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14 juin 2026

Marc Amblard
13/6/2026

La directrice du Renseignement national, Tulsi Gabbard, vient d'annoncer que ses services ont découvert des preuves que le gouvernement américain finançait plus de 120 laboratoires biologiques dans plus de 30 pays, y compris en Ukraine.


Mme Gabbard a indiqué que certains laboratoires menaient des recherches sur des agents pathogènes dangereux et hautement contagieux. Elle a ajouté que certains établissements menaient des recherches sur les gains de fonction, une pratique consistant à modifier des agents pathogènes afin d'étudier comment ils peuvent devenir plus transmissibles ou plus dangereux.
« Jusqu’à présent, les preuves concernant l’existence et le financement de ces laboratoires ont été sciemment dissimulées au peuple américain », a-t-elle déclaré. « Les informations relatives à l’existence, l’histoire, l’emplacement et le financement de ces laboratoires de biologie financés par les États-Unis ont été intentionnellement occultés. »
Elle a notamment évoqué le décret présidentiel de Trump mettant fin au financement fédéral de ce type de recherche à l'échelle mondiale, en raison des risques importants que ces travaux font peser sur la sécurité des populations du monde entier.
Gabbard a également critiqué d'anciens responsables de l'administration et des dirigeants de la santé publique, notamment Anthony Fauci, les accusant d'avoir induit le public en erreur sur l'existence de laboratoires de biologie financés par les États-Unis à l'étranger.
Elle a promis que les agences fédérales continueraient de travailler pour identifier l'emplacement des laboratoires, déterminer quels agents pathogènes ils contiennent et empêcher de futures recherches sur le gain de fonction qui pourraient menacer la santé publique et la sécurité nationale.

H16
12/6/2026

Comment l’épargnant européen finance assidument les licornes américaines qui vont l’écraser

Le constat est connu, répété, et toujours aussi déprimant : la croissance a déserté l’Europe.

Le World Economic Outlook d’avril 2026 du FMI le confirme sans ménagement, avec une croissance mondiale autour de 3,1 %, des États-Unis à 2,3 %, une Inde à 6,5 %, une Chine qui tient à 4,4 %, et une zone euro qui se traîne à 1,1 %, Allemagne à 0,8 %, France à 0,9 %, Italie à 0,5 %.


Et quand on regarde de plus près, on retrouve encore le diable dans les détails : ce 1,1 % n’est pas un simple verdict structurel mais une révision à la baisse, de 1,4 à 1,1 %, provoquée par le choc énergétique de la guerre au Proche-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz.

Autrement dit, il a suffi d’un conflit lointain pour mettre le Vieux Continent à genoux. Cruelle et froide réalité : l’économie européenne est si fragile qu’une étincelle à des milliers de kilomètres lui coupe les jambes, faute d’énergie abordable, faute du nucléaire qu’on a saboté avec entrain, faute de la moindre marge de manœuvre.

Or, cette vulnérabilité n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’une politique délibérée et elle se lit aussi là où naissent les richesses de demain, c’est-à-dire dans les licornes.

Selon l’étude d’Eqvista, on en compte plus de 1 550 dans le monde : 783 aux États-Unis, 282 en Chine, soit près de 77 % du total à elles deux. En face, le Royaume-Uni en aligne 64, l’Allemagne 38, et la France un valeureux 30. Et tandis que l’Europe compte ses pépites sur ses doigts, les champions américains changent carrément de dimension : SpaceX prépare son entrée en Bourse autour de 2 000 milliards de dollars et OpenAI vise plus de 1 000 milliards, le tout sur le Nasdaq. Mistral AI, notre fierté nationale, plafonne pour sa part à une douzaine de milliards d’euros.


L’écart devient un véritable gouffre.

L’explication convenue est bien sûr toute trouvée : l’Europe manque de capitaux, pardi ! En fait, c’est l’exact contraire de la vérité, et c’est là que le drame vire à la comédie.

Le Vieux Continent est assis sur près de 33 000 milliards d’euros d’épargne privée, et ses ménages mettent de côté chaque année près de 1 400 milliards, soit un taux d’épargne près de trois fois supérieur à celui des Américains.

