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6 février 2026

Pierre Duriot
porte-parole du RPF

Quand c’est vraiment trop gros, ça ne passe plus...


Revoilà Macron dans ses œuvres, avec de plus en plus la délicatesse du pachyderme. Il se sait tellement bas dans les sondages, tellement peu cru, qu’il ne cherche même plus à être un minimum habile, il y va avec des gros sabots et tous ceux qui ne gobent plus, c’est-à-dire à peu près tout le monde, sont des complotistes, sans doute ?
Il a décidé de surveiller l’internet comme dans une dictature mais il a encore deux sous de décence et ne peut pas le dire comme cela. Il va donc « protéger les adolescents », en voilà une noble tâche à laquelle personne ne saurait s’opposer. Et pour être bien sûr que l’internaute n’a pas moins de quinze ans, on va demander à tous les internautes de prouver qu’ils ont plus de quinze ans, c’est-à-dire, leur donner une identité numérique, ce dont rêvent les dictateurs en puissance. Mais on va aller plus loin. Il ne s’interdit pas de supprimer certains jeux, en ligne notamment, en expliquant, comme un psychologue au ras du zinc du comptoir, que les jeux vidéos violents favorisent le passage à l’acte et les pulsions de meurtre. Le problème est que des études précédemment réalisées, une vingtaine au total, montrent que les jeux vidéos ne sont pour rien, ou pas grand-chose, dans les pulsions colériques et meurtrières des adolescents. Peu importe, il va « commander » une étude qui fera « consensus scientifique », qui lui permettra de pouvoir décréter ce qu’il a envie de décréter et comme de toute façon, depuis un bail, les députés le regardent faire les bras ballants, il fait ce qu’il veut.
La méthode est connue, elle a déjà été employée pour discréditer l’hydroxychloroquine, un médicament efficace de soixante-dix ans d’âge qui a bénéficié d’une étude commandée opportunément qui a montré qu’il avait des effets secondaires terribles, qui justifiait son interdiction. La fameuse étude, toute seule, qui allait contre deux cents autres et soixante-dix ans d’expérience, a été choisie pour étayer la décision, une décision qui allait comme par hasard dans le sens de l’obligation vaccinale. Cette histoire de consensus scientifique est grosse comme une maison : le principe est simple. Vous payez quelques chercheurs de second plan pour dire, par une étude, ce que vous avez envie de dire, vous publiez à plusieurs reprises leurs travaux dans des revues scientifiques, dont les actionnaires sont les mêmes que ceux qui ont des intérêts dans l’étude. Vous compilez les publications, vous les faites matraquer par la presse aux ordres car subventionnée et le « consensus scientifique » est ainsi fabriqué. Et accessoirement, vos scientifiques de second plan, passent au premier. Il en va du réchauffement climatique provoqué par l’homme qui fait « consensus scientifique », si on fait taire ceux qui ne sont pas d’accord et qui n’ont aucun canal médiatique pour rappeler que pendant l’optimum médiéval, il faisait plus chaud que maintenant, sans industrie. Accessoirement, pendant que la tambouille est sur le gaz, on va rajouter l’ingérence russe pour expliquer que quelques noms de Français figurent dans la liste Epstein… au point ou on en est, on peut cuisiner les Russes à toutes les sauces : élections perdues, punaises de lit, montée de l’extrême droite, crise économique...
Le problème est que plus personne n’y croit, tout devient vraiment trop gros et traiter de fachos et de complotistes tous ceux qui ne gobent pas devient difficile, quand c’est à peu près tout le monde. Nous l’avons répété à plusieurs reprises, au RPF, au niveau national, comme au niveau européen, il existe des possibilités constitutionnelles, pour les parlementaires, de débarquer des dirigeants menteurs, ou corrompus, ou incompétents, ou ruineux, ou tout ça à la fois.

Les sales ingérences de l’Union européenne

H16
6/2/2026

L’information, soigneusement pas du tout relayée par les médias mainstream, mérite un peu plus qu’un simple tweet : on a maintenant des preuves concrètes que l’Union européenne s’est lourdement ingérée dans des campagnes électorales et qu’elle tente activement de réduire la liberté d’expression, notamment sur des plateformes américaines.

