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21 mars 2026

Jean Mizrahi

- 21/3/2026 - Geoffroy de Lagasnerie n’en est pas à son coup d’essai en matière d’imposture intellectuelle, et sa fixation gauchiste contre la démocratie lui offre une nouvelle occasion d’en rajouter.
Il est vrai que l’air du temps lui est favorable : les régimes autoritaires ont aujourd’hui le vent en poupe. La Chine s’est développée en combinant dictature politique et libéralisme économique ; la Russie a suivi une trajectoire comparable pour sortir de l’ornière des années Eltsine. En son temps, le Chili avait lui aussi expérimenté ce mélange sous Pinochet : pouvoir autoritaire, brutal, et libéralisme économique, qui a permis au pays de sortir de l’impasse, quitte à connaître ensuite de nouveaux soubresauts.
Par ailleurs, les médias ne cessent de nous expliquer que les régimes dits « illibéraux » progressent et pourraient représenter l’avenir. À tel point que certains sondages montrent que les Français en viennent à considérer qu’un « homme fort », capable de remettre tout le monde au pas, ne serait peut-être pas une si mauvaise chose.
Lagasnerie surfe donc sur une tendance bien installée, d’autant plus qu’il gravite autour d’un mouvement politique (LFI) dont le fonctionnement interne évoque, à bien des égards, une logique autoritaire : un chef qui dispose d’un pouvoir quasi absolu sur ceux qui s’écartent de la ligne fixée par lui et son entourage. Les Kuzmanovic, Ruffin, Garrido et autres « dissidents » en ont fait l’expérience : la parole du chef ne se discute pas. Ceux qui restent sont des béni-oui-oui, satisfaits de participer au jeu électoral et d’en récolter les bénéfices. C’est d’ailleurs l’un des paradoxes les plus frappants : ces profils aux penchants autoritaires tirent profit d’un système démocratique qu’ils contestent, alors même qu’ils en dépendent largement. Faux paradoxe, leur rêve est d’accéder à un pouvoir absolu leur permettant de mettre le pays à sac comme le font les chavistes vénézuéliens et les mollahs iraniens.
Pour autant, le spectacle offert par la politique française soulève une question légitime : et si, finalement, la démocratie n’était pas le meilleur système pour assurer le bien-être du peuple ?
C’est par facilité que Lagasnerie répond en invoquant la dictature. La bascule est rapide : démocratie contre dictature ; si à un moment donné la première ne fonctionne pas, il faudrait donc adopter la seconde.
Oui, mais encore faut-il s’entendre sur les mots.
Le terme de démocratie est aujourd’hui galvaudé. Il englobe des réalités profondément différentes selon les pays. La démocratie française ne fonctionne pas comme l’allemande, la danoise, et encore moins comme la suisse. Entre ces systèmes pourtant tous fondés sur le suffrage, les écarts sont bien plus que marginaux. Et la Suisse constitue, à cet égard, un contre-exemple particulièrement éclairant face à l’argumentaire gauchiste.
Nous votons, en France, comme les Suisses. Mais la comparaison s’arrête là. En France, nous élisons tous les cinq ou six ans des représentants issus des partis politiques, qui disposent ensuite d’une large marge de manœuvre et produisent souvent peu de résultats concrets, sinon des dépenses supplémentaires, des lois mal conçues, et un spectacle politique permanent. En Suisse, à l’inverse, le peuple est consulté en continu. Les votations s’enchaînent, au niveau local comme au niveau fédéral. Le pays est fortement décentralisé : le pouvoir national est limité, et ce sont les échelons locaux qui prennent l’essentiel des décisions.
Dans la recherche d’un idéal démocratique inspiré du modèle athénien, la Suisse est sans doute aujourd’hui, en Europe, ce qui s’en rapproche le plus. Et les résultats sont visibles : une dette maîtrisée, une économie dynamique, une industrie performante malgré des salaires élevés, une société moins anxieuse, une criminalité plus faible. Tout cela dans un territoire objectivement moins doté que la France. Cela démontre qu’une démocratie peut fonctionner, à condition d’en choisir la forme adaptée.
Par ailleurs, libérer le pays de l’emprise des partis politique est une nécessité vitale, car une grande partie des dysfonctionnements actuels de notre démocratie est le verrouillage du débat politique par des organisations qui ne servent que leur propre intérêt et non les intérêts publics. Déprofessionnaliser la politique doit être un objectif clé : interdire aux fonctionnaires de faire des allez et retour entre la politique et le service de l’État, limiter le nombre de mandats électifs dans les assemblées. Mais qui aura le courage de le faire ?
C’est sans doute la direction que la France devrait explorer : se détourner des impasses idéologiques, qu’elles viennent de Lagasnerie ou d’autres, et se rapprocher d’un modèle démocratique plus exigeant et plus direct. L’enjeu est clair : une société plus cohérente, une économie plus inventive, un peuple plus confiant. Et il y a urgence, tant les signes de dérive s’accumulent.
Jean Mizrahi