Dès lors, le problème n’est pas le carburant mais bien la tuyauterie financière : cette montagne d’épargne dort sur des livrets au rendement famélique, se trouve confisquée par des systèmes de retraite par répartition qui ne capitalisent rien, et reste surtout prisonnière de la grande maladie européenne, à savoir la fragmentation financière. En effet, il n’existe toujours pas de véritable marché unifié du capital en Europe, mais vingt-sept marchés nationaux cloisonnés, incapables de se parler, qui renchérissent et découragent l’investissement sur place. Le rapport Letta, « Much more than a market », le diagnostiquait sans détour dès avril 2024 : c’est précisément cette fragmentation qui détourne chaque année quelque 300 milliards d’euros d’épargne européenne vers l’étranger, principalement vers l’économie américaine.

Oui, vous avez bien lu : le petit épargnant français, prudent, taxé, rangé, finance sans le savoir le capital-risque américain et devient, bien malgré lui, l’investisseur providentiel de la Silicon Valley. Son assurance-vie nourrit les licornes qui viendront ensuite écraser ses propres entreprises. On a connu masochisme moins raffiné.

Pire encore : même quand l’Europe parvient à faire éclore un champion, elle le regarde partir.

Le rapport Draghi le rappelait sans détour : près de 30 % des licornes nées en Europe entre 2008 et 2021 ont déménagé leur siège, le plus souvent outre-Atlantique, pour y trouver l’argent et la liberté qu’on leur refusait ici. L’Europe est devenue une pépinière à talents qu’elle offre gracieusement à ses concurrents.


Reste l’explication culturelle, commode et paresseuse : les Européens seraient frileux par nature.

L’indice d’évitement de l’incertitude de Hofstede affiche en effet 46 pour les États-Unis contre 86 pour la France, 75 pour l’Italie et 65 pour l’Allemagne. Mais attention à ne pas confondre la cause et l’effet. Cette aversion au risque n’est pas inscrite dans les gènes du Français, mais n’est que la réponse parfaitement rationnelle à un tabassage fiscal et réglementaire permanent. Quand l’État taxe la réussite, sanctionne l’échec et pousse votre épargne vers des cases « sûres », la prudence devient la stratégie optimale. Cette absence de culture du risque n’est pas inévitable, et n’est qu’une réponse aux incitations qu’on lui impose.

Le verdict le plus cinglant reste pourtant celui de Mario Draghi lui-même : aucune entreprise européenne de plus de 100 milliards d’euros n’a été créée de toutes pièces depuis cinquante ans, là où les six sociétés américaines valant plus de mille milliards l’ont toutes été pendant cette période. Les trois premiers investisseurs européens en recherche et développement sont des constructeurs automobiles ; aux États-Unis, ce sont des géants de la tech. Tout est dit.

Que propose Bruxelles face à ce naufrage ? Un nouvel acronyme, évidemment !

Après l’Union des marchés de capitaux de 2015 et ses soixante propositions législatives restées lettre morte, voici venue l’Union de l’épargne et de l’investissement, droit sortie de ce même rapport Letta. Encore un plan, encore une stratégie, encore des pelletées de normes destinées à réparer les dégâts des normes précédentes, comme si l’addiction à la bureaucratie pouvait se soigner par un surcroît de bureaucratie.

En 2026, la vraie croissance ne se décrète pas dans les capitales européennes : elle se construit là où l’ambition a encore le droit de s’exprimer et où l’épargne sert à financer l’avenir plutôt qu’à le fuir. L’Europe, elle, accumule les rapports lucides et les décisions inverses. Elle a tout compris, et ne changera rien.

Ce continent est foutu.


https://h16free.com/2026/06/12/84520-comment-lepargnant-europeen-finance-assidument-les-licornes-americaines-qui-vont-lecraser
Gabriel Nerciat
14/6/2026

MARC BLOCH CHEZ LES COLLABOS


Le Point (c'est lui qui use de l'analogie Godwin à longueur de numéros), qui est à peu près l'équivalent moderne de ce qu'était Je suis partout pendant l'Occupation - à savoir LE magazine de la collaboration atlantiste en France (avec Patrick Besson dans le rôle de Brasillach et BHL dans celui de Philippe Henriot) - pousse l'ignominie jusqu'à instrumentaliser la mémoire et la figure de Marc Bloch.
Eux qui ont fait voter pour Sarkozy et Macron osent parler de la "sclérose des élites".
Et, alors même que Trump est en train de les lâcher en rase campagne (en Ukraine comme au Moyen-Orient), veulent nous persuader que le seul espoir de redressement de la France et de l'Occident au grand complet est dans une guerre totale contre la Russie.
Ah, mon Dieu, que vienne enfin l'épuration. Encore un an à tenir. Qui a dit que le temps passait vite.