Grâce au House Judiciary Committee for the Republicans, qui a récemment publié l’intégralité des documents auxquels il a eu accès, nous avons même maintenant la preuve que l’Union européenne a activement censuré des contenus pourtant légaux qui chatouillaient sa propagande, et que ces institutions sont intervenues dans au moins huit élections européennes en faisant pression sur les plateformes de réseaux sociaux afin de les pousser à censurer les discours politiques dans les jours précédant le scrutin.

En utilisant le DSA – Digital Services Act – l’Union européenne s’autorise ainsi à censurer ceci sans la moindre vergogne :

• Rhétorique populiste
• Contenu anti-gouvernemental / anti-UE
• Contenu anti-élite
• Satire politique
• Contenu anti-migrants et islamophobe
• Contenu anti-réfugiés / sentiment anti-immigrés
• Contenu anti-LGBTQI
• Sous-culture des mèmes


Surprise : chaque élément n’a en pratique qu’une définition floue. C’est pratique et on comprendra à quel point il est alors aisé d’obliger à faire fermer un compte sur un réseau social ou faire supprimer un billet, un tweet, etc. C’est de la pure censure politique et idéologique, sans fard.

Pour comprendre comment « fonctionnent » ces définitions, on pourra éplucher ce document-ci, de la DG HOME de la Commision, qui s’appuie essentiellement sur ce rapport-ci.


Grosse louche, peinture à pinceau très large, flou savamment entretenu, tout est bon pour qualifier des discours politiques simplement opposés en discours de haine, causant du stress ou ce genre de balivernes attrape-tout.


En matière d’ingérence électorale, les éléments fournis par le Commité ne laissent planer aucun doute : les institutions européennes, par les voix de leurs différents représentants, se sont directement immiscées dans des campagnes électorales. Ainsi, au moins huit pays sont concernés :

• Slovaquie (2023)
• Les Pays-Bas (2023 et 2025)
• France (2024)
• Roumanie (2024)
• Moldavie (2024)
• Irlande (2024 et 2025)


Les ingérences en Roumanie, Moldavie sont absolument flagrantes et seuls les nigauds (au mieux) ou les propagandistes du système (au pire) peuvent encore prétendre qu’elles n’ont pas eu lieu.

En Slovaquie, on pourra apprécier qu’ont été qualifiés de « discours de haine » le fait de rappeler qu’il n’y a que deux genres (homme & femme) et que des enfants (prépubères, donc) ne pouvaient pas être « trans ». L’horreur, quasiment le nazisme :


Les ingérences pour la France, les Pays-Bas ou l’Irelande sont un peu plus subtiles (mais pas beaucoup plus).

Par exemple, pour les élections néerlandaises, la Commission européenne et les autorités néerlandaises ont directement exercé des pressions sur différentes plateformes internet les obligeant à prendre des mesures de censures en vue des élections de 2025 :


On pourra lire à ce sujet le fil détaillé d’un député européen néerlandais scandalisé par ces comportements digne d’une dictature bananière typique. Là encore, le mutisme des journaux explique pourquoi ces comportements perdurent et montrent que la collusion entre médias et institutions est à peu près totale.

En France, de la même façon, on pourra se remémorer lorsqu’en 2022, la Commission européenne avait commodément reporté l’application des sanctions sur le pétrole russe après les élections présidentielles pour éviter qu’une hausse des prix ne bénéficie à Le Pen.

Hasard, coïncidence, coup de bol, ou ingérence ? À vous de juger.


En 2023, Ursula von der Leyen est venue personnellement – et en sa qualité de présidente de la Commission – assister à l’ouverture de la campagne de Renaissance pour les élections européennes, soutenant directement le parti d’Emmanuel Macron. C’est encore une coïncidence, voyons, pas du tout une ingérence éhontée.

En 2024, la Commission européenne faisait de même pression sur les réseaux sociaux pour censurer « les ingérences étrangères » et « la désinformation » lors des élections législatives françaises. Cela ose tout, c’est à ça qu’on la reconnaît.