- 21/3/2026 - Le régime iranien a récemment tiré deux missiles en direction de la base de Diego Garcia, située à environ 4 000 km de son territoire. Cela confirme que l’Iran maîtrise désormais des capacités de frappe balistique à longue distance.
Pour mémoire, la distance à vol d’oiseau entre la France et le point le plus proche du territoire iranien est inférieure à 3 000 kilomètres. Autrement dit, une partie significative du territoire européen se trouve à portée potentielle de ce type de vecteurs.
Les Européens ne semblent pas prendre pleinement la mesure de cette réalité, ou feignent de ne pas la voir. Pourtant, réduire les capacités d’un régime qui a régulièrement recours au terrorisme international relève directement de leur intérêt stratégique, en particulier si ce régime venait à consolider ou étendre sa maîtrise des technologies nucléaires.
On observe déjà que l’Iran est en mesure d’exercer une pression sur l’approvisionnement énergétique mondial, notamment via le détroit d’Ormuz, point de passage clé pour une part importante du pétrole mondial. La combinaison de cette capacité de nuisance économique avec des moyens militaires de plus en plus sophistiqués constitue un risque majeur pour l’Europe. Ce risque est nettement plus limité pour les États-Unis, en raison de leur éloignement géographique et de leur relative autosuffisance énergétique.
La prudence, voire la frilosité, affichée par les Européens traduit ainsi une difficulté à agir en tant que puissance stratégique soucieuse de la protection de ses intérêts et de son territoire. Elle peut être interprétée comme le signe d’un affaiblissement politique.
Au-delà des considérations morales liées à la situation du peuple iranien, la question centrale demeure celle de la défense de nos intérêts. Elle se pose avec d’autant plus d’acuité que l’Europe a rompu une partie de ses approvisionnements énergétiques avec la Russie, dont elle dépendait largement pour ses hydrocarbures. La pusillanimité européenne est suicidaire.

20 mars 2026

Anna Rocca

Führerin Ursula


Et tous les élus européens et chefs d’État européens acceptent la dictature de cette femme complètement folle ?
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exclu catégoriquement d’autoriser les pays de l’UE à acheter du gaz russe, même si l’Europe venait à connaître une pénurie physique d’énergie entraînant des coupures d’électricité.
« Nous avons un objectif clair et nous nous y tenons. Nous poursuivrons la transformation de notre secteur énergétique en nous tournant vers une énergie verte et produite en Europe », a-t-elle déclaré.
TASS Europe
20/3/2026
Laurence Muller-Bronn
Sénatrice du Bas-Rhin

- 17/3/2026 - Je ne me remettrai jamais de la folie de la gestion du COVID. L'auto-attestation incarne cette infamie : poussée par McKinsey, la démarche repose sur le concept de nudge, c'est-à-dire de la manipulation mentale pour faire adhérer la population à son propre emprisonnement.
Ingénierie de masse... passionnant autant que dramatique. La vie n'a pas repris pour certains, le traumatisme collectif est inscrit dans la durée.
Cette négation de l'esprit républicain fera tache dans notre histoire.

Charles Alloncle

- 18/3/2026 - Emmanuel Grégoire, député socialiste, candidat à la mairie de Paris et membre du conseil d’administration de France Télévisions, est le seul administrateur à avoir exigé l’attribution de 100 % de la prime de performance à Delphine Ernotte.
Cette semaine encore, il faisait campagne pour la mairie de Paris aux côtés de la sœur de Delphine Ernotte.
L’insistance d’Emmanuel Grégoire aura notamment permis à Delphine Ernotte de percevoir près de 80 000 € de prime annuelle, soit 98,5% du montant maximum autorisé, alors même que cette dernière a plongé France Télévisions dans une situation financière proche de la faillite.
Ces éléments soulèvent une question légitime : quels sont réellement les liens entre la mairie de Paris, ses élus socialistes et la direction de France Télévisions ?

