ceux qui se contentent de prendre au lieu de produire ne tuent personne et les richesses produites permettent de couvrir leurs demandes ; les classes productives ne sont donc plus prêtes à entrer en lutte ou utiliser la violence pour se débarrasser des parasites tout simplement parce que ce n’est pas rationnel : payer une rançon – appelons ça « impôts » par exemple – est suffisant.

Et c’est bien les gains énormes de productivité qui ont rendu viable la parasitocratie : l’Occident est la première civilisation à avoir transformé son surplus en poison. Nous ne mourons pas de manque, mais d’une indigestion de gratuité apparente.

Par exemple, comme un précédent billet le notait, en 1921, la population de l’Empire français représentait près de 69 millions d’individus sur les cinq continents et l’État employait alors un peu plus de 700.000 personnes pour des services publics devant pourtant gérer un territoire massif sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Or, de nos jours, alors que la France s’est largement recentrée sur son hexagone, la fonction publique compte plus de 5,6 millions d’individus au service de l’État avec les toutes dernières technologies et on arrive encore, malgré cette véritable débauche de moyens, à nourrir tout le monde. La technologie a fait de l’État un prédateur stationnaire qui n’a plus besoin de chasser puisqu’il lui suffit de filtrer le flux, et qui utilise les progrès technologiques pour masquer son inefficacité pourtant croissante.

Certes, il apparaît maintenant clairement que la richesse par tête de pipe est en plein effondrement, mais l’image est parlante : pour arriver, malgré un État obèse, à conserver un tel niveau de vie aux Français, il fallait que les gains de productivité aient été absolument massifs. Quant au niveau de dette atteint finalement assez récemment, il donne surtout une idée de l’ampleur délirante de la « cueillette »…

De façon intéressante, cette différence de perspective – entre agriculteur et chasseur-cueilleur – se manifeste aussi dans l’attitude d’une personne vis-à-vis de la démocratie.


Pour quelqu’un qui considère la richesse comme un acquis – c’est-à-dire pour qui la sécurité et le confort sont naturels – la seule question qui se pose est de savoir comment la partager. Et comme personne ne souhaite s’engager dans un conflit potentiellement coûteux et à l’issue incertaine, alors s’impose assez vite le principe du vote et de la démocratie en général. C’est ainsi que dans ce monde, le droit de vote devient absolument indispensable à tous, sans quoi nul ne recevra une part égale de la « manne tombée du ciel ».

En revanche, si la richesse n’est pas un acquis certain, elle peut s’évanouir… Et dans ce cas, il faut agir « comme un agriculteur », c’est-à-dire surveiller la météo, les récoltes, les maladies, les marchés et les stocks de semences, afin de minimiser les risques d’échec. Dans ce cadre, une mauvaise décision peut coûter très cher, avec une vraie possibilité de famine et de mort au bout. Dans ce monde « agricole », il est crucial de choisir avec soin ceux qui prennent les décisions, car leurs choix peuvent nous mener à la ruine ou à la richesse.

Autrement dit, pour la classe productive, la richesse ne tombe pas du ciel. Elle la crée, et connaît donc tous les obstacles à sa diffusion. Elle comprend instinctivement la nécessité de réserver le droit de vote à ceux qui pensent et agissent sur le long terme, à ceux qui sont instruits, patients et sages. À l’inverse, la classe jacassante ne gère pas des ressources mais des perceptions et elle est donc rapidement horrifié par la perspective de planifier. Pour elle, le blé ne pousse pas, il s’alloue et chacun devrait donc avoir voix au chapitre quant à sa répartition.

En somme, l’agriculteur soumet la nature à la discipline du temps quand le cueilleur soumet l’agriculteur à la discipline de ses besoins.