12 juin 2026

Kuzmanovic Georges
12/6/2026

« Figures nationalistes controversées »

Voilà désormais la novlangue employée pour éviter de prononcer les mots qui dérangent : nazis, collaborateurs, antisémites, criminels de guerre.
Si l'on appliquait ce vocabulaire à la France des années 1940, il faudrait alors parler de « figures nationalistes controversées » pour désigner Pétain, Pierre Laval, Jacques Doriot, Marcel Déat, Joseph Darnand, René Bousquet ou Fernand de Brinon.
Imagine-t-on sérieusement leur réhabilitation officielle ? Imagine-t-on des cérémonies publiques, des hommages nationaux, des rues à leur nom ou des discours expliquant qu'il faut désormais dépasser les polémiques du passé ?
C'est pourtant exactement ce qui se produit aujourd'hui en Ukraine avec certaines figures de la collaboration. Andriy Melnyk, notamment, a été réhabilité et inhumé avec les honneurs.
Or il ne s'agit pas d'un vague « nationaliste controversé », mais d'un collaborateur nazi et d'un responsable impliqué dans le système qui a rendu possible la Shoah par balles sur le territoire ukrainien.
Les mêmes qui s'indignent de l'affaiblissement de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, de la banalisation du nazisme ou de l'ignorance croissante des jeunes sur le génocide des Juifs et des Tziganes participent pourtant, consciemment ou non, à cette réécriture du passé.
Car le véritable confusionnisme n'est pas de rappeler ce que furent ces hommes. Le véritable confusionnisme consiste à remplacer les mots par des euphémismes, à dissoudre les responsabilités historiques dans le brouillard sémantique et à transformer des collaborateurs du IIIe Reich en simples « figures nationalistes controversées ».
Quand on cesse de nommer les choses, on finit toujours par les excuser. Et lorsqu'on commence à excuser les collaborateurs d'hier, on prépare l'oubli des crimes qu'ils ont rendus possibles.
On est là, très éloigné des « valeurs européennes ».
Il ne faudra pas non plus s'étonner de l'usage que le Kremlin en fera (en fait).

Gastel Etzwane
12/6/2026

Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, le mode de gouvernance en France repose sur la peur et la division permanentes. Menace russe, terroriste, climatique… Un pouvoir faible n’a plus que cet outil pour survivre.
Aucune mobilisation réelle n’est attendue. Les Français voient leur argent partir par centaines de milliards vers l’Ukraine pendant que leur pays se dégrade, et il faut fabriquer leur consentement de toutes pièces : leur vendre que c’est noble, vital, « notre combat à tous ».
Car en France, la révolte appartient à l’histoire ancienne. Malheureusement, depuis quelques années, on peut leur faire avaler absolument tout, y compris un prix du carburant intenable, sans qu’il n’y ait plus aucune réaction réelle.
Même schéma en Allemagne et surtout en Grande-Bretagne : des sociétés au bord de l’implosion intérieure, où le narratif politique et médiatique reste obsédé par la guerre extérieure pour éviter d’affronter les tensions ethniques, sociales et l’effondrement des services publics.
Cette fuite en avant des élites européennes, qui instrumentalisent la peur et les armes ukrainiennes, a un prix : les munitions OTAN qui reviennent armer les cartels sur notre sol. Le consentement artificiel finira-t-il par craquer ?