À présent, alors que X France vient de subir une descente de police dans une procédure judiciaire plus que douteuse et avec des motifs particulièrement farfelus, on apprend qu’au moment même où notre représentation nationale s’empresse de poser avec gourmandise les jalons d’une censure des réseaux sociaux en prétextant interdire – pour leur bien ! – l’accès des enfants aux plateformes sociales – ces mêmes enfants qu’on aura confinés pendant deux ans sans vergogne – l’Espagne et le Portugal se lancent dans des procédures similaires.

C’est tout à fait un hasard.

L’Europe est en train de virer à la pire des dictatures, celle de la pensée. Elle s’était bâtie avec les peuples, elle s’en est rapidement détachée, elle poursuit à présent sa course folle contre eux, la France en pointe.

Cela ne peut pas bien se terminer.


https://h16free.com/2026/02/06/83393-les-sales-ingerences-de-lunion-europeenne

5 février 2026

EPSTEIN, UNE OPERATION ALCHIMIQUE DANS LE JARDIN OBSCUR DES HESPÉRIDES

Gabriel Nerciat
5/2/2026

Comment transformer un pervers manipulateur et maître-chanteur chargé par l'État profond israélien de compromettre le maximum de personnalités politiques du monde américain et occidental en agent au service de la Russie poutinienne (alors même que Epstein a fait des pieds et des mains, sans succès, pour être reçu par Poutine au Kremlin) ?
C'est simple : il suffit tout simplement de le dire, à la suite d'un Premier ministre polonais néo-conservateur dont les proches sont eux-mêmes abondamment exposés dans les courriels et les photographies légués par ledit manipulateur.
Et puis, après, hue cocotte ! LCI, BFM, Le Point, Le Nouvel Obs, Le Grand Continent et toute la camarilla de la presse atlantiste assermentée reprend le refrain en boucle.
Epstein ? Un agent double du KGB, voyons ! Enfin, du SVR, quoi, c'est pareil ! Comme son trouble "beau-père" Maxwell, sûrement, qui a infiltré à la fois le MOSSAD et le MI6 pour le compte des services russes. Comment ça, vous n'êtes pas au courant ?
Mais enfin, c'est un truc des Russes, ça, d'utiliser de très jeunes p.tes slaves pour piéger des hommes influents. Vous n'avez pas vu La Lettre du Kremlin de John Huston ? De quelle grotte perdue sortez-vous donc, péquin ?
On sait qu'en Occident les complots n'existent pas, parce que s'ils existaient, depuis l'époque des Mille de Garibaldi et des carbonari italiens, vous pensez bien que les journalistes du monde libre en parleraient abondamment. Sans chercher à noyer le poisson sous des torrents d'érudition, comme faisait le défunt Umberto Eco, qui sont autant de pédantes diversions futiles ou intéressées.
Mais en Russie, il n'y a que ça, des complots ! D'ailleurs, d'où viennent les Protocoles des sages de Sion, et comment est mort le mari pervers de Catherine II qui avait lui aussi son Epstein personnel ? Je vous donne dans le mille.
Les complots, il faut le savoir, c'est comme le cholestérol : il y a les bons, et il y a les mauvais. Le complot Epstein, ça pue, beaucoup. Donc, ça ne peut être que russe. Forcément.
Les Russes ont peur de Satan ; pas nous. Quand tombe un ange de lumière, il le fait en direction du couchant.
Au mieux, une question d'attraction gravitationnelle, rien de plus.
Régis de Castelnau
5/2/2026

Rubrique : « blanc comme neige »