De ce point de vue, on comprend qu’une démocratie de plus en plus inclusive, large et étendue mène surtout à l’égalité… dans la misère : le suffrage universel se transforme en une loterie suicidaire où l’impulsif pèse autant que le prévoyant, où celui qui hypothèque l’avenir vote aussi fort que celui qui le construit… Et rapidement, le vote n’est plus un choix de direction mais une enchère sur le stock de semences. Dans ce cadre, la démocratie n’est plus un mécanisme d’arbitrage entre producteurs, mais un mécanisme de distribution entre « consommateurs politiques ».


Le succès phénoménal rencontré par l’Occident a permis à un nombre croissant – probablement majoritaire à l’heure actuelle – de personnes de vivre dans un état déconnecté du réel où l’on peut calmement imaginer que la sécurité et le confort sont acquis et qu’on peut donc dévorer ce qui existe sans se soucier de comprendre d’où cela vient ni ce qui pourrait le faire manquer tout en raillant quiconque parle de l’importance des incitations ou de bien faire supporter les conséquences des choix calamiteux à ceux qui les ont faits.

En fait, la classe jacassante a réussi un tour de force biologique puisqu’elle bénéficie de la complexité de la civilisation sans en subir les retours de bâton. Pour simplifier (à peine), si l’agriculteur se trompe de semence, il meurt mais si « l’expert » se trompe de théorie, il est simplement invité sur un autre plateau pour expliquer pourquoi la réalité a eu tort.

Bien sûr, il va de soi que la caste jacassante, instruite et diplômée, est parfaitement capable – tout du moins sur le papier – de comprendre les mécanismes de motivation et les conséquences désastreuses qu’entraîne le vote de personnes incapables de maîtriser leurs impulsions. Elle n’ignore pas les conséquences à long terme, mais sait simplement qu’elles n’entreront pas dans le prochain cycle électoral et comprend qu’il lui est beaucoup plus facile de flatter ces instincts, détruire le passé et hypothéquer le présent, plutôt que les combattre et préparer l’avenir, ce qui demande de changer fondamentalement d’état d’esprit, de passer du mode chasseur-cueilleur au mode agriculteur.

L’Occident meurt de sa compétence à différer la mort : ses technologies ont repoussé si loin les conséquences de l’insouciance que plusieurs générations ont pu vivre et mourir dans l’illusion de l’impunité. Le chasseur-cueilleur ancestral savait qu’un hiver trop rude signifiait la mort mais son descendant bureaucratique actuel peut voter cinquante hivers de déficits avant que le froid ne morde.

Reste à savoir si l’Occident souhaite continuer à vivre comme un chasseur-cueilleur dans un monde agricole ou s’il est encore capable de redevenir agriculteur dans un monde qui ne pardonne plus l’oubli.


https://h16free.com/2026/02/13/83326-loccident-a-eu-trop-de-succes-pour-son-propre-bien
Gastel Etzwane
12/2/2026