Gastel Etzwane
12/6/2026

La Russie ne cherche pas la guerre avec l’OTAN


Le commandant suprême des forces alliées en Europe de l’OTAN, le général Alexus G. Grynkewich, a été très clair le 11 juin 2026 : « J’ai suivi de très près les renseignements. La Russie ne cherche pas le conflit… Ils comprennent que nous disposons d’avantages asymétriques massifs. Si elle tente quelque chose dans les pays Baltes, elle échouera. Et parce qu’elle le sait, elle ne prendra pas le risque. »
Cette déclaration, venant du plus haut responsable militaire de l’OTAN en Europe, confirme ce que disent depuis longtemps les observateurs réalistes : la menace russe directe contre l’Alliance est largement surestimée. Quand on demande l’avis de quelqu’un qui connaît réellement le dossier, on obtient enfin la réalité.
Cela va évidemment à l’encontre du discours permanent tenu en France et en Europe occidentale depuis quatre ans. Car comment convaincre les populations de continuer à envoyer des armes et des centaines de milliards d’euros en Ukraine, si on leur dit ouvertement que la Russie n’est pas une menace existentielle pour l’OTAN ?
En résumé, le général Grynkewich confirme que la menace russe directe contre l’OTAN est largement surestimée. La vraie dynamique semble être une escalade rhétorique et militaire venue de l’Ouest pour maintenir la pression, plutôt qu’une volonté expansionniste russe illimitée. Cela pose la question : à qui profite vraiment cette dramatisation permanente ?
Dessin de Bauer

Gabriel Nerciat
12/6/2026

DISPONIBLE EN KIOSQUE

Des Français parlent aux Français (même si la présence de ce moderne Monsieur Homais qu'est Luc Ferry doit vraisemblablement relever d'une coquille).
Un magazine pour l'Histoire.
Les autres pourront toujours se rabattre sur l'interview de Glucksmann Junior, qui couine dans le Nouvel Obs.

Gabriel Nerciat
12/6/2026

LE SCALP DU SCAF

Presque en même temps, la mise en bière du SCAF, qui devait jeter les bases industrielles d'une future défense européenne de plus en plus intégrée dirigée contre la Russie, par les bons soins du chancelier Merz, et l'annonce depuis la Maison Blanche de la probable capitulation de Trump face à l'Iran.
Quelle fin de semaine fastueuse. J'en ris tout seul dès que j'y pense.
Doit-on par politesse présenter nos condoléances aux thuriféraires désappointés de l'européisme et du sionisme ?
Qu'ils aillent se faire foutre, plutôt.

11 juin 2026

David Duquesne
11/6/2026

Grooming Gangs : la préférence diversitaire plutôt que la justice


Pendant près de quarante ans, des milliers de jeunes filles blanches anglaises, souvent issues de la classe ouvrière ou de foyers instables, ont été violées, droguées, battues, prostituées par des réseaux de prédateurs. On les appelle désormais les grooming gangs. Des bandes organisées, principalement composées d’hommes d’origine pakistanaise musulmane, ont mis en coupe réglée les villes de Rotherham, Rochdale, Telford, Oxford, Newcastle, Huddersfield, Sheffield et tant d’autres. Des villes où la police savait. Où les services sociaux savaient. Où les élus savaient. Et où personne n’a rien fait.
Ce n’est pas un simple scandale judiciaire. C’est une honte nationale, un crime systémique couvert par l’État britannique lui-même, sous la bannière de ce que certains appellent encore hypocritement le “vivre-ensemble”.
Parce que les coupables étaient musulmans.
Parce que les victimes étaient blanches, pauvres, et oubliables.
Car enfin, posons la question que personne n’ose poser dans les grands médias :
Si ces filles avaient été pakistanaises, somaliennes ou bangladaises ?
Si elles avaient appartenu à la diversité, ou mieux encore, à la bourgeoisie progressiste de Notting Hill ou de Cambridge ?
Pensez-vous qu’on aurait attendu quarante ans pour en parler ?
Pensez-vous que 1400 cas documentés de viols collectifs à Rotherham auraient été ignorés s’il s’était agi de jeunes filles musulmanes, ou des filles de juges, de journalistes ou de députés ?
Bien sûr que non.
Si l’Angleterre a toléré ce viol de masse, c’est parce qu’il touchait les “petites blanches”, les déchets sociaux, les filles à problèmes, les filles “déjà foutues”. Et que les violeurs, eux, étaient “issus de minorités”. Intouchables. Sacralisés. Protégés par le dogme de la préférence diversitaire.