« Une bonne fois pour toutes, j'assume totalement mes 30 ans d'amitié avec Marc Dutroux. Je ne l'ai pas connu comme kidnappeur et violeur d’enfants, c’est Michel Fourniret qui me l’a présenté lors d’une soirée chez Francis Heaulme, où j’avais été invité par Emile Louis. C’était un homme charmant, fin et cultivé, et un amateur d’art connaisseur.
J’ai été sidéré quand j'ai appris ses crimes.
Vous me dîtes que j’aurais eu 800 échanges de mails avec lui, je pense que c’est exagéré, je dirais plutôt 750.
Vous venez de m’apprendre que l’appartement de 350 m² de la place des Vosges que ma fille m’a offert aurait été acheté avec l’argent qu’il lui aurait légué. Là aussi je suis stupéfait, j’étais persuadé qu’elle l’avait gagné à l’EuroMillions.
De toute façon, je ne crains rien, je me sens blanc comme neige. »

Dessin de Placide

4 février 2026

Monique Plaza
4/2/2026

Didier Raoult souligne l’aberration de la période du Covid en lien avec le pouvoir de l’industrie pharmaceutique :
D’un côté le vaccin Pfizer a été pendant deux ans le plus grand succès financier de l’industrie pharmaceutique.
De l’autre, l’un des trois médicaments qui ont été les plus utilisés pendant des années a été discrédité, déclaré dangereux.
Comment cela a-t-il été possible ?

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Le crépuscule de la Cité sur la colline

Natalia Routkevitch
4/2/2026

Les événements de l’année écoulée, y compris les tout derniers développements, provoquent la destruction accélérée de deux illusions qui structuraient l’ordre mondial.
La disparition de ces illusions aura des conséquences majeures pour la réorganisation du monde, dont les contours restent encore flous.
La première illusion est celle selon laquelle le monde serait composé d’États souverains, égaux sur la scène internationale, disposant de la même voix, ayant droit à l’autodétermination et dont les relations seraient régies par le droit international. Élaborée au début du XXᵉ siècle et « gravée dans le marbre » après 1945, cette vision, constamment remise en cause par les faits, constituait néanmoins une base conceptuelle que beaucoup considéraient – et considèrent encore – comme une réalité intangible.
Or, la puissance principale qui a contribué à édifier cette vision, et qui s’en est largement servie, provoque aujourd’hui sa désagrégation rapide, révélant la véritable nature des rapports internationaux.
Ceux-ci ressemblent davantage à ceux que les grands empires – romains, mongols, perses, chinois ou ottomans – entretenaient avec des États plus faibles, selon une logique patron-client ou suzerain-vassal.
Les royaumes-clients reconnaissaient la suprématie de l’empire, adoptaient sa diplomatie, le soutenaient militairement, versaient parfois un tribut et acceptaient un roi validé, voire imposé, par l’empire. En échange, celui-ci garantissait la protection militaire, laissait une certaine autonomie interne, maintenait le roi en place et lui conférait prestige et légitimité. Lorsque ces royaumes devenaient instables ou perdaient leur utilité stratégique, ils pouvaient être annexés par l'empire-patron.
Le deuxième mythe, extrêmement tenace, est celui de l’exemplarité de l’Occident, présenté comme le « monde libre », dont l’attraction morale sur le reste du monde était immense. Elle permettait de faire accepter sa domination comme juste, de coopter les élites des pays clients, d’attirer les meilleurs étudiants, travailleurs et capitaux du monde entier, etc.
Comme le relève un commentateur d’un des pays-clients actuels (utilisé par le patron comme instrument dans les luttes géopolitiques) à propos de l’affaire Epstein (mais de nombreux autres événements qui se sont produits dernièrement au cœur du "monde libre" pourraient être cités) :
"Dans la pratique, ce cas ne peut que contribuer à l’érosion de la légitimité occidentale fondée sur une autorité morale.
Cette autorité morale constituait l’un des piliers de la domination globale du bloc occidental, permettant notamment de justifier des sanctions contre des régimes "déviants", officiellement au nom des droits humains, du travail forcé ou de l’exploitation des enfants. En réalité, ces mesures poursuivaient des objectifs géopolitiques pragmatiques, tout en étant présentées comme l’expression d’un moralisme universel.
Aujourd’hui, ce fondement est fragilisé. L'équilibre ne repose donc plus que sur trois piliers : la supériorité technologique, la monnaie de réserve et l’influence militaire. Le quatrième pilier – l’autorité morale – a disparu. Si l’un des trois restants venait à s’effondrer, l’ensemble perdrait sa stabilité.
Ainsi, la Cité lumineuse sur la colline est sur le point de se transformer en une Babylone décadente et vacillante."