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Monique Plaza
20/3/2026

Je vois de plus en plus de gens qui tiennent à confondre l’antisémitisme et l’antisionisme.
Certes, l’antisionisme sert, chez certains, de faux-nez de l’antisémitisme, mais c’est loin d’être systématique.
Je rappelle que des juifs rejettent le sionisme pour des raisons religieuses (ils considèrent que le sionisme trahit le judaïsme) ou politiques et éthiques (l’évolution de l’État d’Israël, en particulier depuis l’arrivée de l’extrême droite sioniste, les fait douter de la légitimité d’un "État juif", de surcroît situé en plein milieu de pays arabes, ce qui a abouti à des conflits, à des spoliations et à des guerres sans fin).
Je refuse donc cette confusion et cet amalgame d’autant qu’ils risquent d’aboutir à interdire toute critique de la politique d’Israël. Et pourquoi devrions-nous donc nous y résoudre ? Israël n’est-il pas un pays comme les autres ? Le considérer autrement ne serait-il pas étrange ? Nous sommes en droit de le critiquer, comme nous le faisons avec tous les pays, sans être soupçonnés de nourrir un racisme anti-juifs !
De même, il est légitime de se questionner sur l’influence de tous les lobbys – y compris le lobby sioniste sans être accusé d’être anti-juif.

19 mars 2026

Natacha Polony

- 19/3/2026 - Électricité européenne ou gaz russe ? Face à la crise énergétique, malheureusement prévisible dès le début de l'intervention américano-israélienne en Iran, deux options s'offrent à l'Europe. Soit celle d'une réouverture des vannes de gaz russe, naturellement dans l'intérêt de ceux qui en sont dépendants, notamment l'Allemagne. Soit le changement des règles de calcul du prix de l'électricité, qui reviennent à indexer ce dernier sur celui du gaz ! Le choix est pourtant clair, d'un côté la souveraineté et la décarbonation, de l'autre la dépendance et le sacrifice de notre industrie. Les PME françaises n'ont pas à payer pour les dépendances de l'Europe entière, j'appelle l'exécutif à faire preuve de courage politique et à défendre un prix de l'électricité indépendant de celui des hydrocarbures, seule disposition à même de protéger nos concitoyens.
Régis de Castelnau
17/3/2026

« OK Benjamin en route, on va leur montrer qui c’est Raoul... »

Dernière nouvelle, le sommet américano-chinois prévu de longue date est reporté. Tu m’étonnes !

Face à la capitale accélération de l’Histoire, il est quand même nécessaire de se mettre à jour. Trump invente des coalitions imaginaires pour débloquer Ormuz. Les larbins de l’empire se défilent et passent en mode volée de moineaux lorsque le Donald leur demande de venir lui donner un coup de main pour se sortir de la merde. La France met soigneusement à l’abri le vieux rafiot qui lui sert de porte-avions, en lui faisant faire demi-tour. Après que notre kéké national jamais en retard d’une stupidité puérile, ait quand même montré ses muscles photoshopés. Et lancé un grand référendum national pour savoir comment s’appellera le prochain sabot dépassé qu’il tient absolument à faire construire avec des milliards d’euros que la France n’a pas. Pendant que l’intendance lui fait savoir qu’elle n’a plus de missiles, qu’ils ont tous été donnés à Zelensky, qui les a revendus avec une marge.

En mode : « vous êtes libre de sortir, mais j’ai fermé les portes à clé et mis des barreaux aux fenêtres », Hegseth le brillant « secrétaire d’État à la guerre » étatsunien assure que le détroit d’Ormuz est ouvert, mais que ce sont les Iraniens qui empêchent les pétroliers de passer. Lesquels Iraniens viennent d’en autoriser un, direction la Chine… Ils l’ont guidé sur une route tortueuse pour éviter les mines dont ils ont farci le détroit. On ne sait pas si d’autres vont essayer le passage sans autorisation, mais nul doute qu’ils auraient des problèmes. L’économie mondiale est en train de se gripper, et le pétrodollar, aliment de toutes les bulles spéculatives américaines, semble avoir pris un coup dans l’aile. Pendant que les GAFAM installées au Moyen-Orient, lassées de prendre des missiles sur la figure, commencent à plier bagages pour installer leurs datas sous des cieux plus cléments. Les Iraniens continuent à riposter sur les cibles américaines des pétromonarchies qui, c’est sûr « vont marcher beaucoup moins bien maintenant forcément ».