Le grand mensonge

Les rapports publics sont accablants :
• 1400 victimes à Rotherham (1997–2013) selon le rapport Jay.
• 1000 victimes à Telford sur quarante ans.
• Des centaines d’autres à Oxford, Newcastle, Rochdale, Derby, Keighley…
• Et des milliers de jeunes filles non reconnues, abandonnées, psychologiquement détruites à vie.
Et pourtant, les autorités ont dissimulé, étouffé, nié. Pourquoi ? Parce qu’intervenir, c’était “risquer de créer des tensions communautaires”. Parce que désigner les coupables, c’était “stigmatiser une communauté”. Parce que, dans le logiciel idéologique britannique comme dans d’autres démocraties occidentales, il vaut mieux sacrifier les faibles que heurter les puissants lobbys de la diversité.

Une inversion morale

Dans quel régime vit-on quand des policiers, des travailleurs sociaux, des juges ferment les yeux non pas par ignorance mais par choix idéologique ? Quand les agresseurs parlent de leurs proies comme des “femmes blanches sales”, et que l’on refuse de les poursuivre pour ne pas alimenter le “racisme” ? Quand des adolescentes de 11, 12, 13 ans sont violées par des dizaines d’hommes, parfois en file, et que la police leur demande si elles n’étaient pas “consentantes” ?
On vit dans un régime d’apartheid inversé, un régime de soumission volontaire au multiculturalisme radical, où la souffrance d’une petite blanche de classe ouvrière vaut moins que l’image d’une minorité religieuse protégée.

La peur de nommer

Le problème résidé non seulement dans un islam radical importé du Pakistan, mais il est aussi et surtout dans le refus de nommer les choses : de peur d’être accusé de racisme, on préfère être complice. De peur d’alimenter l’extrême droite, on alimente l’extrême lâcheté. Et au final, c’est l’extrême barbarie qui prospère.
Les familles de ces jeunes filles n’ont jamais eu droit aux larmes nationales. Pas de marche blanche. Pas de hashtag viral. Pas de journalistes en boucle sur BBC ou Channel 4. Pas de politiciens se recueillant, indignés. Juste le silence. Un silence criminel. Complice.

Ce que nous avons laissé faire

Ce n’est pas seulement une série de faits divers. C’est un crime de civilisation. L’Angleterre a sacrifié ses filles pour ne pas avoir à affronter la réalité d’une préférence idéologique islamique. Une préférence qui consiste à protéger certaines communautés au prix du droit, de la justice, et de la vérité.
Il est temps de regarder cette réalité en face. De dire que l’antiracisme d’État a couvert des réseaux de violeurs. De dire que les institutions ont trahi les plus faibles au nom des plus visibles. Et de demander, calmement, mais fermement :
Combien de petites filles faudra-t-il encore sacrifier pour que cesse l’aveuglement ?
Jean Mizrahi
10/6/2026

Consulter les comptes pro-Mélenchon est une expérience fascinante : ces gens pensent qu'il suffit de passer le SMIC à 1700€ et de bloquer les prix pour que tout se passe bien. Aucune connaissance de ce qu'est l'équilibre d'une entreprise, même la plus petite, aucune connaissance historique sur les échecs répétés de toutes les expériences de blocage des prix, rien, nada, niente, nitchevo, meishenme. Ces gens affirment n'importe quoi avec la conviction d'ivrognes certains d'être sobres. La France s'enfonce dans une impasse cognitive. Seule une faillite en bonne et due forme serait de nature à réveiller nos ânes. Et encore, je ne suis même pas certain que cela soit suffisant. Pour eux, ce sera certainement la faute de quelqu'un d'autre : les patrons, les vieux, les Juifs, que sais-je.
H16
8/6/2026

Affaire Lyhanna : ce n’est pas de moyens dont la Justice manque le plus en France

C’était pourtant évident que si la Justice était si lente, si évidemment souffreteuse, c’est faute de moyens : magistrats débordés, greffes engorgés, budgets squelettiques, la complainte était rodée et chacun hochait la tête d’un air entendu. Le drame de la petite Lyhanna, 11 ans, vient pourtant de réduire cette fable en cendres, et avec une brutalité telle que le pouvoir lui-même n’a pas su la maquiller.