X France : requiem pour un oiseau bleu ?

H16
4/2/2026

C’était dans les tuyaux depuis un moment et ce qui devait absolument arriver arriva, sans surprise en France, ce bastion de la liberté, de l’égalité et des perquisitions surprises : les bureaux parisiens de la plateforme X ont été la cible d’une descente de police de grande ampleur menée par la section cyber du parquet de Paris, avec le soutien d’Europol.


Cette opération s’inscrit dans une investigation ouverte fort commodément en janvier 2025 suite à des signalements de députés dénonçant « des algorithmes biaisés » qui auraient pu fausser le traitement automatisé des données.

Au départ, cette enquête était initialement ouverte pour des soupçons de manipulation algorithmiques et d’ingérence mais depuis, sentant probablement que les faits initiaux auraient bien du mal à produire la moindre inculpation, l’enquête s’est considérablement alourdie.

Ici, l’expérience actuellement en cours de l’amende collée par la Commission européenne à la plateforme de Musk indique que les motifs frivoles font un peu rire tout le monde : les documents relatifs à cette amende ont été fuités et montrent par exemple que la Commission explique avoir trouvé répréhensible de fournir une coche bleue sur un compte parodique… de Donald Duck, qualifiant cette pratique de « trompeuse ».


On comprendra que non seulement les représentants américains se sont bidonnés en lisant ces âneries, mais que la crédibilité de la Commission européenne, déjà plus très élevée, a encore dégringolé de plusieurs marches. Il est dès lors logique que les magistrats de la Justice française amassent des éléments et des chefs d’accusations un tantinet plus solides pour éviter de passer pour une brochette de guignols.

Quand on ne trouve pas de preuves solides, on multiplie les chefs d’accusation car à défaut de viser juste, on doit tirer à la mitrailleuse. Ils ont donc tapé aussi fort que possible avec une litanie d’infractions bien poivrées puisque la justice française cible désormais des faits de complicité de diffusion de contenu pédopornographique et de négationnisme, comme on peut le constater avec le communiqué de presse du parquet, jamais en retard pour se faire niaisement mousser.


Et bien sûr, toujours sans la moindre surprise, c’est le chatbot d’intelligence artificielle Grok qui se retrouve particulièrement dans le viseur pour la génération d’images de célébrités et de politiciens en bikinis, sujet qui doit probablement faire hurler d’humiliation ceux qui croient nous diriger : la République tremble moins devant la dette publique que devant un algorithme qui déshabille ses ministres.

Exactement comme prévu dans un récent billet qui a tout juste une semaine, on utilise donc ce prétexte pour tomber sur la plateforme de Musk :

Apparemment, il semble indispensable de faire une analyse approfondie de l’IA de Musk, mais surtout pas des autres. On se demande soudainement pourquoi. Serait-ce parce qu’il faudrait trouver une raison solide de faire fermer le réseau social de Musk ?

Bref, le battage médiatique et l’outrage forcé qui ont accompagné ces images de Macron ou Barrot en bikini vont donc amplement servir à pourrir X en France et, dans la foulée, à en imposer la fermeture (si possible) ou, au moins, à en châtrer toute expression trop libre.

Bien évidemment – ce n’est pas ici le genre de la maison – ce billet ne sombrera dans aucune sorte de complotisme en ne rapprochant surtout pas cette descente de police à la fraîche dans les locaux de X avec le déferlement de commentaires et d’extraits des e-mails de Jeffrey Epstein.

Car oui, les derniers paquets ont été mis à la disposition par la justice américaine et, au grand dam de beaucoup de nos politiciens franco-français, ils révèlent les accointances nombreuses et fort gênantes avec le sulfureux financier.