Il y a quelque chose de profondément indécent dans la manière dont le débat est aujourd’hui déplacé.
Pendant plus de quinze ans, des victimes ont parlé dans le vide. Elles ont décrit un système, des protections, des complicités. Elles ont raconté les avions, les villas, les carnets d’adresses saturés de noms prestigieux. Elles ont expliqué les pressions, les silences achetés, les arrangements judiciaires invraisemblables. On ne les a pas crues. Pire : on les a marginalisées. Ceux qui osaient évoquer l’existence d’un réseau d’influence et de prédation sexuelle structuré étaient aussitôt disqualifiés, soupçonnés d’obsession, renvoyés au folklore complotiste.
Aujourd’hui, les pièces sortent. Les documents s’accumulent. Les confirmations se succèdent. Ce que les victimes disaient n’était ni délire ni fantasme : c’était la réalité. Il y avait bien un système. Il y avait des protections. Il y avait des complicités à des niveaux où l’on n’aime pas regarder.
Et face à cela, que trouve-t-on ? Un article qui s’alarme prioritairement… du complotisme.
Que des délires existent autour de l’affaire, personne ne le nie. Que des récupérations antisémites soient abjectes, cela va de soi. Mais faire de ces dérives le cœur du propos au moment précis où l’ampleur du scandale apparaît au grand jour relève d’un renversement pour le moins troublant. Comme si l’essentiel n’était plus la prédation organisée ni les protections dont elle a bénéficié, mais le risque rhétorique d’en parler trop fort.
Ce qui scandalise, ce n’est pas la dénonciation des fantasmes grotesques. C’est la hiérarchie implicite des priorités. Pendant des années, ceux qui alertaient ont été traités de paranoïaques. Les victimes ont été ignorées. Les lanceurs d’alerte ridiculisés. Et maintenant que les faits s’imposent, l’urgence serait de mettre en garde contre l’excès d’indignation ?
Non. Ce qui devrait nous occuper d’abord, c’est que des mineures ont été exploitées à grande échelle. Que des réseaux d’influence ont fonctionné. Que des puissants ont été protégés. Que des procédures ont été négociées d’une manière qui interroge gravement l’État de droit.
L’outrage est là. Le scandale est là. Les victimes avaient raison. Ceux qui dénonçaient un système avaient raison. Et voir le débat glisser vers une mise en garde prioritaire contre la « complotosphère » donne le sentiment qu’on cherche encore à déplacer le projecteur.
À force de redouter l’emballement, on en vient à anesthésier la vérité. Or la vérité, aujourd’hui, ne devrait pas être tempérée : elle devrait être affrontée.
Nicolas Dupont-Aignan
12/2/2026

La publication de la PPE 3 va faire exploser le prix de l’électricité.
Ce décret ne fait qu’obéir aux intérêts économiques allemands qui veulent saborder notre atout nucléaire et aux lobbys des énergies renouvelables qui se gavent d’argent public.
- La multiplication des éoliennes en mer va coûter des milliards d’euros aux Français pour une productivité bien inférieure à celle du nucléaire.
- Nos paysages côtiers vont être défigurés au détriment de la pêche et du tourisme.
- L’accroissement des énergies intermittentes dans le réseau électrique va abîmer notre filière nucléaire en imposant des modulations coûteuses qui usent nos centrales.
Il y a urgence à quitter le marché européen de l’électricité et à arrêter l’implantation d’éoliennes afin de diviser par deux la facture d’électricité des Français.

11 février 2026

Marc Amblard
11/2/2026

USA - 83% DES ÉLECTEURS DÉFENDENT LE PRINCIPE DE S’IDENTIFIER POUR VOTER.
LES ÉLUS DÉMOCRATES S’Y OPPOSENT CATÉGORIQUEMENT.


J’aimerais évoquer rapidement le projet de loi SAVE AMERICA ACT visant à rendre obligatoire une pièce d’identité et une preuve de citoyenneté pour s’inscrire aux élections fédérales.
Pour rappel, si certains États les ont imposées, d’autres refusent de les exiger.
Sur ce point, un récent sondage révèle que 83% des Américains (toutes orientations politiques confondues) soutiennent le projet.
Toutefois, les élus démocrates, hystériques, s’y opposent fermement et crient au racisme.
L’argument est totalement fallacieux à plus d’un titre :
- les Américains de couleur ont tous une pièce d’identité (pourquoi n’en auraient-ils pas d’ailleurs ? Aux USA, il est très facile et très peu coûteux (< $50) d’en obtenir une et être noir n’est pas un handicap qui limiterait les capacités d’une personne à mener les démarches. C’est même insultant de l’insinuer ;
- aux États-Unis, la présentation d’une pièce d’identité est requise pour assister à une épreuve sportive, acheter une bouteille d’alcool, conduire une voiture… Et donc pourquoi ne le serait-elle pas pour participer à un scrutin local ou fédéral ?
Même des personnalités des grands médias démocrates commencent à admettre que le contrôle de l’identité est une nécessité pour garantir la sécurité des élections selon le principe à la base de la démocratie : « un citoyen = un vote (et un seul) ».
À la question très simple « faut-il être citoyen américain pour voter aux élections américaines ? », Chuck Schumer (photo), Chef de la minorité du Sénat refuse pourtant de se prononcer. Et pour cause car s’il répond par l’affirmative, comment vérifier la citoyenneté d’un électeur sans lui réclamer une pièce d’identité ?
Alors pourquoi les Démocrates paniquent-ils autant ? La réponse est malheureusement évidente : ils craignent de ne pas pouvoir gagner une élection honnête où seuls les citoyens voteraient. Sans les illégaux rémunérés par de sombres associations pour voter plusieurs fois dans plusieurs États, les scores démocrates seraient sans conteste fort différents.
À neuf mois des midterms, on comprend pourquoi le projet de loi en question est au centre de toutes les préoccupations… Affaire à suivre.