Sept plaintes parallèles qui ont obligé Emmanuel Macron, depuis le Monténégro, à jurer ne vouloir « entendre aucun argument de moyens dans cette affaire », pendant que son Darmanin de garde des Sceaux présentait ses excuses et concèdait que « l’institution judiciaire n’a pas su protéger » l’enfant.

Eh non, ce n’est donc pas une question d’argent et cet aveu, venu d’en haut, vaut à lui seul tous les réquisitoires que l’on pourrait dresser ici.

Et le plus sidérant n’est pas la lenteur, mais la géométrie remarquablement variable de la justice française.

Ainsi, la même justice qui met huit années à ne pas entendre un homme signalé cinq, six, sept fois se mue en foudre de guerre dès qu’apparaît le justiciable idéal : solvable, domicilié, fiscalement traçable et politiquement tiède. Là, plus de lenteur qui tienne, plus de greffe engorgé, plus de budget aux abois. L’administration fiscale redresse au cordeau, le tribunal administratif tranche dans la semaine, et le citoyen un peu trop vif sur les réseaux sociaux apprend qu’un tweet rageur lui vaut une convocation autrement plus prompte qu’une plainte pour viol.

Cas d’école lorsqu’une squatteuse a eu, à l’été 2025, la mauvaise idée d’occuper la résidence secondaire d’un magistrat, la mécanique s’est mise en branle avec une fulgurance admirable, là où le propriétaire lambda patiente des mois voire des années pour qu’on daigne lui répondre (finalement, la loi anti-squat de 2023, qui autorise le préfet à ordonner l’évacuation sous 48 à 72 heures, sait parfaitement fonctionner quand la qualité de la victime l’exige, hein).

Quelques jours pour rendre son toit à un homme de robe, mais des années d’inertie pour protéger une enfant : voilà une hiérarchie des urgences qui mériterait, à elle seule, un cours magistral d’éthique.


On objectera, l’œil humide, que les prisons débordent : voilà bien la preuve d’une justice impitoyable, qui embastille à tours de bras.

Oui, la France entasse près de 85 000 détenus pour à peine 62 500 places (à 136 % donc), mais ce n’est pas le symptôme d’une sévérité galopante : c’est le produit d’une démission politique trentenaire, celle qui consiste à ne jamais bâtir les prisons qu’un pays de 68 millions d’habitants devrait posséder. Comparée à ses voisins européens de gabarit équivalent, la France accuse un déficit de 50 000 à 100 000 places ; un parc digne de ce nom en compterait au bas mot 120 000. La conclusion arithmétique, qu’aucun ministre n’osera formuler, est pourtant limpide : ce sont quelque 40 000 condamnés qui, faute de cellule disponible, restent peu ou prou dans la nature. Et le doute n’est plus permis lorsque l’on sait qu’une peine de prison ferme sur deux n’est jamais exécutée derrière les barreaux, et que 61,7 % des sortants de détention repartent sans le moindre accompagnement.

[...]

https://h16free.com/2026/06/08/84537-affaire-lyhanna-ce-nest-pas-de-moyens-dont-la-justice-manque-le-plus-en-france
Gastel Etzwane
11/6/2026

Des armes occidentales destinées à l’Ukraine inondent le marché noir européen


Une enquête allemande met en lumière les dérives d’une aide militaire massive, dans un pays rongé par la corruption

Alors que l’Union européenne et les États-Unis ont injecté plus de 237 milliards d’euros d’aide militaire, financière et humanitaire en Ukraine depuis 2022, une enquête de la chaîne publique allemande ARD (Report Mainz), relayée par Der Tagesspiegel, révèle une réalité inquiétante : une partie significative de ces armements modernes disparaît des champs de bataille pour alimenter le marché noir européen.
Selon les enquêteurs, des fusils d’assaut, des munitions OTAN et d’autres équipements militaires fournis par les pays alliés finissent entre les mains des cartels de drogue, notamment en Andalousie, en Espagne. Près de Marbella, des trafiquants ont ouvert le feu sur des policiers avec des AK-47. Près de Cadix, des munitions de calibre 5,56 mm, standard de l’OTAN, ont été saisies. Un policier espagnol confie, désabusé : « Les cartels utilisent ce type de munitions. Elles proviennent d’Europe de l’Est, de la zone de guerre en Ukraine. »