Israël se fait proprement défoncer toutes les nuits. Pluie de missiles, dôme de protection en fer blanc, économie à l’arrêt, infrastructures inutilisables, population obligée de vivre sous terre, hôpitaux pleins. Mais pas d’inquiétude, grâce à une censure féroce, les institutions de la seule démocratie du Proche-Orient, et les porte-paroles de l’armée la plus morale du monde vous rassurent : « même pas mal ! ». Et ceux qui en doutent sont des antisémites. Comme ceux qui oseraient se poser des questions sur l’état de santé de Benjamin Netanyahou. Aucun témoin crédible ne l’a vu depuis 10 jours, le monde entier se demande où il est passé, mais c’est pas grave. On publie des vidéos IA pourries où on le voit s’agiter avec des doigts plein les mains, ou en train de rigoler au bistro pendant que les bombes pleuvent sur sa capitale, ou encore de taper la discute avec des minettes en week-end à la campagne. C’est pas crédible, mais en attendant et en l’absence de confirmation, les bouteilles de champagne resteront pour l’instant dans les frigos.

27 février 2026, bureau ovale Washington : « OK Benjamin en route, on va leur montrer qui c’est Raoul, à ces éleveurs de chèvres. À ma pogne je veux les voir. Sûr, on va torcher l’affaire en 48 heures. »

Sûr…

Sarah Knafo
19/3/2026


Monsieur Plenel,

Je vais vous parler des 10,4% de Parisiens qui ont voté pour moi, car je sais qu'à vos yeux, « bourgeois » est la pire des insultes. Rien d’étonnant, puisque votre maître, Léon Trotsky, avait l’intention de tous, sans exception, les faire fusiller. S'il n’y est pas parvenu, c’est qu’un autre communiste a décidé de lui planter un pic à glace dans le crâne. C’est ainsi que l’on débat, chez vous autres !
Vous allez encore plus loin. A l’insulte « bourgeois », vous ajoutez « radicalisés », car, pour vous, le mal incarné par la droite n’est jamais assez absolu. Vous auriez tout aussi bien pu écrire « bourgeois radicalisés exploiteurs esclavagistes racistes fascistes anthropophages » : cela aurait été plus honnête de votre part, puisque c’est en réalité le fond de votre pensée.
Permettez toutefois, que je vous détrompe. Mes électeurs sont des honnêtes gens, de toute catégorie sociale. Démocrates, intelligents, travailleurs, lucides, soucieux de leur famille et de leur pays. Ils sont des citoyens exemplaires. J’en ai rencontré des milliers ces deux derniers mois. Je n’ai décelé chez eux ni bêtise, ni méchanceté, ni rien qui justifie tant de menaces voilées et de rage assumée de votre part.
Monsieur Plenel, je crois que vous êtes un homme malheureux, et que cela vous rend amer, et même pénible. Sans doute auriez-vous eu le plus grand mal à trouver votre place dans une ville heureuse. Mais je vous rassure : le jour venu, vous pourrez continuer à y pérorer tout à loisir.
Bonne défaite dimanche.
Sarah Knafo

PS : Vous qui avez touché 2,9 millions d’euros en vendant les parts de Mediapart, où placez-vous votre richesse sur cette carte ?
Gabriel Nerciat
19/3/2026

PAUVRE DROITE PARISIENNE


Pauvres, pauvres électeurs de droite parisiens.
Ils vont se taper encore la gauche bourgeoise social-démocrate et décroissante pendant sept ans.
Mon Dieu, comment la mère Dati peut-elle être aussi ostensiblement nulle ?
Non seulement – comme toujours – elle ne connaît rien à ses dossiers (il est de notoriété publique que sans un souffleur ou une oreillette, elle perd pied sur tous les sujets un peu profonds ou techniques sur lesquels on l'interroge), mais en plus son seul atout sérieux, à savoir sa méchanceté légendaire plus pure que de l'eau de roche de Savoie, elle a décidé ce soir de le garder résolument dans sa manche.
Son regard éperdu lorsque son rival socialiste instruisait son procès en extrême-droitisme faisait vraiment pitié. On aurait dit Madame Thénardier sortie du musée Grévin qui se transforme soudain en Cosette.
Et puis, ce bavardage de pie, ce torrent verbal démentiel de commère méridionale. Quelle misère, peuchère, quel ennui !
Chikirou, au moins, était beaucoup plus vicieuse, plus jolie aussi, en dépit du vide attendu de son discours. Elle aurait été parfaite, toute en cuir, dans un film sado-maso des années 1970-80. Le plaisir qu'elle avait à fouetter mentalement ce grand dadais insipide de Grégoire donnait un peu la trique, par moments, il faut le confesser.
Et pourtant, en dépit de son aide très manifeste (qui a fourni à Grégoire le seul bon mot dont il ait sans doute été capable dans toute sa vie), Dati s'est lamentablement effondrée en moins de trois heures.
Elle ferait presque regretter Knafo, tiens (enfin, c'est une façon de parler, vous m'avez compris).