Epstein, la France et son art d’organiser le silence

H16

– 11/2/2026 – Plusieurs jours se sont écoulés depuis les révélations sur les ingérences de l’Union européenne dans des élections nationales. La presse française, égale à elle-même c’est-à-dire à pas grand-chose, n’en a pourtant à peu près rien dit, si ce n’est pour balayer les accusations avec morgue, sur le mode « ces allégations proviennent du Parti Républicain donc sont fausses et, de surcroît, tout cela vient d’Outre-Atlantique donc c’est forcément une exagération ».


Et de la même façon, une grosse semaine s’est écoulée depuis les révélations de l’affaire Epstein, et les médias français n’ont fini par l’évoquer qu’une fois acculés à cette extrémité par les réseaux sociaux – à commencer par X – où les critiques de l’apathie assez phénoménale des journalistes hexagonaux passait vraiment mal devant l’énormité des accusations, des crimes perpétrés et des personnalités impliquées.

À force de voir chacune des publications des organes de propagande de presse du pays se faire pourrir par des commentaires réclamant une couverture de l’affaire Epstein, les rédactions ont été obligées de trouver un angle de réponse qu’elles croyaient approprié : pas de doute, pour nos petits scribouillards français, Epstein était de mèche avec la Russie !


Malheureusement, cette tentative d’associer aussi goulûment que possible Poutine à Epstein a échoué rapidement, pas plus qu’il n’a été possible pour la presse d’étouffer l’implication massive de Jack Lang dans les combines les plus crapuleuses et criminelles du financier américain.

Et alors que s’empilaient les preuves et les commentaires sur les liens entre les deux hommes, la presse, tentant le tout pour le tout, a redoublé d’ardeur sur le thème russe pourtant largement éculé : n’hésitant à plier aucune réalité, voilà qu’on découvre une opération de désinformation, ciblant rien moins qu’Emmanuel Macron.

Ces mêmes autorités qui pataugent dans les fuites multiples, répétées et profondes de données partout en France et dans toutes les administrations nous annoncent qu’elles ont, entre deux colmatages honteux, réussi à rassembler des preuves irréfutables que Macron aurait donc été victime d’un réseau russe de désinformation dans une opération sobrement baptisée Storm-1516, documentant le tout dans un roboratif rapport de plus de 40 pages badigeonné d’un conditionnel aussi lourd que la choucroute aux profiteroles.


Mais manque de pot ou lucidité des internautes moyens, personne ne semble prendre très au sérieux ces nouvelles fracassantes : peu importe les agitations officielles, les réseaux sociaux continuent de bruire des frasques de personnalités avec Epstein. Au-delà de Lang, cité partout et tout le temps, des noms reviennent sans cesse, notamment dans la nébuleuse macronienne.

Il faut agir, vite. Ça sent mauvais pour l’Élysée.

Deux angles se dégagent rapidement, et les nouvelles fiches de mots-clés et autres éléments de langages font sans tarder le tour des rédactions.

Le premier angle est simple. Il consiste à rappeler que toutes ces affaires donnent du grain à moudre aux complotistes.

