Anne Mansouret9/4/2026
Pour clore le chapitre du racisme anti noir dont se victimise le sieur Bagayoko, nouvel édile de Saint-Denis (…sur lequel je ne reviendrai pas), je vous donne à lire ci-après ma réponse à l’un de mes contacts.
Ce monsieur me faisait part de la différence de traitement qu’il avait systématiquement perçue de la part des forces de l’ordre à l’encontre de ses deux petits-fils, l’un « blond aux yeux bleus » et l’autre « brun aux yeux noirs ».
J’ai choisi d’illustrer ce post par le coup de gueule à ce sujet d’Abdoulaye Kanté, policier et élu conseiller municipal de Paris.
Cher Monsieur,
Vous dites vrai, sans aucun doute, concernant le cas de vos deux petits-fils.
Maintenant, allez voir un peu les statistiques et les études du Ministère de l’Intérieur, étudiez-les et analysez-les :
- Considérez le pourcentage de crimes et délits perpétrés par des « blonds aux yeux bleus » au regard de ceux commis par des « bruns aux yeux noirs. »
- Considérez ensuite le nombre de « bruns aux yeux noirs » que vous rencontrez lorsque vous visitez les prisons.
- Considérez aussi le nombre de « bruns aux yeux noirs » parmi les agents des FO qui interpellent lesdits « bruns aux yeux noirs » au cours des contrôles de police.
- Considérez enfin le nombre conséquent de celles et ceux qui sont susceptibles d’être défavorisés par leur apparence physique : le gros par rapport au mince, le grand par rapport au petit, le beau par rapport au laid, le stylé par rapport au mal fagoté… (sans même évoquer les malvoyants et autres personnes affectées par un handicap).
Bref, dans la vie de tout être humain, il y a un moment que l’on définît comme la période de l’éducation et de la formation à « être ce que l’on est » et à se vivre comme tel. Ce moment est essentiel, car il détermine la suite de votre existence.
Auparavant, on symbolisait ce passage de la vie d’enfant à celle d’adulte par l’injonction « tu seras un homme, mon fils ».
Et le véritable souci est bien là aujourd’hui.
Les observateurs intelligents ont pu constater, avec la mondialisation, que cet objectif commun à l’humanité n’était pas atteint de la même manière et avec les mêmes moyens partout dans le monde.
Que la culture, la religion, les traditions et les mœurs aboutissent à des comportements psychosociaux très différents, selon que l’individu concerné a été élevé à Bamako dans une famille Bambara musulmane ou dans une famille Yamato au Japon (qui est le peuple le plus raciste au monde) !
C’est tout le problème des flux migratoires dits de « population » ; et de l’adaptation au pays d’accueil d’individus élevés dans des contextes et des environnements d’origines diverses. On ne connaissait pas le même problème en France avant les années 1980, avec les migrations dites de « main-d’œuvre ».
Personnellement, je pense que l’assimilation est la meilleure des réponses à ces problématiques, car c’est celle qui vous permet la meilleure adaptation.
Messieurs Mélenchon et Bagayoko pensent, eux, que c’est à la France de s’adapter aux nouveaux arrivants accueillis.
Comme leur postulat est objectivement difficile à défendre, ils sont allés déterrer le vieux totem rance du racisme anti-noir, ce qui est, pour tout observateur impartial… un argument totalement spécieux.
Car voyez-vous, cher Monsieur, après avoir beaucoup voyagé, beaucoup observé et beaucoup écouté les uns et les autres pendant plus d’un demi-siècle, j’ai pu constater que les comportements (certes regrettables) que vous avez observés concernant vos deux petits-fils ne sont que des peccadilles au regard de ce qui les attend, lorsqu’eux-mêmes vont travailler et peut-être même vivre en expatriés à l’étranger. Parce que, croyez-moi, la France est l’un des pays du monde le moins raciste qui soit.
Et pour terminer par un clin d’œil, je vous dirai que les seuls « racismes » que j’ai pu voir se développer dans notre merveilleux pays… c’est le « racisme » à l’encontre des juifs et de tous ceux qui réussissent, surtout s’ils ne sont pas comédiens ou footballeurs !
NB : Je ne suis ni comédienne ni footballeuse, ni vraiment juive… Et pour ce qui est d’avoir réussi, c’est très discutable. ;-))