Une corruption endémique et des quantités colossales

Le problème est à la mesure des flux : des dizaines de milliards d’euros d’armement ont été livrés en urgence à Kiev depuis quatre ans. Dans un pays classé parmi les plus corrompus d’Europe (Transparency International place régulièrement l’Ukraine dans une situation préoccupante), le contrôle des stocks s’avère extrêmement difficile. Vols, reventes par des intermédiaires véreux, pertes au combat « non déclarées » ou détournements purs et simples : les mécanismes de traçabilité peinent à suivre le rythme d’une aide massive et souvent improvisée.
Le précédent yougoslave devrait pourtant alerter. Après les guerres des années 1990, des quantités considérables d’armes ont inondé les Balkans puis l’Europe de l’Ouest, alimentant pendant plus de vingt ans la criminalité organisée. L’histoire semble se répéter, mais à une échelle supérieure en raison du volume inédit d’armement occidental engagé.

Des délinquants mieux armés que la police

Le constat est terrible. Comme le souligne un responsable de la sécurité espagnol dans l’enquête ARD : « En tant que policiers ordinaires, nous ne pouvons pas nous défendre contre ce type d’armement de grade militaire ; nous n’avons que des armes légères classiques. »
Ce déséquilibre croissant entre forces de l’ordre et délinquance organisée constitue une menace directe pour la sécurité intérieure des États européens. Quand des narcotrafiquants disposent de matériel militaire fourni par les contribuables européens, la question n’est plus seulement géopolitique : elle devient une question de souveraineté et de sécurité nationale.

Bientôt en France ?

L’Espagne n’est vraisemblablement que la pointe émergée de l’iceberg. Avec des frontières poreuses, un important trafic de stupéfiants et une présence active de réseaux criminels venus d’Europe de l’Est, la France est particulièrement exposée. Des sources policières françaises font déjà état, en off, d’une augmentation inquiétante de la puissance de feu des groupes criminels dans certaines cités et sur les axes de trafic.
Faudra-t-il attendre que des kalachnikovs ukrainiennes ou des munitions OTAN soient utilisées dans les rues de Marseille, Lyon ou Paris pour réagir ? Ou ces armes y circulent-elles déjà, discrètement, dans l’attente d’une étincelle ?
Jean Mizrahi
10/6/2026

Bulle ou pas bulle ?

L'IPO de SpaceX envoie un double message.
- Le premier est que le marché est aujourd'hui prêt à valoriser une entreprise plus de 1 000 milliards de dollars sur la personnalité de son dirigeant, ses succès passés et des promesses de croissance qui, pour partie, restent encore lointaines.
- Le second est que l'IA va continuer à absorber des quantités considérables de capitaux.