Eh oui, c’est franchement rageant, mais ils ont eu raison depuis le début et c’est très fâcheux que tout le monde ait maintenant la preuve des complots, car cela transformerait presque les complotistes en personnes avisées et les fact-checkers… en clowns ou en producteurs de complots comme les Julien Pain, Rudy Reichstadt et autres Tristan Douille-France.

C’est gros, c’est gênant mais néanmoins, la presse va continuer à fredonner sur cette musique – et toute honte bue, les victimes se dissolvent dans les analyses de FranceIntox ou des saillies consternantes de Tristan ou Rudy. À la fin, il ne reste plus qu’une soupe d’approximations si gênantes que certains invités de plateau sont obligés de recadrer le néocomplotiste inassumé.

Pour nos Conspiplologues de combat, pas de doute, la post-vérité est là et ne compte pas s’en faire compter : pour eux et malgré les évidences, « Dire qu’on est face à une conspiration mondiale, c’est faux ». Ils sont formels : la Terre persiste à être plate, même si on retrouve des échanges, documentés, en provenance directe du Département de la Justice américain, montrant sans ambiguïté des actes criminels perpétrés dans une quinzaine de pays dont la France, le Royaume-Uni, la Belgique ou les États-Unis pour ne citer que ceux-là.

Du reste, les récentes vagues de démissions de personnalités en vue ne semblent pas avoir pénétré les petits crânes pourtant spacieux de nos experts en complotologie. Peu importent les Peter Mandelson (UK), Morgan McSweeney (UK), Tim Allan (UK), Mona Juul (Norvège), Jack Lang (France), Miroslav Lajčák (Slovaquie), Joanna Rubinstein (Suède), Brad Karp (US) ; oublions ceux actuellement dans l’eau chaude comme le Prince Andrew (UK), Sarah Ferguson (UK), la princesse Mette-Marit de Norvège, le prince Albert II de Monaco, le sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum (EAU)… Tout ça n’existe pas.


Parallèlement se met en place le second angle : c’est la minimisation, voire la nanométrisation du propos. De façon maintenant officielle, tout ceci n’est pas une affaire qui concerne la France, et donc n’en parlons plus.

C’est l’angle choisi par l’ectoplasme qui hante l’Élysée actuellement et qui peut d’autant plus se permettre cette position périlleuse que les journalistes en face de lui servent essentiellement de serpillière et ne ramènent pas le locataire élyséen à la réalité avec quelques remarques pourtant simples.

Ainsi, personne pour lui rappeler les accointances d’Epstein avec le pourtant très franco-français Jean-Luc Brunel, accusé d’avoir participé à un large réseau de détournement de mineurs, à des viols et des agressions sexuelles. Personne pour noter devant l’histrion élyséen qu’Epstein disposait d’un très grand appartement à Paris, ni que ce dernier a été, selon de nombreux témoignages, le décor à des agressions ou des viols.

Et pourquoi se pertuberait-il puisqu’à la suite de la perquisition donnée par le Parquet de Paris dans les locaux d'Epstein en 2019, rien ne s’était passé ensuite, malgré des éléments pourtant accablants ?


Et pourquoi se pertuberait-il puisqu’avec les nouvelles révélations, ce même Parquet n’a absolument pas bougé le petit doigt, au contraire d’il y a une semaine où, au moindre soupçon (fumeux) de pédocriminalité sur la plateforme d’Elon Musk, ce parquet a fait donner la charge médiatico-policière ?

Bref, fermez le ban, l’affaire ne concerne pas la France, voilà tout : le nuage Epstein s’est commodément arrêté à la frontière française.