Le nombre d’extraits d’emails, de captures d’écran et autres photos a été tel sur X que les journaux français, au départ prudemment retranchés dans un mutisme complet, ont été obligés d’aborder – d’aussi loin que possible – ces enquiquinants dossiers en se gardant bien de toute investigation profonde (et aussi, de tout mea culpa pour avoir distribué du « complotiste ! » à tous ceux qui mentionnaient ces accointances il y a déjà quelques années, pourtant à raison).

Tout cela n’est, bien évidemment, que pure coïncidence : que X fasse le travail que les pisse-copies subventionnés des journaux traditionnels ne font plus, voilà qui tombe fort mal, mais ce n’est pas du tout la raison pour laquelle on va perquisitionner tout ça.

Que nenni.


Tout se déroule donc exactement comme prévu, c’est-à-dire mal et dans un laps de temps très court.

Peut-être l’approche des élections municipales dans quelques mois et de l’élection présidentielle en 2027 impose un calendrier de plus en plus nerveux au pouvoir en place, et puis après tout, il faut bien en finir avec les petits plaisantins pardon complotistes pardon bots russes pardon antivax pardon je m’y perds, disons les ennemis de la démocratie qui déversent leur haine sur les rézossociaux. Et moyennant quelques fanfaronnades diplomatiques à destination de l’Oncle Sam – dont on étudiera la réponse dans les prochains jours – la clique en place va essayer de faire passer l’opération de censure assez grossière comme une opération de police traditionnelle.

Il apparaît en tout cas que cette perquisition, menée tambour battant, tient beaucoup de l’opération de communication et d’une nouvelle gesticulation destinée à impressionner les Français et accoler avec insistance des termes aussi dégradants que possibles (pédocriminalité, négationnisme) à Musk et son réseau social.

Cependant, comment ne pas voir la précipitation et l’envie trépignante, incontrôlée, de faire fermer le clapet à un réseau qui n’a rien de plus à se reprocher que les autres réseaux (sur lequels les autres IA pondent les mêmes images, sortent les mêmes âneries) ? On reconnaît un pouvoir aux abois non pas à la force de ses lois, mais à la nervosité de ses perquisitions. Ainsi, la danse anti-VPN immédiatement suivie d’un rétropédalage officiel gêné montre à quel point les autorités actuelles ne savent plus où donner de la tête pour maîtriser l’information. Ainsi, à défaut de convaincre, on perquisitionne.

Ces autorités ne maîtrisent concrètement plus rien du tout. Le narratif échappe complètement au gouvernement : les nuls qui prétendent nous gouverner se rendent compte, la panique dans leurs yeux, que leur communication n’a plus aucun impact et qu’ils sont vus pour ce qu’ils sont, des nuls. Devenus prévisibles car réagissant avec leurs émotions mal contenues, les voilà qui utilisent une fois encore les grosses ficelles d’une justice aux ordres pour tenter de faire tomber le soldat Musk et écraser la dissidence.

Leur échec va être drôle à observer.


https://h16free.com/2026/02/04/83375-x-france-requiem-pour-un-oiseau-bleu

3 février 2026

Georges Kuzmanovic
30/1/2026

Macron, la résistance en vitrine, la soumission en coulisses

Pendant que Macron et les médias aux ordres surjouent la « résistance » depuis Davos, la France continue à être bradée. Industries stratégiques, défense, technologies, la souveraineté est toujours sacrifiée sur l’autel de l’alignement américain. LMB, Exaion : chronique d’une trahison industrielle.


« On ne ment jamais tant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. »
Georges Clémenceau

Résistance en carton, trahison en acte

Ils osent tout. Et c’est même à cela qu’on les reconnaît.
Depuis Davos, depuis les salons feutrés de la globalisation heureuse – quoique de moins en moins heureuse, avec le voile des illusions levé par le Premier Ministre canadien, Mark Carney –, depuis les tribunes médiatiques et européennes où l’on se gargarise de grands mots, Emmanuel Macron et sa cour rejouent la scène de la « résistance ». Résistance à Trump, résistance aux nationalismes, résistance aux vents mauvais. Une posture. Un décor. Une mise en scène. Car pendant qu’on vend aux Français le roman d’un président courageux, seul face à l’Empire, la réalité, elle, est d’une brutalité glaçante. La France continue de se livrer, morceau par morceau, aux intérêts américains.