Je suis partagé sur les conséquences à court et moyen terme.
Je suis totalement convaincu par l'importance paradigmatique de l'intelligence artificielle. Je me suis abonné à un grand nombre de plateformes pour tester ce qui existe, y compris dans la génération d'images et de vidéos, parce que j'aime toucher pour comprendre. À mes yeux, l'IA est bien plus importante que n'importe laquelle des révolutions industrielles que nous avons connues. Pour la première fois, une technologie ne remplace pas seulement la force physique de l'homme, mais aussi sa pensée. Demain, avec les robots humanoïdes, elle remplacera également ses gestes. Le monde va changer. Radicalement. Je suis beaucoup moins convaincu par les projets spatiaux, mais je préfère rester modeste et dire que je ne sais pas tout.
Que l'IA soit une révolution ne signifie pas que les entreprises américaines de l'IA conserveront longtemps les valorisations extravagantes que le marché leur accorde aujourd'hui. C'est là que réside, selon moi, la question.
N'oublions jamais que le cerveau humain, qui n'est finalement pas si mal conçu, tient dans quelques centaines de centimètres cubes et fonctionne avec une consommation d'énergie dérisoire. Nous sommes peut-être en train de construire des machines qui mobilisent des milliers de mégawatts pour reproduire un cerveau qui fonctionne avec quelques dizaines de watts. Il est difficile d'imaginer qu'une telle situation constitue un optimum économique de long terme.
L'IA continuera évidemment à progresser, probablement à un rythme encore très élevé. Les algorithmes deviendront plus performants, plus compacts, plus efficaces. La vraie question est ailleurs : ce gain de performances justifiera-t-il indéfiniment une croissance exponentielle des investissements ? Je n'en suis pas certain. J'ai plutôt le sentiment qu'une grande partie des usages courants sera bientôt assurée par des modèles beaucoup plus petits, beaucoup moins coûteux et largement optimisés. Autrement dit, l'IA va probablement suivre le chemin de toutes les grandes révolutions technologiques : elle finira par se banaliser. Et lorsque la technologie devient une commodité, la concurrence devient féroce.
On le voit déjà avec plusieurs modèles chinois qui offrent des performances remarquables pour des coûts dix à vingt fois inférieurs. Certes, il est plus agréable de rouler en Rolls-Royce. Mais a-t-on réellement besoin d'une Rolls pour aller faire ses courses ? Aujourd'hui, les grandes entreprises de l'IA vendent avant tout de l'espoir : l'espoir d'un progrès sans limite, donc d'une demande éternellement croissante qui permettra de soutenir des revenus et des valorisations toujours plus élevés. Je ne suis pas convaincu que cette équation tienne très longtemps.
Par ailleurs, l'IPO de SpaceX risque de produire un effet d'éviction sur le reste du marché. À une période où les banques centrales ne peuvent plus distribuer un argent gratuit comme elles l'ont fait pendant des années, chaque euro investi dans une entreprise très médiatisée est un euro qui ne sera pas investi ailleurs. La liquidité n'est pas infinie.
Enfin, tout cela dégage une odeur de déjà-vu. Des entreprises introduites sur le marché à des valorisations exotiques parce qu'elles incarnent un rêve technologique, nous avons déjà connu cela. Les révolutions industrielles sont bien réelles ; les bulles financières aussi. L'une ne protège pas contre l'autre.
Je ne crois pas une seconde que l'IA soit une mode passagère. Je pense au contraire que nous vivons probablement la plus grande révolution industrielle de l'histoire de l'humanité. Mais une révolution industrielle ne garantit pas que les entreprises qui en sont aujourd'hui les vedettes conserveront durablement des valorisations hors normes. L'histoire économique montre même souvent l'inverse.

10 juin 2026

Régis de Castelnau
9/6/2026

Rubrique : classieux

Coucou les amis magistrats. Encore bravo !
Après vos exploits dans la tragédie du Gers, vous venez de nous rappeler que vous étiez toujours à la manœuvre pour intervenir dans le champ politique au profit du système Macron. Et cette fois-ci avec une incontestable élégance.
La cible principale est évidemment Jean-Luc Mélenchon, mais l’attaquer frontalement sur le plan judiciaire, cela pourrait faire quand même un peu désordre. Alors va pour sa compagne.
Classe non ?
Une drôle de procédure, bruyamment annoncée au moment de l’élection municipale à Paris à laquelle Sophia Chikirou était candidate. Pas de plaignant, pas de préjudice, mais cela n’allait pas vous arrêter quand même ? Renvoyée devant le tribunal, la criminelle. Pour abus de confiance, escroquerie et vol, belles incriminations pour alimenter un joli tintamarre médiatique.
Il s’agissait en fait d’un litige commercial, qui avait été réglé sur le plan commercial sans aucune connotation pénale évidemment. Aucune escroquerie, aucun abus de confiance. Mais cela n’allait pas vous arrêter, alors vous avez gratté les amis. Et vous avez trouvé le moyen de la « condamner pour vol » ! Elle avait gardé un chéquier du temps où elle dirigeait la boîte, dont elle ne s’est JAMAIS servi. Mais attention, vous avez qualifié ça de « soustraction frauduleuse de la chose d’autrui », et paf, comme ça en première page de toutes les gazettes, la phrase qui tue : « Sophia Chikirou condamnée pour vol ».
Bon, il s’agit là d’un hors-d’œuvre. Puisqu’il y a une autre marmite qui mijote dans laquelle figure le ragoût de la campagne présidentielle de 2017.
Tous ceux qui disent que c’est cousu de fil blanc, sont rien que des mauvaises langues.
La justice en France elle est in.dé.pen.dante ! Et im.par.tiale !