Pauvres institutions, méprisables dirigeants qui, au sordide et l’abominable d’une affaire qui ne fait que commencer, ajoutent le grotesque et le scandaleux de leurs pénibles magouilles pour tenter d’étouffer les évidences et discréditer systématiquement ceux qui posent les bonnes questions. Il n’y a plus d’information, qu’une propagande d’un État visiblement malade, qui ne peut reconnaître s’être trompé au risque d’admettre que le mensonge n’était pas une erreur, mais un choix.

Reste à savoir combien de temps ces institutions peuvent survivre à ce genre de choix répétés.


https://h16free.com/2026/02/11/83431-epstein-la-france-et-son-art-dorganiser-le-silence

10 février 2026

RECOMMENCEMENT DE L’HISTOIRE - D’UNE PERESTROÏKA À L’AUTRE

Natalia Routkevitch
10/2/2026

Présentation du livre qui vient de sortir à la librairie du Tiers-Mythe


En décembre 2021, à l’occasion du trentième anniversaire de l’auto-dissolution de l’URSS, j’ai partagé une réflexion rétrospective, essayant de formuler, à travers des souvenirs personnels et des analyses posthumes de quelques auteurs qui me semblent importants, ce qu’avait été cet immense artefact, qui constituait, pendant 70 ans, une alternative au modèle occidental. Le besoin de cette remise en perspective est venu dans un contexte historique particulier : mutation surprenante de la démocratie occidentale et montée des « populismes », révision des consensus issus de la Seconde Guerre mondiale, imposition de récits mémoriels irréconciliables, hostilité croissante entre anciens alliés – bref, un véritable choc des narratifs qui ne présageait rien de bon.
À la suite de cette publication (qui a suscité beaucoup d’échanges stimulants et a montré que l’intérêt pour le sujet était considérable), Amar Ingrachen m’a proposé de développer ce texte pour en faire un livre. La décision de m’y plonger ne se fera pas immédiatement : une impulsion décisive viendra l’année suivante, quand tout bascule et que le choc des narratifs se transforme en choc des armées – une guerre qui plonge ses racines dans l’héritage de l’URSS et la façon dont elle s’est décomposée.
On ne le savait pas encore, mais 2021 a été la dernière année encore relativement « normale », celle du monde d’avant. Février 2022 a marqué un immense désarroi, y compris chez des analystes expérimentés. Ce que l’on croyait – pour des raisons relevant d’une déformation mentale particulièrement révélatrice, que j’explore en détail – impensable, impossible, inconcevable, s’est produit : une guerre violente au cœur de l’Europe. Immédiatement après le premier choc s’en est abattu un second : l’instauration par l’Europe d’un nouveau rideau de fer, par certains aspects plus épais et plus infranchissable que celui de la guerre froide. L’affrontement a aussitôt pris la forme d’une guerre par procuration russo-occidentale, porteuse d’un risque d’escalade globale, nous ramenant à des peurs que l’on croyait révolues – celles d’une confrontation mondiale capable d’anéantir une partie de l’humanité.
La déferlante de sanctions sans précédent, de réactions et de déclarations tonitruantes trahit, malgré les tentatives de se présenter comme logiques et rationnelles, des craintes enfouies, des ressentiments anciens et, dans le cas européen, une forme de « pensée conte de fées », peu adaptée à la description de l’histoire et des relations internationales. Certes, ces réactions prolongent et radicalisent des discours déjà mobilisés et instrumentalisés depuis plusieurs années. Mais pour en comprendre pleinement les ressorts, il faut faire remonter à la surface des histoires plus anciennes, parfois vieilles de plus d’un millénaire.
Le propre de cette « pensée conte de fées » est son incapacité à décrire la réalité de manière satisfaisante et, par conséquent, à y répondre de façon adéquate. Rarement l’atmosphère décrite par Eric Voegelin au milieu du XXème siècle aura été aussi perceptible et étouffante : les dirigeants occidentaux, écrivait-il, "ne reconnaissent les menaces qu’une fois devenues imminentes, sans pour autant y répondre de manière adéquate. Ils se réfugient plutôt dans des opérations « magiques » relevant du monde rêvé : désapprobation, condamnations morales, déclarations d’intention, résolutions, appels à l’opinion publique, diabolisation des ennemis, dénonciation de l’illégalité des guerres, propagande en faveur de la paix universelle ou d’un gouvernement mondial. Cette corruption intellectuelle et morale, exprimée à travers ce complexe d’actions magiques, imprègne la société d’une atmosphère étrange et fantomatique, comparable à celle d’un asile de fous – et c’est bien ce que l’on ressent aujourd’hui en Occident, en pleine époque de crise."
Après 2022, d’autres chocs viendront ébranler l’ossature et la crédibilité du storytelling occidental : nouveau cycle de violences au Proche-Orient, montée continue des courants national-conservateurs en Occident, tempête trumpienne...
Le livre, intitulé "Le recommencement de l'histoire. D’une perestroïka à l’autre" – dont seul le premier chapitre prolonge et développe le texte initial – sera achevé l’année du quarantième anniversaire du début de la perestroïka gorbatchévienne, ce qui apparaît, somme toute, logique. Les événements que nous vivons clôturent définitivement le cycle ouvert en 1985, même si les signes annonciateurs étaient apparus bien plus tôt : celui de la « fin de l’histoire », du moment unipolaire, de l’illusion de l’alternative unique, de la mondialisation heureuse, de l’insouciance béate et de l’irresponsabilité. L’année 2025 marque également le retour de Donald Trump, qui lance une déconstruction accélérée de l’ordre mondial, ou plutôt de ses décors scéniques, car cet ordre s'est transformé en désordre dès lors que l’équilibre géopolitique avait été rompu.
La nouvelle perestroïka – celle du système mondial – est désormais clairement en cours, et son esprit est radicalement différent de celui qui animait la perestroïka de 1985.