Cette « résistance » est reprise comme un seul homme par des médias dociles, empressés, presque enthousiastes. À commencer par Radio France, qui semble avoir oublié qu’elle n’est pas une radio présidentielle du temps de l'ORTF, ni un service après-vente de l’Élysée, ni un relais des dogmes de Bruxelles, mais un bien public au service de tous les Français, dans leur pluralité politique, sociale et culturelle. À l’antenne, la dramaturgie est rodée : Macron en rempart, l’Europe en bouclier, la souveraineté en slogan. Dans les faits, c’est une liquidation. et rien ne change. On se gargarise de mots, mais on n'agit pas, voire on fait le contraire de ce qui est déclaré, car les solutions aux crises ne peuvent jamais venir de ceux qui les ont créées.

La souveraineté en discours, la soumission en pratique

Car pendant qu’on singe la résistance, Macron écrit des tweets enamourés et obséquieux à Donald Trump – . Pendant qu’on feint la fermeté, on multiplie les courbettes. Comme Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, dont la mission semble moins de défendre l’Europe que d’organiser son alignement et de bien rester dans le giron américain, quand bien même Washington traite les Européens comme un paillasson. Tout cela est grotesque. Ils parlent d’indépendance stratégique, mais ils agissent comme des intendants.

Le mot juste, celui qu’ils refusent de prononcer, c’est dépendance. Dépendance militaire, dépendance énergétique, dépendance industrielle, dépendance technologique. Et une dépendance voulue. Et cette dépendance implique, toujours et encore, la vente des fleurons français, la dépossession méthodique, la mise sous pavillon étranger de secteurs vitaux.

On ne gouverne plus un pays, on le met en pièces détachées.

Quand la trahison n’est plus une métaphore

Il arrive un moment où les mots doivent retrouver leur sens. Trahison. Ce terme n’est pas un excès de langage, ce n’est pas une figure de style. L'article 411-6 du code pénal est clair sur la trahison : « Le fait de livrer ou de rendre accessibles à une puissance étrangère, à une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des renseignements, procédés, objets, documents, données informatisées ou fichiers dont l'exploitation, la divulgation ou la réunion est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation est puni de quinze ans de détention criminelle et de 225 000 euros d'amende. »

Quinze ans de détention criminelle.

Quinze ans.

Et que faisons-nous aujourd’hui ? Nous livrons, nous cédons, nous abandonnons, souvent en catimini, parfois sans même le cacher, des entreprises sensibles, stratégiques, cruciales. On appelle cela des « opérations économiques ». On maquille cela en « attractivité ». Mais c’est une abdication, et toujours au profit des Etats-Unis, dont Emmanuel Macron a reçu le prix de l'employé de l'année avec son « Global Citizen Award » de l'Atlantic Council remis le 24 septembre à New-York des mains mêmes de Larry Fink, PDG de BlackRock.

Prenons l’exemple d’Exaion, une filiale high-tech d’un géant public comme EDF, spécialisée dans le calcul haute performance, le cloud sécurisé, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la blockchain. On parle là de trois supercalculateurs, d'infrastructures critiques, de données sensibles. Sur les estrades de l'Union européenne et sur les plateau télé, les dirigeants européens et spécifiquement les Français parlent « d'indépendance européenne » de « souveraineté », en particulier dans le numérique, pour « résister » au GAFAM. Et pourtant, le gouvernement Macron envisage, par le biais de la Direction générale du Trésor, d’en autoriser la vente au géant américain Mara. Voilà où nous en sommes : au moment même où l’on parle de guerre hybride, de cybermenaces, de compétition technologique mondiale, la France se dépouille elle-même. Contre l'avis de ses experts !

Ce n’est plus de l’inconscience. C’est une faute historique.