Cet ouvrage est volontairement polyphonique : il fait entendre de nombreuses voix des deux côtés de ce nouveau rideau de fer. Journaliste et intervieweur, mon travail a toujours consisté à porter la France dans le monde russe, et la Russie dans le monde francophone ; donner la parole à ceux qui aident à comprendre leurs sociétés en mutation ; analyser et confronter les arguments.
Pour ceux qui, comme moi, portent en eux ces deux cultures et les ont toujours pensées comme complémentaires et non conflictuelles, l’affrontement qui s’intensifie chaque jour est une déchirure profonde de leur identité. Écrire ce livre était une manière de poursuivre ce travail de médiation intellectuelle, qui est devenu extrêmement difficile à l’heure où les liens sont rompus de façon radicale et ostentatoire.
Il ne s’agit pas d’un ouvrage d’un expert universitaire, « intellectuel engagé » ou journaliste d’un média de référence. La marginalité relative de ma position – hors des cercles universitaires, de la sphère savante et des rédactions, travaillant depuis longtemps en indépendant – constitue un certain avantage. Appartenir à deux mondes tout en y étant perçue comme extérieure confère une distance qui élargit la liberté d’analyse et permet un regard à la fois impliqué et détaché.
L’objectivité étant illusoire dans les sciences humaines, mon regard est nécessairement façonné par mon parcours, mes rencontres et mes lectures, que j’ai souhaité partager avec les publics francophones. La grille proposée est large et hétérogène – allant des penseurs russes et occidentaux issus de la gauche néo-marxiste ou wallersteinienne aux courants réalistes en relations internationales, aux conservateurs chrétiens ou « conservateurs de gauche », aux critiques du néolibéralisme et aux décroissants, ou encore aux écrivains, historiens, poètes et cinéastes capables de rendre un peu plus lisible ce « rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme ».
Cet ouvrage n’ambitionne que d’apporter une petite pierre à la compréhension d’un sujet complexe, clivant et trop souvent traité à la légère, comme s’il était possible d’imputer tous les maux du monde à un « Axe du Mal » – construction commode qui nous décharge de nos propres responsabilités.