Industrie de défense, la braderie continue

Le carnage continue, au ministère de l'économie, où le ministre, Roland Lescure, est spécifiquement chargé de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique – ça c'est pour la façade officielle, dans l'arrière-cour, il autorise discrètement en décembre dernier des cessions qui défient l’entendement.
Ainsi, LMB Aerospace (ou LMB Fans & Motors) est cédé au groupe américain Loar.
C'est quoi ? LMB est une entreprise française de taille intermédiaire implantée à Malemort-sur-Corrèze depuis 1956, spécialisée dans le secteur de la défense. Elle conçoit et produit des moteurs ainsi que des systèmes de ventilation électrique destinés à des usages militaires, aéronautiques, spatiaux et liés à l’industrie des semi-conducteurs. Ses équipements sont notamment intégrés à des programmes majeurs tels que l’avion Rafale, les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), les hélicoptères Tigre d’Airbus, le char Leclerc ou encore le porte-avions Charles de Gaulle... Une paille !
Quand on sait que les États-Unis font tout pour bloquer les ventes de Rafale au profil de leur fer à repasser F-35 on peut se demander s'il n'y a pas trahison. Car, demain, les États-Unis pourront exiger que le Rafale ne soit pas vendu à tel ou tel État, car... une de ses composantes est maintenant formellement « américaine ».
On sait maintenant que Roland Lescure a forcé cette vente. En effet, la DGA (Direction Générale de l'Armement) s'y opposait ! Et pour cause, le cœur industriel de notre défense, transféré avec la légèreté d’un dossier administratif.

Le gouvernement répond « garanties » oiseuses. De « cloisonnement ». De « golden share ». Mais qui peut croire une seconde à ces contes pour enfants ? La souveraineté ne se protège pas avec des promesses, mais avec la maîtrise pleine et entière des chaînes industrielles, des brevets, des savoir-faire, de l’information.

À ce niveau, l’erreur n’est pas permise. Et pourtant, elle devient système.

Macron, Lescure, et la continuité du désastre

Mais pourquoi s’étonner ? Roland Lescure ne fait que prolonger une ligne. Celle de Macron lui-même, bien avant 2017. Quand il était déjà au ministère de l’Économie, quand il a laissé partir Alstom à General Electric. Quand l’extraterritorialité du droit américain faisait plier la France. Quand un dirigeant français d'Alston, Frédéric Pierucci, était broyé par le Department of Justice et que Paris détournait le regard.

Depuis, c’est une longue liste. Une hémorragie. Une France bradée. Des centaines d’entreprises stratégiques absorbées, délocalisées, dissoutes dans des intérêts étrangers, le plus souvent américains, parfois allemands. Et toujours le même discours : modernité, Europe, compétitivité. Toujours la même réalité : dépossession.

Ils ont désindustrialisé le pays. Ils ont aggravé la dette. Ils ont sabordé la puissance de la France. Ils ont transformé une nation indépendante en marché ouvert, en terrain de chasse, en colonie économique consentante.

La caste doit tomber

Cette caste dirigeante, installée depuis trente ans, ne défend plus la France. Elle la gère comme un portefeuille. Elle ne pense plus en termes de peuple, mais en termes de flux. Elle ne sert plus l’intérêt national, mais des réseaux, des dogmes, des alliances et surtout des intérêts économiques et stratégiques américains. Cette caste a été élevée pour servir Washington, c'est son idéologie profonde que même l'annexion annoncée du Groenland ne parvient pas à faire dévier.

Ils parlent de résistance, mais ils capitulent. Ils parlent de souveraineté, mais ils vendent. Ils parlent de République, mais ils agissent contre la nation. Le constat est là, clair et net, ainsi que l'avait formulé feu le député Olivier Marleix dans son rapport parlementaire tiré de la Commission d’enquête sur les décisions de l’État en matière de politique industrielle, notamment dans les cas d’Alstom, d’Alcatel et de STX.

Il faut que cela cesse. Il faut que ce système soit politiquement balayé. Car demain, que restera-t-il ? Une armée dépendante, une industrie amputée, une technologie sous contrôle étranger, une nation réduite à la gesticulation.

La souveraineté n’est pas un slogan. C’est une ligne rouge.

Et ceux qui la franchissent devront répondre devant l’Histoire. Et peut-être, un jour, devant la loi.

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